Black Op - T1 - Par Desberg & Labiano - Dargaud.

1er mars 2005 1 commentaire
  • Décidément la CIA regorge de personnages emblématiques. Après {Alpha} (série au Lombard), voici Floyd Whitman !

Un père tué en 1945 par "ces salauds de communistes". Une première opération en Inde, terrain privilégié de la guerre froide entre KGB et CIA en 1965. Et enfin, une magouille politique en Floride avec la mafia russe qui soutiendrait activement l’élection d’un président républicain en 2003.

A travers le destin d’un homme - jeune et plein d’illusions en 1965, nettement plus désabusé en 2003 -, on voit la CIA aider la mafia russe à renaître, dans les arrière-cuisines pas très propres de l’empire américain.

Stephen Desberg quitte momentanément les combats de cape et d’épée du Scorpion pour diriger de main de maître cette grande aventure d’espionnage digne des meilleurs thrillers hollywoodiens. La construction de l’intrigue est sophistiquée et parfaitement maîtrisée. On ne s’ennuie pas, c’est le genre d’album que l’on dévore d’une traite.

Hughes Labiano a déjà démontré sa connaissance de l’univers américain avec les séries Dixie Road & Mister Georges. Son dessin réaliste est particulièrement efficace et soutient le scénario. Le dessinateur semble partager l’intérêt de son scénariste pour la politique extérieure.

Ne nous méprenons pas, Black Op n’est pas seulement un brûlot politique, c’est aussi la découverte de personnages qui suivent leurs propres chemins. Surtout si ces derniers sont balisés par les contradictions et les aléas de la politique des USA.

Les passionnés de polars ne seront pas déçus par Black Op. Pour les auteurs, il s’agit maintenant de confirmer cet album prometteur.

(par Laurent Boileau)

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