Bernard Swysen : de Victor Hugo à Léonard de Vinci

11 octobre 2016 2 commentaires
  • Après une intéressante biographie de Victor Hugo, Bernard Swysen prolonge sa quête humaniste et artistique en retraçant la biographie de l'un des plus grands génies de notre l'humanité, peintre surdoué et ingénieur visionnaire : Léonard de Vinci. Au contraire d'autres récents essais infructueux, cette biographie se révèle aussi réussie qu'aboutie, quelle que soit la connaissance initiale du lecteur.

Prolongeant le succès de votre première biographie consacrée à Victor Hugo->art16833], qu’est-ce qui a vous a décidé à consacrer celle-ci à Léonard de Vinci ? Ce ne sont pourtant pas les hommes illustres qui manquent au travers de l’Histoire ?! Fallait-il que comme Hugo qui était écrivain, romancier, poète mais également engagé en politique, l’artiste que vous désiriez évoquer devait avoir œuvré sur plusieurs facettes ?

Bernard Swysen : de Victor Hugo à Léonard de VinciAprès avoir bouclé la biographie de Victor Hugo, un travail qui m’a accaparé durant deux ans, j’ai ressenti ce qu’on peut appeler un “post-partum”. Il me fallait repartir sur un projet similaire afin de combler l’immense vide que l’on peut ressentir après l’accouchement d’un album qui a pris énormément de temps et d’espace mental dans son élaboration.

Léonard de Vinci s’est imposé à moi. J’ai presque envie de dire que ce n’est pas moi qui l’ai choisi, mais lui qui m’a choisi. Et vous avez raison de dire que c’est aussi parce que c’est un personnage qui a œuvré sur plusieurs facettes. En effet, à l’instar de Victor Hugo, Léonard de Vinci est un personnage hors du commun, que tout le monde connaît sans vraiment savoir qui il est. Probablement à cause de la légende qui entoure invariablement tous personnages d’exception. Je pouvais donc retrouver le plaisir de séparer le bon grain de l’ivraie, et apprendre une foule d’informations lors de mes recherches, choses que je pouvais partager avec un large public grâce au média qu’est la bande dessinée.

Je souhaitais en outre changer d’époque. Le dépaysement pouvait être total en me replongeant dans un siècle où tant de choses se sont passées, et qui est très agréable à dessiner.

Au contraire de Victor Hugo, n’a-t-on pas déjà consacré beaucoup, voire trop de livres, à Léonard ?

Oui, en effet, c’est une personnalité qui a fait couler beaucoup d’encre. Mais pas toujours à bon escient. Et malheureusement avec beaucoup d’approximations. J’ai pu m’en rendre compte ! On lui a également attribué beaucoup de choses à tort. On ne prête qu’aux riches ! On représente toujours Léonard de Vinci en vieux sage, alors que c’était un homme réputé pour sa beauté physique, qui était assez spontané, très réactif, hypersensible, et pas toujours raisonnable, bien au contraire !

L’aspect visuel était aussi très important. Il y a pléthore de livres, en effet, mais relativement peu de reconstitutions imagées de sa vie, de son parcours, ou encore de son environnement immédiat.

Le cinéma s’est très peu intéressé à la vraie vie du Maestro, mis à part une excellente série télévisée italienne, réalisée par Renato Castellani dans les années 70. La bande dessinée est un excellent moyen de pallier cette carence. Je ne pouvais que m’y engouffrer. Pour mon plus grand plaisir, et celui, je l’espère, du lecteur.

Comment se sont déroulées vos recherches afin d’écrire ce scénario ? Vous êtes-vous adjoint le concours de spécialistes pour défricher le terrain ?

Les recherches et l’écriture du scénario se sont faites en solitaire. Des millions de pages à lire, à commencer par les propres carnets de Léonard. Ce qui d’ailleurs n’est pas aisé ! Ensuite, comme pour “Victor Hugo”, où j’avais fait relire les planches par le grand spécialiste Hugolien Jean-Marc Hovasse, j’ai fait relire “Léonard de Vinci” par la personne la plus apte à le faire, le romancier, scénariste et critique d’art français Serge Bramly. Pourquoi lui ? Parce qu’il a écrit un formidable livre sur notre Florentin, un travail remarquable où tout est scrupuleusement vérifié, et où les pièges de la légende avaient été soigneusement évités. Sa relecture me rassurait, car personne n’est à l’abri des erreurs. Jean-Marc Hovasse en avaient détectées deux dans “Victor Hugo”, pourtant reprises entre autres par Maurois et Decaux, et que j’ai pu ainsi corriger. Serge Bramly, pour ma plus grande joie, n’en a décelée aucune.

