Altaïr T5 - Par Kotono Kato - Glénat Manga

  • Nouvelle intrigue, centrée cette fois sur le fonctionnement de la Türkiye et de ses relations avec les États-satellites censés appartenir à sa zone d'influence. L'occasion de marier, encore une fois, exotisme et politique dans un manga à destination du jeune public.

Alors que la menace de l’Empire Baltrhain, parvenu à asseoir sa domination sur la Mer Centro, se précise, la Türkiye doit faire face à un nouveau coup dur : convoquant les quatre sultans des pays satellites de l’État Militaire, afin de confirmer leur entraide attendue face à l’ennemi, la Türkiye découvre stupéfaite que ses historiques alliés se désolidarisent d’elle.

Il va donc falloir retourner la situation et l’intrigant Zaganos Pacha met en œuvre stratégie et réseaux. Et comme il se trouve que Mahmud, notre héros en disgrâce de retour de Venedik, vient d’arriver dans l’un de ces sultanats, le Mizrak, le voilà embarqué dans une aventure où la raison d’État et les raisons du cœur se trouvent une fois de plus étroitement imbriquées, où intrigue et allégeance occupent à nouveau une place centrale.

Après un quatrième tome en demi-teinte, on retrouve là toutes les qualités dont Altaïr avait su faire preuve auparavant. Le politique et le militaire y prime, de manière efficace et versant dans l’action, logique shonen oblige, mais cela très habilement. On en découvre également davantage encore sur le monde imaginé par Kotono Kato, et c’est l’histoire et le fonctionnement de cet État Militaire de Türkiye, finalement assez jeune - à peine 70 ans - qui se donne à voir dans ce tome 5.

Lecture plaisante et prenante, Altaïr tisse une trame géopolitique, riche, historique et exotique, à destination d’un lectorat jeunesse : une gageure adroitement relevée et qui force le respect.

(par Aurélien Pigeat)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.