Angoulême 2021 : découvrez le palmarès complet !

29 janvier 2021 36
  • En choisissant de prescrire des titres intéressants mais peu attendus ou peu connus, le jury présidé par Benoît Peeters s’inscrit dans la lignée des prix remis ces dernières années à Angoulême. Les grands acteurs du marché sont peu présents, les titres étrangers et les romans graphiques ont droit à la plus grande part du gâteau. Est-ce ce que l’on doit attendre du plus grand festival de bande dessinée de France ? La question reste ouverte.

C’est bizarre Angoulême en temps de Covid. Le Chat noir fermé, le Mercure fermé. Les rues désertes. Les seuls pavoisements sont ceux de Noël qui traînent depuis décembre.

Nous arrivons au théâtre. La salle est prévue pour recevoir une vingtaine de journalistes, un rang sur deux, deux sièges entre chaque personne. Tout le monde est masqué. Avec un masque labellisé « FIBD ». Sur la scène, un canapé, et une cage où tous les "Fauves" sont enfermés. Et le présentateur TV et humoriste Thomas VDB. «  L’année dernière, on était au Festival d’Angoulême, cette année, on est… heu… simplement à Angoulême… », fait-il remarquer.

Angoulême 2021 : découvrez le palmarès complet !
Cette année, les Fauves ont été encagés. Tout un symbole...

S’ensuit la longue longue liste des auteurs de BD disparus en 2020. La séquence est proche de dix minutes avec une musique d’ascenseur : les journalistes dans la salle ne voient pas l’écran du direct que l’on peut visionner sur France Inter. Bizarre.

Puis arrive le Prix Goscinny. Aymar du Châtenet, administrateur de l’Institut Goscinny, parle de ces « auteurs de l’ombre » que sont souvent les scénaristes. Après avoir rappelé le rôle déterminant de René Goscinny dans la reconnaissance des scénaristes, il déclara que le Prix Goscinny est attribué cette année à Loo Hui Phang. Celle-ci avait enregistré un message où elle a rappelé cette année encore, un leitmotiv qui reviendra toute la soirée : le problème du statut (ou plutôt le "non-statut") des auteurs...

Sans plus attendre, voici le palmarès.

- Fauve d’Or – Prix du meilleur album

L’Accident de chasse – Par David L. Carlson & Landis Blair, trad. Julie Sibony – Ed. Sonatine

Ainsi en est-il du Fauve d’Or. Un auteur inconnu en France, publié chez un label dévolu à la littérature policière (du groupe Editis) peu présent en librairies spécialisées de bande dessinée. Beaucoup de nos lecteurs feront l’œil rond. Nous avons lu l’album et nous l’avons trouvé excellent (cliquez sur le lien ci-dessus) : « Une émotion rare qui rappelle le Maus de Spiegelman », osions-nous même écrire.

Benoît Peeters, président du jury : "Les autres albums avaient déjà reçu des prix. Il fallait ouvrir une porte... Cela a été "L’Accident de chasse"...

- Fauve d’Angoulême - Prix spécial du jury

Dragman – Par Steven Appleby, trad. Lili Sztajn – Ed. Denoël Graphic

Le Prix Spécial du Jury récompense un éditeur valeureux, Denoël Graphic, qui une fois de plus nous livre un ouvrage singulier. Là encore, une première bande dessinée d’origine anglophone. Notre chroniqueur Florian Uzan, tout en reconnaissant l’originalité de la démarche, n’avait pas accroché (lisez sa critique en cliquant sur le lien ci-dessus). Cela n’a pas été l’avis du jury d’Angoulême qui lui décerne un « Prix Spécial ».

