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Astérix – Le Bouclier arverne (Edition de Luxe) - Par René Goscinny & Albert Uderzo – Hachette

Ce classique des classiques de la bande dessinée réalisé par le tandem de légende nous revient en édition de luxe. Cette version comprend l’album grand format en couleur, les planches originales encrées par Albert Uderzo et un dossier de 30 pages sur l’album. Le tirage de la première édition de cette version est annoncé à 5.150 exemplaires. Un must absolu pour tout fan d’Astérix qui se respecte lorsqu’on sait que le premier tirage de l’édition originale s’élevait déjà à un million d’exemplaires.

Nous ne reviendrons pas trop sur l’histoire en elle-même qui figure parmi les meilleures aventures d’Astérix. Jules César, afin d’assurer son triomphe, est à la recherche du bouclier que Vercingétorix avait délicatement déposé à ses pieds lors de sa reddition. Abraracourcix, le chef gaulois, doit impérativement, sur les conseils du druide Panoramix, suivre un régime draconien dans une cure thermale en pays arverne (Auvergne). Lors de son périple d’abord très culinaire, il est accompagné d’Astérix, Obélix et Idéfix bien sûr. Les Romains vont en voir de toutes les couleurs et surtout du noir en visitant les caves à charbon de la région. Les scènes à se tordre de rire vont se succéder tout au long de ces 44 pages mémorables.

Astérix – Le Bouclier arverne (Edition de Luxe) - Par René Goscinny & Albert Uderzo – Hachette

Mais intéressons nous de plus près à ce que propose cette version « de luxe » : tout d’abord l’album en grand format et aux couleurs retravaillées tel qu’il était proposé dans la « grande collection ». Jusque là, rien de bien neuf. Même Assurancetourix ne se sentirait pas le besoin d’entamer un chant pour l’occasion.
Ensuite, et là les choses commencent à devenir nettement plus tentantes pour susciter le lyrisme du barde et notre intérêt : un dossier constitué de photos de tournage, des dessins publicitaires inédits annonçant cette nouvelle aventure, des reproductions de dessins réalisés à la gouache comme la couverture par exemple, autant de bonus qui feraient déjà saliver plus d’un inconditionnel du Gaulois. Mais les extras ne s’arrêtent pas là car vient le synopsis de René Goscinny tapé sur sa bonne vieille machine à écrire Keystone Royal (provenant des archives d’Anne Goscinny). Ces feuilles reproduites telles quelles avec leur ratures, fautes de frappe, inscriptions ajoutées à la main, représentent exactement ce qu’Albert Uderzo a reçu en 1968 pour réaliser son travail de dessinateur. Ce document exceptionnel nous permet de réaliser au mieux combien ce duo de génies était en symbiose.

La dernière partie de l’ouvrage est également un trésor puisqu’il s’agit ni plus ni moins des scans des planches originales et donc, en noir et blanc. Cette présentation permet d’admirer tous les détails et procure une nouvelle lecture au passionné qui s’attardera sur le moindre détail (les figurants en arrière plan, les objets, arbustes, plantes, feuilles mortes jusqu’au plus petit brin d’herbe) car tout s’admire dans le dessin d’Albert Uderzo.

Toutefois (et non tu ne chanteras pas Assurancetourix !), notre esprit gaulois ne serait pas ce qu’il est si nous ne râlions pas sur un point ou l’autre. Même si le papier d’un blanc immaculé utilisé pour ces reproductions de planches originales n’est pas désagréable, on lui aurait préféré, tout comme ce fut le cas pour certains albums réédités dans cette collection « de luxe » (Le Domaine des dieux, Le Tour de Gaule, Le Combat des chefs,…) l’usage d’un papier gris-brun plus en adéquation avec ces planches normalement jaunies par le temps. Voir des traces de doigts ou de gomme (si toutefois il y en avait) du maître. Les voir tout simplement dans leur jus plutôt que de les recevoir nettoyées de toutes aspérités ou pliures. Aussi, les bonus du dossier pour cet album, même s’ils sont exposés sur le même nombre de pages que ses prédécesseurs, sont moins nombreux car plus étalés pour cet épisode.

En conclusion, cette réédition, malgré ces remarques dont il faudra tenir compte à l’avenir pour satisfaire les plus exigeants, vaut vraiment son pesant (raisonnable) de sesterces. Nous ne bouderons pas notre plaisir dans notre coin avec Obélix qui a dû subir un petit régime inutile dans cette aventure. Et même si nous avons empêché Assurancetourix de chanter, il lui est permis, comme c’est la cas de manière exceptionnelle à la fin du Bouclier arverne de s’attabler avec nous pour fêter cette sortie et de dire, en levant bien haut nos cornes remplies de cervoise, encore une fois à René Goscinny et Albert Uderzo : MERCI !

