Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé

3 octobre 2013 72 commentaires
  • Cette fin d'année est marquée par un événement majeur : le passage de relais d'Uderzo à Ferri et Conrad sur {Astérix}. Avec à la clé une opération commerciale majeure menée par Albert René et son distributeur Hachette.

Tout a commencé par une série de six articles de Frédéric Potet dans Le Monde, cet été : "Comment Astérix a cédé le flambeau". En septembre, c’est Casemate qui livrait une interview des "papas d’Astérix" (la PMA n’est pas loin...) Jean-Yves Ferri & Didier Conrad, parlant à propos de l’accouchement de l’album de "grossesse nerveuse".

Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé
Casemate N°63, septembre 2013

À l’étranger, d’autres titres prennent le relais : le magazine spécialisé allemand Alfonz, Der Comicreporter fait la Une sur l’album attendu le 24 octobre 2013. Une couverture provisoire circule. Sur sa page Facebook, les éditions Albert René demandent même à leurs followers de créer une couverture...

Beaucoup d’annonces, donc, de longues explications, des commentaires,... et pourtant, du nouvel album, on ne sait rien.

Alfonz der comicreporter, septembre 2013.

Seuls les collaborateurs directs de l’éditeur l’ont lu. Les infos sont lâchées goutte à goutte, case par case... : cela va se passer en Écosse, on s’étale sur l’adoubement des nouveaux auteurs par le créateur de la série... et puis rien. Aucune info sur le nouvel album. Aucun de nos brillants journalistes d’investigation, qu’ils émargent d’un grand quotidien national ou de la revue spécialisée, n’a eu une épreuve en mains... Imagine-t-on cela pour un grand roman de la Rentrée littéraire ou pour un film grand public ? Luc Besson a tenté de passer naguère au-dessus de la tête des journalistes, il en est bien revenu.

Ce 2 octobre 2013, une conférence de presse sur Astérix avait lieu à la FNAC des Ternes à Paris. Tout le monde était là : Albert Uderzo, Anne Goscinny, Jean-Yves Ferri, Didier Conrad, Isabelle Magnac, la directrice générale de Hachette Illustré... On y a appris des choses, mais en ce qui concerne le contenu, on n’aura que la couverture à se mettre sous la dent. Tout au plus, apprend-on le tirage de la nouveauté, 1 850 000 exemplaires sont destinés à la mise en place.

Face à la journaliste Monique Younès de RTL, Albert Uderzo, Anne Goscinny, Jean-Yves Ferri, Didier Conrad et Isabelle Magnac, la directrice générale de Hachette Illustré
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Les vraies raisons d’un passage de relais

En attendant, on en découvre un peu plus sur les raisons de ce "passage de flambeau". On apprend ainsi que c’est Anne Goscinny qui a fait revenir Albert Uderzo sur sa décision qu’il n’y aurait plus d’Astérix après lui : "Je me suis ressaisi, nous dit Uderzo, j’avais complètement oublié quelque chose de très important, c’est qu’il existe une ayant-droit, [Anne Goscinny], qui n’était pas forcément d’accord avec moi. Elle ne me l’avait pas dit, mais j’ai pu comprendre qu’elle avait une autre idée sur la suite à donner. J’ai donc donné mon accord pour que les choses puissent continuer."

Anne Goscinny confirme : "Je crois qu’en 1977, Albert a fait preuve de courage, ce qu’on oublie peut-être. Grâce à lui, la mort d’un homme n’a pas entraîné a mort de tout un village. Grâce à lui, Astérix a pu continuer à vivre, à faire rire des gens, Obélix a pu continuer à délivrer des menhirs, ce qui est très utile. Grâce à Albert, Astérix a pu continuer. Je me suis dit qu’Astérix avait eu deux vies, une jusqu’en 1977, une autre avec Albert, et qu’Albert et mon père avaient installé des codes assez forts pour permettre d’essayer de vivre quand Albert cesserait d’écrire et de dessiner. Albert avait donné sa chance à Astérix et il était légitime de le faire vivre aujourd’hui. Albert a pris la bonne décision."

Jean-Yves Ferri et Didier Conrad
Photo : Didier Pasamonik (L’Agence BD)

Excellents ambassadeurs

Dans un premier temps, c’est l’encreur d’Uderzo, Frédéric Mebarki, qui est pressenti pour poursuivre le dessin. La recherche porta alors sur un scénariste. Une dizaine d’entre eux sont approchés dans le plus grand secret par l’équipe d’Albert René, huit répondent présent. Les noms d’Arleston, Jul, Ferri sont cités. Il est convenu qu’ils proposent un script qu’Albert Uderzo choisira à l’aveugle. C’est Ferri qui sort du chapeau pourtant, contrairement aux autres candidats, son scénario n’en était qu’au stade du synopsis avec seulement quelques pages de développement. Le thème des Pictes séduit le créateur du Gaulois : "Ni René, ni moi n’avions pensé à les envoyer en Écosse" dit-il. Anne Goscinny abonde dans son sens rappelant combien il est difficile d’écrire un Astérix. Elle confirme le choix de Ferri.

Si l’on en croit Didier Conrad dans Casemate, Albert René s’était réassuré en cherchant une alternative à Frédéric Mebarki, une deuxième équipe, contactant trois dessinateurs qui font des essais soumis à Uderzo. Le choix se porte sur le dessinateur des Innommables. Et il fait bien car Mebarki, "excellent illustrateur" selon Uderzo, jette l’éponge. Du coup, le plan B devient le plan A et Conrad a six mois pour terminer l’album...

