André Juillard : « J’avais envie de retrouver les personnages des "7 vies de l’Epervier" et l’univers dans lequel ils évoluent »

1er février 2014 7 commentaires
  • André Juillard retrouve les personnages des "7 vies de l'Epervier", créés il y a plus de trente ans avec Patrick Cothias. A cette occasion, il nous parle de son travail sur cette série historique de référence, de ses recherches documentaires et de sa position par rapport aux changements qui touchent le Festival d'Angoulême dont il est un des Grands Prix, membre de l'Académie.

Quelle a été l’étincelle qui a amené au retour des personnages des « 7 vies de l’Epervier » ? Est-ce que le manque était plus fort chez Patrick Cothias ou chez vous ?

Je ne peux pas répondre pour Patrick. Le fait est que pour ma part, après quelques années à travailler sur un monde plus contemporain (« Lena », « Mezek » ou « Blake et Mortimer »), j’avais envie de retrouver les personnages de cette série et l’univers dans lequel ils évoluent. C’est le problème des bandes dessinées et des séries : on s’attache aux personnages. Il me tardait de redessiner les costumes, de me replonger dans la recherche de documentation. Ça m’excitait et me manquait.

André Juillard : « J'avais envie de retrouver les personnages des "7 vies de l'Epervier" et l'univers dans lequel ils évoluent »
Les 7 vies de l’Epervier, troisième époque
© Juillard - Cothias - Dargaud

Pourquoi revenir au titre originel de la série, après la période « Plume aux vents » ? Par souci de cohérence ?

C’est une idée de notre éditeur. Pourquoi « Plume aux vents » plutôt que «  La suite des 7 vies de l’Epervier » ? Ça correspond au moment où nous avons changé d’éditeur. Nous n’étions plus sous contrat avec les Editions Glénat. C’est venu de Patrick qui a souhaité ce nouveau titre. Il pensait qu’il était évident que tous les lecteurs des « 7 vies » comprendraient que « Plume aux vents » en était la suite. Ce qui n’était pas si simple. Avec cette troisième époque, nous revenons au titre d’origine, bien qu’il ne s’agira pas d’une série à proprement parler. Chaque album racontera une histoire qui se tient.

Ce qui signifie que vous n’avez pas une ligne conductrice pour un récit au long cours. Il y aura un album lorsqu’une histoire est prête, sur un sujet clos ?

Oui, ce sera notre logique. En fait, étant pas mal occupé par ailleurs, je ne savais pas quand je pourrais refaire un album des « 7 vies de l’Epervier », car dessiner cinquante pages me prend du temps. J’avais donc précisé à Patrick Cothias qu’il fallait absolument qu’il s’agisse d’une histoire complète et pas à suivre. Car je ne pouvais pas garantir les délais pour dessiner la suite. Nous avons fait en sorte que ça se tienne. Effectivement, ça peut se prolonger parce qu’on apprend qu’Ariane, dans sa vie aventureuse, a eu deux enfants. Un prochain album pourrait avoir pour trame la recherche de cet autre enfant, c’est d’ailleurs la piste privilégiée. Lequel deuxième enfant se trouvant être le fils de Louis XIII et qui s’appelle Jean-Baptiste Poquelin ! Personnellement je trouve ça très encombrant… Utiliser des personnages historiques, et plutôt connu dans le cas de Molière, pour se les approprier et en faire des personnages de fiction, ce n’est pas évident. On a tout de même des éléments historiques à respecter et ils peuvent être gênants pour le récit. Enfin, on n’en est pas là ! Notre actualité, c’est cet album « Quinze ans après ». La suite, on verra.

Inévitablement, ce titre fait penser à Alexandre Dumas. C’est pour vous un modèle lorsque l’on raconte une histoire ?

Oui, tant Patrick que moi apprécions énormément ce grand auteur. Tous les romans que j’ai lu de lui m’ont passionné, en particulier «  Le Vicomte de Bragelonne » qui est pour moi le meilleur de la trilogie. On peut considérer Dumas comme un modèle, dans la mesure où il a utilisé des personnages historiques, et se les est appropriés sans que ceux qui connaissent bien l’Histoire en souffrent du point de vue de la logique historique. Je dirais qu’il a fait de beaux enfants à l’Histoire.

