Ce Larcenet, quelle tache !

9 avril 2014 33 commentaires
  • Le dernier album de Larcenet pose cette question grave : faut-il encore, de nos jours, savoir dessiner pour être auteur de bande dessinée?

La genèse de l’album se pose en quelques pages : les enfants de l’artiste jouent dans son atelier. Leur présence l’empêche de travailler mais, en même temps, voyant une page pleine de taches, ils se mettent à les interpréter et se racontent des histoires. Une fois virés les mômes, l’artiste se dit que ce n’est pas une si mauvaise idée, cette histoire de taches, et le voici qu’il réalise un album entier avec des déjections jetées au hasard et interprétées sur le clavier au gré des angoisses et des fantasmes de l’auteur : la maladie, la mort, les problèmes de couple, les catastrophes environnementales, le racisme, la critique de bande dessinée... Autant de sujets centraux et angoissants qui permettent à l’auteur de se mettre à la tâche (haha).

On imagine que l’album est vite fait à ce rythme : il faut juste une idée par page autour d’un soigneux maculage interprété ensuite sur une palette de couleurs informatiques. Le dialogue fait mouche à chaque fois, certes, mais si tous les bouquins étaient faits comme cela, Gilles Ratier aurait le double de références à compter pour son rapport annuel et le libraire d’Animal Lecteur (de Libon & Salma, chez Dupuis, on le rappelle), devrait doubler sa surface commerciale, sans pour autant avoir plus d’acheteurs en face.

Ce Larcenet, quelle tache !
© Manu Larcenet - Les Rêveurs

C’est le problème que posent les auteurs de cette génération qui, comme Trondheim et son dessin foutraque, multiplient les albums, et ne parlons pas de ce Bastien Vivès qui duplique les cases identiques sur Photoshop et qui en fait carrément plusieurs bouquins (publiés par Trondheim, tiens tiens...), le gougnafier !

Certes, ce n’est pas nouveau me direz-vous : Wolinski, Bretécher et Reiser déjà se foutaient de la gueule des amateurs de travail bien fait, de la glorieuse production de ces ébénistes du style qui polissaient amoureusement leur ligne claire pour en rendre la quintessence tous les deux à cinq ans. Des gâcheurs de métier qui en plus avaient l’impression d’en avoir un puisqu’ils étaient payés pour cela et qu’ils se retrouvaient honorés à Angoulême, la Mecque intégriste du 9e Art !

© Manu Larcenet - Les Rêveurs

Le souci est arrivé quand on s’est mis à payer au même prix ces sociaux-traîtres qui ridiculisent les travailleurs sans se préoccuper aucunement des trente-cinq heures qu’ils passent sur chaque planche. Car l’album, lui, il est vendu au même prix et sans tomber dans la vulgarité mercantile, on peut se demander s’ils devraient être payés le même taux de droits d’auteur que les autres. Madame Filippetti devrait se pencher sur la question de la rémunération des minimalistes dans le domaine des arts...Dans le temps, quand les bandes dessinées étaient constituées d’un gaufrier de 9 à 12 cases, au moins les éditeurs pouvaient compter le nombre de dessins et vérifier s’ils en avaient pour leur argent. De temps en temps, on laissait passer une pleine page, mais il ne fallait pas que cela deviennent un procédé... Mais maintenant, tout fout le camp...

Alors, vous qui êtes venu sur ActuaBD pour voir comment ce site abhorré par Larcenet (pour une sombre histoire de critique qui ne lui a pas plu) allait "se le faire", vous allez être déçu : nous, on l’a bien aimé, ce livre, très bien édité par Les Rêveurs (ah, on nous dit que la boîte appartient en partie à Larcenet lui-même, cela ne nous étonne pas : ça lui évite un éditeur qui compte les cases et permet d’éviter la loi Filippetti qui se profile, on suppose).

© Manu Larcenet - Les Rêveurs

Alors pourquoi ce titre à la limite de l’insulte ? Souvenez-vous de l’anecdote racontée par Hitchcock : À la sortie de son film Les Oiseaux, la critique l’avait descendu simplement parce qu’il existe en anglais une expression, "It’s for the birds" ("c’est juste bon pour les oiseaux", une expression idiomatique qui signifie : "c’est de la merde") et que les critiques pouvaient pas s’empêcher de l’utiliser pour parler du dernier film du maître du suspense. Cela n’a pas empêché Les Oiseaux d’être une des productions les plus rentables de l’histoire du cinéma...

