Angoulême 2009 : La Maison Close de Ruppert et Mulot, une « liberté en bas résille » ?

11 février 2009 30 commentaires
  • Initiée par Florent Ruppert et Jérôme Mulot, La Maison-Close, exposition-évènement avait rassemblé autour de joutes graphiques une vingtaine d’auteurs à Angoulême. Un happening qui n’a pas laissé indifférentes les dames de l’association Artémisia pour la défense de la bande dessinée féminine.
Angoulême 2009 : La Maison Close de Ruppert et Mulot, une « liberté en bas résille » ?
Illustration de Catherine Beaunez

Basé sur le concept du championnat de bras de fer, cette confrontation avait pour envie de mettre en scène « l’espace d’une maison close peuplée de ses femmes faciles et de ses clients avec toutes les conséquences logiques ou illogiques que peut entraîner ce mélange des rôles, des sexes et des genres. » Pour y parvenir les deux arbitres de cette exposition se sont attelés à y réunir des auteurs hommes et femmes. Une participation féminine vue d’un œil noir par les demoiselles d’Artemisia, parmi lesquelles leur chef de file Chantal Montellier : « Ruppert et Mulot, les dessinateurs-macs d’occasion qui ouvrent la "maison close" en question ont recruté quelques dessinatrices consentantes qui y sont allées de leur prestation. Quelle audace mesdames ! Quel humour ! Quelle belle liberté en bas résille !!! »

En tout cas il n’en fallut pas moins pour lancer les membres d’Artemisia dans une nouvelle croisade. Chantal Montellier parle « d’humour assez immonde (comme la bête, qui semble se réveiller), et ce à tous les degrés ! » et considère « cette maison close plutôt obscène. » De son côté, Catherine Beaunez pense elle que « Nous voilà tous embarqués, dès le départ, dans les fantasmes de ces deux "organisateurs-voyeurs" qui ne s’impliquent eux-mêmes jamais dans le récit. »

Une planche de Jeanne Puchol en réponse à l’initiative de Ruppert et Mulot

Le débat lancé, qu’en pensent donc les femmes-auteurs qui ont accepté de participer et de donner leur caution à ce projet. Lisa Mandel regrette de n’avoir pu prendre le projet à contre-pied comme elle l’avait souhaité à l’origine, mais ajoute : « Ceci dit, ce n’est pas bien méchant, et promis, je ferai un bel album bien féministe pour me faire pardonner ! » Nadja, rappelle que certes les filles jouent le rôle peu valorisant de prostituées, mais celui des garçons en tant que proxénètes et clients n’est pas beaucoup plus valorisants. Boulet le confirme : « Le thème n’était pas seulement difficile pour les filles, il l’était aussi pour nous qui étions d’emblée placés dans la position du salopard, du consommateur, bref, du client. » Enfin, Hélène Bruller a laissé éclater sa propre indignation face aux réactions d’Artemisia : « On s’est pas débarrassées du joug des hommes pour tomber sous celui des féministes. Voilà ! »

Le hall de la maison close
(C) Les auteurs

« Un retour en arrière »

Malgré ces avis, Artemisia, dirigée par la déterminée Jeanne Puchol, n’en démord pas et considère bien que la démarche de Ruppert et Mulot ne fait que dévaloriser la création féminine. Une forme de retour en arrière, alors que depuis quelques années, elles essaient de casser l’image péjorative de la femme auteur d’histoire à l’eau de rose et au dessin souvent sommaire, et tentent au maximum d’aider une nouvelle génération plutôt prometteuse.

"Le Centre International de la Bande Dessinée et de l’Image" que l’on a connu plus pudibond, n’a rien eu à redire. Il fait dire que le principe des oeilletons mettait le jeune visiteur à l’abri des "mauvaises rencontres."

