Carthago Adventures, T2 : Chipekwe - Par Christophe Bec & Max Von Fafner - Les Humanoïdes Associés

25 février 2014 0 commentaire
  • Nouveau one-shot cryptozoologique pour l'expérimenté Christophe Bec. Ce chapitre en préquel à la série-mère livre son lot d'émotions fortes, même si la rapidité du traitement décrédibilise parfois le propos.

La série Carthago explorait les frontières de notre Terre, alors que les humains tentaient de trouver les derniers gisements de ressources naturelles, toujours plus profond, au risque de libérer des monstres qu’on croyait depuis longtemps disparus… Le troisième tome de la série mère bouclait le premier cycle. Cet univers se prolonge avec un second one-shot de la spin-off Carthago Adventures, en préquel de la série-mère.

Après avoir traqué le Big Foot en 1985 sur le site de Bluff Creek en Californie, un richissime collectionneur reprend contact avec les protagonistes du premier tome pour se lancer dans une autre chasse au monstre issu du fond des âges : le redoutable et mystérieux Chipekwe. Lié par sa dette envers ce collectionneur cryptozoologique, London Donovan a pour mission de trouver et capturer l’animal. Avec son équipe et sa petite amie Luyana rencontrée dans le tome précédent, il s’aventure sur les rives du grand lac Dilolo, en Angola, sur les traces du « monstre du lac »…

Carthago Adventures, T2 : Chipekwe - Par Christophe Bec & Max Von Fafner - Les Humanoïdes Associés

Christophe Bec n’a pas son pareil pour planter le décor et distiller la peur au cœur d’une atmosphère savamment campée. Il le prouve une nouvelle fois en réinvestissant le mythe du monstre du Loch Ness, pour mieux présenter des “preuves” d’une autre monstre bien connu. Si la série Crypto avait déjà présenté aux lecteurs cet animal légendaire, le traitement est ici bien différent : on se laisse entraîner vers différentes fausses pistes, avant de glisser progressivement dans l’appréhension de la rencontre fatidique.

Rien-à-dire, l’expérience de Christophe Bec demeure l’atout essentiel de l’efficacité du récit. L’introduction de l’histoire est brillante et permet de toucher au plus près la passion de ces hommes, qu’ils soient collectionneurs insatiables ou chasseurs viscéraux. Le contact avec les populations indigènes demeurées aux portes de la préhistoire permet de raffermir la tension du thriller. Néanmoins, aux deux-tiers du récit, la disparition de l’un des personnages principaux n’est pas traitée suffisamment en profondeur pour en maintenir le réalisme.

Le graphisme de Max Von Fafner n’est pas non plus irréprochable : appui photographique parfois trop perceptible, visages quelquefois artificiels ou dénués de sentiments (principalement les femmes). Restent les scènes d’action qui rattrapent le tout, car l’impact graphique est à la hauteur des attentes du lecteur.

Les cinquante-six pages de cet album s’avalent pourtant d’un trait et le récit, à la fois dense et bourré d’action, garantit un divertissement de bonne facture, même s’il l’on n’atteint pas le niveau de la série-mère.

(par Charles-Louis Detournay)

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