Eh oui, ils sont comme cela les critiques, primaires, ils cèdent volontiers à la facilité et la méchanceté ordinaire. On se demande d’ailleurs pourquoi vous êtes encore là à les lire, à la fin de cet article. Parce qu’ActuaBD est un site gratuit, tout comme ses arguments critiques ? C’est cela, oui...

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Microcosme de Manu Larcenet - Les Rêveurs - Postface assez drôle de Ferri.

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33 Messages :
  • Ce Larcenet, quelle tache !
    9 avril 2014 11:23, par Liaan

    Bon, je vais pouvoir sortir des propos irresponsables après cet article :
    Je lis Spirou chaque semaine, et je n’en lis que la moitié ! (J’en suis presque à penser que le Journal de Spirou est divisé par deux : l’école "de Marcinelle" et les nouvelles écoles, sois-disant "modernes". Au début du magazine, on trouve les "valeurs sûres qui ont fait leurs preuves : Les Tuniques Bleues, Natacha, Mélusine, etc. Puis ce sont les "modernes" : Nelson, Rob, Dad, etc.).
    Je n’ai jamais lu l’histoire du "Donjon" de Trondheim, le gars qui peut faire dix à quinze albums par an, cela m’agace et me fais penser à un "pisse-copie-qui-tire-à-la-ligne". Voilà, c’est dit. Je prends Trondheim comme exemple facile et compréhensible, mais il y en aurait qu’un seul, ce ne serait pas grave, mais devant la multitude des ces "dessinateurs" qui vous torchent, comme ça, de la bd au kilomètre, il y en a des tonnes.
    Pendant ce temps, un Roger Leloup ne sortira qu’un seul album tous les cinq à huit ans.
    La différence est que dans une centaine d’années, quels seront les dessinateurs qui resteront dans les mémoires ?
    La quantité n’est pas la qualité. Voir ces trop nombreux albums médiocres et minables qui sortent chaque année. Les éditeurs devraient être plus exigeants quant aux auteurs publiés, et surtout moins penser au fric et s’intéresser à la véritable création (et non de continuer l’exploitation des filons que représentent les "valeurs sûres", en continuant tous les Astérix, Lucky Luke, Boule et Bill, etc.).
    Dans l’article, vous osez parler de Reiser et de son trait sois-disant minimaliste ! Reiser maitrisait parfaitement les mimiques et les attitudes de ses personnages, tout en simplifiant énormément le trait, ce qui fait qu’il n’est pas du tout comparables aux adeptes des tablettes numériques et de photomachin, qui pour moi, aussi, se moque alègrement du lecteur.
    J’avoue être un vieux débris qui râle devant l’évolution de la bande dessinée actuelle.

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    • Répondu le 9 avril 2014 à  12:14 :

      C’est vrai je suis tout à fait d’accord, la moitié de Spiurou est illisible ! Notamment Les Psys, Aria, Buck Danny, Natacha (le pauvre Walthéry devrait poser ses crayons), l’Agent 212... et toutes ces vieilleries qui ne sont là que pour flatter le nostalgique et faire vivre les dessinateurs (ce qui est un argument recevable hein, c’est très honorable, Cauvin avait lui-même avoué se forcer à faire des séries qu’il n’aimait plus et pour lesquelles il n’avait pas d’idée uniquement pour permettre au dessinateur de survivre).

      Je vous suis donc, virons ces horreurs de Spirou et ouvrons plus largement encore les portes !

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 9 avril 2014 à  14:35 :

      La différence est que dans une centaine d’années, quels seront les dessinateurs qui resteront dans les mémoires ?

      Mais faut-il travailler pour la postérité ou pour vivre de son art ? Sisley est mort dans la pauvreté sans rien vendre alors que dans le même temps Cabanel et Bougereau roulaient sur l’or. Aujourd’hui reste le talent de Sisley et personne n’en a rien à battre de Cabanel et Bougereau.

