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Carroussel #2 - Des strips sur Insta pour l’été : Salomé Lahoche, Xavier Bouyssou et Geoffroy Monde [INTERVIEWS]

Par Thomas BERNARD le 20 août 2022                      Lien  
Tandis que vous vous dorez la pilule sur une plage bientôt classée seveso ou que vous crapahutez sur les flancs desséchés d’une montagne en pleine canicule, certains, dont moi, continuent à faire le dos scrollé dans le flux des publications Instagram, un strip de bain à portée de main.

« Instagram est une application très liée à l’affect. Sa présentation sous forme d’images, sans mises en mots ou presque, implique un rapport très affectif au contenu, pas forcément rationalisé. »

Fanny George, sémiologue et maître de conférences à la Sorbonne, spécialiste de la représentation de soi et de l’identité numérique pour la revue en ligne NEON.

Inutile d’être sherpa pour savoir qu’il n’y a rien de plus encombrant que de trimballer des BD dans son sac à dos. Alors, profitez donc des vacances pour reposer vos lombaires, chopez vos smartphones hyper-polluants avec vos deux pouces opposables et laissez-moi vous conter quelques jolies stories.

SALOME LAHOCHE

Carroussel #2 - Des strips sur Insta pour l'été : Salomé Lahoche, Xavier Bouyssou et Geoffroy Monde [INTERVIEWS]

"La Vie est une corvée" de Salomé Lahoche. Prévu pour paraître aux éditions Exemplaire le 2 mai 2023.

Quand j’ai les pupilles déshydratées, je me les rafraîchis à grand coup de strips autobiographiques de Salome Lahoche. C’est toujours frais, pétillant et le must c’est qu’il y en a en plus pour tous les goûts. Qu’elle aborde le syndrome prémenstruel, Stranger Things, une invasion de fourmis ou les mecs woke d’école d’art, elle arrive toujours à vous tirer les zygomatiques vers le haut du panier avec style et sans donner l’impression de forcer.

Une forme de grâce salutaire pour tout amateur qui se respecte car bien souvent en humour la légèreté se fait trop rare quand il s’agit d’aborder certains sujets délicats comme la politique, le genre, le racisme ou encore les ist (oh, combien de lourdingues se croient profonds, combien de provocateurs et de transgressifs se révèlent à l’usage n’être que des pitoyables réactionnaires).

Parmi ses dernières publications qui ont fait le buzz sur internet, je vous conseille le détournement génial de la mascotte chérie de nos mouflets, l’ Âne Trotro, qui se mue pour le plus grand plaisir en l’ Âne Trotsky. Allez voir, c’est déjà un classique. Bref, jeune, bourrée de talents, avec un trait juvénile qui vous file la banane, rien de plus normal que Salome Lahoche sorte enfin son son premier livre, La Vie est une Corvée, compilant deux ans de strips publiés sur Insta, le 2 mai 2023 aux éditions Exemplaires et prépare une Bd aux éditions Même Pas Mal, publication prévue la même année.

Tout ce qui faut là où il faut, ici.

www.instagram.com/salomelahoche/

Et maintenant, une petite interview...

Quand et pourquoi avez-vous commencé à publier des BD autobiographiques sur Instagram alors que, si je me souviens bien, vous ne postiez que des illustrations au début ?

Salome Lahoche : En fait j’ai commencé à faire de la BD quand j’étais au collège, parce que je lisais des blogs BD autobiographiques, donc j’ai toujours dessiné des petites blagues sur ma vie dans des carnets, mais je ne les montrais pas. Et puis à un moment, des copains autour de moi, comme le désopilant Adrien Yeung, ont commencé à faire des strips sur Instagram, et voyant que ça marchait bien je me suis dit : pourquoi ne pas m’y mettre aussi ?

Avant je ne produisais pas de bande dessinée spécialement pour Instagram, et ce que je pouvais montrer de mon travail, c’étaient les illustrations, puisque c’est assez compliqué de montrer 40 planches en format A4 sur dix cases en format carré. Donc pour résumer, en bonne opportuniste, j’ai un peu suivi le mouvement du strip sur Instagram, qui est en plein essor ces dernières années, et je fais de l’autobiographie car j’aime bien en lire et que c’est un support confortable qui permet d’avoir de la matière à blague en permanence sans trop se creuser la tête.

Ça permet aussi une forme de catharsis car plus la vie est merdique plus elle va faire rire les autres, et leur permettre de se reconnaître. Je pense que c’est compliqué de faire de l’autobiographie drôle quand tout va bien, mais sans doute pas impossible...