Les personnages clés de la troisième époque

« Quinze ans après » vous donne également l’occasion de lui glisser un hommage, avec une apparition furtive des mousquetaires…

On les voyait déjà dans « Les 7 vies de l’Epervier », où ils affrontaient Condor. Plus jeune, ils avaient également croisé Germain dans un estaminet. Leurs apparitions sont régulières, c’est amusant.

Après plusieurs épisodes nord-américains, c’est le retour à la vieille Europe. En tant que dessinateur, vous avez dû reprendre en main châteaux, costumes, chevaux,…

Oui ! Il n’y avait pas de cheval en Amérique du Nord, à l’époque de « Plume aux vents ». Les chevaux sont apparus après la conquête espagnole, au milieu du seizième siècle, mais plutôt par le sud. Petit à petit, on imagine que des chevaux sont remontés du Mexique, devenus sauvages ou volés par les Indiens. C’est ainsi que progressivement, la culture des Indiens des plaines est devenue une culture du cheval. Dans les forêts du Canada et de la Nouvelle France, le cheval était inutile. Sauf à quelques exceptions, pour labourer par exemple.

Vous avez dessiné ce genre de décors et d’animaux depuis 1983, mais en vous y replongeant, qu’est-ce qui a été le plus difficile à croquer à nouveau ?

Et bien, j’ai l’impression de m’être replongé immédiatement dans le bain. J’ai commencé par passer deux ou trois semaines à compulser ma documentation sur l’époque, qui au fil des années est devenue assez conséquente. Tout ça m’a remis en selle assez vite. J’ai retrouvé mes marques et mes personnages aisément.

Dessinez-vous beaucoup d’après nature ? Est-ce que des carnets de dessin nourrissent votre travail en bande dessinée ?

J’ai toujours un carnet avec moi, mais je ne l’utilise jamais. Mon carnet, à vrai dire, c’est plutôt un appareil photo. Je ne dessine que dans des bonnes conditions pour moi : à la maison, derrière ma table. Ce qui ne m’empêche pas de faire beaucoup de croquis. Je me fais des petits dossiers d’objets de la maison. Lorsque mes personnages étaient au Canada, j’avais fait une série de planches sur les Indiens. Comme une encyclopédie : les costumes, les tatouages, les objets du quotidien. Tout cela est réalisé d’après des documents divers, ce peut être un film comme « Cyrano de Bergerac ». Il y a pas mal de temps, on m’avait offert une cape de Masquerouge. Je l’utilise toujours car cette cape est une coupe de taille, un demi-cercle, elle a un tissu assez lourd. J’ai fait poser ma femme, en lui faisant faire un certain nombre de gestes et d’attitudes. Malheureusement, je n’avais pas de soufflerie pour voir comment vole cette cape au galop !

Un extrait de "Quinze ans après"
© Juillard - Cothias - Dargaud

La justesse des poses de vos personnages est une chose qui fascine de nombreux lecteurs. Comment trouver l’attitude juste ?

Je ne sais pas. Je cherche beaucoup, car je n’ai pas toujours un modèle sous la main. Je me regarde dans le miroir en train de faire le geste. Dans « Quinze ans après », un homme glisse son épée sous le cou d’une fille, voilà une scène qu’il m’a fallu mimer devant la glace.

Ce que les grands anciens faisaient déjà. Il y a des photos célèbres d’Hergé et Jacobs prenant la pose…

Exactement. Par exemple, le tir à l’arc est quelque chose de compliqué à dessiner. J’ai tout un dossier sur cette discipline : des photos qui décortiquent le mouvement. Pour les chevaux, j’ai rapidement retrouvé mes habitudes.