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      • Répondu par Liaan le 9 avril 2014 à  18:41 :

        Les deux, mon Colonel !
        Réaliser du travail de qualité.
        Certes, Edgar P. Jacob a surtout gagné sa vie en dessinant des catalogues, mais il a appris son boulot et savait plus tard réaliser un dessin agréable. Il n’a connu la gloire que tardivement, et comme il disait " Allah nous envoie des noisettes lorsque nous n’avons plus de dent ". Je classe la bande dessinée comme un art. Enfin, la "véritable bd" et non pas les gribouillis commerciaux et tendances qui pullulent.

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        • Répondu par Sergio Salma le 9 avril 2014 à  23:05 :

          Ce qui serait bien pour rendre votre discours intéressant c’est que vous fassiez bien la part des choses. Et que vous affirmiez avec autant de vigueur voire d’entrain dévastateur qu’il y a aussi dans la catégorie des dessinateurs qui soignent , transpirent, suent sang et eau des albums qui ne valent pas grand-chose niveau bande dessinée ; en tout cas pas plus que les dessins relâchés de ceux qui vous sortent par les trous de nez et qui au premier coup d’oeil peuvent vous faire conclure à l’amateurisme . C’est vrai qu’ en plus ( c’est scandaleux !) ils sont réalisés en peu de temps ce qui semble être dans votre raisonnement la notion la plus importante . Alors que la rapidité d’exécution est franchement anecdotique, il suffit pour s’en convaincre d’aller voir le rythme de travail des grands anciens justement. La bédé au kilomètre ils sont quelques -uns et pas des moindres à l’avoir pratiquée ; rien de tel parfois pour acquérir rapidement du métier.

          Mais votre coup de gueule ne tient plus vu que vous avez décidé de mettre tous les gribouillis "actuels" dans le même sac alors que vous départagez bien les dessinateurs plus anciens qui eux avaient un savoir académique qui les autorisaient à manier parfois la plume ou le pinceau avec désinvolture .

          Dans 100 ans qui passera la rampe ?! Ouille ! Voilà bien une grave question à laquelle il est objectivement impossible de répondre, on ne sait pas de quoi sera fait l’art officiel dans 100 ans, qui publiera les encyclopédies,sur quel support... Quel sera le regard et de quelle société il émanera. Ce que vous considérez être une vérité infaillible et inébranlable sera probablement balayé par une nouvelle façon de voir et de penser . Pas besoin d’attendre 100 ans d’ailleurs pour se rendre compte que ,non, l’humanité quand elle en aura fini avec tous ses mauvais choix artistiques ou autres , ne finira pas par penser comme vous.

          Quand au discours sur la gloire, l’argent , la reconnaissance, autant ne pas s’engager dans un discours binaire tellement tous les cas de figure sont possibles et avérés

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          • Répondu par Liaan le 10 avril 2014 à  10:22 :

            Merci d’avoir prêté votre attention à me lire.
            Comme je l’avais écrit lors de mon commentaire "irresponsable" du début, je me suis permis de me lâcher. Je savais donc que j’allais faire réagir ici ou là. Pardonnez moi d’avoir été aussi direct et impulsif, je voulais défendre mon point de vue comme lecteur de bandes dessinées qui ne jure que par les bandes dessinées classiques. Je regrette, à part quelques auteurs actuels (Émile Bravo, Cuadrado ou Clarke, etc.), le manque de ces dessinateurs "classiques semi-réalistes" dans l’actualité bédéesque. Je trouve que, comme dans pratiquement tous les produits industriels (même si je classe une certaine bd dans l’Art, le neuvième, si je ne me trompe), la bande dessinée est devenue un "produit industriel" qui doit se vendre. Et comme pour tous ces produits, il faut plaire à un plus grand nombre pour vendre plus, et l’on assiste à un nivellement par le bas. La bande dessinée n’échappe pas à une logique "de masse" : comme l’automobile, la moto, nous trouvons désormais seulement quatre ou cinq choix : Débrouillez vous avec cela, c’est le choix de la plupart de nos contemporains, s’ils ont des goûts douteux, tant pis pour les "esthètes". Rapidement, ces quatre ou cinq choix sont, en gros, les bd "grand public" (englobant les bd "momesques" "ado" et autres "guide de la quarantaine" ou "les pompiers" qui se ressemblent toutes), les bd "héroic fantasy", les bd "historiques", les bd "blog" (c’est-comme-ça-que-je-vis), les reprises de "classiques valeurs sûres"… Et c’est pratiquement tout ! Tout comme l’auto nous donne le choix entre la "citadine", la "familiale", le "façon 4 X 4" et la "néo-rétro" qui a eu du succès autrefois… Triste. Je reste un nostalgique indécrottable.