Excellents ambassadeurs, nos auteurs parlent volontiers de leur travail. "Astérix, c’est une espèce de rythme, des gags qui tombent si possible au bon moment, un jeu sur le langage, sur les dialogues,... la barre est assez haute", dit Ferri.

Un des rares cases qui circulent sur l’album
(c) Ed. Albert René, Uderzo, Goscinny, Ferri, Conrad.

Conrad, qui rappelle qu’il avait peu de temps pour réaliser l’album, parle de ses difficultés, même si le scénariste lui rend un script dessiné, un travail de "dégrossissage visuel" qui lui a été très utile : "Albert m’a guidé et il a eu les mots qu’il fallait pour me rassurer sur le fait que j’allais y arriver. La difficulté, c’est que c’est un dessin qui est inspiré et en même temps, c’est un dessin très complexe, il y a énormément à dessiner. Cela prend beaucoup de temps. Il faut tenir le rythme." Uderzo relativise l’importance de son intervention : "J’ai juste rectifié quelques petits trucs dont personne ne pouvait s’apercevoir... C’est une équipe formidable !" D’ailleurs, Uderzo et Conrad cosignent cette première couverture, Albert se chargeant du personnage d’Obélix et Conrad de celui d’Astérix.

Mais du contenu de l’album, on ne saura rien d’autre, sauf qu’il y aura "deux femmes", le mystère reste entier. En attendant, les produits autour du nouvel albums s’accumulent et une grande exposition à la Bibliothèque Nationale de France est annoncée, nous vous en reparlerons.

La couverture d’Astérix chez les Pictes
Ed. Albert-René

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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72 Messages :
  • Ce genre de plan média fait quand même beaucoup penser à ce qui se passe côté cinéma. Contrairement à ce que vous dite, quand on lit les interviews des acteurs dans des magazines ciné comme Première, Studio Cine Live et cie, il est rare que le journaliste ait vu le film, et courant que les acteurs bottent en touche sur de multiples questions. Et, contrairement à il y a quelques années, la liste des films "pas vus par la rédaction faute de projection" n’a de cesse de croitre. Studio Cine Live en fait la liste chaque mois, et elle est à chaque fois plus longue !

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  • « Imagine-t-on cela pour un grand roman de la Rentrée littéraire ou pour un film grand public ? Luc Besson a tenté de passer naguère au-dessus de la tête des journalistes, il en est bien revenu » Il me semble que Dany Boune a fait le choix de réserver la sortie de "Bienvenue chez les chtis" au public avant les journalistes et cela lui a bien réussi...

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  • Pourquoi parler d’un truc dont tout le monde parle ?
    Je veux dire, même dans Téléfoot et Jeune et Jolie ils vont parler de cet album. A quoi bon encore en rajouter une couche ?
    La crise de la bd ? Les vieilles gloires qui s’accrochent. On appelle ça la gérontocratie. Y a pas de place pour les jeunes nouveaux à qui il est demandé d’essayer de se faire une place au soleil... sur un plage privée.

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    • Répondu le 5 octobre 2013 à  16:57 :

      Pourquoi parler de la BD dont tout le monde parle, qui va être tirée à près de deux millions d’exemplaires, sur un site consacré à l’actualité de la BD ?
      La réponse est dans la question.

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  • Remarquable couverture rétro. Il y a véritablement beaucoup de travail de réflexion de toute une équipe pour tenter de faire faire un bond d’un demi-siècle en arrière. On réaffirme la marque pour les quinquagénaires comme moi, les pleurnichards, les nostalgiques... c’était tellement mieux avant ! Ben non, c’était pas mieux. Astérix était déjà en manque d’inspiration sous la plume de Goscinny : La Grande Traversée, Astérix chez les Belges. La série était finie depuis longtemps. Je crois en fait qu’elle a atteint son ultime expression dans Les Lauriers de César. Cet album qui n’est qu’une gigantesque gueule de bois. C’est encore drôle (très drôle même), mais on sent le dégoût existentialiste. Après cet album, plus rien. Pas si difficile du coup de juger de la seule image qui soit à disposition : une scène de baston, bien entendu le plus petit dénominateur commun devrait attirer l’attention des foules. Le trait est assez maitrisé pour faire fonctionner la "machine". Le regard vide d’Astérix témoigne toutefois que l’inspiration est absente. Mais comme je l’ai écrit plus haut elle n’a pas été au rendez-vous depuis près de 40 ans.

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    • Répondu par Norbert le 4 octobre 2013 à  00:02 :

      Oui c’est rétro, mais franchement, ça fait du bien !

      Les quinquagénaires ont bien le droit d’avoir quelques modestes satisfactions non ? (je ne le suis pas encore...)

      Moi en tout cas, je retrouve le plaisir de l’attente du nouvel album, avec l’impression cette fois de retrouver ce plaisir à la lecture dudit album. Pas comme la (les) dernière(s) fois...

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    • Répondu le 5 octobre 2013 à  17:04 :

      Cette couverture est surtout assez laide et très mal composée, avec son Obélix coupé en deux et dont Astérix ne se préoccupe nullement.
      Sans doute l’évènement que constitue la reprise d’Astérix par de nouveaux auteurs aurait-il mérité une couverture plus audacieuse, qui reste dans la continuité tout en modernisant un peu la maquette classique. Exactement ce qu’avait réussi Uderzo avec la couverture du "Grand fossé" en fait.

