Angoulême 2017 : Prix Goscinny pour Emmanuel Guibert

26 janvier 2017 3 commentaires
  • A l’occasion du retour de Prix Goscinny à Angoulême, un obélisque a été érigé sur le parvis de la gare, tandis qu’Emmanuel Guibert reçoit le trophée 2017 pour son dernier album, "Martha et Alan", mais aussi pour l’ensemble de son œuvre. Une récompense méritée pour un auteur qui a toujours fait preuve d'une grande humanité.
Angoulême 2017 : Prix Goscinny pour Emmanuel Guibert
"Martha & Alan" (L’Association, 2016).

Le Prix Goscinny est de retour cette année à Angoulême ! C’était une des grandes annonces de la conférence de presse du FIBD. C’est l’Institut René Goscinny, un fonds de dotation crée en 2016 et présidé par Anne Goscinny qui a pour objet de développer et de soutenir des activités d’intérêt général à caractère culturel et éducatif s’inscrivant dans le patrimoine artistique et culturel français, et qui ont trait à l’œuvre de René Goscinny qui a permis ce grand retour qui couronne un grand auteur à la probité incontestable. L’heureux récipiendaire recevra un trophée signé Combaz et une dotation pour la réalisation d’une grande exposition.

Né en 1964, Emmanuel Guibert s’est fait connaître d’abord par Les Olives noires qu’il dessine sur un scénario de son ami Joann Sfar, une série inachevée. Mais c’est surtout Le Photographe qu’il réalise avec Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier (Editions Dupuis - Aire LIbre)., une sorte de BD de reportage, qui le fait accéder à la notoriété.

Ensuite, ce sont les ouvrages mémoriaux qu’il consacre au soldat américain Alan Ingram Cope à L’Association.

Il s’adresse également à la jeunesse avec la série Ariol avec Marc Boutavant (BD Kids, Bayard).

C’est cette diversité dans les genres et dans les pratiques –il est aussi bien dessinateur que scénariste- que les membres du jury du Prix Goscinny ont voulu célébrer.

Comme d’habitude quand il reçoit un prix, Emmanuel Guibert a poussé une petite chansonette, cette fois en hommage à Goscinny : "Oumpah-Oumpah-Pa..."

L’Obélisque Goscinny

Peu de temps auparavant, Anne Goscinny et le maire d’Angoulême, Xavier Bonnefoy inauguraient l’obélisque Goscinny, « la plus haure sculpture d’Europe », affirme le maire avec l’emphase de son collègue de Champignac, qui reprend sur ses quatre faces les citations les plus célèbres du scénariste, tirées d’Astérix, de Lucky Luke, du Petit Nicolas et d’Iznogoud. L’occasion d’un quizz pour les voyageurs qui arriveront en gare d’Angoulême.

L’obélisque, recouverte par une calotte, affiche : "Le 25, j’enlêve le haut"
Stéphane Beaujean attend Anne Goscinny en présence d’Astérix et Obélix

Un monument qui, avec la statue de Corto Maltese et celle d’Hergé, viendra renforcer encore davantage caractériser la "capitale de la bande dessinée". À cette occasion, la fille du scénariste a reçu les "clés de la ville", les premières du genre offertes aux hôtes de marque.

... qui arrive finalement.
Devant une meute de journalistes...
L’obélisque finit par être découverte.
Anne Goscinny reçoit ensuite les clés de la ville
Pour cette première édition, le jury du Prix René Goscinny est composé de huit membres :(de g. à dr.) : Anne-Hélène Hoog (conservatrice au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme), José-Louis Bocquet (auteur et éditeur), Catel (autrice), Anne Goscinny (présidente de l’Institut René Goscinny), Frédéric Bonnaud (directeur général de la Cinémathèque française), Florence Cestac (autrice), Stéphane Beaujean (directeur artistique du Festival) et Jul (auteur),.. Photo FIBD

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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44e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême
Du 26 au 29 janvier 2017

Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD) sauf mention contraire

 
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