Bob et Bobette honorés à Bruxelles !

19 septembre 2007 15 commentaires
  • Tandis que la Flandre s’apprête à se séparer (peut-être) du reste de la Belgique, {Bob & Bobette}, le chef-d’œuvre du dessinateur anversois Willy Vandersteen est enfin mis à l’honneur à Bruxelles, dans le cadre du 6ème Festival de bande dessinée de Bruxelles-Capitale qui aura lieu les 13 et 14 octobre prochains.
Bob et Bobette honorés à Bruxelles !
L’Affiche du ComicsFestival de Saint-Gilles

À quoi reconnaît-on les vraies vedettes ? Lorsque les responsables des Prix Saint-Michel [1] s’aperçoivent que Bob et Bobette, ainsi que l’œuvre riche et abondante de Willy Vandersteen, ne figurent pas à leur palmarès, aux côtés des plus grands : Hergé, Franquin, Jacobs, Uderzo. Leur seule excuse réside dans le fait qu’il est évident que Vandersteen appartient au cercle très fermé des plus grands de la bande dessinée ; il allait de soi que le père de Suske en Wiske (le titre original flamand de la série) aurait dû être couronné à un moment ou un autre. Eh bien, non ! Les prix ignorent trop souvent les vraies étoiles : voyez les Oscars, orphelins de quelques grands noms du cinéma. C’est bien pourquoi le Prix Saint-Michel Prestige 2007 a voulu corriger cette incongruité : Willy Vandersteen y retrouvera les deux seuls autres récipiendaires de cette distinction récente : Albert Uderzo et Raymond Leblanc.

Ce n’est pas la première fois que Bob et Bobette viennent à Bruxelles. Leurs plus anciens admirateurs les y ont croisés à plusieurs reprises, et notamment à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958. Bob portait encore des culottes courtes ; Bobette, une sage robe à longues manches, à peine échancrée ; Tante Sidonie se prenait ses (longs) pieds dans une jupe qui lui cachait pratiquement les orteils ; le melon vissé au crâne, Lambique déambulait en compagnie de Jérôme, de plus en plus civilisé quoique laconique dans ses propos ; le professeur Barabas se sentait plus que dans son élément, au centre de cette foire aux nouveautés, dont l’Atomium se voulait le percutant symbole – et peut-être bien que Crimson rôdait, bien décidé à ternir la bonne humeur régnant dans les allées de la « Belgique joyeuse »…

« La science de demain pour un monde plus humain » : c’était, en substance, un des slogans de l’Expo 58. Comment ne pas y entendre comme un écho de ce qu’est l’œuvre de Willy Vandersteen et de ses successeurs ? Le père spirituel de Bob et Bobette était un bon vivant, un travailleur acharné, un inquiet, un conteur hors pair, un sentimental, un homme d’affaire. Au-delà des souvenirs qui s’estompent, reste l’œuvre d’un humaniste, on l’oublie trop souvent.

Lisez Les Voisins querelleurs, Les Martiens sont là !, pour ne citer que ces exemples : le message de paix entre les nations et les hommes en traverse les pages, les rebondissements, les dialogues. Se refusant à devenir un homme de parti, Vandersteen faisait œuvre politique, au sens noble du terme. Il croyait en la perfectibilité de l’humain… et s’en cachait derrière le rire, les grosses blagues de Lambique et des commentaires d’apparence anodine, mais en réalité assassins, contre la folie des « grands de ce monde ».

La première page du Fantôme espagnol, la première histoire de Bob & Bobette parue dans Tintin. Hergé exigea que les personnages soient moins "vulgaires" !
(c) Standaard Uitgeverij

Une saga anversoise et universelle

Évidemment, Willy Vandersteen était avant tout un Anversois. Qui oserait en douter ? Sa gouaille a pris naissance dans ce Seefhoek, qui est à la métropole flamande ce que les Marolles sont à Bruxelles et le vieux Montmartre à Paris. Dans ces hauts lieux du populaire, on ne fait pas grand cas des messieurs et dames solennels, débordants d’eux-mêmes, leurs titres et médailles comme inscrits sur leurs sourires condescendants. Lambique a vite fait de les remettre à leur place et, si cela ne suffit pas, Jérôme ne manquera pas d’y ajouter un mot, un seul, mais le mot juste. Du reste, Bobette n’a pas sa langue en poche et Bob se range du côté de Sidonie, dès lors que cette honorable vieille fille est prise à partie par des cuistres, des pédants ou des enflés de la cafetière !