- Fauve d’Angoulême – Prix du public France Télévisions

Anaïs Nin, sur la mer des mensonges - Par Léonie Bischoff – Ed. Casterman

Le « Prix du public » n’est pas décerné par le Grand Jury d’Angoulême et est édité par un éditeur de bande dessinée traditionnel. « C’est certainement la surprise de cette rentrée, un roman qui dépeint avec nuance et émotion les pensées les plus intimes d’Anaïs Nin. Des confidences passionnantes et révélatrices qui sont portées par un magnifique trait aux couleurs changeantes, au diapason des passions de cette femme remarquable », écrivait Charles-Louis Detournay dans nos pages (cliquez ci-dessus)

Thomas VDB, Benoît Mouchart, directeur éditorial de Casterman et Michel Field, directeur exécutif de l’information de France Télévisions. La toile de fond, que l’on voit partiellement, est dessinée par Ruppert et Mulot, et rend hommage à Agrippine, Lucky Luke, Obélix, Laureline...

- Fauve d’Angoulême - Prix de la série

- Paul à la maison - Par Michel Rabagliati – Ed. La Pastèque

Le Prix de la série, en revanche, est bien désigné par le Grand Jury. Il est allé chercher l’album qui s’apparente le plus à un roman graphique : la série Paul du déjà très célébré Michel Rabagliati, a été leur choix. Marianne St-Jacques, notre journaliste installée au Canada, évoquait ainsi la tonalité assez sombre de cet ouvrage : « Ce neuvième tome des aventures de Paul, le sympathique alter ego de Michel Rabagliati, a des allures de récit crépusculaire. D’ordinaire guilleret, le personnage éponyme n’est plus que l’ombre de lui-même, comme en témoigne la couverture de l’album. »

- Fauve Polar SNCF

GoSt111 - Par Marion Mousse, Mark Eacersall et Henri Scala – Glénat

Le Prix Polar SNCF a un jury indépendant du Grand Jury. Glénat peut être content : Gost 111, qui est ici primé, est un excellent polar navigant dans le monde des indics. Co-écrit par un scénariste de télévision, Mark Eacersall, et un commissaire de police œuvrant sous pseudonyme, Henri Scala, GoSt111 est merveilleusement servi par le trait de Marion Mousse. Une jolie révélation.

- Fauve d’Angoulême - Prix du patrimoine

L’Éclaireur : Récits Gravés de Lynd Ward - Par Lynd Ward - Ed. Monsieur Toussaint Louverture

Le Grand Jury n’a pas lésiné sur la dépense ! Le magnifique coffret, recueil des six romans graphiques de Lind Ward dont nous disions le plus grand bien (voir la chronique en cliquant sur le lien ci-dessus) vaut 65 € à l’achat. Et pourtant, il est partout épuisé, mais en réimpression. Patience…

"C’est plus qu’un titre, dit Benoît Peeters, président du jury. C’est toute une œuvre. Une partie de l’Histoire de la bande dessinée. Et puis le formidable travail de Monsieur Toussaint Louverture qui a été de bout en bout une perfection !"

- Fauve d’Angoulême - Prix Révélation

Tanz ! - Par Maurane Mazars – Ed. Le Lombard

Alors là, oui, Tanz ! mérite ce satisfecit. C’est le premier prix à Angoulême du Lombard, depuis longtemps. «  Maurane Mazars : un nom dont il faudra se souvenir, tant son album "Tanz !" fait office de révélation. Rarement, un lauréat du Prix Raymond Leblanc aura livré un ouvrage aussi accompli...  » notait Charles-Louis Detournay dans nos pages (lien ci-dessus)

- Fauve d’Angoulême - Prix de l’audace

La Mécanique du sage - Par Gabrielle Piquet – Ed. Atrabile

Notre rédacteur en chef pour la bande dessinée alternative, Frédéric Hojlo, peut être content : le Grand Jury rejoint son choix, lui qui considérait que cet album était « un modèle de grâce » : « Elle [l’autrice Gabrielle Piquet] tisse, en refusant la facilité du spectaculaire et en transformant l’anecdotique en universel, un voile léger propice à révéler davantage qu’à obscurcir. Elle questionne, aussi, la recherche du bonheur. »

- Fauve d’Angoulême – Prix de la bande dessinée alternative

Le prix de la BD alternative concerne "un public qui aime fouiller dans les cartons", nous dit Thomas VDB. Il est gratifié d’un chèque de 1000€.