Concernant votre méthode générale de travail, avez-vous opté pour les mêmes choix narratifs que pour Victor Hugo ? Il semble que vous ayez glissé plus vite sur l’enfance pour préférer l’âge adulte de Léonard, sans doute par manque de données historiques...

Oui, par manque de données historiques ! On connaît très peu de choses de son enfance. Et je m’en tiens uniquement à ce qui est vérifiable. Pas question donc de romancer quoi que ce soit si les sources manquent. Sinon, la technique scénaristique est la même que pour “Victor Hugo”. La vie détaillée du personnage, sous tous ses aspects. Travail, vie privée, rencontres,...Tout est passé sous la loupe.

A mes yeux, la précédente référence BD en la matière était l’Histoire de l’Oncle Paul réalisée par Octave Joly et René Follet. Il est d’ailleurs intéressant de noter les différences, certainement dues à une plus grande implication de votre part (Joly indiquait que Léonard avait réalisé la rondache avant d’intégrer l’atelier, et que le marchand refusa de l’acheter. Il précisa aussi que son maître cassa ses pinceaux après avoir vu l’Ange de Léonard, sans doute un effet de style). Aviez-vous connaissance de ce récit ? Vous aurait-t-il alors incité à réaliser cette biographie ?

Je n’ai pas lu cet Oncle Paul. Ce qui est certain, c’est que la rondache dont vous parlez a été réalisée à l’atelier de Verrocchio, et l’histoire du marchand fait partie des nombreuses légendes, inexactes, qui emmaillotent Léonard de Vinci. De même que l’histoire des pinceaux cassés.

Ceci dit, je trouve que la “vraie” histoire est suffisamment passionnante pour ne pas en rajouter une couche. Ma vocation, à l’instar du Victor Hugo, est certainement de proposer, bien que personne n’est infaillible, une biographie dont l’exactitude ne peut être contestée. Tout est fait pour, d’ailleurs, mais dans le cadre de nos connaissances actuelles. Nous continuons encore aujourd’hui à découvrir des
choses. S’il est des versions différentes concernant un élément de sa vie, chacune est plausible, je m’attache à les signaler toutes. Par exemple, l’identité réelle de la Joconde, pour laquelle plusieurs théories existent, dont trois aussi valables l’une que l’autre.

Entre la peinture de Léonard, ses inventions, ses projets et les relations entre les personnages illustres, comment avez-vous articulé votre scénario pour que cela tienne en soixante planches ? Avez-vous mis des éléments de côté ?

Je n’ai mis aucun élément de côté. Thierry Taburiaux, le patron des Editions Joker, ne m’a pas imposé de limite de pages. Ce qui m’a permis d’écrire le scénario sans contraintes aucunes. Une liberté pour laquelle je lui suis d’ailleurs très reconnaissant.

Bernard Swysen avec son éditeur Thierry Taburiaux
Photo : Charles-Louis Detournay

Votre défi principal n’était-il pas, au-delà des inventions, d’évoquer la personnalité de Léonard ? Son éternel émerveillement face à la nature et au corps humain, sa méthode de travail pour la peinture (longue, par petites touches et après de mures réflexions), ses perpétuelles angoisses financières, ses doutes, ses difficultés familiales, son amitié avec Machiavel et Bramante, son opposition à Michel-Ange, sa relation avec son père, ses difficultés à trouver du travail, son ambition pour le vol avant qu’un tragique accident ne vienne tout interrompre, ses échecs, son perfectionnisme qui allait de pair avec sa propension à ne pas toujours terminer ce qu’il avait commencé, le fait qu’il soit végétarien et également taraudé par sa postérité (ses carnets, l’hommage de Raphaël, la considération de jeunes peintres et de François 1er), etc. ?

