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Angoulême 2010 : les essentiels de la programmation

  • Se rendre au Festival d’Angoulême sans avoir préparé son séjour peut entraîner bien des déconvenues. ActuaBD vous simplifie la tâche en proposant une sélection d'une douzaine d'événements à ne pas manquer pendant les quatre jours du FIBD.

Il est loin le temps où l’amateur de BD débarquait à Angoulême les mains dans les poches et le sac à dos rempli d’albums prêts à être dédicacés. Aujourd’hui, et c’est tant mieux, les événements, manifestations, expositions en tout genre fleurissent aux quatre coins de la ville. Mais la profusion de ces rendez-vous (du plus petit au plus grand, il y en a une cinquantaine par jour !) implique de noircir consciencieusement les feuilles de votre agenda pour être le plus efficace possible.

ActuaBD vous propose sa sélection des animations à ne pas manquer, jour par jour. (Bon à savoir pour votre budget : si la plupart des rendez-vous sont accessibles avec le Pass Festival, quelques-uns nécessitent de payer un droit d’entrée supplémentaire)

Les manifestations visibles tout au long du Festival

Exposition Cent pour Cent
Angoulême 2010 : les essentiels de la programmation
Cent auteurs contemporains revisitent cent planches tirées du fonds du musée. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Musée de la BD

Exposition Blutch

Pas une seule planche, mais près de 250 dessins pour cette exposition dédiée au président du Festival. Des œuvres souvent inédites et parfois très intimes présentées avec un accompagnement sonore par un virtuose du trait.
Place Henri Dunant (+ accès par le 21, rue d’Arcole)

Exposition Léonard

Les 35 années d’invention du héros de Turk et de Groot valaient bien une exposition. Avec à la clef, la reconstitution grandeur nature de l’atelier du maître, de la chambre du disciple et de plusieurs inventions écolo-compatibles.
Bâtiment Castro

Exposition Dessins d’humour

Panorama et généalogie du dessin d’humour depuis le XIXème siècle, de l’Assiette au beurre au New Yorker, de Punch à Simplicissismus, du dessin d’humour au dessin politique, avec ses prolongements chez les dessinateurs contemporains. Une tranche d’histoire (et certainement de rigolade).
Place Henri Dunant (+ accès par le 21, rue d’Arcole)

Concerts de dessin

Marque de fabrique du Festival depuis 2005, les concerts de dessin créent le dialogue entre la musique et l’illustration, en live. Cette année, le groupe qui a accompagné Bashung pour sa dernière tournée dirigé par Areski Belkacem illustrera, suivant les représentations, les coups de crayon d’Alfred, de Matthieu Bonhomme, de Mathieu Sapin, de Tanxxx, de Tebo, de Jean-Louis Tripp, de Laurent Verron et de Bastien Vivès. Le tout sur un scénario de Zep.
Chaque jour à 14h, théâtre d’Angoulême, 8 euros

A ne pas manquer le jeudi

Rencontre avec Sempé

L’un des deux invités d’honneur du FIBD (l’autre étant Robert Crumb) n’était jamais venu au Festival. Pas question donc de laisser passer la rencontre avec le dessinateur du Petit Nicolas.
15h00, Salle Nemo, Bâtiment Castro

Cérémonie d’ouverture
Pour la première fois cette année, le Festival organise une cérémonie d’ouverture. A l’exemple de celle du Festival de Cannes, elle donnera le départ du long week-end et présentera en outre, et en compagnie de leurs auteurs, huit albums "hors compétition", tout juste sortis en janvier 2010, ainsi que des bandes annonces de prochains films tirés de bandes dessinées.
20h00, théâtre d’Angoulême

A ne pas manquer le vendredi

Bilal : Cinémonstre

Enki Bilal a compressé ses trois longs métrages (Bunker Palace Hotel, Tykho Moon et Immortel) pour n’en faire plus qu’un. En direct sur la scène du théâtre, le dessinateur agira sur le film avec une palette graphique et un sampler.
21h00, théâtre d’Angoulême, 18 euros (Aouch !)

A ne pas manquer le samedi

Contes et légendes du monde obscur

François Schuiten et Benoit Peeters proposent une conférence fiction où les auteurs des Cités Obscures présentent les mondes qu’ils ont créés à la manière d’ethnologues de retour d’expédition. Tentant.
11h00, théâtre d’Angoulême

Robert Crumb et ses invités

Rencontre internationale avec l’icône de la BD underground américaine et invité d’honneur du Festival. Ses apparitions se comptent sur les doigts de la main bien qu’il habite depuis presque 20 ans dans le sud de la France.
12h00, Salle Nemo, Bâtiment Castro

Spectacle Blutch

Concert dessiné de Blutch mis en musique par Irène Jacob et son frère Francis. Avec en première partie, une suite de récitatifs de BD (tirés des albums de Jacques Martin, Pratt, Lauzier, Goscinny, Jacobs, Sattouf, etc) déclamés par des comédiens.
21h00, théâtre d’Angoulême, 20 euros (re-aouch !)

Un dernier conseil pour ceux qui comptent se déplacer à Angoulême seulement pour chasser la dédicace. Qu’ils ne se croient pas à l’abri de préparer leur déplacement avec méthode. L’afflux de visiteurs (autour de 200 000 chaque année) a contraint les grosses maisons d’édition à réguler les files d’attente. Pour les auteurs les plus attendus, un tirage au sort est effectué quelques heures avant leur venue pour déterminer qui aura la chance de faire dédicacer un album. Inutile donc de faire la queue si vous ne possédez pas le précieux sésame. Faites un premier tour des stands des éditeurs pour noter les horaires des dédicaces et dans le même temps, ceux des tirages au sort.

(par Thierry Lemaire)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Pour se situer, le plan interactif du Festival.

 
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2 Messages :
  • et les 14 euros l’entrée pour une journée, mérite aussi un gros AOUCH ! L’aide de l’Etat via Martin Hirsch alors que nous avons une dette publique énorme en France, mérite aussi un Aouch ! (Hirsch n’a pas pu négocier des entrées gratuites pour les jeunes démunis ...).
    J’ai envie de dire que en matière de budget, l’actuel comité du FIBD est bien mauvais gestionnaire, mais il sait bien prendre l’argent de ses visiteurs, et comme par hasard, au moment du bilan,ils sont dans leurs frais ! il faudrait plonger un peu plus là dessous, dévoiler, la transparence... et si pour 2011, le prochain coup de com’ va se jouer aussi sur un trou dans le budget avec la possible question que le festival ait lieu ou pas !

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    • Répondu le 31 janvier 2010 à  21:18 :

      Petite erreur quant à la nationalité de Luc Benedetti, il est bel et bien français,en ce qui concerne son père, je ne sais pas même s’il habite et travaille en France depuis fort longtemps.

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