Apocalypse Mania – Cycle 2 – T2 et T3 – Par Bollée et Aymond – Dargaud

9 juillet 2010 0 commentaire
  • En concluant cette série, le second cycle d’{Apocalypse Mania} laisse à penser qu’il vaudrait mieux parfois que certains mystères perdurent, que des questions restent sans réponses.

Après avoir échappé à ce qu’il pensait être la France du XVIIIe siècle dans le premier tome, Jacob Kandahar se retrouve perdu en plein désert. Assoiffé et aux portes de la mort, il est recueilli par une tribu au langage inconnu. Les prochaines étapes pour le préparer à sauver le monde se déroulent dans Manik Shamanik.

Décembre 2021, le monde est dans l’expectative puisque l’on approche de 2022, année prophétique à l’origine des rayons qui ont frappé la terre en 2009 (lire cycle 1). Arena, troisième et dernier tome de la série voit revenir sur terre pour l’ultime combat les quatre protagonistes disparus dans les fameux rayons : Steve Kopper, Hannah Osternik, Ardell Clayton et Jacob Kandahar. Sauf si tout cela n’est qu’une illusion ! Apocalypse Mania – Cycle 2 – T2 et T3 – Par Bollée et Aymond – Dargaud

Avec ce second cycle, Laurent-Frédéric Bollée nous place devant un méchant dilemme. D’un côté, on lui est reconnaissant d’avoir souhaité donner les éléments de réponse aux multiples mystères imaginés dans l’excellent premier cycle et donc de respecter ses lecteurs en bouclant la boucle. Mais de l’autre, ses réponses et sa conclusion sont tellement décevantes que, finalement, on regrette presque qu’il n’ait pas laissé à l’imagination de chacun le soin de tracer les perspectives de fin d’Apocalypse Mania.

Planche Apocalypse Mania – Cycle 2 – T3

Malgré son travail sur Lady S, qu’il signe avec Jean Van Hamme, Philippe Aymond s’est chargé de terminer en bonne et due forme la série qui l’a fait connaître. De ce point de vue là aussi, et quel que soit notre avis sur le scénario, on lui est reconnaissant de ne pas avoir refilé le travail à un autre, comme certains dessinateurs à succès le font parfois. Un respect de ses lecteurs qui devrait en inspirer certains. Fidèle à lui-même, son trait est précis et toujours aussi séduisant. Un bémol, peut-être, pour le monstre final, sorte d’Alien en moins terrifiant.

Alors certes, la synthèse est cohérente, le mystère éclairci et les réponses à nos questions fournies, mais cette conclusion un peu faiblarde gâche finalement ce que nous considérions comme l’une des chouettes sagas de science-fiction publiés ces dernières années. Dommage !

(par Olivier Wurlod)

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