Sa personnalité se démontre d’elle-même, par sa façon de travailler, par ses décisions ou encore par ses réflexions, que l’on retrouve souvent en marge de ses précieux carnets, et que j’ai très souvent intégrées au dialogue. Il est clair que dans le scénario, je tenais à montrer un portrait psychologique le plus proche possible de la réalité, grâce entre autres à ses propres écrits. J’ai trouvé le personnage très attachant, avec ses failles, ses angoisses, ses colères...Un être humain hors normes, somme toute, dont l’esprit n’était jamais au repos, et qui avait un besoin fondamental d’être aimé et admiré, comme beaucoup d’artistes, mais dans son cas, tout était exposant dix.

Vous soulignez par exemple cette aptitude à être plongé dans ses pensées et à ne pas répondre à ses interlocuteurs ?!

Il possédait un monde intérieur très puissant. S’il avait cette tendance à ne pas répondre quand on lui parlait, c’était par distraction, non par mépris. Il était souvent dans sa bulle. Un grand distrait, quoi ! Comme tous les grands génies, à ce qu’on dit.

Pour réaliser un portrait complet, était-il incontournable d’évoquer son orientation sexuelle ? Quelles étaient dès lors les limites à ne pas franchir ?

Il n’y avait aucune limite à ne pas franchir. C’est un élément de sa vie, tout simplement. C’est vrai qu’à l’époque, on risquait gros, bien que l’homosexualité faisait partie des mœurs. Il s’est fait pincer dans sa jeunesse, il s’était dès lors promis de rester très discret sur ses orientations sexuelles. Mais tout le monde connaissait ce penchant, ne fut-ce que par les jolis jeunes gens dont il adorait s’entourer, et le plaisir qu’il avait à dessiner le corps masculin. Il avait en outre beaucoup de succès.

Comme je le dis plus haut, il était particulièrement beau et séduisant, loin de l’image du vieux barbu que tout le monde connaît.

Vous avez ajouté pas mal de notes en pages, afin de préciser la nature ou les noms de certains protagonistes, mais également afin d’indiquer l’avenir des réflexions de Léonard. Fallait-il indiquer au lecteur ce qu’il en était advenu après son décès, afin de souligner son aspect visionnaire ?

Tout-à-fait. Je cite d’ailleurs en fin d’album Vasari, qui écrit dans sa Vie des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, en 1550 : Le Ciel dans sa bonté rassemble parfois sur un mortel ses dons les plus précieux et marque d’une telle empreinte toutes les actions de cet heureux privilégié, qu’elles semblent moins témoigner de la puissance du génie humain que de la faveur spécifique de Dieu. On ne pourrait mieux dire, n’est-ce pas ?!

Il s’agit de comprendre pourquoi cet homme a pris tant de place dans notre imaginaire collectif. Sa vie et son œuvre en sont l’explication la plus évidente, et la connaissance de ceux-ci ne feront que renforcer cette idée.

Aviez-vous la volonté de tordre le coup à certaines légendes ? Comme le fait que Léonard soit décédé dans les bras de François 1er, ou certaines inventions qui lui étaient attribuées mais que vous n’avez pas abordées ? Tel le vélo à pédalier qui pourrait s’avérer un croquis posthume réalisé des centaines d’années plus tard sur une page de son carnet..

Si je n’ai pas même abordé ces légendes, c’est qu’elles sont, bien que profondément ancrées, complètement inexactes, voire farfelues. Mais n’est-ce pas le point commun de toutes les légendes ? Le fait de passer ces anecdotes sous silence était pour moi la meilleure façon de leur tordre le cou. On pourrait faire un album entier sur les mythes qui ont entouré et continuent d’entourer l’histoire de sa vie. Là n’était pas mon objectif, mais c’est vrai que cela pourrait être assez amusant.

Vouliez-vous également évoquer des aspects moins connus de son travail afin que les amateurs de Léonard en apprennent aussi un peu plus, tels que la bataille d’Anghiari ou le dessin des exécutions des Piazzi se sont révoltés contre les Médicis ?

Les aspects moins connus de son travail ne peuvent être passés sous silence. Il ne s’agit pas de se limiter à égrener les anecdotes célèbres. Ce ne sont certainement pas les plus intéressantes, ni celles qui éclairent le mieux la personnalité du Maestro. “La bataille d’Anghiari” ou le dessin de la pendaison par exemple, sont des éléments primordiaux qui ne peuvent qu’éclairer le lecteur sur la personnalité du personnage qui nous occupe.

