Batman Ninja T1 - Par Masato Hisa - Kana

28 octobre 2019 0 commentaire
  • Adaptation par le mangaka d’ « Area 51 » du film d’animation éponyme, un récit nerveux et un hommage qui plonge le célèbre justicier dans le japon féodal. Une belle petite réussite.

Réalisé dans le cadre des 80 ans de Batman, en 2018, par Junpei Mizusaki avec le studio Kamikaze Douga, le film d’animation Batman Ninja a droit comme souvent à son adaptation manga. À la particularité qu’elle est dessinée par Masato Hisa, mangaka spécialisé en récit pulp, dont le trait à base d’aplats noirs nous a souvent rappelé Frank Miller. Un choix aussi logique que gagnant au vu de ce premier tome, sur deux.

En voulant arrêter Gorilla Grodd, Batman se retrouve projeté dans le Japon féodal, en compagnie de sa bat-family et d’autres vilains. Du côté de ces derniers nous retrouvons Grodd, le Pingouin, Double Face, Deathstroke, Poison Ivy et évidemment le Joker, secondé par Harley Quinn, qui a bien l’intention de devenir le nouveau Shogun et contrôler le Japon.

Pour les combattre et ramener tout le monde dans le présent, Batman peut compter des alliés bien connus : Robin (Damian Wayne), Nightwing, Red Robin, Red Hood, mais également Alfred et Catwoman. Bref une bonne partie des grandes figures de Gotham se retrouvent pour en découdre une nouvelle fois, mais les règles ont changé.

Batman Ninja T1 - Par Masato Hisa - Kana
© 2018 Masato Hisa / SHOGAKUKAN

Ainsi du côté du scénario, la célèbre chauve-souris doit appréhender son nouvel environnement, faire siennes diverses techniques du Japon féodal, car il se rend rapidement compte de l’inutilité de sa technologie et de ses tactiques urbaines dans ces châteaux pensés avant tout pour la guerre et pour se protéger des envahisseurs.

Entre choc des cultures et des époques, le récit s’attelle donc à présenter quelques arts japonais, dont évidemment celui des ninjas, mais pas uniquement, tout en optant pour un récit nerveux et sans temps mort. Sans oublier de s’amuser de ces super-héros se parant des couleurs locales.

Comme toujours Masato Hisa signe un travail impeccable, proposant quelques détails inédits par rapport au dessin animé, et une partition graphique collant parfaitement au sujet. C’est un véritable plaisir de voir ce mangaka spécialisé en pulp s’attaquer à un tel monument, bouclant ainsi la boucle de certaines ses influences personnelles.

© 2018 Masato Hisa / SHOGAKUKAN

(par Guillaume Boutet)

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