On dit souvent que les chevaux et les vélos sont deux des choses les plus difficiles à représenter en bande dessinée…

Pour moi le vélo est bien plus difficile ! C’est un cauchemar. De même que les motos. Le problème, c’est que pour bien dessiner quelque chose, il faut comprendre cette chose. Dans ce cas précis, il faut saisir le rapport entre le personnage et les roues, la dynamique du moteur,… Il me semble que sans une bonne compréhension des objets, c’est difficile de bien dessiner. L’inconvénient des photos, c’est qu’il est compliqué de percevoir les petits détails. D’un autre côté, c’est un état de fait qui pousse à simplifier, ce qui n’est pas plus mal. Récemment, j’ai eu à dessiner Big Ben. Je m’acharnais à essayer de comprendre tous les détails. Je suis allé revoir comment Jacobs s’y était pris. Sa version de Big Ben est d’une simplicité ! Il a tout synthétisé à merveille. C’est une grande qualité en bande dessinée.

Ariane de Troil, héroïne de la série

Est-ce que cette troisième époque des « 7 vies » a pour but de solder certains comptes ? Cette histoire fouille le passé d’Ariane de Troil et rouvre pas mal de blessures. On n’a pas l’impression que l’heure est à la rédemption. Ariane ne sort pas indemne de ce nouvel épisode…

La pauvre morfle encore. Il ne fallait pas que tout ce qu’elle vit soit totalement gratuit. Nous montrons une scène de viol. Si elle subit cela, le fait doit être commenté. Elle exprime sa fureur, son dégoût des hommes et rappelle que certains de ses compagnons sont aussi d’anciens soudards. Il est vrai qu’à l’époque, et j’ai bien peur que cela se passe toujours comme ça, les premières victimes des guerres étaient les femmes. C’était systématique : viols, tortures, assassinats,… C’était effroyable ! Consternant pour l’homo sapiens.

Avec le succès de la série, et l’arrivée des multiples ramifications de l’histoire, votre style a fini par faire école. Comment vit-on le fait de devenir un modèle, une inspiration pour une génération ? N’est-ce pas difficile à assumer ? Comment l’avez-vous vécu ?

Pas mal du tout. D’abord, j’ai vu ça un peu de loin. Pour ce qui est de mon amour-propre ce n’est pas désagréable de savoir qu’on peut inspirer un certain nombre de jeunes auteurs. Comme j’ai pu l’être moi même par les anciens. J’ai suivi d’un peu loin tous les avatars des « 7 vies de l’Epervier », je ne suis d’ailleurs pas certain d’avoir tout lu. Parmi les dessinateurs divers et variés qui ont œuvré, il y en avait d’excellents, notamment Dethorey et Miral qui dessinaient « Cœur Brulé ». David Prudhomme dans « Ninon Secrète » était incroyablement doué. Aujourd’hui, il est un dessinateur d’avant-garde ! Chacun subit des influences. Moi, j’ai été marqué par Giraud / Moebius, par l’école belge,… Tout cela a compté énormément pour moi, mais arrive un moment où il faut se dégager de ses influences pour nourrir et trouver son propre style.

Éloignons nous quelques instants des « 7 vies » pour parler d’actualité. En 1996, vous avez reçu le Grand Prix lors du Festival d’Angoulême. Il y a quelques jours, avec quinze autres académiciens, vous avez pris position contre le nouveau mode de scrutin. Est-ce que vous pensez que ce changement dans l’ADN du Festival est un danger pour la pérennité du Festival ?

Je ne crois pas. Nous n’avons pas fait ce communiqué pour cela. Il se trouve qu’on avait l’impression depuis deux ou trois ans d’être un peu encombrants pour le Festival parce qu’on élisait des Grand Prix qui ne lui convenaient pas. Notamment, qui ne correspondaient pas à une idée internationale. Ça restait trop franco-français, voire franco-parisien. A ce sujet, le Festival n’a peut-être pas tort d’ailleurs.

Donc, cette année on a senti qu’on cherchait à nous marginaliser. On a pris acte, sans être accrochés à nos fauteuils d’académiciens. Je serai au Festival cette année, je voterai, nous voterons de façon individuelle. Ce qu’on aimait beaucoup, cette nous réunir deux fois l’an et discuter pour trouver des noms intéressants. Parce que finalement, faire un choix, c’est aussi rejeter un certain nombre d’autres. C’est toujours assez cruel.

