Actualité

Casterman ouvre son armoire à trophées

Par Kelian NGUYEN le 19 janvier 2023                      Lien  
À l’occasion des 50 ans du festival d’Angoulême, les Éditions Casterman proposent un petit regard dans le rétro. 13 albums cultes, quasiment tous récompensés par un Prix d'Angoulême, sortent au format de poche et à petit prix.

Grand classiques ou talents actuels, la maison Casterman profite de la 50e édition du festival d’Angoulême pour sortir une collection de 13 ouvrages qui ont marqué l’histoire de la BD depuis 1976. De Bilal à Catel, d’Hugo Pratt à Tardi, sans oublier Manara et le trublion Vivès, Casterman propose ces auteurs-phares avec leur album devenus des classiques du 9e art.

Partez balader en Mer salée ou Sur la mer de mensonges, affrontez des dieux égyptiens qui survolent, dans leur soucoupe volante pyramidale, la Coupole de Kiki de Montparnasse. Apprenez à découvrir le sentiment amoureux avec Le Goût du chlore, dans le plus grand Silence et dans la douceur de l’Été indien.

Tous inscrits au Panthéon des Prix d’Angoulême (que se soient les auteurs ou les albums), cette collection éditée spécialement pour le Festival sort au prix unique de 12 €. Au format de poche avec une couverture souple, ces indispensables de la BD se glissent parfaitement dans un sac ou dans une valise pour un voyage en train vers la Charente, un dernier week-end de janvier.

Les albums disponible sont :

Casterman ouvre son armoire à trophées Alack Sinner – Flic ou privé (Muñoz / Sampayo), Prix du Meilleur album en 1983

- Anais Nin – Sur la mer des mensonges (Léonie Bischoff), Prix du Public en 2020

- La Ballade de la Mer salée (Hugo Pratt), Prix de l’oeuvre étrangère en 1976

- Le Cahier bleu (André Juillard), Prix du Meilleur album en 1994

- La Trilogie Nikopol (Enki Bilal), Grand Prix d’Angoulême en 1987

- Le Goût du chlore (Bastien Vivès), Prix révélation en 2009

- Ici Même (Tardi / Forest), La réunion de deux Grands Prix d’Angoulême

- Jonas Fink (Vittorio Giardino), Prix du Meilleur album en 1995

- Kiki de Montparnasse (Catel / Bocquet), Prix Essentiel en 2008

- Silence (Didier Comès), Prix du Meilleur album en 1982

- Le Silence de Malka (Pellejero / Zentner), Prix du Meilleur album étranger en 1997

- Trait de craie (Miguelanxo Prado), Prix du Meilleur album étranger en 1994

- Un Été indien (Hugo Pratt / Manara), Prix du Meilleur album étranger en 1987

(par Kelian NGUYEN)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

🛒 Acheter


Code EAN : 9782203254787

Casterman France Angoulême 2023 🛒 Acheter 📖 Feuilleter
 
Participez à la discussion
17 Messages :
  • La BD européenne tient mal dans ce petit format. Autrefois la collection "j’ai lu" a tenté l’expérience. En raison de son "format poche" des albums ont été redécoupés, massacrés. Ces nouveaux petits formats constituent peut-être une tentative de se rapprocher du format mangas, cette nouvelle bande dessinée à succès

    Répondre à ce message

    • Répondu par Kirk le 20 janvier à  20:25 :

      Ce ne sont pas des formats poches, mais bien des formats romans graphiques, non recomposés et en couleur ou noir et blanc, comme les albums originaux !
      Ça vaut vraiment le coup !

      Répondre à ce message

  • souvenons nous du massacre de certains albums de la collection de poche "j’ai lu". Cette énième tentative de format poche aurait-elle surtout pour objectif de se rapprocher du format manga ? ces petits imprimés gris dont les jeunes raffolent, entre 2 tweets, tik tok, insta, selfie, tchat, meuh, brrrr, atchoum, beurk !

    Répondre à ce message

    • Répondu le 19 janvier à  18:33 :

      Moi j’aimais bien certains titres de J’ai Lu. Pour les auteurs qui composent page par page, c’était un massacre en effet. Mais pour un maître du strip comme Pratt, ça fonctionnait pas mal, ça recomposait de nouvelles pages et certaines s’organisaient de façon assez heureuse.

      Répondre à ce message

  • Quoi ?!!!! De la bd de boomers ?!!! Quoi ?!!! Ce sont de superbes albums ?!!! Et oui, on ne dirait pas comme ça, mais il y a de belles choses dans les tiroirs de la production bd, que beaucoup ne veulent plus voir, c’est pas assez dans le vent soi-disant. M’enfin, ils devraient tourner les pages de ces fabuleux albums pour voir comment c’est la belle et forte BD.