      Mais sans doute l’heure n’est-elle pas à l’audace.

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      • Répondu par Mac Cata (alias FPW) le 3 novembre 2013 à  21:47 :

        Ce qui est intéressant dans cette couverture, c’est qu’Uderzo n’assume pas pas encore ses choix et ne veut pas encore disparaître totalement puisqu’il s’offre son nom sur la couverture.
        Et sincèrement n’est-ce pas un peu ridicule une couverture faite en collaboration ? Surtout au vu du résultat ? "Péché" d’orgueil que je tâcherai d’oublier de la part d’un grand Talent et Maître du dessin.

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    • Répondu par Mac Cata (alias FPW) le 3 novembre 2013 à  21:34 :

      C’est intéressant votre point de vue. Petit c’est assez amusant je n’aimais pas trop le dernier album, "Astérix chez les belges", et dans une autre mesure "La Grande Traversée", peut-être notamment à cause des pages de redite sur la présentation que font d’eux-mêmes Astérix et Obélix, cela sentait à certains moments un je ne sais quoi de "remplissage" (c’est d’ailleurs intéressant, ce même genre deprocédé est utilisé dans "L’odyssée d’Astérix" avec Uderzo en solo). Mais c’est peut-être parce c’est un plat pays bien rendu, et avec un ciel si gris qu’un canard s’est pendu, que cela semble un peu plus triste peut-etre aussi, car en le relisant "Astérix chez les Belges" est un plusieurs planches vers la fin lors de la "bataille", le rendu des couleurs est "volontairement" très gris (mais je ne sais pas si le rendu gris n’aurait pas dû concerner strictement que le ciel). Mais dans ma mémoire d’enfant, cette grisailla avait laissé des traces tenaces. Dans le dernier album, l’opus 35 (note 3/20) le ciel est gris certes, mais cela reste lumineux.
      Quant à la Grand Traversée, là c’est le plus lumineux des albums, et même si il semble étaler un peu les trouvailles, il est bien un album avec de fameuses trouvailles. C’est dommage qu’il soit plutôt déconsidéré.
      Quant au procédé créatif, Goscinny était un angoissé, anxieux à l’idée de ne pas trouvé un renouvellement des gags. En effet la barre étant haute, cela peut se comprendre. Mais je ne pense pas qu’il ait fait l’album de trop. Pas du tout.
      Je vous invite à relire ces deux albums et vous verrez.
      Rien à voir avec le dernier opus, "largement" dépassé par les premiers albums d’Uderzo en solo(bravo), ceux d’avant le naufrage.

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  • Je suis persuadé que le scénario sera de meilleure qualité que les derniers albums sortis (il n’y aura pas de mal). Par contre, j’ai des doutes sur le dessin. Sur la pochette, je trouve Astérix trop proportionné, pas assez trapu. Il faudra voir dans l’album.
    De toute manière, il n’est jamais facile de reprendre une institution et d’en respecter les codes tout en y apportant sa touche personnelle. Spirou en est l’exemple parfait. En tout cas, je pense que les auteurs peuvent voir venir financièrement, ils ont touché le jackpot.

    Je pense vraiment que Arleston était le plus indiqué pour remplacer Goscinny car pour moi, trolls de troy, c’est Astérix version Héroic-fantaisy.

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    • Répondu le 4 octobre 2013 à  21:02 :

      Parce qu’un auteur a généreusement pompé une oeuvre, il faudrait lui en refiler les clefs ? Et puis je me passe bien de blagues graveleuses dans Astérix, merci :)

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  • "Ni René, ni moi n’avions pensé à les envoyer en Écosse" Il me semble que les meilleurs albums d’Astérix se passent dans le village ou en gaule (ok c’est très personnel comme avis. La Zizanie, Obelix et Cie, le Domaine des dieux sont mes préférés j’avoue).
    Mais pourquoi, à défaut d’idée majeure, revient on toujours au besoin d’envoyer les héros ailleurs ?
    Comme si cela suffisait à faire un bel album... Inutile de les envoyer au Japon (sic), chez les Pictes ou au Congo.
    Les lecteurs attendent surtout une intrigue sympathique !

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    • Répondu le 4 octobre 2013 à  18:01 :

      Les lecteurs attendent surtout une intrigue sympathique !

      Est-ce incompatible ?

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      • Répondu par Denis le 5 octobre 2013 à  02:27 :

        Souvent oui, même chez Goscinny, on passe tous les stéréotypes du pays et des habitants.L’intrigue c’est juste "on va aider des collègues contre les romains grace à not’ potion magique".

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        • Répondu le 6 octobre 2013 à  17:46 :

          Vous n’aimez pas les Helvètes, en Corse, le bouclier arverne ?! Même si le devin est un chef-d’œuvre aussi, l’intérêt réside surtout dans la confrontation des personnages et l’arrivée de nouvelles têtes( ah ! Détritus dans la zizanie) . Gaston Lagaffe le pitch est aussi très banal. C’est là tout le génie : faire rigoler à partir de presque rien.