Je ne suis pas mécontent d’être débarrassé de cette charge. Notre prise de position n’est pas contre le Festival. Je ne sais pas si les prérogatives de l’Académie sont à regretter, c’était une particularité. Par proximité géographique, on avait tendance à parler de ceux qu’on connaissait, ou qu’on voyait. Les plus jeunes, ou ceux qui ont un tempérament plus curieux (c’est mon cas), pouvaient parler d’une manière un peu plus large d’auteurs américains ou japonais. Notre mode de fonctionnement permettait de parler de tout. On ne se retrouvait pas sans idée. Chaque année, la liste comptait trente à trente-cinq noms. C’étaient des discussions très plaisantes.

En 2013, le vote de la profession était pris en compte. C’est un jeu démocratique tout à fait honorable. La liste finale comportait cinq noms, japonais, anglo-saxons et Willem. Une surprise, car on n’avait pas parlé de lui auparavant. Comme critique il a fait beaucoup pour la bande dessinée marginale, même si aujourd’hui il se consacre plutôt au dessin de presse. Il a finalement été élu d’assez peu devant Chris Ware. Ce vote a coincé. Le Festival n’a pas apprécié, et certains membres de l’Académie non plus d’ailleurs.

André Juillard à Bruxelles
en janvier 2014

Quel plaisir vous procure encore « Blake et Mortimer », puisque dans cette série votre dessin est quelque peu cadenassé par le mythe ? Vous attaquez votre sixième album, l’excitation est-elle toujours la même qu’au moment de « La Machination Voronov » ?

Oui, elle est toujours là et bien là. Je reviens de quelques jours à Londres avec Yves Sente. Nous avions des lieux à voir concernant la prochaine histoire de « Blake et Mortimer ». Il n’y a rien de plus enivrant, on se rend sur place, on bat le pavé pour s’imprégner. Les musées anglais sont formidables. Ils ont conservé cette atmosphère typiquement british. En s’y promenant, on peut visualiser ce qui va être dans cet épisode. Puis le soir, au coin du feu, avec un bon whisky, on se prend à fantasmer sur de prochaines intrigues… À chaque fois je me dis que j’ai peut-être fait mon temps sur la série, mais je suis toujours repris par l’excitation de raconter des histoires qui trouveront leur place dans l’œuvre jacobsienne. En arrière-fond, je garde toujours en mémoire la courte biographie de ses personnages que Jacobs avait écrites dans ses mémoires, « Un Opéra de papier ».

"Les 6 voyages de Lone Sloane" de Philippe Druillet
paru en 1972

La dernière question rituelle pour conclure : quel est l’album qui vous a donné l’envie de faire ce métier ?

En fait c’est quelque chose qui est stylistiquement très loin de moi : « Les Six Voyages de Lone Sloane » de Druillet. J’ai lu de la bande dessinée dans le Journal de Tintin pendant mon adolescence, puis j’ai interrompu ces lectures. J’ai véritablement redécouvert la bande dessinée dix ans plus tard, à la grande époque de Pilote. J’étais aux Arts-Déco pour être illustrateur. J’habitais chez une tante et mes cousines lisaient Pilote. Un jour, je suis tombé sur une planche de Druillet qui m’a totalement fasciné. Ça a été comme un déclic pour moi, je me suis dit que j’étais fait pour ça. J’ai depuis gardé une tendresse particulière pour cette histoire.

(par Morgan Di Salvia)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Les 7 vies de l’Epervier, quinze ans après T1 – Par A. Juillard & P. Cothias – Dargaud

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7 Messages :
  • La liste finale comportait cinq noms, japonais, anglo-saxons et Willem. Une surprise, car on n’avait pas parlé de lui auparavant.

    Personnellement je fus tout aussi surpris par l’admission de Mr Juillard à l’Académie des Grands Prix lors.