Il n’en reste pas moins que devant une telle fresque, rempli de second degré et qui moque en même temps son sujet et ceux qui y participent, la réaction des membres d’Artemisia semble, même pour certaines femmes, un peu exagérée. En tout cas, c’est bien ce qu’en pense Anne Bleuzen : « Pour moi c’est une vaste blague de potache d’un goût certes douteux, mais qui ne mérite pas tant d’excitation. » Un avis partagé par Lucie Durbiano : « Nous ne faisions qu’en rire (enfin moi je me suis bien marrée en tout cas). Hélas, il y aura toujours des esprits chagrins pour s’en offusquer et c’est normal aussi, ça touche à des choses plus graves, des sujets sur lesquels certaines personnes ne peuvent avoir de recul (la prostitution ce n’est pas drôle du tout)... À nous de voir si nous sommes assez libres pour pouvoir en rire... Et franchement je ne vois que de l’humour là-dedans (la maison close) et ça fait du bien, aussi ! »

On laissera peut-être le mot de la fin à Sylvie Fontaine, membre d’Artémisia, qui s’est amusée, elle, à y voir une métaphore « entre le statut de l’éditeur et celui du maquereau et, de la même manière, entre le statut de l’auteur et celui de la prostituée. »

On suppose que ce sera maintenant au tour des éditeurs de s’offusquer…

Ruppert et Mulot saluant l’un des visiteurs de la maison close : Boulet
(c) Ruppert, Mulot, Boulet

(par Olivier Wurlod)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Photo (c) Didier Pasamonik

Source : le blog d’Artemisia

Accéder à la Maison Close sur le site du FIBD

 
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30 Messages :
  • Sylvie Fontaine lauréate du prix Artémisia 2008 ? C’était plutôt Johanna, Sylvie Fontaine n’étant "que" membre du jury...

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    • Répondu par ActuaBD le 11 février 2009 à  15:36 :

      Vous avez raison. Nous avons corrigé.

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  • 1/ En tout cas, il y a moins de féminité dans le dessin de Jeanne Puchol ou celui de Chantal Montellier que dans celui de Lucie Durbiano ou celui de Aude Picault...
    Si vraiment, les femmes d’Artémisia sont des féministes, qu’elles s’attaquent d’abord aux tics esthétiques qu’elles sont allées emprunter aux mâles.

    2/ Ruppert et Mulot sont des gros malins. Ils trouvent un concept et font bosser les autres. C’est pratique pour construction leur notoriété... mais c’est un peu maquereau, non ?

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    • Répondu par Jeanne Puchol le 11 février 2009 à  15:26 :

      Cher internaute,

      Quelle émotion ! Je sens que vous détenez la clef d’un mystère : en effet, vous semblez capable de définir la féminité - ou la masculinité - d’un dessin... Ben v’là que le dessin est sexué, maintenant !
      A mes yeux, comme je l’ai dit dans une récente interview sur ce même site, ce sont les imaginaires qui sont sexués. Après, on peut mettre son imaginaire en forme avec un dessin tranché, énergique - donc "masculin" ou "viril" ? - ou un dessin sensible, allusif - donc "féminin" ?

      Chassez les stéréotypes, ils reviennent au galop...

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      • Répondu le 11 février 2009 à  16:23 :

        Le trait est le produit d’un geste. Donc, le dessin est sexué.
        Ce n’est pas qu’une question d’imaginaires.

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        • Répondu par FB le 11 février 2009 à  22:37 :

          C’est sûr qu’il faut une force d’homme pour faire un geste puissant qui dessinera un trait virile !... N’importe quoi...

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          • Répondu le 12 février 2009 à  09:17 :

            Je n’ai pas dit ça.
            On peut être un dessinateur et avoir un trait féminin ou être une dessinatrice et avoir un trait masculin. On peut aussi passer de l’un à l’autre. Il y a des filles qui bougent comme des garçons et des garçons qui bougent comme des filles. Je dis qu’un trait est sexué. Observez l’écriture des gens autour de vous, et vous verrez quil y a des types de graphies avec certaines plus féminines et d’autres plus masculines. Il n’y a rien de mal et de sexiste à constater cela. Maintenant, je trouve que l’Histoire de l’Art à trop longtemps été décidée par les hommes et que l’humanité est passée à côtée de formes, de compositions et de discours qui sont plus l’expression de la féminité. Un Rodin n’aurait jamis pu inventer ce qu’une Claude a pu inventer. C’est sa féminité qui lui a permis de définir le beau autrement. Savoir fixer le passage, le mouvant, l’instant sans tomber dans le contraste efficace et finalement facile, avant Claudel, à ce point, aucun homme n’y était parvenu. La féminité est une force. Ce que j’aime dans les œuvres féminines, c’est ce que nous, les hommes sommes incapables de produire.
            La fémininité n’est pas le féminisme.
            Je hais le féminisme lorsqu’il est sexiste.
            Je force le trait, je caricature, je provoque. Je n’ai ps la place dans un commentaire pour définir toute ma pensée.
            Je suis pour l’égalité des droits entre femmes et hommes mais je refuse l’uniformisation des idées et des formes.

