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Anita Bomba T5 : Poussière d’Ange - Gratien et Cromwell - Albin Michel.

  • Dans les épisodes précédents, une belle nana aux drôles de chapeaux découvre un robot schizo, tente de braquer la réserve d’or de l’empire et déclenche une grosse pagaille au sein de la galaxie.

Tout commence avec la rencontre d’un drôle de type, le Mentor. Il lui propose le coup du siècle ! Braquer Kamala, le pactole de l’empire. Notre bombe érotique aventurière en mal d’exploits improbables en pince pour ladite bestiole et risque le tout pour le tout. En compagnie du robot aux multiples personnalités, un ersatz de Yoda. Le coup se termine de façon lamentable à cause d’un monstre de papier. La terreur boulotte le Mentor et se transforme en un tyran qui jure de détruire l’humanité, le délire schizo habituel de tous les malades en manque de pouvoir et de couches culottes. Rajoutez un flic à la dent dure devenu super héros, la Misère, grâce aux mauvais soins d’Anita.

Anita Bomba T5 : Poussière d'Ange - Gratien et Cromwell - Albin Michel.Voilà où nous en étions quand commence cette nouvelle aventure. Le robot d’Anita tente une réussite au fin fond de la galaxie, pendant que la belle s’éclate les neurones et autres attraits féminins avec un petit gars qui la fait se pâmer. Pendant ce temps, le mentor sent que le temps est venu de plier bagage pour l’au-delà. Il aimerait bien, une dernière fois, revoir le sourire d’Anita et s’arracher des griffes du despote de papier.

Le despote de papier, lui, a besoin d’une drogue dure pour que le flic tenace qui poursuit la môme de sa ténébreuse vengeance le sauve d’une mort assurée. Le tout dans une osmose chaotique et tantrique qui lui permettrait de driver la Camarde !
Tout ce petit monde pourrait foutre la paix à notre gamine, la laisser vivre la Dolce Vita, le parfait amour quoi, dans les bras de son hidalgo galactique. Le seul moyen de lui remettre le pied à l’étrier, de la forcer de nouveau à se lancer sur les pistes de l’aventure, c’est la bonne vieille méthode du kidnapping.

Obligée de trouver la drogue dure qui sauvera le monstre de papier pour retrouver son vieux compagnon, la voilà de nouveau en selle pour semer le bordel ! Le tout sous l’œil d’une bande de sisters Bigoudens déjantées, d’anges d’amour et de ferrailleurs qui pourraient vite comprendre qu’un robot schizo c’est dangereux. Le tout s’achève dans un final explosif qui ne laissera pas vos petites neurones improductifs, après avoir compris le pourquoi du comment.

Cromwell et son complice nous manquaient avec leur univers anarchiste, punk délirant, leurs couleurs fauves et leur style éclaté comme une bonne bouteille de tequila. BD à consommer avec modération. Nous retrouvons la patte du dessinateur, fils de militaire qui, pendant un temps, bouscula les idées reçues du genre. Aujourd’hui, le temps des révolutions graphiques est bien loin, et pas mal d’enfants des petits Mickey sont passés par là. Mais la bête demeure et le style est en phase, aussi bien dans ses couleurs terre, gris, rouge, légèrement or et marron.

Pour le scénario, c’est plus une fin de série avec une possible ouverture qu’un véritable pavé dans la mare. Qu’est-ce que tu veux, baby, on vieillit tous !

(par Patrick Van Langhenhoven)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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