KUTI, The Thick book of KUTI (Finlande)

La revue finlandaise Kuti aurait pu remporter ce Fauve depuis plusieurs années déjà. Le collectif fondé en 2005 en est en effet au 58e numéro de son trimestriel. Permettant à de jeunes autrices et auteurs de Finlande et du monde entier de s’exprimer et d’expérimenter, Kuti est fondé sur un modèle propre à permettre une large diffusion : des publicités en début et en fin de revue, un papier journal peu onéreux et un soutien institutionnel permettent de vendre l’abonnement annuel à 22 euros seulement pour toute l’Europe ! Parrainé par Tommi Musturi, figure incontournable de la bande dessinée alternative européenne, Kuti propose des récits courts, en noir et blanc ou en couleurs, accompagnés de traduction en anglais. C’est ici une anthologie qui a été honorée, mais récompense un travail de plusieurs années.

Les Prix Jeunesse récompensent, comme il se doit, les œuvres destinées à la jeunesse. Ils ont choisi un titre "heureux et bienveillant".

- Fauve d’Angoulême - Prix Jeunesse 8-12 ans

Le Club des amis, T. 1 - Par Sophie Guerrive – Ed. 2024

Album longtemps attendu par les fans de Sophie Guerrive, voici ce qu’en écrivait Frédéric Hojlo dans nos pages : «  Le dessin de l’autrice se fait pour l’occasion encore plus sobre voire épuré. Le trait tout en rondeur, le découpage en courts chapitres et les compositions simples mais plus variées que dans la série originelle permettent une lecture dynamique. Les dialogues sont d’un grand naturel. Le passage à une écriture jeunesse est largement réussi : cela valait la peine d’attendre un peu. »

Destiné à des ados, voici le Prix 12-16 ans, "Pas un âge facile" dit Thomas VDB." On a trouvé que ce prix récompensait un bon scénario qui raconte l’emprise d’un père maltraitant", nous dit un membre du jury.

- Fauve d’Angoulême - Prix Jeunesse 12-16 ans

Middlewest, T. 1 : Anger - Par Jorge Corona et Skottie Young – Ed. Urban Comics

- Fauve d’Angoulême – Prix des lycéens

Créé par le festival avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports, en partenariat avec Cultura, ce prix récompense un album qui aura marqué l’année 2020.

Peau d’homme - Par Zanzim et Hubert – Ed. Glénat

Et de sept pour Peau d’hommes d’Hubert et Zanzim qui remporte ainsi son Grand Chelem et devient l’album le plus primé de 2020 alors que son scénariste, tragiquement disparu en février, était nommé « Personnalité BD de l’année » par ActuaBD. Un excellent choix et un deuxième album pour Glénat, l’éditeur BD qui est le seul à remporter deux palmes dans ce palmarès.

Zanzim rend hommage à Hubert à l’occasion de la remise de son prix.

Les autres prix

Citons donc encore Loo Hui Phang qui reçoit le 21e Prix Goscinny-, comme explicité au début de l’article, une récompense qui célèbre chaque année un ou une scénariste de bande dessinée pour l’ensemble de son œuvre. Nous lui consacrerons un article plus spécifique dans les prochaines heures.

Enfin, le Prix Konishi qui récompense une traduction du japonais vers le français, est décerné à Miyako Slocombe pour la traduction de Tokyo Tarareba Girls de Akiko Higashimura publié chez le Lézard Noir.

Restez sur ActuaBD, nous allons continuer à vous faire vivre ce festival d’Angoulême qui sort bien entendu de l’ordinaire !

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

(par Frédéric HOJLO)

(par François RISSEL)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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36 Messages :
  • Angoulême 2021 : découvrez le palmarès complet !
    29 janvier 18:50, par Laurent Colonnier

    "Les autres albums avaient déjà reçu des prix. Il fallait ouvrir une porte... Cela a été "L’Accident de chasse"...