Vous ne redoutez aucun sujet et vous trouvez toujours matière première dans votre vie pour aborder la politique, le social, le féminisme etc. dans vos strips. Des sujets difficiles que vous traitez toujours avec un humour décomplexé et libre, sans oublier vos chutes qui sont toujours très surprenantes. Comment travaillez vous vos gags ?

S.L. : Il y a certains sujets qui m’accompagnent au quotidien, notamment sur les questions de politique, d’écologie, et de féminisme. Ce sont des thèmes actuels qui reviennent souvent dès les conversations avec mes amis, dans mes lectures, etc. Donc, parfois, je me dis « tiens, aujourd’hui je vais traiter de tel sujet. ». L’humour est une parade contre l’air du temps.

Et puis, parfois, j’ai une idée qui apparaît subitement pendant que je suis en train de penser à autre chose, et qui est en lien avec quelque chose qui m’est arrivé récemment, et je commence à me raconter des blagues dans ma tête pendant que je prends des bains ou que je marche dans la rue, et je remâche le truc jusqu’à avoir la structure du strip en 10 cases. Et pendant que je dessine je trouve des blagues qui souvent sont des expressions que j’ai entendues, ou des gros mots qui font rire à tout les coups.

Pour faire une bonne chute, j’ai l’impression qu’une recette qui marche pas mal est de faire un pas de côté et de proposer quelque chose d’un peu absurde, qui n’est pas tout à fait sur le même ton que le reste du strip. En fait c’est un peu comme raconter une anecdote au bar à des amis, mais en ayant 5h pour s’appliquer, donc il y a moins de risques de faire un bide.

NASCAR BD de Xavier Bouyssou et Geoffroy Monde

"Toonzie" de Xavier Bouyssou paraît le 9 septembre 2022 aux éditions 2024.

Si vous vous foutez des sports extrêmes, c’est mal tombé, je m’en vais vous expliquer en quoi consiste le Nascar. Le Nascar est une compétition de stock car la plus dangereuse du monde très populaire aux USA. Elle puise ses origines dans la contrebande de gnôle du temps de la prohibition. Afin d’échapper à la police, les trafiquants de l’époque traficotaient les moteurs de leurs caisses pour les rendre ultra-rapides. De nos jours, la tradition perdure encore tous les dimanches sur un circuit ovale comme un ballon de rugby crevé et des courses de 500 miles avec des vitesses de pointe avoisinant les 320 km/h. Presque la même, quoi. Sauf qu’aujourd’hui les fous du volant sont payés une fortune, l’alcool coule à flot mais dans les gradins et les seules sirènes que vous pouvez y entendre sont celles des ambulances.

Geoffroy Monde et Xavier Bouyssou se sont emparés de ce folklore motorisé pour le projeter dans un futur proche et nous offrir à travers les portraits de coureurs-malfaiteurs une fresque digne d’un Michel Vaillant cramant l’asphalte du vice, une sorte de version post-moderne des Fous du Volant mais à la sauce Monster Energy.

Pour infos, la trilogie Poussière de Geoffroy Monde (aux éditions Delcourt) est toujours disponible dans toutes les bonnes librairies, quant à Xavier Bouyssou nous attendons avec impatience le 9 septembre 2022 la sortie chez 2024 de Toonzie, l’histoire d’un gourou d’une secte de losers persuadés qu’à chaque individu correspond un toon, un personnage de dessin animé qui flotterait au dessus de sa tête. Entretiens-bien le volant...

www.instagram.com/nascar.bd/
www.instagram.com/xavierbouyssou/
www.instagram.com/geoffroymonde/

Comment a commencé votre collaboration pour le projet Nascar BD ?

Geoffroy Monde et Xavier Bouyssou : À la base, c’est la marque de boissons Monster Energy qui s’est mise en quête de dessinateurs, à l’époque du "boom" des "BD Insta". Leur but était de faire une opération de com’ décalée qui jouerait avec l’image de marque du produit. Monster, qui est aussi un gros sponsor de la NASCAR aux États-Unis, cherchait également a installer ce sport dans l’imaginaire collectif des Français.

Nous avons tous les deux eu vent du projet a travers des amis qui avaient été contactés mais n’étaient pas intéressés. Pourtant, être associé à une marque aussi connue est une chance pour un artiste. Nous avons donc envoyé un "book" pour tenter notre chance. Finalement, nos deux profils ont été retenus. Nous ne nous connaissions pas a la base mais nous avons du apprendre à travailler ensemble, a distance.

"Poussière" de Geoffroy Monde (aux éditions Delcourt)

Vos strips seront-ils publiés en livre ?