Les nombreux soubresauts politiques ont rythmé la vie de Léonard. Vous avez insisté dessus en évoquant Machiavel, les Médicis, Les Borgia, les luttes avec le royaume de France et les Turcs, sans oublier Savonarole. Au-delà de Léonard, vouliez-vous donner une idée de l’époque dans lequel il vivait, le fameux Quattrocento ?

Ces aspects sont racontés dans la mesure où Léonard est impliqué, passivement ou activement, dans le monde politique qui l’entoure. Il travaillait pour les Puissants, la seule façon d’ailleurs de gagner leur vie pour les artistes du Quattrocento. Les changements politiques avaient un impact direct sur la vie de tous ceux-là, puisque leur travail en dépendait directement. Il fallait donc, en restant le plus lisible possible, restituer au mieux ces différents contextes.

Est-ce justement pour bien situer ce contexte et le Quattrocento que vous avez réuni les grandes dates, les œuvres, les personnages et les lieux dans un dossier en fin d’album ?

Il me semblait indispensable de constituer ce dossier. C’était pour moi une façon de clarifier chronologiquement une époque pleine de soubresauts et de rebondissements. Les portraits permettent de voir les “vrais” visages des protagonistes. La carte géographique permet, elle, de voir en un coup d’œil le découpage politique de cette époque. Quant aux tableaux du Maître, pouvoir
les admirer “en vrai”, en fin d’album, est à mon sens un “plus”, puisqu’on a pu suivre leur histoire, et qu’ils ne sont parfois qu’ébauchés visuellement dans l’album.

Quelles furent vos bases pour imaginer les visages des différents protagonistes, les tableaux de l’époque ? A-t-il été facile de trouver le visage de Léonard et de Salaï, pour lesquels des tableaux assez précis nous sont parvenus, mais qu’il fallait faire vieillir au cours des années ?

Tableaux et dessins m’ont servi, bien sûr. Je notais avec précision l’âge que chaque protagoniste devait avoir au moment où je le dessinais. Il fallait parfois les rajeunir, ou les vieillir. Quant à Léonard vieux, c’était très facile grâce à son célèbre autoportrait. Jeune, Verrocchio l’avait pris pour modèle pour une statue de David. Plus tard, on le retrouve, à l’instar d’Hitchcock dans ses films, en figurant dans “l’Adoration des Mages”.

On sait que vous êtes très méticuleux dans la reconstituions des décors et bâtiments d’époque. Avez-vous toujours retrouvé les documents nécessaires pour dessiner des décors à cette période en pleine ébullition ? J’étais par exemple intéressé par votre évocation de la végétation qui poussait sur le Colisée et l’Arc de Titus à l’époque !

Chaque décor a fait l’objet de recherches poussées. On ne trouve pas tout, malheureusement. Il s’agit dès lors de créer la reconstitution la plus réaliste et la plus plausible possible. En ce qui concerne Rome, ce n’était pas compliqué. Il existe une multitude de documents contemporains. Pour d’autres lieux, c’est vrai que c’était parfois plus ardu. Certains bâtiments très connus, comme le “Castello Sforzesco” à Milan, ont subi beaucoup de mutations. Il fallait alors imaginer comment ils se présentaient à une époque bien définie, en faisant des recherches quant aux dates de modifications. De façon générale, il faut vérifier si telle tour existait déjà, si tel bâtiment n’avait pas un étage de moins ou des fenêtres modifiées entre temps, si telle statue sur une place avait déjà été érigée... Ceci dit, c’est une facette du travail que j’ai toujours adorée.

Comment avez-vous réalisé vous-mêmes les couleurs de l’album : avec Photoshop ? Je les trouve particulièrement réussies, surtout pour évoquer les effets de matières des bâtiments, les briques des murs ou les eaux ! Pour ne pas nuire à la lisibilité de la planche, vaut-il mieux de ne pas encrer ce type de détails et les laisser à la couleur ?