« Fin de l’épisode. »

(par David SPORCQ)

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Code EAN : 9782014001273

Asterix Hachette ✍ René Goscinny ✏️ Albert Uderzo tout public Humour France 🛒 Acheter 📖 Feuilleter
 
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3 Messages :
  • C’est une plaisanterie, ce passage sur les scans des planches originales qui auraient été mieux vues sur un autre papier légèrement gris-brun ? Ce bouquin est bon à mettre au rebut !! Poubelle ! Je ne pense pas que vous l’ayez ouvert... pour écrire ça. Un des meilleurs albums d’Astérix massacré à ce point, c’est un scandale graphique ! La partie BD couleur n’a aucun intérêt, du classique réédité mille fois, la partie scénario est très intéressante, les bonus d’originaux le sont également, et curieusement scannés à la presque perfection ; mais la partie originaux d’Uderzo (les planches en noir et blanc) est totalement ratée. De l’amateurisme de haut niveau ! Limite du débutant qui a voulu essayer un truc en harmonisant toutes les planches scannées sur la même trame grise et non noir et blanc. Du gâchis, et je pèse mes mots ! Que s’est-il passé ? Les graphistes de Hachette et/ou Albert-René sont-ils mauvais à ce point ? Comment des contrôleurs de BAT ont pu laisser passer cette erreur de débutant ? Comment même ont-ils pu apprécier le trait du Maître sur ces aplats gris fadasses ? Ils ont validé sans regarder, c’est une évidence. Ou alors c’est de l’ignorance. Les reprises des quelques planches au trait dont les originaux n’ont pu être rescannés sont du coup plus intéressants que tout le très mauvais boulot qui a été fait sur cette partie, soit dit en passant celle qui est censée être la plus intéressante du bouquin ! Je vous mets au défi de reparler du "petit brin d’herbe" après avoir réellement regardé ce livre que vous n’avez pas dû ouvrir avant d’écrire votre article. Au final, 39 euros à jeter ! Si si ! A jeter. Déjà à "La serpe d’or" je commençais à m’inquiéter sur la partie originaux qui commençait à partir en vrille. Ça se confirmait un peu plus sur "Astérix et Cléopâtre", les scans sont pales et dénaturent complètement le trait vif du Maître et son encrage puissant. En regardant l’ensemble de la collection, le seul qui soit bien imprimé dans son ensemble et dont le boulot graphique a vraiment été fait, c’est "Le tour de Gaule". Il est temps de se reprendre ! Je veut bien même payer plus de 39 euros chaque bouquin si la qualité est rendez-vous. Là elle n’y est pas ; elle décline depuis le trosième opus de cette collection, et aujourd’hui elle n’y est plus du tout. J’aimerais qu’on arrête de s’extasier sur ces scandales graphiques. Rien ne reflète dans ces scans retouchés n’importe comment, le travail d’Albert Uderzo. Rien ! Les scans de planches qu’on peut voir sur des sites comme 2DG, faits par des amateurs collectionneurs et non par des graphistes dont c’est le métier, sont largement mieux réalisés et beaucoup plus intéressants que ces scans totalement insipides ! Quelle honte ! C’est selon moi un scandale d’édition ! Reprenez-vous, chez Hachette Albert-René !!

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    • Répondu par Nadia le 28 septembre à  06:49 :

      Mais qu’est-ce que vous leur reprochez à ces sans d’originaux ? Vous en faites une tartine mais on ne comprend pas quel est le problème. C’est scanné en niveaux de gris, c’est ça ? Vous auriez préféré un scan au trait ? Merci.

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      • Répondu par Capitaine Kérosène le 30 septembre à  10:18 :

        Non, un scan en niveaux de gris ou un scan au trait ne change rien à l’affaire.
        Pour distinguer toutes les nuances d’une planche originale, il faut un scan HD en couleurs et reproduit en couleurs !
        Tout le reste c’est du pipeau. Un scan en noir et blanc n’a aucune utilité, cela ressemble à une version noir et blanc d’un album ordinaire.
        Un scan en niveaux de gris donne un résultat de photocopie laser. Les crayonnés légers, les collages et les rustines disparaissent presque.
        Il ne faut pas tout confondre.
        Les éditeurs présentent abusivement les scans d’originaux comme le fin du fin, mais souvent ils ne proposent en réalité qu’une version noir et blanc des planches, sans plus.
        On pourra se faire une idée du résultat en regardant les albums de Blueberry en grand format noir et blanc que Dargaud avait publiés il y a quelques années. Ils partaient peut-être de scans des originaux, mais à l’arrivée, ils étaient imprimés en noir et blanc. On ne percevait rien des subtilités des planches originales.

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