Les albums du Lombard sont réunis dans la Collection bleue
(c) Standaard Uitgeverij

Mais ce qui aurait pu rester une farce régionale, voire régionaliste, a pris dimension universelle. Si Bob, Bobette et les autres rendent visite à Bruxelles et à Saint-Gilles, c’est parce qu’ils y sont chez eux. Comme à Binche, Vienne, Paris, Amsterdam, Kuala Lumpur, Sidney, au Cap et au Caire, et même en des lieux que les atlas négligent de mentionner. Le monde entier est le terrain d’aventures de Bob et Bobette. Ils s’y font des amis, se jouant des barrières de la langue, des coutumes, des plaies de l’Histoire, des fanatismes et des générations.

Faites l’expérience : si vous voulez savoir ce que pensaient l’honnête homme et l’honnête femme des années 1950 ou des décennies subséquentes, vous en trouverez, dans Bob et Bobette, un portrait plus précis et plus vrai que dans les manuels d’histoire. Oui, Bob et Bobette sont à l’aise en tous lieux et en tous temps. Un ado de ce début de XXIème siècle découvre Le Roi du Cirque et Le Teuf-Teuf Club avec autant de plaisir que les premiers lecteurs d’albums qui totalisent plus de cinquante ans de présence en librairie.

Les débuts d’une success story

Quand, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, Willy Vandersteen s’immerge dans la bande dessinée, il propose ses travaux au quotidien De Nieuwe Standaard, qui publie son Rikki en Wiske, les aventures d’un grand frère et de sa petite sœur espiègle, recueillis chez leur tante Sidonie. Ce jeune trentenaire (il est né le 15 février 1913) n’en est pas à son coup d’essai, lorsque paraît le premier strip, le 30 mars 1945. Mais il est loin de penser qu’il écrit et dessine les débuts d’une légende.
Il emmène ses jeunes héros «  in Chocowakije », une de ces contrées allusives que l’on chercherait vainement sur une carte. Les lecteurs accrochent et réclament une suite.

Parce qu’il lui trouve une ressemblance trop prononcée avec Tintin et un nom trop banal, Vandersteen envoie Rikki chercher des bons de rationnement pour des chaussures, dans un texte introductif au deuxième épisode, Op het Eiland Amoras (L’Ile d’Amphoria). On ne reverra plus le grand frère boxeur, sauf pour une brève apparition, plus de 50 ans après !

Le premier album de Bob & Bobette : "Op het eiland Amoras" ("L’île d’Amphoria).
(c) Standaard Uitgeverij

Au cours de leur périple à Amphoria, Bobette et Sidonie vont s’adjoindre un petit sauvageon à l’ancrage anversois bien précisé dans les premiers mots qu’il prononce : « Seefhoek vooruit ! » (Seefhoek, en avant !), le cri de guerre des gamins de ce quartier pauvre, au nord d’Anvers, où Francis (diminutif : Suske) Vandersteen, le père de Willy, exerçait le métier de sculpteur. Ce n’est donc pas par hasard que le nouveau compagnon de Wiske s’appelle Suske : Suske et Wiske sont les patronymes flamands de Bob & Bobette.

Pour rester dans l’origine des noms, signalons que Wiske est certes le diminutif de Louise, mais c’était surtout le nom sous lequel se produisait une chanteuse d’opérette anversoise, Wieske Ghijs, qu’admirait le jeune Willy. Et si Suske s’est francisé en Bob, ce n’est peut-être pas seulement une coïncidence : le fils de Willy Vandersteen se prénommait Robert, plus familièrement Bob.