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            • Répondu le 13 février 2009 à  17:41 :

              La base du sexisme, c’est de tout rapporter à de prétendues différences comportementales entre hommes et femmes, qui n’existent pas à l’état naturel. Nous sommes des êtres humains au départ, point. Prôner l’égalité des droits entre les hommes et les femmes tout en continuant à prétendre qu’ils sont tellement différents, c’est juste une forme de sexisme plus atténuée, moins agressive que celle qui prône la supériorité de l’homme sur la femme, ou l’inverse d’ailleurs.

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              • Répondu le 14 février 2009 à  12:12 :

                Nous sommes tous différents et c’est ce qui est bien. L’égalité des droits sociaux n’est pas une invention naturelle que je sache. C’est une invention humaniste. Si c’était une invention de la Nature, ce serait la loi du plus fort et je donne peu de chance aux féministes et encore moins à la plupart des femmes dans un tel monde de brutes. Il faut beaucoup de démocratie pour que les femmes soient libres et en ce moment, on fait plutôt machine arrière et avec vos positions qui datent d’il y a un siècle, on est mal barré(e)s. Cessez de voir le féminisme avec des théories des années 50 et intéressez vous aux récentes découvertes en sciences cognitives ! La sexualité induit des différences de comportements. Évidemment ! Qu’une femme puisse avoir des régles menstruelles et pas un homme, ça change leur rapport au monde, ça induit des comportements différents, non ?
                Dernière chose, je n’aime pas le prix Artémisia parce qu’il est un ghetto. Je n’aime pas qu’il y ait moins d’auteures que d’auteurs dans la BD... et je pense comme Guy Vidal que la BD deviendra enfin adulte le jour où il y aura au moins autant de femmes que d’hommes à en faire.

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                • Répondu le 16 février 2009 à  07:29 :

                  Depuis les années 50, ce qui apparaît justement dans les recherches sur les comportements humains aux travers de la neurologie et des avancées sur le cerveau humain, c’est que le sexe, pas plus que la couleur de la peau, n’implique de comportements différents induits et spécifiques aux hommes et aux femmes (du genre la brutalité ou la douceur).

                  La science a juste rejoint depuis ce qu’avait montré depuis déjà plus d’un siècle le développement des études sociologiques qui soulignaient qui si dans certaines sociétés, hommes et femmes avaient en apparence des comportements parfois différenciés, c’était le résultat d’un environnement et d’un conditionnement socio-culturel, le plus souvent emprunt de patriarcat, et pas de prétendues données biologiques ou physiques.

                  Mais c’est vrai qu’aujourd’hui en France (et aux USA, où beaucoup de chercheurs conservateurs et religieux militent dans ce sens au travers de pseudo-études orientées), les stéréotypes sexistes restent très encrés dans les mentalités, et parfois autant chez les hommes que chez les femmes.

                  Preuve en est l’émission qu’avait diffusé M6 en prime time (E=M6 de mémoire) il y a quelques années sur ces différences hommes/femmes et leurs prétendues assises « scientifiques », émission qui reprenait les clichés les plus éculés du genre, ou plus récemment, la dernière élection présidentielles françaises, où attaques misogynes à l’encontre de certaines candidates et déclarations de certaines d’entre elles affirmant qu’une présidence féminine serait « par essence » plus proche des citoyens a encore montré la persistance de ces clichés.

                  Pour terminer, un lien sur une tribune parue dans Libération qui démonte les prétendues faits scientifiques qui étaient assénés dans cette fameuse émission de M6 :

                  http://www.liberation.fr/tribune/010159743-la-science-a-la-sauce-m6-typiquement-sexiste

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                  • Répondu le 17 février 2009 à  00:39 :

                    Je tiens mes informations de chercheurs français et américains qui s’intéressent au cerveau, aux sciences cognitives et à ces questions. Bin oui, j’en ai dans mes amis. C’est ainsi, je ne fais pas exprès de connaître des gens en dehors du petit monde coincé des bulles.
                    Je ne tiens pas mes infos d’émissions de M6. Désolé de ne pas avoir vos sources si fiables.
                    Ce sont certainement des scientifiques machistes et misogynes. En plus, parmi eux, il y a des femmes. Elles sont certainement passées du côté obscur de la force.
                    Je vais donc suivre votre conseil et me contenter de regarder M6. À quoi bon lire des articles de pauvres types qui ne connaissent rien à rien parce qu’ils ne savant pas que M6 existe.
                    Le fait d’être un homme est probablement déjà en soi une preuve de machisme.

