Captain America | Perdu dans la dimension Z (II) – Par Rick Remender & John Romita Jr. (trad. Jérémy Manesse & Mathieu Auverdin) – Panini Comics

3 février 2015 0 commentaire
  • Piégé depuis plus d'une décennie par l'un de ses plus mortels ennemis dans un univers parallèle hostile, Captain America éprouve bien des difficultés à retrouver de l'allant. Suite et fin du premier récit de Rick Remender sur l'emblématique personnage créé par Simon & Kirby.

Nous retrouvons Captain America comme nous l’avions laissé l’année dernière avec le premier tome de cette nouvelle série : affaibli par une décennie de captivité dans un univers contrôlé par le fanatique généticien nazi Arnim Zola, Steve Rogers voit peu à peu ses forces le quitter et le désespoir le submerger. Pire : Steve voit son fils adoptif être enlevé par Zola et sa fille, ce même garçon qui était appelé, nourrisson, à devenir l’héritier de Zola tout comme sa sœur.

Avec ce nouvel album, l’auteur Rick Remender (Uncanny X-Force, Uncanny Avengers) poursuit sur sa lancée et propose à travers son récit un combat idéologique sans compromis entre l’humanisme de Captain America et l’autoritarisme d’Arnim Zola. Les événements aidant, l’un et l’autre se renverront la balle à grands renforts de combats désespérés et de machinations déchirantes.

Soutenu par le trait, quelque peu irrégulier au fil des planches, de John Romita Jr., Rick Remender continue de développer cet univers parallèle en appuyant sur les similarités déjà entrevues avec les récits de science-fiction des années 1960-1970. Les créatures qui peuplent cette dimension Z servent ainsi avant tout à souligner par leur étrangeté le combat idéologique que se livrent les deux leaders par leur biais, volontairement ou non.

La lecture de la seconde partie de ce récit est assez agréable, notamment grâce aux très nombreux et importants retournements de situation que nous présente Rick Remender. Captain America sera ainsi placé face à des situations on ne peut plus difficiles, tant sur le plan des sentiments que celui des idéaux qui l’animent. C’est ainsi assez amusant de voir un clone extra-terrestre raté du Captain lui faire la leçon sur les États-Unis actuels qu’il protège.

En revanche, certains de ces retournements de situation donnent parfois l’impression d’être gratuits et d’éviter les sérieux problèmes induits par le contexte. Par exemple, on pourra se questionner sur l’utilité de faire brusquement changer d’avis à la fille de Zola, elle qui se devait d’être la gardienne de l’idéologie brutale de son père. Un traitement moins superficiel ou expéditif de Jet Black aurait ainsi peut-être été plus appréciable pour le lecteur.

Perdu dans la dimension Z (II) est un album assez honorable qui s’adresse avant tout aux amateurs du personnage, lesquels découvriront un nouveau Cap et une toute nouvelle donne qui aura des répercussions dans les travaux ultérieurs de Rick Remender, ce qui peut pousser les amateurs à s’informer pour comprendre l’évolution du personnage.

Quant aux lecteurs occasionnels, ou encore les nouveaux-venus, ils peuvent passer leur chemin, ce premier récit ne constituant pas une référence incontournable dans le catalogue récent de Marvel.

(par Romuald LEFEBVRE)

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