    Répondre à ce message

  • Le cahier bleu
    19 janvier 11:35, par Ouioui

    Je n’ai jamais compris l’intérêt pour cet album qui est pour moi un des moins bien dessinés de Juillard (pour lequel j’ai par ailleurs beaucoup d’admiration) et qui présente une histoire et des personnages assez quelconques... C’est assez fou de se dire que c’est le seul album de Juillard a avoir été récompensé par Angoulème.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Capitaine Kérosène le 19 janvier à  13:38 :

      Non, non.
      Le Cahier bleu est le meilleur album de Juillard.

      Répondre à ce message

      • Répondu par RD le 19 janvier à  15:41 :

        Bien d’accord. Le Cahier bleu est son meilleur album. Graphiquement, il atteint des sommets d’élégance. Et son scénario est une réflexion subtile sur la place du hasard (ou non) dans la séduction amoureuse. Ajoutons à cela une structure narrative complexe en trois temps, multipliant les points de vue et les récits dans le récit. Bref, son premier album comme auteur complet était un coup de maître. Dommage que la "suite", Après la pluie, n’ait pas été à la hauteur – après ce deuxième essai, il a d’ailleurs arrêté d’écrire des scénarios, il me semble.

        Répondre à ce message

    • Répondu le 19 janvier à  13:49 :

      Mince je vais encore acheter ces nouvelles éditions de Corto et Alack Sinner. La Ballade de la Mer Salée, j’en ai au moins 15 éditions et dans 3 ou 4 langues. J’adorerais être fan à ce point d’un auteur ou d’une auteure d’aujourd’hui. J’attends toujours, mais de pied ferme.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 19 janvier à  18:35 :

        Je vous comprends un petit peu. J’ai acheté les albums des Beatles au moins 5 fois… en vinyle, puis en K7, puis en cd, puis en cd remasterisé, puis en coffret etc. Et maintenant on voudrait que je les rachète en vinyle. Bon, peut-être pas cette fois-ci quand même.

        Répondre à ce message

    • Répondu par Draleg le 19 janvier à  18:52 :

      Les moins bien dessinés de Juillard sont bien entendu les Blake et Mortimer, tellement fades et sans vie, on sent qu’il se force, que c’est dur...

      Cela mériterait une étude intitulée
      "Renoncements graphiques pour coller artificiellement à Jacobs". Dernière victime en date : Christian Cailleaux, tellement élégant dans son style personnel.
      Il faut souffrir pour palper...

      Répondre à ce message

      • Répondu par RDevelder le 20 janvier à  14:04 :

        Et Didier Conrad ?! Un catastrophe, un gâchis total pour un des dessinateurs les plus doués de sa génération.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 21 janvier à  11:20 :

          Conrad a toujours été un talentueux mercenaire du dessin. Il fait du très bon boulot sur Astérix. Il y a peu de reprises réussies de façon générale.

          Répondre à ce message

        • Répondu le 21 janvier à  12:51 :

          Les Astérix de Conrad ont la santé et ne sentent pas l’ennui.
          Quant au débat sur les reprises....qu’on organise de grandes manifestations de protestations...

          Répondre à ce message

          • Répondu le 21 janvier à  13:50 :

            Pas de manif à prévoir. Les reprises sont nécessaires pour garder les personnages et le catalogue vivant. Mais c’est un exercice difficile.

            Répondre à ce message

  • Casterman ouvre son armoire à trophées
    20 janvier 10:02, par Alex

    12 € pour une réédition d’lbum classique en format poche et couverture souple, ce n’est pas un peu cher ? Sous pretexte de ressortir des fleurons, ça me semble sourtout assez opportuniste comme opération commerciale à la veille d’Angoulême.

    Répondre à ce message

    • Répondu par marcel le 20 janvier à  13:58 :

      Le terme "format poche" de l’article me semble trompeur, au vu des commentaires. Le format indiqué sur le site de l’éditeur est 18.5x26cm (ça varie un peu selon l’album), on est plus sur un format comics. Pour Kiki de Montparnasse, c’est même plus grand que le format d’origine !
      Si ça me fait un peu bizarre de voir Nikopol dans cette liste, je trouve assez élégante cette maquette qui évoque la très belle collection Studio (A Suivre).

      Répondre à ce message

PAR Kelian NGUYEN  
A LIRE AUSSI  
Actualité  
Derniers commentaires  
Abonnement ne pouvait pas être enregistré. Essayez à nouveau.
Abonnement newsletter confirmé.

Newsletter ActuaBD