Adrien Floch : « "Les Naufragés d’Ythaq" bascule dans le Space Opera »

13 novembre 2012 0 commentaire
  • Arleston et Floch attaquent [un deuxième cycle->art13627] de cette série étonnante qui louvoie entre thriller, SF, humour et Héroïc Fantasy. Après être resté coincé pendant neuf albums, voilà nos héros qui s'envolent vers les étoiles !
Adrien Floch : « "Les Naufragés d'Ythaq" bascule dans le Space Opera »
Le début de nouvelles aventures !

Les Naufragés d’Ythaq se relancent dans un nouveau cycle : quels sont les défis graphiques que vous vouliez vous imposer pour ce nouveau départ ?

Le défi est de taille : nos personnages vont devoir évoluer cette fois en dehors d’Ythaq, c’est-à-dire au sein du restant de l’univers connu de la civilisation. On bascule là clairement dans le Space Opera alors que le premier cycle était marqué d’avantage par l’Heroïc Fantasy... Graphiquement il y aura des mondes très variés à différents stades d’évolution et aussi plus de technologies.

Vous nous aviez expliqué que vous vouliez parfois quitter le schéma humoristique pour un ton plus sombre. Je remarque que cet album est effectivement plus dur, avec de très belles planches plus mordantes.

Entre le tome 1 et le 10 de la série, nous évoluons autant dans l’écriture que dans le dessin, selon nos envies. Nous cherchons à enrichir le récit par des tonalités d’ambiance différentes : tantôt chaleureuses, tantôt sombres mais sans que l’on s’enferme dans un schéma qui limiterait alors les possibilités narratives de la série. Mais il est vrai que plus l’histoire avance, plus les personnages gagnent en profondeur et leurs actes ont davantage de conséquences...

Une affiche réalisée pour le festival des Calanques à Marseille

Est-ce que le fait de quitter Ythaq vous permet d’inventer de nouveaux vaisseaux et de nouvelles créatures ?

Ah oui, on est servi dans ce second cycle. Il y aura énormément de technologie. Étant plus habitué aux univers de Fantasy, il n’était pas très confortable de dessiner les premières scènes de l’album qui se déroulent dans une immense mégapole futuriste..

Le tome 11 devrait de nouveau emporter vos héros vers une nouvelle planète ! Appréciez-vous ces challenges perpétuels ou préférez-vous parfois profiter de nouvelles créatures pendant plusieurs albums ?

Oui, c’est génial de penser à l’écosystême d’une planète, à sa colonisation, et par qui elle a été colonisée, ce qui définira ensuite les différentes architectures.. C’est vrai qu’on a traversé des endroits et croisé des personnages que j’aimerais retrouver par la suite. Par exemple, j’avais beaucoup aimé la troupe du cirque ambulant que nos héros ont rencontrée dans le tome 2.. Ce serait chouette de les retrouver dix albums plus tard.. Pour moi, c’est là une des grandes forces de Christophe Arleston : enrichir ses univers avec plein de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres, qu’ils soient du premier ou du second plan.

Le dessin des pages de garde de l’album

Vous aviez évoqué vouloir sortir d’Ythaq un petit temps, sur un autre scénario d’Arleston. Finalement, vous avez décidé de remettre directement le couvert. Pouvez-vous nous en donner les raisons ?

Nous préparons avec Christophe un autre projet à côté d’Ythaq. Mais c’est sur du plus long terme. Pour l’instant, personne ne l’attend, contrairement à la suite des Naufragés d’Ythaq. Beaucoup de questions se posent encore après le tome 9 du genre : "Que deviennent nos personnages ?" "Qui les attend ?" "et "Que devient la planète Ythaq ?" Nous repartons donc sur un nouveau cycle avec énormément de plaisir, celui de retrouver Granite et les siens dans des situations complètement inédites..

Allez-vous vous consacrer uniquement à Ythaq et enchaîner les albums comme précédemment ou alterner avec un autre récit comme la reprise de Cixi de Troy ? Cette expérience de mélanger deux albums de différents styles vous a-t-elle donné envie d’affronter deux séries de front ?

Notre nouveau projet n’est pas de la SF, mais cette fois un récit historique qui se déroule pendant une période très sombre de notre histoire.. Vous imaginez bien que ça représente un énorme défi pour moi, l’approche est totalement différente. Cette fois je ne pourrai pas improviser les costumes, ni les décors. Ce sera très documenté ! Et du coup, je ne sais pas encore combien de temps il me faudra pour réaliser ce premier tome. Mais lorsque nous serons prêts, il y a des chances que nous alternions les deux séries...

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire nos précédentes interviews dAdrien Floch :
- "Certaines histoires nécessitent une parution rapide" (Janv 2008)
- « Le récit prime sur le format » (Oct 2011)
Lire nos chroniques des précédents tomes des Naufragés d’Ythaq : 1 ; 3 ; 4, 5 et 6

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