G.M & X.B. : Pour le moment, ce n’est pas prévu. Ce projet est exclusivement destiné au "digital". Au dernier festival d’Angoulême, nous avons fait un petit fanzine mais notre employeur nous a vite fait comprendre que c’était la première et la dernière fois. Le contrat que nous avons signé fait que nous ne sommes pas propriétaires de l’univers ou des personnages. Si le compte dépasse les 10K abonnés en revanche, il y a peut être une chance que Monster décide de miser davantage sur ce projet, et décline l’univers sur d’autres supports.

Comment se passe la collaboration, le "ping pong mental" entre vous ?

G.M & X.B. : Nous avons très peu de contacts, et nos échanges passent en général par une Dropbox interne à Monster France. Notre Chief Art Director, Aurélien, nous envoie généralement des pistes en amont, sous forme de mots-clés. En partant de ça, nous créons le "strip de la semaine".

Du moins, c’est comme au début, mais plus ça va, plus nous sommes livrés à nous-mêmes. Un de nos strips a été trop loin dans le trash pour Monster, et le compte peine à atteindre ses objectifs de visibilité. Du coup, on a de moins en moins de nouvelles. Ils ne semblent plus trop impliqués. C’est chiant, mais en même temps on est un peu sous leurs radars maintenant et on se sent un peu plus libres (du coup on s’est autorisés à dévier un peu de l’univers Nascar et à partir dans un délire de prison) . Et comme on ne leur coûte presque rien (65 euros par strip), je ne pense pas qu’ils vont nous débrancher (rires).

(Propos recueillis par Thomas Bernard)

(par Thomas BERNARD)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782413020028

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29 Messages :
  • Pas très folichon tout ça et ça veut faire carrière dans la BD ? Ha bon…

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    • Répondu le 20 août à  11:24 :

      C’est vous qui n’êtes pas très folichon. Certaines et certains de ces jeunes ou moins jeunes ont beaucoup de talent. Quant à faire « carrière » dans la BD, qui y pense encore sérieusement ?

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      • Répondu par Varlin le 21 août à  01:49 :

        "Certaines et certains de ces jeunes ou moins jeunes ont beaucoup de talent. "

        Ce qu’on voit là c’est du boulot d’amateurs.

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        • Répondu le 21 août à  08:09 :

          Pas du tout. Ils publient déjà tous et certains chez de gros éditeurs. Un seul exemple : l’album de Geoffroy Monde chez Fluide est tout sauf un travail d’amateur. Renseignez-vous au lieu d’insulter les gens.

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        • Répondu le 21 août à  08:29 :

          Des amateurs ? Publiés chez Delcourt, Fluide ou 2024 ? Je crois que c’est plutôt des pros qui veulent se redonner un frisson créatif et un vernis underground en investissant Instagram. Ils ont raison. Ils défendront mieux leurs albums ainsi que leurs éditeurs ne le feront. D’ailleurs les éditeurs adorent signer des auteurs qui ont déjà une audience en ligne, c’est toujours ça de boulot en moins à faire.

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          • Répondu le 22 août à  10:07 :

            Chez MONSTER nous portons toute notre attention à la découverte de nouveaux talents. Il est certain que nous assumons l’entière responsabilité des déviances liés aux derniers "strips" et nous continuerons à soutenir nos jeunes auteurs dans leur parcours et leur évolution. Cependant nous comprenons aussi vos critiques et nous alons communiquer aux intéressés de nouvelles directives afin de correspondre à toutes vos attentes ! Toujours dans la joie, la bonne humeur et l’énergie de la boisson MONSTER ! ;)

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        • Répondu le 22 août à  08:04 :

          C’est quoi de la bd de pro Monsieur Varlin ?

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          • Répondu le 22 août à  11:18 :

            Un pro c’est quelqu’un qui vit de la Bd. La plupart des auteurs publiés n’en vivent pas.

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            • Répondu par Hélène le 23 août à  09:35 :

              Bah oui mais ils ont commencé comment les pro ?? Avec des publications dans des fanzines, puis dans des journaux, avec des boulots d’illustration presse ou pub à côté, des expos… puis ils sont rentrés à La Maison des Artistes (= Urssaf des artistes auteurs). Salomé Lahoche qui doit avoir une vingtaine d’années débute sur Instagram qui a remplacé les fanzines et les blogs BD. Et si le talent était en fonction d’un foutu statut pro ça se saurait, il suffit de regarder l’histoire de l’art (art brut, art naïf, histoire de la musique blues, de la danse…). Mais c’est juste mon avis, je ne dis pas que j’ai raison, bonne journée.