C’est du Photoshop, en effet. J’ai commencé ce métier professionnellement en 1984. J’ai donc connu toutes ses mutations techniques. Je travaillais auparavant à l’écoline ou à la gouache, mais à présent, j’aurais du mal à revenir en arrière. Il est faux de dire que la mise en couleurs à l’ordi est plus rapide, du moins si le type de dessin n’est pas constitué uniquement d’aplats, avec des traits bien fermés. Je trouve l’outil “Photoshop” formidable. On joue sur la matière, on peut faire des essais sans devoir toutrecommencer. Et puis, c’est vrai, je m’amuse beaucoup à jouer avec les
mati ères. J’ai laissé en outre énormément de place pour la “couleur directe”, particulièrement pour les arrière-plans, où je puis donner de la profondeur sans alourdir le dessin. Je pourrais difficilement confier ce travail à quelqu’un d’autre, car je dessine en pensant aux couleurs.

Quel a été votre choix pour reproduire les tableaux et les croquis de Léonard sur vos planches ? Parfois, il semble que vous ayez incrusté les visuels originaux ? Et à d’autres, que vous ayez juste légèrement esquissé les œuvres...

Généralement, je prenais des originaux, que j’estompais plus ou moins fortement en fonction de l’importance qu’ils devaient avoir dans la case. Je m’amusais aussi à les rafraîchir. Par exemple, le ciel de la “Joconde” était à l’origine d’un beau bleu très pur. Pour “La bataille d’Anghiari”, là, je me suis basé sur un dessin de Rubens. La fresque ayant disparu, c’est ce dessin qui en est la plus fidèle reproduction, car faite “in situ” par le peintre flamand à peine un siècle plus tard.

Plus personnellement, je pensais que Léonard avait réalisé pas mal de spectacles entre 1480 et 1490, pour des raisons principalement financières, et que ce sont justement ces spectacles qui lui ont permis de se faire connaître et d’inventer (ou d’améliorer) nombre d’éléments mécaniques si importants encore à notre époque (ressort, chariot qui avance seul, systèmes d’entraînement, différentiel, etc). Est-ce que je me trompe, ou n’était-il pas possible de tout mettre, et avez-vous alors choisi de vous focaliser sur les célébrations postérieures à 1490, les plus spectaculaires ?

Je n’ai fait qu’évoquer les spectacles qu’il avait organisés et créés avant la célèbre “Fête du Paradis”, en 1490. Les montrer eut ralenti le récit et n’aurait rien apporté de plus. Je commence donc avec le plus spectaculaire de ceux-ci et continue par la suite à ne visualiser que les plus importants. C’est donc un choix délibéré.

Vous annoncez une troisième et dernière biographie consacrée à Mozart. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ? Et pourquoi vous arrêtez par la suite : parce que vous avez déjà d’autres projets, ou craignez-vous de vous lasser ?

L’idée d’en faire un troisième est une idée de l’éditeur et du distributeur en France, encouragés par le succès de “Victor Hugo” et la mise en place de “Leonardo da Vinci”. Nous avons décidé de faire une trilogie, axée sur trois arts majeurs. “Trois Arts Majeurs, trois génies” est d’ailleurs le titre de cette mini-collection. La littérature, les arts visuels et la musique. On pourrait rajouter pour Léonard l’architecture, la sculpture ou encore les arts de la scène, mais bon, simplifions. Je compte pour le moment m’arrêter là. J’ai pas mal d’autres projets en chantier. Nous en reparlerons le moment venu. J’ai cette chance formidable de pouvoir réaliser depuis longtemps des albums en fonction de mes envies, autant en profiter un maximum, n’est-ce pas ?!

(par Charles-Louis Detournay)

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2 Messages :
  • Bernard Swysen : de Victor Hugo à Léonard de Vinci
    11 octobre 2016 17:15, par Véronique D’Hollander

    Excellente interview. Je suis fort impressionnée par la connaissance, la recherche et la méticulosité de l’auteur ainsi que son talent de dessinateur.
    A travers les différentes planches proposées, nous sommes déjà dans l’ambiance de l’époque.
    J’ai plus qu’apprécié son album sur Victor Hugo, j’attends avec impatience celui-ci.
    Mille bravos !

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 11 octobre 2016 à  21:53 :

      Qu’est-ce qu’il faut pas lire comme conneries !

      Répondre à ce message