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    • Répondu par totocarolo le 4 octobre 2013 à  22:17 :

      Idée tellement simple que je l’ai eu en 2006 après la sortie de cet accident industriel qu’était "le ciel lui tombe sur la tête". Envoyée aux éditions Albert-René pour être renvoyée à son destinataire un an plus tard, elle n’était composée que de quelques indices de récit mais portait déja pour nom "Astérix chez les pictes". Après, de là à dire que ce document n’a pas été lu par quelqu’un ayant travaillé de près ou de loin sur l’album sortant ce 24 octobre, c’est un peu se f... du monde (sauf le respect à M. Uderzo pour l’ensemble de son oeuvre et le courage artistique de ses successeurs).

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  • Dommage de ne pas avoir choisi Arleston comme scénariste, c’est le scénariste parfait pour Astérix, il a l’humour et l’esprit de Goscinny et une imagination sans borne.

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  • Bizarrement placée la main d’Obélix... Son avant-bras se devrait d’être démesurément long et se terminant par un poignet des plus fins pour permettre une telle anomalie. Maladroit.

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  • Salut,

    Donc en gros, on en connaît la couv’ + une case, et les auteurs s’en prennent déjà plein la gueule (désolé pour cet excès de vulgarité...).

    J’espère que Ferri et Conrad ont un moral en acier trempé ; en tous cas, connaissant leurs antécédents BD , j’accueillerai leur production avec un a priori favorable.

    Et j’espère bien ne pas être le seul...

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    • Répondu le 6 octobre 2013 à  22:19 :

      Avoir un esprit critique ce n’est pas en "mettre plein la gueule" aux auteurs. Je vois des maladresses ici, alors elles sont où dans la communication ou dans l’exécution. Pour ma part je ne consomme pas par a priori.

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    • Répondu par philippe le 7 octobre 2013 à  07:38 :

      Quand on voit le nombre de gens sur Amazon qui ont déjà réservé leur exemplaire sans même savoir si ce sera moins mauvais ou égal au dernier (numéro 1 des ventes en effet sur Amazon), on croit rêver. Il n’y a aucun soucis matériel à avoir pour ces gens. Et à mon avis, ils se moquent de savoir si vous aimez, si nous aimons ou non. L’essentiel est que ça se vende et ça se vendra. Ils ont dû travailler certainement très dur pour ça. Comme la plupart des artistes d’ailleurs. Mais, à mon avis, si on veut un vrai bon livre, il suffit d’aller en librairie et de regarder, de lire, de chercher... Il y en a beaucoup dans les rayons. Et je ferai de même pour cet Astérix. Pas d’achat avant de l’avoir goûté. Quant à la couverture, elle est laide. Je suis dessinateur et effectivement il y a un énorme problème avec le bras. Mais bon, j’ai des amis qui adorent ce dessin et qui le trouvent extaaaaaordinaire. Comme quoi, les goûts...

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      • Répondu par Oncle Francois le 7 octobre 2013 à  12:32 :

        Astérix est un énoooorme bestseller !!!! Tout public (il plait aussi bien aux enfants qu’aux adultes), aux descendants des Gaulois (nous !) ainsi qu’à de nombreuses autres nationalités.
        Dés lors, il n’y a rien d’étonnant que les amateurs veuillent le réserver à l’avance. Quoiqu’avec prés de deux millions d’exemplaires, cet album ne risque pas de devenir un collector : c’est ce qui est limité et beau qui devient cher !! Hachette a une redoutable machine de guerre commerciale, je pense que pendant plusieurs jours, on va voir cet album partout : gares, métros, aéroports, centres commerciaux. Et on en entendra parler dans les journaux qui ne parlent jamais de BD d’habitude, à la télé ou à la radio.
        Sa sortie risque de permettre aux libraires BD de sauver l’année 2013. Maintenant, que l’album soit bon ou mauvais, cela n’a en soit aucun intéret. Astérix, c’est une sorte de tradition, c’est un peu comme le Beaujolais nouveau, on en achète un exemplaire, et on le déguste, qu’il dégage un arôme de banane ou de navet !

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        • Répondu le 7 octobre 2013 à  13:47 :

          Sauver les libraires ?! S’il y a bien un produit qui s’achète en grandes surfaces , en kiosques et partout ailleurs c’est bien celui-là.

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      • Répondu le 7 octobre 2013 à  22:20 :

        Je suis dessinateur et effectivement il y a un énorme problème avec le bras.

        Pareil pour le bras gauche d’ailleurs, le trait et le coloriage qui évoque le pli du bras est totalement absurde. Et ce n’est même pas une attaque contre les repreneurs puisque c’est un travail d’Uderzo. Derrière les beaux discours il faut peut-être aussi pouvoir détecter et juger sur pièces quelle est la véritable implication d’Uderzo sur sa création.

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        • Répondu par Geraud le 8 octobre 2013 à  06:22 :

          Salut,

          La troisième touffe d’herbe en partant de la droite, elle vous convient ou elle vous pose un problème ?

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          • Répondu le 8 octobre 2013 à  10:04 :

            Vous voulez discuter ou faire de l’ironie ? Vous n’êtes pas très cohérent : vous nous reprochez d’émettre des critiques sur la base d’une case et d’une couv -mais c’est tout ce que l’éditeur nous montre, bon sang ! Forcément il y a effet de loupe. Si ça se trouve l’album est un chef d’oeuvre, mais je trouve que les choix de l’éditeur sont curieux : présenter comme élément de communication une couverture avec de gros défauts dans le dessin (de la part du Maître en plus). Je me pose des questions, pas vous ?

