Back to Perdition, Tome 1 - Par Marie & Vanders - Vents d’Ouest

2 novembre 2010 0
  • Les auteurs de 'Welcome to Hope' nous entraînent dans une histoire où passion et violence font des étincelles au pays des Aborigènes. Car toute différence est bonne à prendre pour dénigrer.

Perdition, c’est la ferme de crocodiles où vit Angie, une jeune Australienne blanche, avec son père et leurs employés qu’il maintient sous un joug de terreur. Perdition, c’est également ce à quoi elle se voue aux yeux de son terrible père en tombant amoureuse de Mayaw, un jeune aborigène.

Dès lors qu’Angie tombe enceinte, plus qu’une seule solutions e présente pour les amoureux : la fuite. Ivre de vengeance, le chef de l’exploitation tue sauvagement le père de Mayaw, puis envoie Bruce à leur poursuite. Ce chasseur redoutable et amoureux éconduit d’Angie a pour mission de ramener le couple de traîtres. Difficile de préciser dans quel état...

Back to Perdition, Tome 1 - Par Marie & Vanders - Vents d'Ouest

Damien Marie fait partie des scénaristes qui montent, avec pas moins de huit albums annoncés cette année. Même si le diptyque Dieu ne nous avait pas convaincu, nous avions salué Wounded, son Traffic ainsi que Need, ceci est mon sang.

Fort ancré chez Bamboo, Damien Marie revient tout de même chez Vents d’Ouest chez qui il avait livré La Cuisine du Diable, tout en ramenant avec lui le dessinateur Damien Vanders, avec qui il avait précédemment signé la série Welcome to Hope et Parce que le paradis n’existe pas.

L’efficacité de ce duo fait merveille dès les premières pages. Malgré quelques renvois introuvables, on plonge directement dans l’ambiance glauque du récit : passion, racisme, violence et éléments déchaînés. Sans que l’intrigue apporte des éléments novateurs, on ne parvient pas à décrocher du récit, tant l’ensemble est bien construit.

Abordant une contrée peu employée en bande dessinée, l’album s’attarde sur le sort malheureux des Aborigènes, parqués en réserve tels des ’Indiens’ d’Australie, Damien Marie parvient à impulser un intérêt indéniable dans un récit sans temps mort. La fin de ce diptyque devrait apporter son lot de violence, au cœur d’un orage qui ne va pas tarder à éclater.

(par Charles-Louis Detournay)

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