Adeline Blondieau : « Il y a des fragments de ma vie dans ‘l’Heure de la Sortie’ »

9 novembre 2008 7 commentaires
  • Star du petit écran avec la série « {Sous le Soleil} », {{Adeline Blondieau}} a décidé de quitter cette production pour se consacrer à d’autres projets, dont l’écriture de bandes dessinées. Après {Angeline}, elle publie {L’Heure de la Sortie} avec {{Bernard Swysen}}. Une série humoristique sentimentale qui fait la sortie des écoles...

Adeline Blondieau : « Il y a des fragments de ma vie dans ‘l'Heure de la Sortie' »Vous êtes actrice et une femme de télévision. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans la bande dessinée ?

J’ai rédigé plusieurs scénarios de téléfilms et une pièce de théâtre. Le scénario que je destinais à un film est tombé dans les mains d’un éditeur de bande dessinée. Il m’a demandé de le découper autrement pour qu’il corresponde à ce genre. J’ai donc travaillé là-dessus, avec Éric Summer, le coscénariste. L’aventure BD a donc commencé pour moi avec Angeline. En allant présenter cette série dans des festivals, j’ai rencontré différents auteurs. Bernard Swysen, Philippe Xavier et Michel Rodrigue m’ont encouragé à continuer à développer d’autres idées pour la bande dessinée. Si bien que j’ai monté un projet avec Bernard Swysen…

Était-ce le climat plus convivial de la bande dessinée qui vous attirait ? J’imagine que le milieu du cinéma et de la télévision ne doit pas être très facile…

Au contraire. Je n’ai jamais eu à m’en plaindre. Je ne fuis pas la télévision pour faire de la bande dessinée. Je travaille simplement pour les deux genres. Je trouve une grande liberté d’esprit et de ton dans la BD. C’était très important à mes yeux !

« Angeline » était un thriller réaliste. Avec Bernard Swysen, vous réalisez des histoires courtes, humoristiques, qui parlent de la vie. Vous aviez envie de vous tourner vers un autre style d’écriture ?

Mon style d’écriture se prête plus à la légèreté, à la comédie, et aux choses amusantes et humoristiques. Je me reconnais plus dans ce type d’histoire. Angeline était, en quelque sorte, un exercice de style. Cette expérience dans le polar m’a amusé et nous avons eu de bonnes critiques, même si cette série n’a pas rencontré un succès commercial hallucinant. Je préfère la comédie et l’humour cynique, et surtout parler des gens, de mon temps, de la société et des rapports humains. Malgré les siècles qui s’écoulent, les malentendus entre les hommes et les femmes continuent à persister. Ce sont des histoires sans fin !

Extrait du T1 de l’Heure de la Sortie
(c) Swysen, Blondieau & Bamboo

L’école est donc un prétexte…

Bien sûr ! Pour traiter un sujet, on est obligé de choisir un angle. Les discussions et les évènements qui ont lieu à la sortie des écoles étaient un aspect amusant à traiter. Cela nous permettait, à Bernard et à moi, de parler des rapports humains. À la sortie des écoles, vous êtes obligé d’avoir des rapports cordiaux avec les autres et de vous mélanger avec des personnes avec lesquelles vous ne seriez pas en relation dans votre milieu privé ou professionnel. La confrontation est donc obligatoire, tout comme l’acclimatation et la bonne entente…

Comment travaillez-vous avec Bernard Swysen ?

Je lui propose des sujets, des notes d’intention. Il fait le tri selon son inspiration. Ensuite, je réalise le découpage des histoires ainsi que les dialogues. Il partage avec moi ses idées et me pousse parfois à développer certains sujets différemment. On essaie également de garder un équilibre entre les gags courts et les histoires longues. Tout en restant conscients qu’il faut être efficace, ne pas avoir de temps de mort.

Avez-vous plus de plaisir à écrire ce type d’histoire qu’un long récit comme Angeline ?

Le concept de L’Heure de la Sortie m’appartient. J’en ai la maternité. Tandis que je partageai le développement d’Angeline avec d’autres. Je devais faire des compromis. Et puis, j’ai une liberté de ton sur L’Heure de la Sortie qui me correspond plus …

Qu’est ce qui vous a séduit chez Olivier Sulpice, votre éditeur chez Bamboo ?

Son physique ! Il ressemble à Brad Pitt (Rires). Et accessoirement, la manière dont il m’envisageait ! En voyant le tempo de cette série, il m’a proposé de participer à une version féminine de Plan Drague. Je suis ouverte à toutes les propositions. Je suis dans une période de ma vie où ce que j’écris correspond plus à Olivier qu’à Soleil. L’heure de la sortie n’était pas la « came » de Soleil. Mais je sais que le jour où j’ai un projet qui correspond à ce dernier éditeur, la porte ne m’est pas fermée.

Parlez nous de ce « Plan Drague, version femme ».

Cela m’a demandé pas mal de travaux pratiques. J’ai testé plein de chose. Sans parler de ce que je demande de faire à mes copines … Je me base beaucoup sur mon propre vécu ou sur celui de mes proches. Par exemple, mon fils vient de changer d’école, cela me donne un nouveau terrain de jeu pour le deuxième tome de L’Heure de la Sortie.