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            • Répondu par Geraud le 8 octobre 2013 à  15:38 :

              Non.

              Un album de BD, c’est une histoire, avec plein de pages dedans.

              Si l’éditeur fait du "teasing" (à l’instar d’ActuaBD d’ailleurs, qui nous propose un (1/3) dont on attend la suite...), c’est son choix. Attendons de voir l’ensemble avant de descendre en flammes cet album...

              Quant aux erreurs de perspectives, je me rappelle d’une inteview d’ Hermann disant en substance qu’il se fichait pas mal des erreurs de perspective, si le dessin "fonctionne" bien. Et c’est souvent le cas chez lui.

              sans parler des grands maîtres de la peinture de la renaissance, dont les tableaux sont truffés d’ "erreurs" volontaires...

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              • Répondu le 9 octobre 2013 à  00:23 :

                Nous fonctionnons différemment : vous ne vous posez pas de questions et achetez par a priori. Moi je me pose des questions, et si vous avez la patience de les lire les voici. Vous avez déjà lu mes doutes et suspicions quand à la communication des éditeurs. On nous présente ce "teasing" comme un grand projet copain-formidable de passation de pouvoirs : "Uderzo a même voulu participer à la couv’" Les guillemets sont de moi... Problème : le dessin de Mr Uderzo est très malhabile. Question : ce dessin a du prendre à Uderzo au max 30 minutes avec son expérience. Mais il est foiré. Pourquoi le publier lors ? Je comprends qu’il soit difficile de dire à Mr Uderzo : "Vous me rectifiez ce bras incongru". Je comprends peut-être aussi qu’avec l’âge vient peut-être (et j’insiste sur peut-être) certains impairs.Donc pourquoi avoir gardé ce dessin plutôt que de laisser libre champ aux repreneurs ? La majorité des lecteurs se contrefichent du passage de relais, il achètent Astérix pour la marque. Vous pourriez me dire que la majorité des lecteurs ne remarquera pas l’anatomie étrange d’Obélix -et vous auriez raison. Mais ça rend encore plus tordu et aléatoire la politique de communication des éditeurs. N’oubliez pas aussi que l’important c’est qu’on en parle -ce qu’on fait ici. Je ne me fais pas trop de soucis pour eux. Je trouve qu’on peut réfléchir aux stratégies et discours des commerciaux, qui vous devez vous en douter vous-mêmes sont loin du conte de fée que l’on nous présente. La réalité, j’espère qu’on le sait tous, est beaucoup plus cruelle. Mais je vous comprend, comme pour l’alimentaire il est préférable pour la paix de l’esprit à ne pas trop réfléchir à ce qu’on a dans son assiette.

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                • Répondu par Geraud le 9 octobre 2013 à  07:20 :

                  Salut,

                  Mis à part le fait que j’aurais préféré l’absence de raccourci provocateur ( "vous ne vous posez pas de questions et achetez par a priori" : où avez vous-lu ceci de ma part ? Avez-vous remarqué que je ne me posais pas de question au sujet de la couverture d’un album de BD avant sa sortie, et que j’avais un à priori favorable au sujet d’un album de BD avant sa sortie, mais dans la vie je vous assure, il m’arrive de me poser des questions, et d’acheter ou non sans a priori),je suis globalement d’accord avec votre intervention ci-dessus.

                  Je pense cependant que la vraie raison est celle que vous évoquez : "on ne dit pas non à monsieur Uderzo".

                  Maintenant, une fois de plus (mais ce n’est que mon avis) , attendons de voir...

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              • Répondu par David le 9 octobre 2013 à  01:19 :

                Vous m’inspirez cette phrase : De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.

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  • Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé
    7 octobre 2013 21:40, par Laurent Colonnier

    On a quand même là une reprise de vieux. Sur la photo on voit deux vieux bonhommes avachis, ils ont 54 ans tous les deux, c’est pas comme ça qu’Astérix va retrouver une nouvelle jeunesse.

    Quand Dupuis a passé Spirou à Franquin, celui-ci avait 21 ans, quand Fournier s’y est mis il avait 27 ans, comme Tome et Janry, et on voit ce que ça donne en vigueur, créativité, renouvellement. Uderzo et Goscinny avaient 32 ou 33 ans quand ils ont créé Astérix.

    Cette reprise rappelle celle de Blake et Mortimer : faire animer des personnages déja morts par de vieux dessinateurs au trait déja raide et sclérosé depuis longtemps. Astérix entre en soins palliatifs, mais est-ce vraiment souhaitable l’acharnement thérapeuthique.

    On entend partout "non au jeunisme", mais la BD, elle, est dans la gérontocratie la plus morbide.

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    • Répondu par Geraud le 8 octobre 2013 à  06:33 :

      Salut,

      Ca continue : le nouvel Astérix DOIT être mauvais, donc SANS L’AVOIR LU, faut trouver n’importe quelle raison pour justifier cette affirmation absurde.

      Et voilà la meilleure : c’est l’âge des auteurs.

      Donc, à 54 ans on est incapable de faire une bonne histoire, c’est ça ?

      Ce que faisait Gillon à 80 balais ; Les Vance, Hermann, Rosinski, Binet, Edika, ... : poubelle ?

      A partir de quel âge conseillez-vous l’euthanasie des auteurs BD ?

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 8 octobre 2013 à  16:48 :

        Il faudra qu’un jour vous appreniez à lire, machin, ça pourra vous être utile.