Les aventures d’une famille recomposée

Bob, Bobette et Sidonie forment donc une famille plutôt atypique : Bob n’est pas le frère de Bobette ; Sidonie n’est pas la tante du jeune garçon. A cette joyeuse smala se joindra Lambique, célibataire porté sur la dive bouteille et pour qui Sidonie brûle d’un amour ardent mais secret et, osons le dire, mal payé en retour.

En cette fin des années 1940, cette situation ne semble pas choquer une société belge (Suske en Wiske seront traduits en français à partir de 1947 ; le premier album de Bob et Bobette date de 1952), largement attachée à l’image de la famille, telle que l’envisage l’Église catholique, alors toute puissante. Rappelons que cette famille « anormale », si pas « amorale, » fait les beaux jours d’un quotidien qui affiche à sa ‘une’ le sigle AVV – VVK (Alles voor Vlaanderen – Vlaanderen voor Kristus ; Tout pour la Flandre – La Flandre pour le Christ) !

Rikki en Wiske, les "ancêtres" de Bob & Bobette
(c) Standaard Uitgeverij

Au sein des éditions Standaard, Vandersteen trouve d’emblée un interlocuteur saisissant d’instinct le potentiel des « histoires racontées en images ». Il s’appelle Wim Goderis et c’est à lui que nous devons le modèle de la couverture des albums Bob et Bobette, reconnaissable entre toutes : un fond rouge vif, inspiré, semble-t-il, par le gabarit adopté par l’hebdomadaire américain Time. À lui aussi revient le choix et la couleur jaune des caractères du titre. Il fournit encore la trame de plusieurs épisodes de la série et suggère le thème de futures BD labellisées « Studio Vandersteen ». Ces autres productions adopteront une mise en page similaire, se distinguant chacune par une couleur de fond différente : bleu vif pour Bessy, bleu plus clair pour De Rode Ridder (Le Chevalier rouge), vert pour Jérôme, jaune pour Safari, fuchsia pour Robert et Bertrand, grenat pour De Geuzen (Les Gueux), la dernière œuvre de Vandersteen.

En 60 ans, seules de légères modifications affecteront l’intuition originale de Goderis pour Suske en Wiske, devenue l’image de marque d’une série s’imposant largement au-delà des frontières de la Flandre.

Une série populaire

À leurs débuts, les héros de Vandersteen restent très marqués par l’origine anversoise de leur créateur. Décor, personnages emblématiques, légendes, mythes : tout respire l’Escaut et ses rives brumeuses. Le parler, surtout. Ce n’est qu’en 1963 que Bob et Bobette adoptent l’Algemeen Beschaafd Nederlands, c’est-à-dire, le néerlandais uniformisé à la Flandre et aux Pays-Bas, où ils étaient cependant édités depuis 1946.

Au passage, remarquons que leur anversitude ne les a pas empêchés de rencontrer le succès dans les librairies wallonnes et bruxelloises. Paradoxe : en 2007 et à l’encontre d’un mouvement général de l’édition, les ventes des Bob et Bobette augmentent, celles de Suske en Wiske connaissent un léger tassement.

Enfants du peuple, nés dans l’euphorie et les contradictions de l’immédiat après-guerre, Bob et Bobette épousaient une réalité socio-économique belge, largement disparue. La classe ouvrière existait encore et elle le faisait savoir. On a du mal à croire qu’en ces temps bénis, la Belgique était, avec la Suisse, le seul pays européen créditeur ; au tournant du début des années 1950, les salaires augmentaient parfois plus vite que le coût de la vie ; le seul salaire du père faisait vivre une famille pour laquelle une maison particulière et les objets de consommation (automobile, télévision, machine à laver…) se révélaient accessibles. Le populo découvrait l’aisance et une certaine joie de vivre, enfin délivrée des affres de la survie.

Jérôme, un Hercule au grand coeur, dans "Le roi du cirque".
(c) Standaard Uitgeverij

Ce paramètre « populo » était à ce point installé dans Bob et Bobette que, pour paraître dans Tintin, l’hebdo des fils de bourgeois cathos, ennemis de la classe ouvrière, les deux enfants durent s’embourgeoiser – Hergé l’exigeait !