    Bref, ce machin mal gribouillé l’a eu par défaut.

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    • Répondu le 29 janvier à  19:46 :

      Oui, on a même senti la désillusion de celui qui avait tout raflé et s’est fait coiffer au poteau. C’est ballot.

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    • Répondu le 30 janvier à  16:10 :

      un peu d’honnêté intellectuelle serait le bienvenue monsieur colonnier.
      les vidéos prouvent le savoir faire du dessinateur

      https://www.francetvinfo.fr/culture/bd/festival-de-bd-d-angouleme/fauve-d-or-du-festival-bd-d-angouleme-l-accident-de-chasse-epoustouflant-roman-graphique-de-david-l-carlson-et-landis-blair_4274823.html

      Frusté peut etre de pas etre sélectionné ou frustré tout court

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 30 janvier à  20:50 :

        Je suis en pleine honnêteté intellectuelle (et pas honnêté monsieur l’anonyme donneur de leçon), je trouve que c’est un machin mal gribouillé, ça fait d’ailleurs penser à Spiegelman ou Bruno Heitz. Il y a toujours un certain snobisme du Festival d’Angoulême à récompenser ce genre du truc (comme le dégueulasse Moi Ce Que J’aime C’est Les Monstres).
        Et, monsieur l’anonyme, le frustré vous dit bien des choses.

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        • Répondu par troll des bois le 31 janvier à  11:01 :

          " un machin mal gribouillé "
          Un résumé parfait de votre pratique artistique.

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          • Répondu par auteur le 2 février à  21:47 :

            Quand on voit ces attaques ad hominem on se félicite de signer anonymement les commentaires en tant qu’auteur.

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        • Répondu le 31 janvier à  14:45 :

          Le terme frustré est mal choisi plutôt acrimonieux.
          C’est bien triste d’en arrivé là, même les plus grands sont loin de ce genre de commentaires sur le travail des autres collègues.
          Snobisme, parisianisme, élististe les mots magiques pour dire que l’on à rien à dire.

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      • Répondu le 30 janvier à  22:36 :

        Ce n’est pas parce qu’on met des petits traits partout qu’on a du talent, c’est du remplissage, du camouflage. Un dessin bien construit et sans maladresse peut se satisfaire de l’épure.

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  • L’accident de chasse avait reçu le prix Ouest-France/Quai des bulles

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  • Pas un seul prix pour Dargaud. Ouille, ça va piquer.

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    • Répondu par Lol le 29 janvier à  23:39 :

      Ils n’ont qu’à publier des albums moins bien s’ils veulent avoir un prix à Angougou !

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    • Répondu par Milles Sabords le 30 janvier à  06:55 :

      Sélection Angoulême 2021 : la bande-décimée !

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      • Répondu le 30 janvier à  10:25 :

        L’affiche du festival fait plus penser à l’emballage d’un paquet de bonbons Japonais ! C’est vraiment à côté de la cible.

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      • Répondu le 30 janvier à  11:04 :

        j’en reviens pas que le dernier Cédric n’était même pas dans la sélection

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        • Répondu le 30 janvier à  14:32 :

          Vous avez la même condescendance avec les milliers de jeunes lecteurs qui lisent Mortelle Adèle ?

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    • Répondu le 30 janvier à  13:01 :

      ça va rien changer aux ventes de Dargaud hein ;)

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      • Répondu le 30 janvier à  22:01 :

        Pour beaucoup, les grosses ventes sont déjà faîtes, quand les autres ne démarreront pas forcément après la médaille. Et ça ne changera rien pour Dargaud, comme beaucoup d’autres. 10, 15, médailles sur 6000 titres par an, ça ne change grand chose, même quand on pense être le centre du monde.