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        • Répondu par Geraud le 8 octobre 2013 à  21:33 :

          Il faudra qu’un jour vous appreniez à donner du sens à l’écrit, dugenou, ça pourra vous servir.

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          • Répondu par Marcel le 9 octobre 2013 à  00:50 :

            Je vous trouve extremement grossier avec un auteur de talent sous votre anonymat, surtout qu’il ne dit pas que Astérix chez les Pictes sera un mauvais album, mais qu’on ne fait pas confiance aux jeunes. Dire à Colonnier d’apprendre à donner du sens à l’écrit prouve que vous ne l’avez pas lu.

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            • Répondu par Geraud le 9 octobre 2013 à  07:09 :

              Salut Marcel,

              Vous me trouvez grossier, dites-vous ? Mais où voyez-vous de la grossièreté dans mes propos ?

              Je connais les travaux de Colonnier, je ne nie pas son talent.
              Mais on peut être un (bon) auteur BD et raconter n’importe quoi...

              Son histoire d’âge des repreneurs n’a aucun sens, et son exemple avec Spirou est absurde (après Tome et Janry, on a eu Munuera, "moins de 50 ans", qui s’est planté, et maintenant Yoann, "plus de 50 ans" , qui fait du bon boulot).

              Je n’ai donc fait que souligner l’absurdité de ses propos précédents.

              Sans aucune grossièreté, relisez-bien. Ni aucun anonymat : j’ai toujours signé mes propos.

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              • Répondu par OW le 9 octobre 2013 à  15:02 :

                Vous dites n’importe quoi, Yoann a eu 42 ans hier (8 octobre)Happy Birthday Yoann !, il n’a pas la cinquantaine. Quand on dit "Dugenou" a un auteur on est grossier, et vous n’êtes pas connu, donc anonyme. Ce qui dit Colonnier est vrai, avant on faisait confiance aux jeunes (21, 27 ans) ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, mais il oublie de dire qu’on fait confiance uniquement à ceux qui sont bankables.

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              • Répondu le 9 octobre 2013 à  17:20 :

                Le probleme sur Spirou ce n’était pas Munuera mais ce lourdot de Morvan qui n’a rien compris au personnage, c’est lui l’erreur de casting.

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      • Répondu le 10 octobre 2013 à  14:29 :

        Je ne lis pas que Colonnier fait de l’anti-vieux (il est lui même pas jeune) mais il dénonce la frilosité des éditeurs (dont il est aussi victime).

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        • Répondu par machin le 11 octobre 2013 à  06:10 :

          Je ne lis pas que Colonnier fait de l’anti-vieux

          Mais qui donc pourrait penser une chose pareille ? C’est plutôt sympa ce qu’il pense de ses collègues :

          Sur la photo on voit deux vieux bonhommes avachis

          faire animer des personnages déja morts par de vieux dessinateurs au trait déja raide et sclérosé

          la BD, elle, est dans la gérontocratie la plus morbide

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          • Répondu par Malataverne le 11 octobre 2013 à  22:28 :

            J’aime bien cette liberté de ton de Colonnier, c’est rare dans ce monde de faux-culs, c’est rafraichissant.

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            • Répondu le 12 octobre 2013 à  10:26 :

              C’est ça son problème il se trouve en porte à faux avec la fameuse bande de bons gros copaings !

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              • Répondu le 13 octobre 2013 à  00:36 :

                C’est dommage, j’aime bien lire du Colonnier mais ya pas grand chose à lire.

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    • Répondu par Marcel le 9 octobre 2013 à  00:46 :

      Aujourd’hui il y a trop d’enjeux financiers pour que les éditeurs parient sur des débutants même talentueux, ils préfèrent de vieux briscards qui ont fait leurs preuves, ça nuit à l’originalité, mais ça assure une rente, comme avec B&M.

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  • Il n’ y a qu’une seule chose qui m’inquiète , c’est que ces deux auteurs majeurs, Conrad et Ferri, soient obligés d’abandonner leur création respective pour se consacrer à asterix.

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    • Répondu par Lautréamont le 10 octobre 2013 à  00:10 :

      C’est vrai que les reprises étaient avant une façon de se lancer dans la carrière, c’est maintenant une rente pour les auteurs confirmés qui n’ont pas su créer leur propre série viable.

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      • Répondu par callede le 10 octobre 2013 à  09:25 :

        Pardon ? Et le "Retour à la terre", de Ferri et Larcenet, ce n’est pas une série "viable ? Un vrai carton éditorial, dont bien des auteurs rêveraient !
        Et Conrad vit de la BD depuis 30 balais, il n’a pas attendu Astérix...

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        • Répondu le 10 octobre 2013 à  14:27 :

          le "Retour à la terre" c’est pas Titeuf ou Kid Paddle, ni Largo Winch, ni même les Blondes ou les Profs.

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        • Répondu par Michel Dartay le 10 octobre 2013 à  19:26 :

          Oui, enfin bon, à part ses Innomables avec Yann,Conrad a surtout gagné sa vie avec un Lucky Luke et des Marsu Kids . Des boulots dont il s’acquitte trés honorablement, mais où est la création ?