Tante Sidonie et le professeur Barabas disparurent de la scène, le temps de huit épisodes (la mythique ‘collection bleue’, du Fantôme espagnol à La Cavale d’Or) où Lambique devint « Monsieur Lambique », honorable tuteur de deux orphelins s’exprimant de manière châtiée. Il fallut même transformer la coiffure de Bobette !

Est-ce à la suite de cette expérience, parallèle aux aventures « normales » qui continuaient à paraître dans De Standaard, que les personnages vedettes de Vandersteen se mirent en quête d’honorabilité ? Rien de moins sûr : ils suivaient l’évolution de la société belge, complaisamment convertie à la société de consommation – on disait « un mode de vie à l’américaine ».

Le cas le plus flagrant reste celui de Jérôme, passé du statut d’hominidé mal dégrossi (inspiré par l’homme des cavernes américain, Alley Oop, créé par V.T. Hamblin) à celui de fort en muscles qui, à un moment de son existence, adopta chemise, cravate, borsalino, costume de belle coupe et gants couleur beurre frais !

Un album Bob et Bobette constituait le cadeau de vacances idéal : le plein d’aventures, d’humour, de fantaisie. Son prix modique engageait à le lire sans la révérence due à un volume plus luxueux – du coup, il devenait le complice des après-midi pluvieuses, des soirées sans télévision, des fins languissantes et désoeuvrées d’années scolaires.
Quand on vous disait qu’il suffisait d’ouvrir un album de Bob et Bobette pour trouver les instantanés de la Belgique d’autrefois !

Bob et Bobette au XXIème siècle

Lorsqu’il disparut, le 28 août 1990, Willy Vandersteen abandonnait définitivement ses deux héros à Paul Geerts, à qui il avait déjà confié le scénario et le dessin de leuirs aventures depuis le début des années 1970.

Un auteur profondément humaniste. Ici dans "Le Père Moustache".
(c) Standaard Uitgeverij

L’après- Vandersteen a été marqué par quelques valses hésitations entre la modernisation (Bob est passé des culottes courtes aux jeans) et le respect des règles, consignées par Vandersteen dans son testament : pas de sexe, pas de nouveaux personnages, pas de mariage Lambique-Sidonie, pas de polémiques aux plans religieux et politique.
En fait, Bob et Bobette ont leurs trois fondamentaux : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire, comme disait Jean Gabin.

On y ajoutera toutefois une générosité narrative agrémentée de rebondissements, un humour slapstick, plus proche de Laurel et Hardy, de Harold Lloyd, des Comedy Capers et du Chaplin muet que de Tintin. On n’y dédaigne ni l’humour gros sel, ni l’absurde, ni le clin d’œil complice au public. Gare aux puissants, car ils risquent la parodie ! Sus aux pompeux et aux sinistres, qui en prennent pour leur grade !
C’est à cette tâche que se sont attelés les titulaires récents de la série Luc Morjaeu (dessin) et Peter Van Gucht (scénario). En neuf albums, ils démontrent que l’esprit fondateur et frondeur de Suske en Wiske peut parfaitement s’intégrer dans un environnement actuel, sans trahir le passé de la série. Défi à relever : faire coïncider une production, créée dans un environnement stable mais disparu, avec un début de siècle aux repères diffus et en pleine recomposition – tout cela, dans une société qui n’ose plus guère un humour irrévérencieux, qui tient à préserver l’humain et les valeurs humanistes.

Bob et Bobette forever !

Bienvenue donc aux plus jeunes des anciennes gloires de la bande dessinée ! Bob et Bobette n’auront jamais d’âge ; ils demeurent à jamais dans le panthéon des indomptables dont les traits sont fixés une fois pour toutes par l’artiste et ses disciples. Visiteurs à Bruxelles, seul le Manneken Pis pourrait leur faire de l’ombre… et encore, car il partage leur humour, qui peut effaroucher les ronchonneurs et réjouit les bons vivants. Un humour qui, en fin de compte, ne fait de mal à personne, sauf peut-être à leurs zygomatiques.

