Newsletter ActuaBD

American Vampire T 1 : « Sang neuf » - Par S. Snyder, S. King & R. Abuquerque – Panini Comics

  • Pour sa première scénarisation originale d'une bande dessinée, Stephen King s’associe aux prometteurs Scott Snyder et Rafael Albuquerque. Ils y suivent les traces de vampires sanglants et vicieux dans ce récit où l’horreur fait mouche.

Au cœur d’une Amérique tiraillée entre le temps des cowboys et la révolution industrielle, Skinner Sweet représente une nouvelle race de vampire, le vampire américain. Aussi fourbe, cruel et glouton que ses cousins du vieux monde, il est par contre plus puissant et résiste au soleil, lui.

45 ans après sa seconde naissance, on le retrouve dans le Los Angeles des années 1920. Pearl Jones, une jeune actrice naïve, va faire les frais des suceurs de sang qui peuplent Hollywood. Dans une scène glaçante d’une rare intensité dans une bande dessinée, on adhère immédiatement au sentiment de vengeance qui va habiter l’héroïne. Laissée pour morte, Skinner Sweet lui redonne la vie et les armes nécessaires pour rendre une nouvelle visite à ses agresseurs.

American Vampire T 1 : « Sang neuf » - Par S. Snyder, S. King & R. Abuquerque – Panini Comics

L’album est organisé en deux parties quasiment indépendantes qui s’entrecroisent. D’une part, les origines et les premières orgies sanglantes de Skinner Sweet, orchestrées par la légende de l’horreur, Stephen King et de l’autre, la vengeance de cette poupée brisée, cette fois-ci prise en charge par le scénariste Scott Snyder.

Bien que l’ensemble soit une belle réussite pleine d’énergie, on note tout de même que l’épisode de la jeune Pearl Jones se démarque en nous réservant des bons moments d’angoisse. Reprenant le grand classique de la jeune fille face aux vilains monstres, Scott Snyder nous piège et surprend par la cruauté de ses personnages.

Ce dernier aspect semble d’ailleurs avoir été une ligne directrice pour les deux auteurs. Comme le précise l’introduction de Stephen King, ils voulaient réellement rétablir le statut du vampire qui, à leur yeux, est un tueur qui n’a rien de romantique. Le sadisme assumé de Skinner Sweet en est la preuve.

Le tout est mis en image par l’excellent Rafael Albuquerque qui retranscrit à merveille ce récit. Entre son style affûté, le rendu vampires carrément flippants et certaines planches bien installées dans l’horreur, son apport sur l’album est envoûtant.

Une très bonne surprise.
american_vampire_albuquerque_Pearl_Sweet_avril_2011

(par Mathieu Drouot)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
1 Message :
Newsletter ActuaBD