Ca n’arrive qu’à moi ! (livre premier) - Par Tronchet - Futuropolis

2 juin 2010 3 commentaires
  • Petite forme pour Tronchet qui persiste à tenter d'insuffler une dose de romantisme dans son univers grinçant et parodique. En toile de fond : solitude, écologie, médecines douces et... séries télé.

Entre une maman abonnée à ses confidences quotidiennes et son cabinet de naturothérapie qui démarre, la charmante Prunelle a son lot de soucis. Sans compter sa propension à gaffer en toute circonstance, ses obsessions écolos et ses jeux de mots intempestifs. Mais alors que son banquier commence à se montrer bien pressant lors d’une fête plutôt quelconque, Prunelle s’aperçoit que la série la plus prisée du moment semble mettre en scène son propre quotidien. En route pour l’enquête !

Présenté ainsi, l’album de Tronchet (premier tome) apparaît plein de fraicheur, original et enlevé. Oui mais... Outre un graphisme qui rend difficile toute tentative de rendre charmante un personnage féminin, une fois la trame posée, l’auteur a bien du mal à faire avancer son personnage. L’épisode du vol de vélo et le gag indigeste de la bande de voleurs noirs constituent une des faiblesses de l’ouvrage. Les couleurs sans nuance, réparties en fonction des scènes, n’apportent pas grand chose à un dessin qui s’est radicalisé au fil des années (souvenez-vous de Raymond Calbuth).

Quant aux choix des personnages secondaires, outre un voisin peu crédible en voleur de répliques, il montre une tendance à la sclérose quand Tronchet colle des moustaches à la fois au banquier lourdaud et au flic borné.

Ça n’arrive qu’à moi ! , avec son héroïne apprentie-bobo et son univers urbain dans l’air du temps vise un humour léger, mais la déception s’impose. Dommage pour les dialogues assez réussis.

(par David TAUGIS)

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3 Messages :
  • J’ai feuiletté ce livre en librairie (bien malin !°). Pour le dessin, on dirait du Blutch rapide, sans le talent ! Pour l’histoire...je crois que je vais reflechir. Ce que je prefère chez Tronchet (à part son nom, ou plutôt pseudo, qui me fait sourire), c’est son crétin de Raoul Tergal, que je trouve hilarant dans le role du zozo compléxé.

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