Angels Wings T. 6, : Atomic - Par Yann et Hugault - Editions Paquet

3 janvier 2020 0
  • Fin de la trilogie « Pacific », où la plantureuse Angela se retrouve au cœur d'une intrigue mêlant amours interdits, espionnage et stratégie militaire au plus haut niveau. Une conclusion où petite et grande histoire se confrontent sur fond d'aviation et de glamour.

1945. La Guerre du Pacifique touche à sa fin et la belle Angela est mutée sur l’île de Tinian dans l’archipel des Mariannes. C’est là qu’elle rencontre Dora Dougherty, WASP [1] comme elle mais qui fut surtout la coéquipière de Maureen, la sœur d’Angela mystérieusement assassinée par les services secrets américains pour une prétendue trahison.

Au fil de ses rencontres, notre héroïne va de refus prudents en révélations fracassantes ; elle apprend peu à peu que les deux femmes avaient pour mission de transporter des matières sensibles directement liées à la fabrication de la bombe nucléaire destinée à frapper le Japon. Au cours de son enquête, elle découvre également que sa sœur entretenait une liaison avec un certain lieutenant-colonel Tibets. Ce père de famille ambitieux, soucieux de sa réputation et de sa carrière n’est autre que l’un des militaires chargés de partir en mission sur... Hiroshima !

Angels Wings T. 6, : Atomic - Par Yann et Hugault - Editions Paquet
Aviation, prouesses aériennes

Fort de ce contexte plutôt « chargé », on mesure les enjeux plus stratégiques que romantiques qui gravitent autour de cette chronique d’adultère ayant pour toile de fond un scénario d’espionnage et des combats aériens de grande envergure. Le dénouement de cette histoire fait le lien avec la fin tragique d’un conflit majeur de la Seconde Guerre mondiale, illustré par la forteresse volante B29 survolant la couverture de l’album.

et séquences glamour,

La pilote aux rondeurs prometteuses est donc de retour avec la conclusion de cette seconde histoire déclinée en trois volumes. Après la Birmanie, celle-ci avait pour toile de fond le rôle des WASP pendant la guerre du Pacifique. Si l’intrigue proposée par Yann est semée de nombreux rebondissements, elle ne manque pas d’innombrables séquences aériennes époustouflantes de réalisme et de scènes délicieusement glamour, deux points forts qui ne sont pas étrangers au succès de la série.

une recette qui décolle !

Fils d’aviateur et titulaire lui-même d’un brevet de pilote, Romain Hugault a depuis plusieurs années démontré son savoir-faire en matière de bande dessinée d’aviation. Non seulement le dessinateur restitue avec passion et talent les prouesses aériennes de ses personnages, mais il parvient à intégrer ces séquences souvent très spectaculaires au scénario très documenté et fourmillant d’anecdotes originales du scénariste.

Nul doute qu’à la suite du Grand Duc, ou plus récemment du Pilote de l’Edelweiss (publiés chez Paquet), le duo a su donner un petit coup de vieux à une bande dessinée d’aviation longtemps trustée par les Tanguy et Laverdure et autres Buck Danny.

Tout en associant une esthétique très glamour, en phase avec le sujet et l’esprit de l’époque, ces histoires restituent de manière crédible et érudite des aspects méconnus de l’Histoire. Au-delà d’une fiction plutôt bien construite et fort d’un graphisme séduisant, le résultat reste parfaitement convaincant. L’éditeur ne s’y trompe pas en multipliant les tirages de luxe et éditions spéciales notamment pour ce dernier opus.

Les amateurs auront le choix entre différentes versions dont un coffret carton orné d’un dessin inédit destiné à loger les deux précédents volumes (tirage 2 200 exemplaires, 25 €). Le réseau Canal BD pour sa part propose une édition spéciale collector avec couverture inédite (tirage 1 600 exemplaires, 16€). Tandis qu’une version en grand format (37,80 x 28,60 cm) est également disponible au prix de 35€.

(par Patrice Gentilhomme)

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[1Woman Airforce Service Pilots, femme pilote de l’armée US

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