Blizzard Axel T. 1 - Par Nakaba Suzuki - nobi nobi

13 juillet 2019 0 commentaire
  • Un jeune voyou en quête d’attention se découvre un talent pour le patinage artistique. Mais n’est-il pas trop vieux pour viser une carrière internationale ? Un titre bourré d’énergie et d’audace par l’auteur de « Seven Deadly Sins ».

Auteur prolifique comme nous l’avions indiqué lors de l’arrivée des aventures des Seven Deadly Sins en France, en 2014, Nakaba Suzuki a déjà une longue carrière lorsqu’il débute le titre qui allait le faire connaître dans le monde entier.

En effet, il avait déjà à son actif six mangas de longueur variée, et cela chez plusieurs éditeurs. Blizzard Axel est sa quatrième grande série, publiée au Japon de 2005 à 2007, en 11 tomes chez Shôgakukan. La version proposée par nobi nobi est la réédition de Kôdansha, son éditeur actuel, en 6 tomes (en livre double donc).

Fubuki Kitazato, jeune collégien, passe son temps à se faire remarquer. Pour lui, tous les moyens sont bons du moment qu’il se trouve au centre de l’attention de ses camarades, même si la bagarre s’avère être sa spécialité grâce à des qualités de souplesse et d’explosivité exceptionnelles.

Blizzard Axel T. 1 - Par Nakaba Suzuki - nobi nobi

Malheureusement pour lui, jusqu’à ce jour il n’a réussi qu’à se bâtir une réputation d’excentrique que tout le monde évite. Si notre jeune héros est tant obsédé c’est parce que ses trois frères excellent dans divers domaines et font la fierté de leurs parents, tandis que lui, n’a droit à aucune considération de leur part, au point qu’ils l’ignorent le plus souvent.

Mais tout change le jour où avec ses deux seuls amis il se rend dans une patinoire pour passer un après-midi. Il découvre avec stupeur que ses cabrioles ont leur place sur la glace et qu’elles lui valent des hourras et des applaudissements ! C’est donc décidé : il deviendra champion de patinage artistique !

Dans ce premier tome nous retrouvons toute l’explosivité si particulière de Nakaba Suzuki avec un héros très fort, qui fonce sans jamais réfléchir et qui n’a peur de rien. Pas très malin et limite sans-gêne, Fubuki n’en demeure pas moins pur dans ses intentions et sait parfaitement reconnaître la valeur de ses adversaires.

Nous rigolons beaucoup aux bêtises de Fubuki qui, comme tout héros de récit initiatique, ne connaissant rien au patinage, commet bévues sur maladresses, et tente en dépit du bon sens un examen pour décrocher une bourse.

Aux gros sabots de Fubuki, se joint son meilleur ami, le délicat Kanon, danseur classique, qui décide de changer d’orientation et de le rejoindre dans cette aventure un peu folle. Son caractère posé et sa culture tranchent avec ceux de Fubuki, et apportent un contre-point intéressant au récit, surtout au moment de l’examen, où chacun propose une interprétation d’un même morceau dans des approches très différentes.

Du côté du graphisme, le trait de Nakaba Suzuki apparaît un peu plus maladroit que dans Seven Deadly Sins et Kongoh Bancho, avec des visages pas toujours stables. Mais le point du fort du mangaka, l’expressivité et le découpage des mouvements sont forts réussis, ce qui demeure l’essentiel dans un manga sur le patinage artistique.

Un premier tome donc amusant, touchant, malin et déjà très technique. En effet, en dépit du côté extravagant et burlesque de son héros, la discipline est abordée de façon rigoureuse, et il faudra plus que des coups d’éclats et de la puissance physique pour que Fubuki y trace son destin.

(par Guillaume Boutet)

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