Célébrer Bob et Bobette, c’est rendre hommage à Willy Vandersteen, le créateur parmi les plus originaux et les plus inventifs de toute l’histoire de la bande dessinée européenne.

Qui n’a pas lu Le poignard d’Or, La Dame en Noir, le Paradis des Chiens, La Clé de Bronze, Le Trésor de Beersel, l’Attrape-Sons ou Les Mousquetaires endiablés ne peut être considéré comme un honnête bédéphile.

Entrez dans le monde des enfants du siècle !

Alain De Kuyssche

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

On peu aussi lire avec profit un excellent article « Jeux de double chez Bob & Bobette » par Gabriel Umstätter sur Le site « du9 »

En médaillon : Willy Vandersteen. DR

Le site du Festival en ligne

[1La plus ancienne distinction belge dans le domaine de la bande dessinée, créée, en 1972, à l’initiative d’André Leborgne et gérée actuellement par l’association Comics Festival de la Région de Bruxelles Capitale.

 
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15 Messages :
  • Bob aime Bobette
    20 septembre 2007 09:02, par Jean-Marie

    Bravo au fringant Willy Vandersteen, qu’il continue de nous enchanter longtemps avec ses merveilleuses histoires.
    Longue vie à toi, vieux pirate !

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    • Répondu par PPV le 20 septembre 2007 à  15:04 :

      Cher jean-Marie, tu semble ignorer que Willy vandersteen, ce vieux pirate, est décédé il y a...17 ans !

      Et je crois qu’ils en sont à leurs cinquième dessinateur sur la série, qui n’intéresse plus grand monde je pense...Sic transit gloria mundi...

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      • Répondu le 20 septembre 2007 à  16:03 :

        Ils en sont à leurs troisième dessinateur. 3500000 albums vendu en 2006. Sic transit quoi ?...

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        • Répondu par Poisson Radieux le 20 septembre 2007 à  18:32 :

          Bob et Bobette a peut-être en particulier deux atouts pour compenser la pauvreté du graphisme et du scénario :
          - un format souple, typiquement flamand, peu onéreux, facile à glisser par exemple dans un caddie de supermarché (bonjour Michel-Edouard) ; modèle que l’on ne trouve guère dans l’album francophone, je me suis toujours demandé pourquoi
          - une longévité exceptionnelle, qui fait que chaque génération "prescrit" la série à la suivante, un peu comme les Martine.
          Ceci explique sans doute, au moins en partie, cela.

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          • Répondu par PPV le 21 septembre 2007 à  11:24 :

            3500000, cela force le respect, en effet. Mais je ne suis pas d’accord avec Le Poisson Radieux, c’est bien sur de la BD populaire (et sans autre ambition), mais il y a des bons scénarios. Bien sur, à partir de 12-13 ans vos enfants s’en lassent et passent à autre chose.
            Et il semblerait qu’il y ait bien 4 dessinateurs : Vandersteen, Geerts, Verhaeghen et l’actuel, Luc Morjaeu.

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          • Répondu par Alain LEDENT le 1er septembre 2009 à  15:15 :

            Mais pourquoi toujours se plaindre de la pauvreté supposée d’un scénario de Bob et Bobette ? Ces albums sont destinés AVANT TOUT aux plus jeunes. Vous n’avez jamais vu les horribles dessins et les histoires complètement creuses de certains albums de Thorgal ? Et de bien d’autres trucs qui ne devraient même pas paraître et qui inondent les rayons BD des supermarchés (avant d’être bradés au moment des soldes)...

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        • Répondu par Jean-Marie le 20 septembre 2007 à  22:26 :

          Toutes mes excuses, j’avais confondu avec Maurice Cuvillier, le célèbre créateur de Sylvain et Sylvette. Pardon pour la boulette, et longue vie à toi, Maurice !

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          • Répondu par Gilbert le 15 octobre 2007 à  20:20 :

            Je pense que Jean-Marie a confondu Maurice Cuvillier, auteur de Sylvain et Sylvette, avec Georges Rémi, l’auteur de Jo et Zette. On lui pardonne la boulette, et longue vie à toi, Georges !