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          • Répondu par callede le 10 octobre 2013 à  21:27 :

            Bon, alors on reproche d’une part à Ferri de ne pas avoir connu un succès à la hauteur d’Astérix (ou de Kid Paddle, ou de Largo Winch...), et en même temps, on reproche à Conrad d’avoir surfé sur le succès de Lucky Luke ou du Marsupilami pour gagner sa croûte. Mouais... Je vous rappelle juste qu’on est venu les chercher pour reprendre Astérix (ils n’avaient rien demandé), qu’ils ont été jugé sur leurs talents (et pas sur leurs niveaux de ventes et c’est tant mieux !), mais que visiblement, un sacré paquet de gens ne trouvent rien de mieux à faire que de les dénigrer dans le but de... de... de quoi au fait ?

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            • Répondu le 11 octobre 2013 à  10:22 :

              Le Retour à la Terre s’est quasiment 500 000 ex en cumulé et De Gaulle à La Plage, c’est plus de 100 000, ça commence à faire.

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              • Répondu par Auteur (1m77,6) le 11 octobre 2013 à  21:16 :

                Pour ceux qui annoncent des chiffres, c’est toujours des chiffres bien rond, à la centaine de milliers (excusez du peu), alors que sur nos réditions de comptes c’est beaucoup plus contrasté. Mais contrairement à ceux qui font leurs malins sur les forums, on a les vrais chiffres.

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                • Répondu par auteur 1m75 le 12 octobre 2013 à  08:55 :

                  Source Dargaud/Ferri recoupée avec les chiffres GFK. mais ne me croyez pas, c’est le dernier de mes soucis.

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                  • Répondu le 12 octobre 2013 à  10:28 :

                    Ouah ! Il a vendu pile-poil 100 000 exemplaires de De Gaulle à La Plage, pas 97 000 ou 107 000, ni 100 001 ou 99 994 ! c’est balèze de tomber juste comme ça !

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                    • Répondu le 12 octobre 2013 à  12:10 :

                      Oui, à partie de 100 000, ils ont arrêté d’en vendre, ils se sont dit que ça allait faire jazzer les mecs qui perdent leur temps sur le forum d’Actua Bd.

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                      • Répondu par Kevin Bescherelle le 12 octobre 2013 à  18:24 :

                        ça allait faire jazzer les mecs

                        Vous voulez dire qu’ils allaient se mettre à jouer du Jazz ? Ou vous vouliez dire "jaser" ?

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                        • Répondu le 12 octobre 2013 à  19:05 :

                          Wahou, ça vole de plus en plus haut. Mettez vous à la trompette, faîtes ce que vous voulez, moi, je laisse tomber. Quelle médiocrité ambiante.

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                          • Répondu par Bob Spontex le 13 octobre 2013 à  00:34 :

                            Quelle médiocrité ambiante.

                            Merci pour votre participation conséquente.

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    • Répondu par Jacques le 10 octobre 2013 à  23:10 :

      Il n’ y a qu’une seule chose qui m’inquiète , c’est que ces deux auteurs majeurs, Conrad et Ferri, soient obligés d’abandonner leur création respective pour se consacrer à asterix.

      Pour Conrad ça va juste repousser le prochain Marsukid ou son Spirou avec Arleston, ce n’est pas comme si il avait une activité « d’auteur », il est un mercenaire du dessin depuis pas mal d’années maintenant.

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  • Dommage de ne pas avoir fait une couverture en couleurs directes comme Uderzo sait si bien le faire, c’est plus joli. Même celle qu ’il a refaite pour Astérix chez les Bretons est très réussie http://www.asterix.com/asterix-de-a-a-z/asterix-et-obelix-au-service-de-sa-majeste/images/08fry.jpg

    Celle-là ne me plait pas des masses.

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    • Répondu le 12 octobre 2013 à  23:48 :

      Uderzo est daltonien et ne produit pas les couleurs.
      Ses si jolies couvertures en couleurs directe, il n’a dû en faire que les crayonnés.

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      • Répondu le 13 octobre 2013 à  13:25 :

        Faux. Pour la dernière des Bretons je ne sais pas, mais toutes celles en couleurs directes à la gouache de la grande époque sont de lui entièrement.

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      • Répondu par Mac Cata le 6 novembre 2013 à  15:29 :

        Effectivement si Uderzo est seul dans une pièce, avec ses couleurs, il peut très bien nous faire un cheval vert ou rose, comme il l’avait raconté une fois, cependant si quelqu’un est présent au moment où il s’assure que c’est bien telle ou telle nuance, ou tout bonnement si les tubes de gouaches sont simplement étiquetés comme c’est l’usage en général (et peuvent même porter des précisions en rapport avec sa longue expérience), je ne vois pas dans ce cas le moindre problème.

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  • Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé
    23 octobre 2013 22:48, par Laurent Colonnier

    J’ai acheté et lu l’album. C’est un très bon album, j’ai eu l’impression qu’Astérix avait ressuscité après le zombie de ces 30 dernières années. Le scénario est drôle, on retrouve tout l’humour de Ferri, j’ai plusieurs fois éclaté de rire,les jeux de mots sont bien amenés et le dessin de Conrad est très vivant, redonnant de la réalité à ces personnages qui n’étaient devenus que des icônes immuables fantômatiques, semblant poser en permanence pour du merchandising. Bref, voilà un bon retour.