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              • Répondu le 23 août à  12:46 :

                C’est presque ça mais on rentre à la Maison des Artistes (redevenue l’URSSAF) dès son premier boulot payé, bien avant d’en vivre ne serait-ce qu’un minimum. Je ne sais pas pour la Belgique, mais en France, on ne peut pas se soustraire au paiement des cotisations sociales. Sauf à travailler au black.

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                • Répondu par Hélène le 23 août à  15:43 :

                  Oui avant pour rentrer à la Maison des Artistes il fallait avoir déjà gagné pas mal d’argent. Sinon on devait se faire payer en droits d’auteur ou salariat et c’était super compliqué. Et maintenant effectivement c’est l’Ursaff qui s’en occupe.

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                  • Répondu le 23 août à  20:19 :

                    Ah oui il y a longtemps. Mais à cette époque, si on ne parvenait pas à se faire salarier ou payer en droits, on était tous assujettis à l’URSSAF au même taux que les autre professions libérales, médecins, avocats etc soit un taux de cotisations sociales de 40%. C’est l’utralibéral (et souvent honni) Alain Madelin qui a permis que les graphistes et illustrateurs obtiennent le statut des peintres et des photographes et rejoignent la MDA, avec un taux de 22%.

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            • Répondu par Auteur le 23 août à  09:44 :

              Je suis pro et ce n’est pas pour ça que je vis de la BD, comme la plupart d’ailleurs. Pour en vivre, il faut un succès de librairie qui vous assure de confortables retombées commerciales. Sinon, nada et nouilles à tous les repas !

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              • Répondu le 23 août à  12:43 :

                Si vous n’en vivez pas, vous n’êtes pas un pro. Vous êtes un amateur publié, vous êtes un artiste mais vous n’êtes pas un pro. Je le sais, je suis comme vous.

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                • Répondu par Erratum le 24 août à  08:30 :

                  Pas du tout… ce sont les termes de votre contrat avec votre éditeur et votre rapidité d’exécution, qui détermineront ce que vous gagnerez. Du moment que vous signez un contrat d’édition, vous avez le statut de « professionnel » et devez le déclarer à l’Urssaf Limousin.

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                  • Répondu le 24 août à  09:25 :

                    Un statut et la réalité c’est deux choses différentes. Je signe un contrat professionnel, je paye mes cotisations sociales mais je n’ai aucune des caractéristiques qui feraient de moi un « professionnel ». Je travaille au delà de la durée hebdomadaire réglementée, je fais facilement 50 heures hebdo pour dessiner 3 ou 4 planches par semaine. J’ai un contrat plutôt avantageux comparé à la moyenne de mes collègues, mais je reste en dessous du Smic. Je suis obligé de signer 2 contrats simultanément pour dépasser le Smic. Par ailleurs, je cotise à la vieillesse et au chômage mais je n’ai droit à aucun des deux. J’ai seulement droit à la sécu. Par ailleurs, ni congés payés, ni 13e mois, ni prime Macron. Je suis peut-être un « professionnel » mais ça ne veut rien dire.

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                    • Répondu le 25 août à  16:41 :

                      Vous êtes publié, vous rentrez donc dans la catégorie du professionnel, pas de l’amateur. Les problèmes structurels et administratifs liés à la profession, c’est autre chose et ça n’a rien à voir avec votre vision personnelle de votre positionnement.

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                    • Répondu par Auteur en action le 27 août à  18:13 :

                      En tant qu’artiste/auteur vous ne cotisez pas pour le chômage et vous n’y avez pas droit (en tant qu’artiste/auteur), en revanche vous cotisez pour la retraite et vous y aurez droit quand vous aurez l’âge et les trimestres requis.
                      Si vous dessinez 3 ou 4 planches par semaine et que vous restez en dessous du Smic, c’est que vos contrats ne sont pas du tout avantageux (même comparé à la moyenne de vos collègues), 60 euros la page, ce n’est pas un prix professionnel (même en forfait).

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                      • Répondu le 27 août à  23:03 :

                        60 euros la page est un prix couramment pratiqué chez de gros éditeurs sur des romans graphiques en ce moment même. Je vous donne les noms quand vous voulez. Même pour un auteur confirmé, il est bien rare de toucher plus de 20 000 euros d’avance pour un roman graphique. Et certains font 250 ou 300 pages. Faites le calcul. Evidemment que nos contrats ne sont pas avantageux, vous vous faites appeler "auteur en action" et vous semblez le découvrir ?

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                        • Répondu par Milles Sabords le 28 août à  07:35 :

                          C’est encore pire pour un dessinateur dit réaliste, au prix de page et au nombre de planche produite par mois, ce n’est même pas la peine de se mettre à sa table à dessin.