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                    • Répondu le 17 février 2009 à  15:15 :

                      Et quelles sont ces fameuses différences comportementales que vos ami(e)s ont découvert ? Parce que pour info, dans l’émission de M6, c’étaient aussi des scientifiques de carrière qui soutenaient ces théories. Et ça peut être aussi des femmes : comme je le disais, beaucoup d’entre elles sont aussi persuadées que le sexe implique des comportements différenciés, qui seraient universels. Mais les scientifiques, c’est comme tout le monde : ça se trompe parfois. Ca peut même être de mauvaise foi. Et ça peut aussi ne pas être d’accord entre eux et défendre des théories différentes. Je dis ça sans particulièrement viser vos amis, je le précise.

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                    • Répondu le 17 février 2009 à  15:18 :

                      Le message concernant l’émission de M6 précisait que l’émission en question était un ramassis de clichés, il ne conseillait pas de la regarder pour s’informer, au contraire. J’ai l’impression que vous n’avez pas saisi cela ?

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                    • Répondu le 17 février 2009 à  15:27 :

                      Une petite citation de Christine Delphy, chercheuse au CNRS sur le sujet : "Derrière le masque de la biologie, c’est la société qui s’exprime, en ventriloque. [...] Les sociétés ont souvent beaucoup de mal à reconnaître que les règles viennent d’elles-mêmes. C’est pourquoi elles les font venir d’un "extérieur", d’un principe transcendant qui pouvait être Dieu par le passé ­ ce qui est encore le cas dans de nombreuses sociétés, et ­ qui aujourd’hui, chez nous, est la biologie hypostasiée".

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                      • Répondu le 17 février 2009 à  16:55 :

                        Quand la science arrange les féministes, elle a raison ?
                        Tout n’est qu’une question d’éduction et de milieu social et les humains ne sont pas des mammifères... bin voyons...

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                        • Répondu le 17 février 2009 à  17:19 :

                          « Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d’homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. De la différence des sexes. Il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l’homme est un prédateur sexuel, un conquérant. » Eric Zemmour, immense penseur français du début du XXIe siècle.

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                        • Répondu le 17 février 2009 à  18:04 :

                          Et ça induirait quoi le fait d’être des mammifères ? Précisez votre pensée...

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                          • Répondu le 18 février 2009 à  11:09 :

                            Que tout n’est pas qu’une question d’éducation.
                            Mais à quoi bon. Le féminisme est une religion comme les autres.

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                            • Répondu le 18 février 2009 à  11:47 :

                              Piètre pirouette pour ne pas répondre clairement. Vous avez peur de vos propres idées ? Alors ? Quelles seraient ces différences comportementales entre hommes et femmes ?

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                              • Répondu le 19 février 2009 à  09:48 :

                                Vous êtes niaise ou quoi ? S’il n’y avait pas de différences comportementales, il n’y aurait plus d’humanité depuis le début.
                                Ce n’est pas qu’une question de capacité de mémoire et intellectuelle.

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                                • Répondu le 19 février 2009 à  12:42 :

                                  Tiens ? L’insulte à défaut d’argument. .

                                  Sinon, je suis un homme.

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                                • Répondu le 19 février 2009 à  12:50 :

                                  "Ce n’est pas qu’une question de capacité de mémoire et intellectuelle" ? Vous insinuez quoi ? Que les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes capacités intellectuelles en tant que genre sexué ? Dites moi que ce n’est pas ça votre propos :/ !!!

