Capitaine Static : de la bande dessinée jeunesse « made in » Québec

22 décembre 2008 0 commentaire
  • Québec Amérique, un éditeur généraliste, est un acteur majeur de l’industrie québécoise du livre. Ses collections jeunesse ne sont pas négligeables, parmi lesquelles on trouve quelques-uns des plus grands succès du Québec, de véritables « classiques » figurant à son catalogue.

Parmi ces classiques, on compte : La lumière blanche (Annick Poitras), La nouvelle maîtresse (Dominique Demers), Noémie (Gilles Tibo) ou encore les Contes pour tous (mise en roman de l’œuvre cinématographique du même nom, réalisée par le cinéaste Rock Demers) ne sont que quelques exemples.

Il n’est donc pas surprenant que depuis 2007, Québec Amérique ait décidé de s’aventurer dans le marché de la bande dessinée jeunesse. Avant d’inaugurer, à l’automne 2008, sa collection de BD adulte Code bar avec Jeunauteur (Dompierre, ou Girard), l’éditeur a d’abord choisi d’explorer la BD jeunesse en lançant Capitaine Static, une série scénarisée par Alain M. Bergeron et illustrée par Sampar.

Bergeron et Sampar avaient jusqu’ici co-signé plus d’une soixantaine de livres jeunesse mais leur rêve restait de créer une bande dessinée. C’est ainsi qu’est né le Capitaine Static, héros éponyme d’une série à mi-chemin entre la BD traditionnelle et le roman illustré. Figurant dans la collection Albums +3 de Québec Amérique, le premier tome, intitulé simplement Capitaine Static, est sorti à l’hiver 2007. Difficile de demander mieux pour une première production BD : l’album est finaliste lors de l’édition 2007 des prix Bédélys [1], ainsi que finaliste lors de l’édition 2008 des prix Bédéis Causa [2] et du Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal. À l’automne 2008, les auteurs ont récidivé en nous livrant un second tome, L’imposteur.

Capitaine Static : de la bande dessinée jeunesse « made in » Québec
L’imposteur (c) Bergeron/Sampar/Québec Amérique

Le Capitaine Static, c’est avant tout un écolier ordinaire du nom de Charles Simard, grand admirateur de Spider-Man ou Superman, qui, le jour de l’Halloween, se rend à l’école déguisé en super-héros. Son costume affiche alors ses initiales, « C. S. ». Charles découvre que son corps a la capacité d’emmagasiner l’électricité statique, qu’il génère à l’aide de ses pantoufles, et de la relâcher à volonté sous forme de choc. Pour défendre ses collègues de classe contre Gros Joe, le tyran de l’école, et pour gagner le cœur de Pénélope, Charles enfile son costume et adopte l’identité du Capitaine Static. Sa devise : « Qui s’y frotte, s’y TIC ! ».

Couverture du premier tome des aventures du Capitaine Static (c) Bergeron/Sampar/Québec Amérique

Avec Capitaine Static, Sampar et Bergeron proposent des histoires comiques destinées aux enfants, mais qui peuvent également plaire aux parents. La série s’appuie sur une trame narrative originale, des jeux de mots rafraîchissants, ainsi qu’un graphisme moderne et des couleurs dynamiques qui peuvent séduire les adultes. Bref, avec cette formule hybride, les auteurs osent poser un regard neuf et actuel, capable de renouveler le paysage de la BD jeunesse au Québec.

(par Marianne St-Jacques)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Le site Internet des éditions Québec Amérique

[1Prix récompensant la bande dessinée québécoise, organisé par l’organisme Promo 9e Art et remis depuis 1999.

[2Compétition officielle de Festival de la bande dessinée francophone de Québec.

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