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    • Répondu par Serge BUCH le 2 février 2014 à  09:44 :

      Le dessinateur qui a repris "Coeur brûlé" à la suite de Dethorey, c’est Méral et non Miral.
      Je voudrais revenir sur cette reprise des "7 vies de l’épervier". Il me paraît indispensable de préciser en premier lieu que je suis un grand admirateur d’André Juillard et que son élection au Grand Prix d’Angoulême m’avait pleinement réjoui à l’époque. Lorsqu’il reprit le personnage d’Ariane de Troïl dans "Plume au vent" en 1995 j’ai applaudi cette initiative des deux mains. Retrouver son héroïne sur les terres du Nouveau Monde entourée d’Indiens c’était une belle manière de relancer l’aventure. Sauf que, le quatrième volet s’avère un peu bâclé par une ellipse mal venue qui traduisait sans doute des problèmes de délai pour André Juillard dans sa reprise de Blake et Mortimer avec Yves Sente pour l’épisode des "Sarcophages du 6ème continent".
      Aujourd’hui je m’étonne qu’il ait consenti de reprendre son personnage fétiche dans la prolongation d’une série parallèle (Ninon de l’Enclos) que Patrick Cothias avait imaginée pour David Prudhomme. Je me souviens en effet avoir lu des entretiens où André Juillard ne se montrait guère emballé par toutes ces ramifications des "7 vies de l’épervier" sorties de l’imagination débridée de son partenaire, notamment la reprise de "Masquerouge" par Marco Venanzi, séries qu’il ne semblait guère apprécier.
      Par ailleurs il me semble bien que ce nouvel album, initialement annoncé comme un one-shot, aura une suite puisqu’il inaugure un nouveau cycle. Sachant aussi qu’André Juillard avait déclaré vouloir réaliser un 3ème et dernier tome de "Léna" avec Pierre Christin, il va falloir se montrer patients pour les prochaines aventures d’Ariane ! En tout cas je lui tire mon chapeau d’avoir ainsi permis à Patrick Cothias de revenir sur le devant de la scène. Voilà qui témoigne d’une belle preuve d’amitié.

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  • Bonjour

    je profite de cet article afin de poser une question au sujet des 7 vies….

    La série plume au vent ainsi que le 3ieme cycle ont été baptisées les 7 vies de l’épervier pour une raison marketing. je me demande où se trouvent l’épervier dans ces 2 derniers cycles ?

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    • Répondu le 5 février 2014 à  14:18 :

      "La série plume au vent ainsi que le 3ieme cycle ont été baptisées les 7 vies de l’épervier pour une raison marketing. je me demande où se trouvent l’épervier dans ces 2 derniers cycles ?"
      >>> Le cycle "Plume au Vent" se clôture sur un vol d’épervier :-)

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      • Répondu le 9 février 2014 à  12:38 :

        m...oui, mais le titre comporte les 7 VIES de l’épervier….et elles ont été épuisées dans le premier cycle non…c’est un peu facile de mettre un épervier sur le 4ieme albums du second cycle…Vous jouez sur les mots, il me semble -rires-

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        • Répondu le 9 février 2014 à  18:11 :

          Personnellement, j’aurai préféré ce schéma suivant :
          cycle 1 :7 vies….
          cycle 2 : plume au vent
          cycle 3 : ariane de troil

          cela me semble plus logique. c’est une question de point de vue.

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  • Bonjour Monsieur Juillard.

    Je viens de lire votre livre, cela fait plaisir de vous retrouver en compagnie de Monsieur Cothias, dont les dialogues sont toujours aussi bien écrits. Mais qui a peut-être le défaut de multiplier les intrigues, et de ne pas pourvoir en rassembler les différents fils ensemble dans les délais pour tordre le coup d’une saga, grâce au noeud d’une conclusion définitive

    Il me semble que dans les années quatre-vingt, vous avez été avec votre complice Monsieur Bourgeon les deux artisans de la veine historique des éditions Glénat, et donc le fer de lance de leur réussite commerciale, dans le domaine du réalisme.

    Il me semble que votre trait virtuose s’épanouit à cette époque, même si l’hiver y semble bien rigoureux. Donc j’attends la suite annoncée... qui sera consacrée au fils d’Ariane qui fit une belle carrière dans le monde des lettres à Versailles.

    Bien cordialement.

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