ADN, cycle 2 : La Cible, Tome 1 : Désert rouge - par Rocco - Glénat

24 octobre 2007 0
  • Poursuivi par ses gênes, Alex Naga est de nouveau la cible de différents groupuscules : la chasse à l’homme s’amorce ! Rocco reprend haut la main cette série mouvementée, dont le graphisme devient l’atout principal.

Un café perdu dans les décors grandioses de l’Ouest des États-Unis est attaqué par deux hommes masqués qui massacrent tous les témoins du drame. Les policiers arrivés sur les lieux sont surpris par la résistance d’un client qui malgré trois balles dans le thorax est toujours en vie et récupère rapidement. Le docteur qui le soigne à l’hôpital de Tucson découvre que le sang de l’inconnu possède des particularités étonnantes. Il vend sa découverte à un patron peu scrupuleux de laboratoires pharmaceutiques. L’angoisse de la chasse à l’homme recommence pour Alex qui, jusqu’alors, vivait heureux aux côtés de ses amis indiens.

ADN, cycle 2 : La Cible, Tome 1 : Désert rouge - par Rocco - Glénat

Sans Makyo & Toldac, ses deux ‘frères’ du premier cycle d’A.D.N., Rocco poursuit seul la chevauchée éperdue d’Alex Dopek Naga. Les premières planches de l’album donnent d’emblée le ton de ce diptyque : Rocco se fait, et nous fait, plaisir dans de grands paysages américains qui avaient lancé la série, et avec de superbes cadrages, empruntant tant au cinéma d’action qu’au western. Cette première partie très dynamique lance directement le lecteur dans le récit, et on fait facilement abstraction des quelques répliques qui détonent de l’ensemble.

Sans atteindre la facilité de l’expérimenté Makyo [1], Rocco nous sert un scénario convaincant, méthodique, mais sans réel suspens. Heureusement le rythme endiablé tient en haleine, et pallie le manque d’innovation. Il faut également avouer que la maîtrise graphique de l’auteur joue en sa faveur : on reste scotché par ses extérieurs, et ses scènes d’action. Le gros point faible du premier cycle était les visages de ses personnages, anguleux et sans âme. Dans La Cible, on sent l’effort réalisé, tout en regrettant parfois qu’il ne soit pas systématique.

Polar efficace, avec une pointe de fantastique pour provoquer une évasion salutaire, ce diptyque s’annonce une valeur sûre de la BD d’action.

(par Charles-Louis Detournay)

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Toutes les illustrations sont © Rocco – Glénat

[1On lui doit quelques premiers scénarios de Jérôme K. Jérome Bloche, Ballade au bout du monde, Grimion Gant de cuir, le Coeur en Islande, Qumran, Elsa et le Maître de Peinture.

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