Alexandre, L’Épopée T1 - Par Chauvel, Le Galli & Java - Glénat

28 mai 2014 1
  • Démarrage en demi-teinte pour un album attendu, mais dont la complexité de la construction demande attention, en particulier dans la lecture de sa première partie.

Alors que le roi Philippe II de Macédoine vient de mourir, le jeune prince Alexandre s’apprête à lui succéder. Les vétérans Karanos et Méléagre, deux amis de longue date, assistent de loin au couronnement. Méléagre est chargé de veiller sur Pyrrhus et Eurydice, les héritiers d’un héros de la bataille de Chéronée qui, bien qu’ils aient perdu leurs titres de noblesse, semblent avoir les faveurs d’Alexandre. Sans compter que de nombreux autres individus gravitent dans l’entourage du nouveau souverain : sa mère Olympias, son précepteur Aristote et son médecin Philippe…

Entre assassinats, complots, jeux d’alliance divers, manipulations et stratégies guerrières, chacun va tenter de tirer son épingle du jeu en accompagnant celui qui fera de son petit royaume de Macédoine l’un des plus vastes empires que le monde ait connu.

Alexandre, L'Épopée T1 - Par Chauvel, Le Galli & Java - Glénat

Évoquer le destin d’Alexandre le Grand est un défi à la hauteur des compétences des auteurs de cette fresque éblouissante. Le métier de David Chauvel, la passion de Michaël Le Galli et la maîtrise graphique de Gildas Java permettent de souligner que Glénat a mis les moyens au service de la production.

Malgré tout, celui qui n’a pas encore découvert la vie d’Alexandre au travers des autres biographies ou films qui lui ont déjà été consacrés, aura du mal à accrocher à la première partie de cet ouvrage. L’appel de notes incessant vers le lexique (bien fourni) casse le rythme de lecture et la multitude de personnages entraîne, dès les premières pages, bien des incompréhensions. Heureusement, la seconde partie de ce premier album rationalise tout cela. Alors seulement, on commence vraiment à apprécier la qualité de la biographie qui nous est proposée.

Le dessin de Java propose un style méditerranéen qui colle magnifiquement au récit. Avec des cadrages serrés et réalistes, on entre rapidement dans la sphère intime des protagonistes pour mieux appréhender les passions qui les animent. Pourtant, le rendu parfois trop propre de visages et les couleurs laborieuses et appliquées laissent flotter une sorte d’irréalité dans certaines séquences, ce qui ne nuit pas à la lecture de l’ensemble, mais peut rebuter les lecteurs habitués au graphisme impeccable d’un Murena, par exemple.


(par Charles-Louis Detournay)

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