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    • Répondu par Frédéric HOJLO le 30 janvier à  21:23 :

      Bonjour,
      Urban Comics (Fauve Jeunesse 12-16 ans) est une filiale de Dargaud (groupe Média-Participations).
      Notons d’ailleurs que les « grosses » maisons d’édition ne sont pas oubliées, loin de là : 2 prix pour Glénat, 1 pour Le Lombard donc le groupe Média Participations également, 2 pour Gallimard donc le groupe Madrigall (via Casterman & Denoël), 1 pour Editis donc le groupe Vivendi (via Sonatine).
      Soit 7 prix sur 11 (si on retire le Fauve de la BD alternative dont le règlement exclut les productions professionnelles). C’est un constat, pas un jugement.

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      • Répondu le 31 janvier à  09:54 :

        La bande dessinée primée à Angoulême a tous les tics de la BD alternative. Je parle de "comment c’est dessiné" et "ce que ça raconte" pas de l’éditeur qui la publie. Alors, un prix de la BD alternative, ça veut simplement dire une BD qui est éditée par un petit éditeur indépendant. Donc, ce sont des prix donnés à des éditeurs avant d’être donnés à des auteurs puisque ce qu’on nous vante à tous les étages, c’est la même chose. Si on met les éditeurs de côté et qu’on s’intéresse qu’aux auteurs, l’establishment du FIBD est devenu l’alternatif. Après, il ne suffit pas de coller une étiquette "élue saveur de l’année par le FIBD" pour faire un succès commercial et croyant naïvement que la prescription suffira pour convaincre une majorité de lecteurs à aimer ce qu’elle n’aimera jamais. Pas parce que cette majorité ne comprend pas mais parce que c’est seulement laid parce que maladroit, fainéant, prétentieux et bas du front.

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        • Répondu le 31 janvier à  15:24 :

          Vous avez tout à fait raison, si on enlève les bds de genres, les comics, les mangas, et une partie de la bd jeunesse grand public, on se retrouve avec un FIBD et ses breloques qui représente 15% de la production de la bd hexagonale, et encore.

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          • Répondu le 31 janvier à  16:58 :

            15%, je ne sais pas, mais seulement la tendance style alternatif, oui.

            Par exemple, le titre jeunesse 8-12 ans primé : Sophie Guérive - Le club des amis. C’est bien joli mais il ne correspond pas à ce que lisent massivement les enfants de 8-12 ans. Le dessin s’adresse à des enfants de 3-5 ans et le propos est niveau lecteur débutant 6-7 ans. Il y a un problème. Qui sont ceux ou celles qui ont sélectionné cet ouvrage et sur quels critères ?
            On n’en sait rien et c’est pareil pour tout les titres nominés et primés. C’est opaque. On ignore tous des critères de sélection. Je suis même certain que les éditeurs ne comprennent pas non plus pourquoi tel titre plutôt que tel autre. Ceux sélectionnés sont étonnés et contents mais c’est complètement hasardeux et ça ne construit aucun paysage à part un foutoir pas possible où tout se vaut et où la médiocrité à autant de chance d’être honorée que l’excellence. RIP FIBD avec ton nombrilisme !

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            • Répondu le 1er février à  07:06 :

              Absolument, sans critères précis de sélection et d’évaluation, c’est au petit bonheur la chance, cumulé avec de fortes activités en coulisses pour favoriser tel ou tel titre, c’est du copinage, comme ça a longtemps était le cas avec le grand prix.

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  • La bien-pensance dans toute sa splendeur ! or, derrière le masque du politiquement correct se cache la moustache de Staline !

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    • Répondu le 30 janvier à  17:38 :

      Vous etes sûre d’étre sur le bon site pour sortir des énormités pareil de la droite plus qu’a droite.
      Décidément on parle de la détresse psychologique à cause du confinement en voici un parfait exemple.
      C’est grave docteur ?

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    • Répondu le 30 janvier à  17:43 :

      vous croyez que c’est un complot ?
      Qui est derrière tout ça ?
      Pif ? Placid et Muzo ? Leo ? Pifou ? Arthur le fantome ?
      En effet, ça fait peur !!!!!!

