Astérix le Gaulois : L’intégralité des planches et des tapuscrits originaux à la BnF !

28 août 2019 1 commentaire
  • Il y a - presque - soixante ans, le 29 octobre 1959, le monde découvrait Astérix dans les pages de Pilote. Deux ans plus tard, et après une prépublication dans les pages du magazine sortait le premier album des aventures du héros au casque ailé : "Astérix le Gaulois". Le monde de la bande dessinée n'allait plus jamais être le même, et Astérix allait être amené à devenir une figure majeure de la fiction, et même du patrimoine français.

En cette année anniversaire où nous célébrons les six décennies du petit guerrier Gaulois créé par René Goscinny et Albert Uderzo, la Bibliothèque nationale de France (BnF) vous propose de plonger dans les coulisses de la création d’Astérix, de revenir aux origines du mythe au travers d’une exposition unique, dont nous vous avions déjà touché un mot en janvier dernier.

Du 20 au 22 septembre 2019, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, la BnF exposera l’intégralité des quarante-quatre planches originales dessinées par Uderzo. Pour rappel, elles avaient été léguées à la BnF en 2011 par le dessinateur lui-même, avec celle de La Serpe d’or et d’Astérix chez les Belges, sa dernière collaboration avec René Goscinny. C’est donc près de 130 planches originales qui ont été offertes par l’artiste. Pour des raisons de conservation, leur exposition est exceptionnelle : elles devront ensuite rester quelques années au frigo. Profitez-en donc !

Astérix le Gaulois : L'intégralité des planches et des tapuscrits originaux à la BnF !
© Éditions Albert René / Dessin : Albert Uderzo

Mais ce n’est pas tout, car Astérix n’est pas le résultat du seul talent d’Albert Uderzo, il est aussi celui du génie créatif de René Goscinny. Ainsi, les premières notes manuscrites du scénariste seront exposées, de même que le synopsis et les tapuscrits, prêtés pour l’occasion par sa fille, Anne Goscinny.

La comparaison entre le scénario et la BD en vaut la peine. Ainsi, dans le manuscrit original, nos Gaulois chassent-ils... le lièvre. C’est Uderzo qui préféra dessiner un sanglier car il trouvait la chose plus graphique. Rien que cela, ça vaut le détour.

Il s’agit de la première fois que l’intégralité de ces documents originaux sont exposés. Ils permettent de mieux cerner la création de nos Gaulois favoris, le cheminement des auteurs ainsi que l’évolution des personnages, comme Jules César, qui a bien changé entre la première et la dernière planche d’un album qu’Uderzo aurait bien redessiné, s’il n’était débordé de boulot.

L’affiche de l’exposition.
© Éditions Albert René / Dessin : Albert Uderzo

Un événement exceptionnel pour revenir plus de soixante ans en arrière, et revivre la création de l’une des plus grandes figures du 9e Art, qui est à ce jour, si l’on doit en croire le dossier de presse, la bande dessinée européenne la plus vendue dans le monde : 380 millions d’exemplaires, publiés dans 111 langues et dialectes. On se demande tout de même pourquoi cette exposition ne dure que deux jours, ce qui limite forcément le nombre de visiteurs et pose même une question sur la rentabilité de cet évènement. Faut-il s’attendre à une prolongation ?

Voir en ligne : Découvrez en plus sur l’exposition !

(par Vincent SAVI)

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Astérix le Gaulois. Aux origines - Du 20 au 22 septembre 2019 - BnF François Mitterand - Galerie des donateurs - Entrée libre

Exposition réalisée en partenariat avec les Éditions Albert René
Commissariat : Carine Picaud, conservateur à la Réserve des livres rares, BnF

 
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1 Message :
  • Cette idée est exceptionnelle puisqu’ Albert Uderzo est sans doute le dessinateur le plus connu au monde. Dire que le premier tirage d’Astérix le Gaulois en 1961 a été de 6 000 exemplaires. Sauf que pour deux jours, il risque d’y avoir une très très longue file d’attente et bien des gens ne pourront pas voir l’exposition faute de temps. S’il y a du monde il sera difficile de voir les planches sereinement car Uderzo dessine sur des demi-planches. Rester deux heures debout n’est pas chose commode pour les "vieux". C’est dommage la dernière expo à la BNF a eu lieu en octobre 2013 janvier 2014 soit pendant trois mois. Deux jours c’est trop court. Certes il faut protéger les œuvres de papier, et cela a été le cas pour Scientifiction à cause de la canicule. Une semaine aurait permis à plus de monde de voir ces chefs d’oeuvre, mais bon... on n’est jamais content...

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