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                                • Répondu le 19 février 2009 à  17:05 :

                                  "S’il n’y avait pas de différences comportementales, il n’y aurait plus d’humanité depuis le début"

                                  Oui, disons qu’il faut que les femmes donnent naissance à des enfants pour que l’espèce humaine se perpétue, et que ça, les hommes en sont incapables physiquement. Je crois qu’il y là consensus sur la question :))) A partir de là, tous les types de comportements sont envisageables suivant les cultures et les sociétés, des hommes qui se spécialisent dans les tâches domestiques aux femmes qui se consacrent à la guerre (même si pour les raisons données ci-dessus, il vaut mieux y envoyer d’abord les hommes, sinon, à faire mourir toutes les femmes aux combats, il n’y a plus de reproduction possible).

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                                  • Répondu le 19 février 2009 à  21:15 :

                                    Derrière le masque de la biologie, c’est la société qui s’exprime, en ventriloque.Les sociétés ont souvent beaucoup de mal à reconnaître que les règles viennent d’elles-mêmes. C’est pourquoi elles les font venir d’un "extérieur", d’un principe transcendant qui pouvait être Dieu par le passé ­ ce qui est encore le cas dans de nombreuses sociétés, et ­ qui aujourd’hui, chez nous, est la biologie hypostasiée.

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  • Que dire alors de cette pauvre jeune femme payée pour poser en petite tenue dans un lit avec les lecteurs de fluide glacial ?!!!!

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  • Jeanne Puchol et Chantal Montellier vieillissent. Florence Cestac, leur ancienne éditrice (éditeure ?) rajeunit. La maison close, c’est d’abord la page de BD, ou l’espace internet. D’où la folie généralisée pour en sortir. C’est ça qui est drôle et qui marche, au fond, pas si mal (Killoffer fou furieux par ex.).

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  • Une fois de plus les féministes (ou du moins celles qui se définissent ainsi, mais le sont-elles vraiment ? je n’en crois rien) se trompent de combat, ce n’est pas la première fois et malheureusement pas la dernière.

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    • Répondu par peggy adam le 13 février 2009 à  15:56 :

      Quand on voit les filles dans "le papier ne peut pas envelopper la braise" de Rithy Pan, on a le droit de se sentir mal à l’aise, car c’est un DOCUMENTAIRE, donc c’est VRAI. Ce sont de VRAIES prostituées, vendues parfois, maltraitées souvent. Et on se dit "mais que puis-je faire pour les aider à sortir de la prostitution ?"(là je vous répondrai : soutenez l’Afesip, ou l’ACPE, ou encore l’APLE, toutes des associations au cambodge qui luttent pour sortir les enfants et les femmes de la prostitution)
      Mais qui peut penser, en voyant Ingrid Bergman dans "Les enchaînés", Oh mon dieu cette pauvre actrice a VRAIMENT dû coucher avec ce nazi pour le film ? en plus elle l’a épousé ! personne, car c’est une FICTION. eh bien pour la maison close, c’est pareil. c’est une FICTION. Je ne comprends pas que l’on ne puisse pas le comprendre, et le prendre pour autre chose que ce que c’est : un simple jeu de rôles.
      Quand à l’interpretation de psychanalyse du dimanche sur le fait que je tue Florence Cestac au début, bon, c’est au-delà du navrant quand même...il en faut de la haine et de la bêtise pour s’acharner ainsi sur une si petite maison.
      non, vraiment, je ne comprends pas.

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      • Répondu le 13 février 2009 à  22:39 :

        Si j’ai pu par le passé questionner "Artémisia" et son orientation -par crainte de sectarisme- je dois avouer que je mange aujourd’hui tous mes mots... et mon chapeau. J’étais ignorant, je ne savais pas que sévissait encore ce romantisme masculin abject : la maison close, un lieu ouvert à l’imagination...! Honte à vous. Vous exploitez la misère et réenforcez les structures d’oppression.

        Chère Peggy Adam, la maison close un jeu de rôles ? Hmm... Le maque tout puissant, la fille en position de demande et le client avec son pouvoir d’achat... Joli jeu de "rôles" en effet.

        Ça vous est passé au dessus de la tête totalement : le trafic avec les corps. Tout autre interprétation n’est qu’hypocrisie pauvrement déguisée. J’ai néanmoins de la pitié pour vous car vous êtes des enfants, un peu bêtes et égoïstes.

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    • Répondu par Sylvain Runberg le 13 février 2009 à  17:47 :

      De même qu’il n’y a pas besoin d ’être de confession juive pour lutter contre l’antisémitisme, vous avez l’air d’ignorer qu’il y a beaucoup de féministes qui sont des...hommes.

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