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                          • Répondu le 28 août à  12:39 :

                            C’est sûr que si vous passez autant de temps sur une page de roman graphique que sur une page d’album traditionnel, que vous dessiniez réaliste ou pas, vous êtes mort.

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                          • Répondu par Auteur en action le 28 août à  13:50 :

                            D’un côté vous vous faites passer pour un professionnel, qui dessine du réaliste depuis des années et de l’autre vous nous dites qu’au prix de page et au nombre de planche produite par mois, ce n’est même pas la peine de se mettre à sa table à dessin. Vous faites quoi en vrai ? (pas correcteur en tout cas, ça c’est sûr).

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                            • Répondu par Milles Sabords le 29 août à  06:32 :

                              Pour résumer : je fais un peu de dessin réaliste, mais surtout, j’adapte mon graphisme suivant les commandes avec du semi-réaliste, de l’humoristique, du dessin de presse, de l’héroic-fantasy et du multimédia (jeux vidéo). Pour un roman-graphique, j’adopte un style encore plus épuré, qui me prenne le moins de temps possible pour pouvoir tomber un 150 pages. C’est pour cela que je dis que faire du dessin réaliste (de qualité, façon Lamquet, Francq, Aymond, Jigounov, Juillard, Delaby, Pellerin, Bourgne, etc...) ça prend trop de temps et si on est mal payé à la planche, on ne s’en sort pas. Et en même temps, les éditeurs veulent de la qualité et vite. Désolé, mais on ne produit pas 6 à 10 planches réalistes par mois en allant vite et bien, ou alors on fait comme Uderzo ou Graton et on se retrouve avec le bras paralysé à la fin de sa vie. Heureusement pour eux, ils ont eu des ventes records. Mais tout le monde ne rencontre pas le succès. C’est pour cela que le dessin réaliste demande beaucoup de temps et c’est très mal payé.

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                            • Répondu le 30 août à  09:07 :

                              Correcteur ça ne veut plus rien dire, les albums sont remplis de coquilles et de fautes d’orthographe. Parfois, ça commence dès le résumé de la dernière de couverture.

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                        • Répondu par Auteur en action le 28 août à  13:47 :

                          Si vous acceptez de pareils tarifs, c’est que vous n’êtes pas professionnel et vous tirez l’ensemble de la profession vers le bas. Les tarifs inacceptables il ne faut pas les accepter. Si je fais partie des auteurs en action c’est que je me bats contre ceux (éditeurs et auteurs dont vous ) qui cassent notre métier et nos acquis sociaux. N’allez pas vous plaindre si vous acceptez tout et n’importe quoi et surtout d’être considéré comme un c... par vos éditeurs.

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                          • Répondu le 28 août à  15:03 :

                            C’est vous qui insultez vos collègues, là. Vous ne savez même pas les prix pratiqués chez les éditeurs. 20 000 euros pour un roman graphique, c’est un prix moyen de nos jours. Je connais des éditeurs qui proposent 10 000. Mais bien sûr, c’est la faute des auteurs qui acceptent ces tarifs. Vous m’avez l’air d’être « en action » comme moi je suis trapéziste.

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    • Répondu par thomas le 22 août à  08:59 :

      Ce n’est pas parce que tu as été refusé des écoles d’art, ce qui n’est pas une fin en soi, et qu’à part ta tante et ton ex, personne ne trouve ton travail intéressant, que tu dois te permettre ce genre de commentaire mega instructif sur tous les blogs et sites que tu trouveras. La vie c’est vraiment de la merde hein..

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  • Vive les folichonnes !
    22 août 14:14, par Hélène

    Salomé Lahoche (la fille cachée de Pierre La Police et Julia Wertz ?) est une génie d’intelligence et de drôlerie.
    Votre article parle très bien de son travail dont je suis fan, j’ai même commandé sa BD.

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  • Salut Salomé Xavier et Geoffroy,

    Ici Shrek, on a enfin la fibre dans le marais youhou !
    Jpasse juste vous écrire un ptit message de félicitation pour votre ascension, avec Fiona on a trouvé l’article très bien fait et très juste, bravo à l’auteur ;) par contre l’âne a rien compris mdr il est trop bête ce con !!!
    Continuez de nous faire marrer et de nous éduquer politiquement (enfin pas trop, à cause de toi Salomé, Fiona fait que me parler de charge mentale et jdois mettre la table du ptit dej maintenant espéce de salo looool)
    Allez bisous !

    Shrek

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PAR Thomas BERNARD  
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