Les personnages resteront les mêmes ?

Oui. C’est d’ailleurs amusant car nous avons, Bernard et moi-même, une véritable famille de personnage. Chacun d’eux a ses spécificités. Les histoires qui sont arrivées à mon fils ne seront utilisées que pour celles qui le mettent en scène dans L’Heure de la Sortie. Il y a beaucoup d’éléments personnels dans cette série. Pour une fois, cela ne me dérange pas. Je pense, par exemple, aux moments de solituds que l’on ressent quand on voit son fils vivre un conte de fée avec sa petite amie, alors que l’on est célibataire…

Voici, Paris Match et Point de Vue vont s’arracher l’album…

(Rires). Cela m’étonnerait qu’il intéresse Point de Vue car je ne suis pas une tête couronnée. Ceci dit, le contenu du livre est trop bon enfant pour les autres journaux !

Claude Lelouch, Adeline Blondieau et Bernard Swysen … lors de l’inauguration de la rétrospective B. Swysen à Bruxelles
Photo (c) Nicolas Anspach

Les thématiques abordées dans cette série sont très adultes…

Oui. On parle de coucherie, de tromperie, de drague, des hommes qui préfèrent tromper leur femme avec d’autres qui sont mariées, afin d’éviter de divorcer..., de toutes ces mères au foyer, également, qui ne rêvent que d’avoir une vie active et une vie sexuelle équilibrée et épanouie.
Souvent, je m’apercevais que j’abordais ces sujets avec les autres parents à la sortie de l’école.

Le mot de la fin ?

L’Heure de la Sortie est un livre basé sur l’échange. Les gens viennent me voir pour partager, avec moi, leurs anecdotes. J’aime aussi beaucoup le travail de Bernard. Il est passé d’un style graphique classique à un dessin plus moderne pour cette série.

(par Nicolas Anspach)

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7 Messages :
  • Il y a tout de même dans la seule planche que vous donnez en exemple deux énormes fautes d’orthographe :
    - Case 2 bulle 2 : "un souci" (sans "s" s’il vous plaît)
    - Case 6, bulle 1 : "elle a vomi" ("vomi" sans "t" par pitié, c’est un participe passé, non un verbe conjugué).
    Cela donne une idée du nombre de fautes dans l’album !
    Au lieu de rester à la sortie des classes, je connais certains "auteurs" et "éditeurs" qui auraient tout intérêt à y retourner.

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    • Répondu par Capelovici le 9 novembre 2008 à  17:36 :

      C’est un peu la honte, Adeline

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    • Répondu le 9 novembre 2008 à  17:55 :

      Dernière case : "Comme t’as jamais vu" sans "e" à la fin, de préférence.

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  • ortho
    9 novembre 2008 19:40, par Erik A.

    Bon, mais ces fautes dramatiques montrent surtout que personne n’a relu les planches chez son éditeur. Certaines maisons d’édition ont pourtant des gens dont le taf est de relire attentivement. C’est là un problème qui n’est pas du fait d’Adeline, qui en plus n’a pas écrit les textes dans les bulles...

    La forme OK, mais sur le fond ?

    Voir en ligne : http://erikarnoux.blogspot.com

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  • Effectivement, il vaut mieux écrire "vu" sans "e" dans "comme t’as jamais vu" car même si cela fait référence à "épisiotomie", mot féminin, ce mot n’est pas représenté par un quelconque pronom dans la subordonnée "comme t’as jamais vu" du fait du langage relâché censé imiter la forme orale. Pour que le participe passé soit au féminin, il aurait fallu donc quelque chose comme "comme tu l’as jamais vue" où le participe passé s’accorde avec le pronom COD "l" représentant "épisiotomie", mot féminin singulier. Mais cette tournure n’est pas très naturelle ni logique. On penchera plutôt pour "comme t’en as jamais vu" mais là encore, le participe passé ne s’accorde pas avec le pronom "en" COD, c’est une exception.

    C’est donc une troisième faute réelle, je ne l’avais pas relevée parce qu’elle peut être discutée.

    Si on multiplie ce chiffre par le nombre de pages réglementaires de ce type de publication, on peut logiquement penser qu’il comporte une bonne centaine de fautes d’orthographe.

    Il serait bon d’en alerter l’Education Nationale et les fédérations de parents d’élèves.

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    • Répondu le 9 novembre 2008 à  22:56 :

      merde, t’es donc toujours vivant Capello ? hé ça fait peur ça !!! Brr...

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  • Bonjour,

    Pour clarifier les choses sur les problèmes orthographiques que vous soulignez à juste titre, Bamboo tient à vous préciser que la page présente dans cet article est tirée d’une avant-première qui n’avait pas encore été soumise à notre équipe de correcteurs. Cette même planche présente dans l’album « L’Heure de la sortie » ne contient heureusement pas de telles erreurs. Par respect pour ses lecteurs et ses auteurs, Bamboo a toujours été soucieux de la qualité de ses albums et l’orthographe ne déroge pas à cette règle. Vos commentaires nous rappellent en tout cas à la vigilance dans le cas d’envoi de pages en avant-première.

    Amicalement,

    Bamboo

    Voir en ligne : Bamboo.fr

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