Astérix chez les … Italiens, le 37e album d’Astérix.

6 avril 2017 12
  • Astérix va faire un tour d’Italie. Non pas pour conquérir le maillot rose, mais pour faire découvrir une région bien antérieure à l’unification italienne mise en œuvre par Garibaldi. Après 370 millions d’albums vendus et une traduction en 110 langages et dialectes, c’est le pays d’origine d’Albert Uderzo qui va recevoir leur visite. Avec un album qui sera publié dans 20 pays avec un premier tirage de cinq millions d’exemplaires.

Rôdées au teasing (le titre, puis la couverture, puis une image ou deux…), les éditions Albert-René ont profité, comme pour les deux derniers albums, de la Foire internationale du Livre de jeunesse de Bologne pour dévoiler, en directe et en duplex depuis Austin, le thème de la prochaine aventure d’Astérix sur laquelle les auteurs qui succèdent à Albert Uderzo et René Goscinny, planchent depuis de nombreux mois.

Astérix chez les … Italiens, le 37e album d'Astérix.
Conférence de presse à Bologne

Ce sera Astérix en… Transitalique  ! Pourquoi « transitalique » ? Parce que l’Italie n’existe pas encore qu’il fallait traverser la botte de haut en bas. « Un titre mystérieux, comme celui du Bouclier arverne  » commente Jean-Yves Ferri. Il est vrai qu’en dehors de leurs escapades expéditionnaires (dans Astérix Gladiateur et Les Lauriers de César) à Rome, les Gaulois n’avaient pas même visité le Latium. Jean-Yves Ferri a dès lors eu l’idée d’aller leur faire faire un petit tout sur le modèle du Tour de Gaule, sauf que cette fois, Idéfix accompagnera nos compères puisque c’est précisément dans cet album qu’ils avaient fait connaissance.

Dans ce strip en avant-première, Astérix, en bon pédagogue, énonce les différents peuples de la pénisule italienne.
© Albert-René

Évidemment, à part un strip et une illustration, on ne saura pas grand-chose sur cette aventure. On sait juste ce que nous dit l’histoire : c’est que César avait autant de difficultés à dominer la péninsule que la Gaule : Vénètes, Étrusques, Ombriens, Osques, Messapes et Apuliens résistent tout un chacun à l’envahisseur latin. Une bonne occasion de raconter l’histoire peu connue de la péninsule italienne avant l’arrivée de Garibaldi avec « beaucoup de scènes d’action » nous dit Didier Conrad.

Dans ce paysage de Toscane, on découvre les premiers "Italiens".
© Albert-René

De nouveaux personnages (et de nouveaux patronymes) qui ont demandé près de deux mois de préparation apparaîtront dont une jeune femme au sourire indéfinissable...

Cette année est marquante pour les créateurs d’Astérix puisqu’Albert Uderzo fêtera ses 90 ans, tandis que René Goscinny sera célébré par le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme et par la Cinématique de Paris à partir de septembre prochain. Quand à l’album, il nous envahira le 19 octobre prochain.

Eh oui, toute l’Italie n’est pas occupée par Rome ! Vraiment, ce Jules...
© Albert-René

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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12 Messages :
  • « Cette année est marquante pour les créateurs d’Astérix puisqu’Albert Uderzo fêtera ses 90 ans cette année, »

    Un "cette année" de trop, non ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 6 avril 2017 à  14:40 :

      Mais oui ! Merci.

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  • En dépit de probables esprits chagrins à venir (?), je me réjouis de ce prochain album, qui s’annonce sous les meilleurs auspices, ce qui est le moins quand on parle de romains...
    Le travail de Ferri et Conrad semble toujours placé sous le signe de la qualité.

    Audaces fortuna juvat !

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    • Répondu le 7 avril 2017 à  02:47 :

      C est pas le 37eme album ?