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  • On a rarement vu un niveau de commentaires aussi affligeant... Quand on a rien à dire, le mieux c’est peut-être de le garder pour soi, non ? Il fallait que cela soit dit... Ou pas. Au moins, je me sens au niveau 😁

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    • Répondu par Breugnol le 30 janvier à  19:51 :

      Pire que Oncle François Pincemi-Pincemoi qui lui était parfois sympa et marrant ! Au moins, il formait un beau duo avec Sergio Salma. C’étaient un peu les Zemmour et Naulleau de ce site. Des personnalités aux convictions opposées, mais cela faisait rebondir le débat !

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      • Répondu le 2 février à  08:27 :

        Le problème de ce palmarès trop univoque est qu’il réduit l’envergure du festival. Angoulême se veut FIBD. Il est censé refléter l’ensemble de la production mondiale, et pas seulement son versant underground. De plus en plus, le palmarès pourrait aussi bien être celui de Bastia ou d’Aix et dans les deux cas, ça diminue ce que prétend être Angoulême. Le festival de Cannes a longtemps eu ce même problème. Dans le même ordre d’idée, dans l’interview de Felder dans Libé vendredi dernier, quand on lui pose la question de la succession de ces prédécesseurs, il répond que ça ne l’intéresse pas et qu’il est seulement là pour mettre en avant ce qu’il aime. Mais ce n’est pas ça qu’on lui demande, c’est beaucoup plus.

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        • Répondu par Pirlouit le 2 février à  10:54 :

          Moi, j’aime bien les sélections élitistes, quand j’en feuillette cela me donne l’impression que je deviens plus intelligent, plus réceptif aux tendances du moment. Cela décore également très bien une table basse de salon....

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          • Répondu par O Tannenbaum le 2 février à  15:03 :

            C’est un peu à ça que ça sert ces prix, c’est pour que ceux qui lisent de la BD et n’assument pas tellement cet aspect régressif (pourtant c’est toujours aussi bien que quand on était petits de lire Tintin, Johan et Pirlouit ou Blake et Mortimer). Avec des trucs de ce genre ils peuvent se poser en espèces d’intellectuels (mais bon, ils trouvent quand même ça vachement mieux de relire Gil Jourdan ou Alix).

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            • Répondu le 2 février à  15:33 :

              C’est tellement vrai.

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              • Répondu le 2 février à  17:59 :

                C’est seulement qu’il n’y avait pas de raison que la bande dessinée reste un genre destiné à la jeunesse. Une certaine révolution a eu lieu dans les années 70, la bd pour adultes est née. C’est elle qui rafle tous les prix maintenant. Ça énerve certains mais c’est logique.

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                • Répondu le 2 février à  20:00 :

                  De la bd pour adulte ? Faut pas pousser, le dessin très souvent faible des romans-graphique n’est pas du tout adulte mais très infantilisant. Même certains scénarios tournent autour du "moi, je" ou du "nombril", "l’enfant roi" qui se prend pour un adulte...

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                  • Répondu le 2 février à  20:59 :

                    Si on suit votre raisonnement, Maus est un livre pour enfants parce qu’il y a des chats et des souris.

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                    • Répondu le 3 février à  10:23 :

                      Pas à cause des chats et des souris, mais parce ces chats et ces souris apportent la distanciation nécessaire pour que même des enfants puissent le découvrir et le comprendre, sans violence. Comme dans le travail de Calvo, "La bête est morte". Les enfants ont déjà accès à des séries TV violentes ou des images du même genre sur le net. Vous croyez que tous les parents contrôlent tout ? Même dans les cours d’écoles ou sur les portables ? A l’inverse, infantiliser les adultes ne grandira pas la bd. C’est une tendance qui vient du marketing, jusque dans certains objets du quotidien, voir même dans l’automobile. Dommage que l’édition s’en serve aussi.

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