ApocalypseMania - T6 - Cycle 2 - T1 : Les Lois du hasard - Par Bollée et Aymond - Dargaud

24 avril 2006 2 commentaires
  • {{Philippe Aymond}} avait délaissé {ApocalypseMania} le temps de lancer {[Lady S->2800]}, la série qu'il anime avec {{[Jean Van Hamme->2863]}}. Après le cycle des « Lumières », il entame avec Laurent-Frédéric Bollée, le cycle des « Épreuves » qui sera développé en trois tomes.

Nous retrouvons Jacob Kandahar au dix-huitième siècle. « L’homme le plus intelligent du monde » est confronté à un problème des plus difficile : comment retourner au 21e siècle ? Cette épreuve est devenue au fil des ans un véritable fardeau. Son intelligence lui fait défaut. Il a beau retourner le problème dans tous les sens : il ne sait comment résoudre cette énigme !

Königsberg, Juillet 1740. Un mathématicien membre d’une confrérie secrète se voit assigner la mission de tuer l’ambassadeur de France en Prusse. Il deviendra ainsi un dignitaire de cette loge. L’homme poignarde le représentant français, mais celui-ci mettra des mois à agoniser. Fortement handicapé suite à une mauvaise chute, le mathématicien criminel est enfermé dans un asile psychiatrique. Il y rencontre Jacob. Intrigué par l’intelligence et la connaissance de celui-ci, le mathématicien décide de le prendre sous son aile lorsque sa confrérie secrète organise son évasion...

Dans son graphisme et sa mise en page, Philippe Aymond recherche avant tout la l’efficacité, la fluidité et la lisibilité.

Mais un sentiment de perplexité nous envahit une fois l’album refermé. L’intrigue est bien ficelée et rondement menée, mais nous n’avons pas le sentiment que la trame générale progresse vraiment. Cet album serait-il le prologue d’un récit aussi réussi que le « Cycle des lumières » ou est-ce l’album de trop ? Seul Laurent-Frédéric Bollée pourra répondre à cette question dans les prochains albums de cette série.

(par Nicolas Anspach)

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2 Messages :
  • Je vais répondre plus vite qu’on ne le pense.

    Désolé, Nicolas, de vous avoir plongé dans ce sentiment de perplexité qui vous a, manifestement, un peu dérangé. Il est vrai que cette série se veut résolument ambitieuse, complexe, voire déroutante. Et que jamais le récit n’y sera linéaire - surtout pas ! Nous cherchons plutôt à l’éclatement et empruntons volontiers des sentiers détournés. Le plaisir du feuilleton sans doute...

    Cet album en est l’illustration : il s’inscrit dans une réalité un peu spéciale, que prend de plein fouet sans trop la comprendre notre personnage principal (ce n’est certainement pas un héros, je crois que tout le monde l’a bien compris désormais). Aussi cette histoire est-elle centrée sur un autre personnage qui fait son apparition (Leonhard Euler, authentique mathématicien grandiose) et qui se débat dans des tourments moraux qu’il estime terribles.

    On est effectivement loin d’une trame globale qui progresserait spectaculairement. On est au contraire dans une volonté manifeste de se concentrer sur un nouveau personnage et ses doutes : une véritable trame particulière, donc. C’était le choix pour cet album, je le répète.

    Je me permets de penser que cette histoire ne peut pas être, par conséquent, un prologue - ou alors, comme je le disais dans le cahier spécial de l’Intégrale du Cycle 1, il faut considérer Objectif Lune comme un prologue d’On a marché sur la Lune ! (ce qui n’est, on en conviendra, pas le cas).

    Enfin, est-ce l’album de trop ?... Oulà ! Carrément ? On passe directement d’un cycle « réussi » (merci) à une interrogation de ce type ? Dites-donc, on n’a pas droit à la moindre clémence sur ActuaBD ! On tombe vite en disgrâce à ce que je vois...

    Vaste question, un peu douloureuse à entendre tout de même, je vous assure. Mais enfin, sachez qu’on en est juste à mi-parcours de cette série qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Heureusement, serais-je tenté d’ajouter...

    Amicalement,

    LFB

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    • Répondu par Nicolas Anspach le 25 avril 2006 à  09:28 :

      Bonjour Laurent-Frédéric,

      Je vous sens déçu par mon article. Pourtant, il me semble que celui-ci est positif, même si j’y fais part de ma perplexité. Vous dites vous-mêmes que c’est une série « Ambitieuse, complexe, voire déroutante. Et que jamais le récit n’y sera linéaire..." Il me semble donc légitime d’être "dérouté", de demander à en voir un peu plus...

      Cette chronique ne reflète que mon propre avis. Nos lecteurs sont assez intelligents pour se faire leur propre opinion. Je suppose qu’ils ne se contenteront pas de mon seul avis : d’autres organes critiques ou les librairies sauront l’éclairer.

      Vous attribuez peut-être trop d’importance à cette seule critique. C’est flatteur pour nous, mais ne vous faites pas du mal inutilement.

      Nous prenons note de vos intentions. Nous espérons que notre perplexité fera place, à nouveau, à notre enthousiasme.

      Nicolas Anspach

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