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      • Répondu par Norbert le 7 avril 2017 à  12:36 :

        Oui, c’est le 37ème, (même en comptant "La Rentrée gauloise", le pathétique "le Ciel lui tombe sur la Tête" et le pitoyable ’l’Anniversaire - le Livre d’Or")

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  • Astérix chez les … Italiens, le 39e album d’Astérix.
    7 avril 2017 03:22, par Franck Geiz

    Quelle tristesse de voir quelqu’un qui avait autant de talent (Conrad) finir par faire du sous-Uderzo (très bien d’ailleurs), c’est dire à quel point l’époque (et les éditeurs) traitent mal les auteurs (artistiquement, parce que financièrement ils doivent bien s’en sortir les 2 bougres).

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    • Répondu par rd le 7 avril 2017 à  12:05 :

      Je ne comprends pas ce genre de point de vue.

      Les éditeurs ont-ils refusé les précédents projets de Conrad ?
      Lui a-t-on imposé d’accepter Asterix ?

      Question annexe :
      Auriez-vous préféré qu’un mauvais dessinateur reprenne Asterix ?

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      • Répondu par Sergio Salma le 7 avril 2017 à  12:40 :

        l’ineptie de la thèse réside dans le fait que ce monsieur déresponsabilise les auteurs et diabolise les éditeurs. Selon lui, l’éditeur tout puissant aurait donc obligé Ferri et Conrad à travailler sur Astérix. Triste époque en effet qui permet à tout un chacun hors du coup, sans informations autre que les lourds poncifs de donner un avis de traviole .

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        • Répondu par H2O le 12 avril 2017 à  22:25 :

          Bien vu, Sergio, je comprends parfaitement l’attitude de Ferry et Conrad. Quel plaisir que de travailler sur des séries mythiques et fondamentales !

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    • Répondu par Norbert le 7 avril 2017 à  12:26 :

      Ils ne se sont pas fait attendre, les esprits chagrins...

      J’ose imaginer que Ferri et Conrad sont assez grands pour avoir choisi et décidé d’eux-même d’œuvrer sur Asterix.
      Malgré les contraintes qui pèsent sur eux, cela reste un défi artistique et une satisfaction créatrice de perpétuer et renouveler ce monument, avec la bénédiction d’Uderzo. Je ne pense donc pas qu’ils s’estiment "mal traités" artistiquement...
      Après, le débat sur les éditeurs qui ne font pas ce qu’il faudrait pour les auteurs, oui sans doute ? Mais vous l’avez dit, le vrai coupable, c’est l’époque !
      Ne reste plus qu’à lui faire le procès...

      En attendant le verdict, Ferri et Conrad ont raison de se faire plaisir...

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  • M’est avis qu’on n’est pas près de lire "De Gaulle à Londres", hélas...

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    • Répondu par CANO le 17 avril 2017 à  12:32 :

      Aie ! Bon nous avons tous biberonné au latin dans Astérix, celui des pages roses du Petit Larousse, ri aux farces anti-italiens, faute à la 2ème guerre mondiale, arrêté l’Histoire de l’Europe à la rive gauche du Rhin et au milieu du 1er siècle avant la chrétienté ; ignoré la force économique de la Lybie, de l’Afrique , des Maurétanies , de l’Ibérie dès le 2 ème s. Les Gaules chevelues c’était le "far west" de la Méditerranée avec ses collectionneurs de tètes, mais aussi des voies commerciales à protéger de clans avides. Astérix pourrait murir, être moins nationaliste, et un peu plus européen. A quand un voyage d’Asterix en Province (la transalpine, la Narbonnaise + la Ville Grecque de Marseille d’avant la guerre civile) ?? Il serait complémentaire de placer dans vos bibliothèques un exemplaire d’ Espallut e Coquinas au pays des Gaulois et comprendre la vie des simples gens à la lumière des textes et de l archéologie, pas que de l’histoire de France...écrite après Clodovicus et pour sa clique de "sicambres" . Mème Ibère et Volque , "civis romanus sum" comme le disais JFK à Berlin Ouest !!!! Vive la République retrouvée. Bene valete ! ....A di sias !

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