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            • Répondu par Pascal le 15 octobre 2007 à  23:06 :

              Je crois que Gilbert voulait parler de l’ami René Bonnet, et de ses sympathiques personnages Fripounet et Marisette. Tout le monde peut se tromper, cher Gilbert. Nous n’allons pas vous jeter la pierre avec l’éponge dans l’eau du bain.
              En tout cas, ces Fripounet et Marisette, quel déploiement de talent ! Bravo, Monsieur Bonnet ! À quand le prochain album ?

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            • Répondu par Nicolas et Nathalie le 16 octobre 2007 à  00:35 :

              Joseph Gillain, tu nous as fait vivre de merveilleux moments avec les inénarrables aventures de Trinet et Trinette (Trinet et Trinette dans l’Himalaya). On attend la suite avec une grande impatience. Dessine-la vite ! Nous avons hâte de retrouver nos héros favoris.
              Nicolas et Nathalie

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              • Répondu par Seccotine le 17 octobre 2007 à  14:23 :

                Nicolas, Nathalie, vous oubliez Moky et Poupy, deux charmants personnages qui, j’en suis sûre, ont enluminé les après-midi de votre enfance...
                Je voudrais dire à Roger Bussemey, leur créateur, que je suis une immense admiratrice de ses bandes dessinées. Le souvenir des petits Indiens Moky et Poupy sera toujours gravé dans mon coeur.
                Chapeau, M. Bussemey !

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                • Répondu par Yvan le 18 octobre 2007 à  17:01 :

                  Heu... Vive John et Yoko ! Quarante années d’aventures internationales pour les petits et les grands, parmi les rires et les chansons !
                  (J’ai bon ?)

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  • Bob et Bobette honorés à Bruxelles !
    3 octobre 2007 13:44, par Jean-no

    Bob et Bobette, ce sont de bons scénarios, un humanisme naïf comme on ne sait plus en faire (je vois un grand homologue à Vandersteen : Tezuka Osamu), une créativité tous azimuts... Rien à jeter. Côté dessin en revanche il y a des périodes et j’avoue que les albums primitifs me touchent nettement plus que les albums tardifs, j’aime le trait un chouia rapeux et complexe de "la nef fantôme", des éburons, Fiskary, "le loup qui rit" (album qui contient à mon sens les westerns fantastiques de David B. et de Blain), "chercheur d’or"... J’aime le côté "Tintin au Congo" de cette période (album que Vandersteen a du beaucoup relire et dont il a retenu la narration, le graphisme, la fantaisie et le côté sans façons - même si nous voulons le voir aujourd’hui comme un produit de la colonisation ce qu’il est aussi). Le gag des antilopes dans l’album de Hergé a inspiré à Vandersteen de nombreux autres gags à mon avis.
    Et j’aime même les étranges détails graphiques jamais résolus du dessin de Vandersteen : Lambique a-t-il une moustache ? Pourquoi les semelles de ses personnages ne touchent-elles pas le sol ? (lors de l’université d’été de la bd à Angoulême, Benoît Jacques a raconté que ce détail l’avait toujours angoissé).

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  • Bob et Bobette honorés à Bruxelles !
    11 mai 2008 19:16, par Bernard

    Bonjour,
    Je tombe par azard sur le site ou l’on parle des avantures du professeurs Lambique et de Bob et Bobette.
    Cette BD que j’ai lu en son temps dans le journal Tintin me plaisait beaucoup.
    J’avais alors 12 à 13 ans
    Je souhaiterais savoir si ces albums sont toujours en vente et comment ce les procurer ?

    Merci pour ceux qui me répondraient

    bernard.

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    • Répondu par Sergio Salma le 11 mai 2008 à  23:55 :

      cher Bernard, tu tapes bob et bobette sur google ou autre et ton bonheur sera complet. Encore plus complet quand tu sauras que depuis que tu as décroché, il y a eu 300 nouveaux titres. Bonne lecture.

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