Angela - par Pecqueur, Vatine & Rabarot - Delcourt

10 juin 2006 0 commentaire
  • La parution était prévue en 1998. Et puis, les auteurs ont pris du retard. Pour finir, quitte à être en retard, ils ont préféré attendre 2006 pour l'offrir à Guy Delcourt à l'occasion du 20ème anniversaire de sa maison d'édition. Angela comporte tous les ingrédients d'un bon western.

Joyce voit sa vie bouleversée lorsque Jason, son ancien amant, ressurgit. Un "accident" la rend veuve. Il n’en faut pas plus pour que la jeune femme succombe à nouveau au charme de l’aventure et parte rejoindre Jason qui vient d’acheter une concession minière en Arizona. Pour sa fille adolescente, Angela, s’ouvre un nouvel avenir : elle apprend à monter à cheval et à tirer comme un véritable cow-boy...

Rassurez-vous : Olivier Vatine sait toujours dessiner ! Son découpage cinématographique fonctionne à merveille sur ce bon western des familles. Epaulé par Isabelle Rabarot, l’auteur réalise une très belle mise en couleur. Le jaune, symbole de l’or, du soleil, du désert,... parcourt l’album et offre sa lumière à une action assez noire. Car Vatine et Daniel Pecqueur nous ont concocté une histoire faîte de bagarres, de six coups, de meurtres, de train à dévaliser, de dollars et de femmes. C’est sans doute là la plus grande originalité du scénario : Angela est une héroïne au caractère bien trempé, à laquelle le lecteur s’attache très vite.

Angela - par Pecqueur, Vatine & Rabarot - Delcourt
la première planche d’Angela
© Vatine/Pecqueur/Rabarot/Delcourt

Le récit s’ouvre et se termine par la même scène, les auteurs utilisant au centre le classique principe du flashback.

Dans ce Far West de la ruée vers l’or, la femme est vénale, l’homme crapuleux. Dans ce monde de brutes, Angela survit et donnera par sa dernière action une légère touche de "happy end" à cette histoire.

Avec un graphisme impeccable et une excellente dynamique narrative, Angela se lit d’une traite. L’originalité de l’intrigue elle-même aurait sans doute pu être plus importante, mais un bon western reste toujours agréable à lire.

(par Laurent Boileau)

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