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    • Répondu par Julien le 24 octobre 2013 à  21:45 :

      J’ai acheté, et j’ai pas aimé.
      Ça aurait pu être pire mais : pour ma pare je trouve les jeux de mots lourdauds et maladroits, quant-au dessin, "on n’est pas dans Astérix". Ex : la hute de panoramix est spacieuse, très éclairée, alors que chez uderzo, elle est sombre, on n’en voit pas les murs. Les scènes de bataille avec les romains n’ont elles rien de spectaculaire, la légion n’étant pas très peuplée.
      Pour finir et revenir au scénario, le coup du gars congelé n’a rien de vraissemblable, et il n’y a pas une "idée" en arrière plan comme on pouvait en trouver une dans le grand fossé ou l’odyssée.

      Bref, même sentiment que devant les lucky Luke de gerrat et achde :-(

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      • Répondu par Mac Cata (alias FPW) le 4 novembre 2013 à  21:37 :

        Bien observé , et franchement je défie quiconque d’ oser avancer que c’est du vrai Astérix, comme on aurait pu l’attendre avec tout le patacaisse.

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    • Répondu par MatthieuV le 25 octobre 2013 à  09:26 :

      Vu d’Ecosse, ou l’Asterix sort en Ecossais, l’album est déjà bien recu. Je l’achète ce soir, le lis ce week-end et le fait circuler parmis mes collegues la semaine prochaine :-)

      Après, il faudra comparer les versions francaise, ecossaise et anglaise... j’espère qu’elles sont bien traduites

      Matthieu V, Auld Reekie

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  • Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé
    6 novembre 2013 11:19, par Mac Cata (alias FPW)

    Nous arrivons à une situation assez cocasse avec la pub- affiche du dernier Astérix. Il y a désormais un certain nombre de dessinateurs qui dessinent du Astérix, je veux dire officiellement, aussi les affiches ne comportent pas de signature (pour cause), ce qui marque une toute nouvelle période. Simple remarque. Il y a encore peu chaque illustration d’Astérix pour une pub par exemple, portait la signature d’Uderzo, même si il n’encrait pas. Mais quid désormais ?...
    Cela devient un peu comique finalement.
    C’est peut-être cela le dernier côté comique d’Astérix ?

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    • Répondu le 6 novembre 2013 à  23:42 :

      C’est pas si compliqué ; Conrad a dessiné l’album, Régis Grébent et son studio 56 dessinent tout le reste (souvent d’après des dessins existants d’Uderzo, voire de Conrad pour la promo de l’album). Les rôles sont clairement distribués, cependant les styles de Conrad et de Grébent sont clairement différents ; il y a un grand fossé (oui, facile) entre l’album et sa promo, d’autant que les principales images de cette dernière mettent en scène une situation qui n’apparaît pas dans l’album (Astérix et Obélix en kilt). Qu’en sera-il pour la suite ? Je ne vois pas Hachette se passer de Grébent & co qui sont des collaborateurs de longue date d’Uderzo, d’autant qu’ils ne s’occupent pas que de la promo de l’album (mais aussi des produits dérivés, des partenariats publicitaires etc) ; Conrad ayant fini l’album sur les rotules, je doute par ailleurs qu’il veuille en plus dessiner les images promo. La situation est donc appelée à perdurer : deux Astérix clairement différents qui se servent l’un l’autre.

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      • Répondu par Mac Cata (alias FPW) le 13 novembre 2013 à  14:55 :

        Merci pour la réponse, avec le détail.

        Ce que je voulais faire remarquer, c’est le fait inédit de voir un dessin aussi "emblématique" ne plus porter de signature du tout.

        Sauf si , Conrad encore au dessin, décidait de faire au moins les crayonnés-annexes, qui continueraient pourquoi pas à être encrés par l’équipe actuelle, dans ce cas donc, les dessins des personnages d’Astérix pourraient se voir apposer une signature, celle de Conrad en l’occurrence. [ou de tout dessinateur-officiel choisi pour l’album]

        C’est vraiment une situation cocasse ( tirant sur le jaune).

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      • Répondu par Mac Cata (alias FPW) le 13 novembre 2013 à  17:36 :

        Et c’est vrai que les styles sont clairement différents.

        Les "pubs Astérix" vont être de meilleure qualité graphique que les albums ...à suivre (ou peut-être pas)

        C’est d’ailleurs en apprenant qu’Uderzo était à ce point assisté que j’avais renoncé il y a quelques années à faire le pas pour lui proposer "mon aide" au dessin et surtout au scénario. Ironie de mon premier scénario, celui-ci s’appelait "Astérix en Calédonie", mais c’était d’un autre cru.

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  • Astérix chez les Pictes (1/3) : un teasing bien maîtrisé
    6 novembre 2013 11:33, par Mac Cata (alias FPW)

    Autre remarque à propos de la campagne de pub-affiches du dernier Album.
    Au lieu de faire un gros titre "Dernier Album" bien visible sur l’affiche et faire une illustration "classique" avec un phylactère (ou deux) "classique", il se trouve que les personnes qui ont élaboré cette campagne sont allés à l’encontre des conventions en matière de phylactères chez Astérix.
    Je m’explique , le texte en gras et en caractères plus grands marquent dans Astérix le caractère de colère ou du moins d’un lever de ton manifeste et "à raison".
    Or là , nous avons notamment une petite phrase et qui se termine par "NOUVEL ALBUM", un peu comme si on se faisait engueuler. Je ne trouve pas cela très heureux et sans doute les décideurs auraient dû y penser. Ce n’est pas très esprit d’Astérix. Cela est un petit peu choquant, n’est -il pas ?
    Il est, il est.

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