Académie des chasseurs de primes - T1 : « La rentrée » - Par Godbout, Lacombe et Champoux – Les 400 coups

12 août 2009 0 commentaire
  • Faisant écho au redoutable Boba Fett de {La Guerre des étoiles}, Yanick Champoux, Michel Lacombe et Benoît Godbout nous livrent le premier tome de leur {Académie des chasseurs de primes}. Cette série qui, au début des années 2000, avait conquis le lectorat du magazine Safarir, est présentée pour la première fois sous forme d’album. Un mélange explosif d’aventure, de SF et d’humour.

C’est la rentrée à l’Académie, et dix jeunes s’apprêtent à suivre un entraînement rigoureux qui leur permettra de devenir les meilleurs justiciers de l’univers. Au programme : arts martiaux et techniques de combat, désamorçage de bombes, mécanique spatiale et plongée sous-marine… Le tout ponctué d’idylles naissantes entre les pensionnaires, de rivalités et d’amitiés nouvelles. Pourtant, la directrice de cette prestigieuse institution, Lor Tragata, est inquiète : non seulement la profession de chasseur est en voie de disparition mais la réputation de son école, ainsi que la vie de ses élèves, pourraient être mises en danger par une organisation criminelle qui a juré la perte de l’Académie. De même, la présence d’un illuminé à bord de l’immense vaisseau scolaire sème le chaos. Survivre à la rentrée sera donc la première épreuve des recrues qui, pour y réussir, devront étaler tout leur savoir-faire.

Académie des chasseurs de primes - T1 : « La rentrée » - Par Godbout, Lacombe et Champoux – Les 400 coups
© Godbout/Lacombe/Champoux/Les 400 coups

Au cours de cette aventure, trois étudiants se démarquent de leurs collègues de classe : le mystérieux Gaël Dragonspit, humanoïde aux yeux violets et aux oreilles pointues, s’affiche rapidement comme un chasseur naturel. Décrit comme étant « l’enfant sauvage du groupe », ce premier de classe est doté d’habiletés physiques surprenantes, mais son impulsivité et son manque de stratégie lui causent parfois des ennuis. Gaël est suivi de près par Cacendre Havenn, descendante d’une lignée de chasseresses légendaires qui, grâce à son leadership incontestable, serait peut-être l’élève la plus prometteuse de sa promotion. Enfin, Jahmal Ïenne, le troisième de classe, est un misanthrope qui affiche toute les qualités d’un génie du mal. Ennemi déclaré du sympathique Gaël, Jahmal est un maître de la technologie et de la déception.

Bien que ces trois personnages occupent l’avant-scène du récit, l’album La rentrée nous permet également de nous familiariser avec les autres étudiants, qui sont en quelque sorte des archétypes : Sigmünd Olländ, le beau gosse niais, Salomé Tonndra, la séductrice professionnelle, Valentin Nicerave, alias monsieur popularité, Sly Bézu, le colosse abruti, Rose Fribo, l’outsider taciturne et enfin, Placide Alzo, l’artiste bohème.

Avec l’Académie des chasseurs de primes, les trois co-scénaristes ont trouvé le juste équilibre entre scènes d’action et scènes d’humour. Les illustrations rythmées de Godbout, ainsi qu’une palette de couleurs dynamiques, donnent à cette série un aspect cool et sympa qui devrait plaire aux adolescents et aux jeunes adultes adeptes de s
Space Fantasy.

Malgré cela, La rentrée est un album qui comporte certaines imperfections. En raison de son caractère épisodique (dû à sa parution originale en feuilleton), le récit de ce premier opus manque singulièrement d’unité. Alors que la première partie de l’album est consacrée à l’intrigue principale, (le danger qui menace l’Académie au moment de la rentrée), la suite de ce tome n’est en fait qu’une série de tableaux anecdotiques sans fil conducteur. De même, plusieurs éléments avancés demeurent sans suite.

Bref, La rentrée reste surtout un album d’introduction permettant aux auteurs de développer leur univers et où les éléments se mettent en place pour une éventuelle suite. Espérons que seulement que le prochain tome sera plus resserré, car l’Académie des chasseurs de primes reste une série qui n’est pas encore exploitée à son plein potentiel.

(par Marianne St-Jacques)

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