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            • Répondu par Sergio Salma le 10 avril 2014 à  11:58 :

              C’est bien là que votre nostalgie vous fait dériver ; il n’y a jamais eu autant de structures et vous pensez que l’industrie de la bande dessinée émane d’une seule entité éditoriale " qui ne pense qu’au fric". C’est absurde.

              C’est un métier et jamais aucun éditeur n’a pensé à pratiqué son métier en perdant de l’argent.

              De tous temps, il y a eu des "créneaux" avec des vocations différentes.Vous semblez oublier qu’il y avait aussi des niches éditoriales même si on ne les appelait pas comme ça ; les revues pour les filles, les revues émanant du parti communiste, de chapelles diverses puis les akim, zembla, les comics importés, les mickey and co. Toutes ces boîtes n’étaient pas des sociétés philanthropiques.

              Votre classification est vraiment le travail d’une personne qui a décroché c’est bien dommage car si vraiment vous avez envie de lectures, fortes, nouvelles, talentueuses, jamais vous n’avez eu un aussi grand choix et un spectre aussi large. Dans TOUS les genres. Si vous semblez vous noyer dans chacun des genres que vous décrivez c’est parce que effectivement il y a davantage d’albums aujourd’hui. Mais en 1960 il y avait beaucoup plus de revues et de périodiques. Ce qui constituait un marché d’abondance mais qui était absorbé autrement par le public, les publics.

              Industriel ?! Même si de grosses structures se sont mises en place , le raisonnement entre l’auteur et l’éditeur reste toujours le même : apporter un nouveau ton, quelque chose qui donne envie et rien n’est gagné d’avance ! De plus vous négligez justement qu’une énorme partie de ce qui se produit annuellement est le fait de petites, micro-structures ! Donc l’inverse de votre jugement anti-industriel un peu basique( même si les grands studios d’Hollywood ont produit des chefs-d’œuvres vous le savez ).

              Tant que vous penserez que l’offre est le fait d’une seul entité et que vous vous considérez comme l’acheteur, le lecteur-étalon, vous ne serez plus jamais heureux. Peut-être simplement avez -vous fait le tour. Vos grandes sensations sont derrière vous, dans votre passé, la jeunesse comme les neiges d’antan fondent et disparaissent. Pas la peine d’accuser un média hyper-riche pour vous en tirer vous.

              Il y a bien crise, et même crises mais certainement pas crise de création, de talents, d’idées. Faites-vous conseiller au lieu de ronchonner en regardant maladroitement "toutes ces bédés qui se ressemblent toutes".

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              • Répondu par Liaan le 10 avril 2014 à  18:50 :

                "Toutes ces bandes dessinées qui se ressemblent..."Je suis désolé d’avoir soulevé un lièvre (le cousin du Lapin) mais ce jour, j’achète le magazine DbD n°82... et en fin de cet opuscule, dans la rubrique "humeur", un papier écrit par Henri Philippini intitulé " IMAGINATION EN BERNE ". Ce n’est pas que cela me rassure, c’est peut-être une blague du mois d’avril, mais quand même... Les éditeurs ne prennent pas beaucoup de risques. Quand vous me dites de me faire conseiller sur l’évolution de la bande dessinée, j’essaie de me tenir au courant, mais buisson creux, sac à papier ! Je vois quand même que beaucoup d’auteurs se copient les uns les autres et font la même bande dessinée, saperlipopette. Enfin, je suis assez satisfait d’entretenir ainsi un débat, ce n’était plus arrivé depuis "l’affaire du Spirou Vert-de-gris", album que j’avais lu en prépublication dans le Journal de Spirou et qui m’avait désolé au plus haut point : dans l’histoire, Spirou chassait des chats à coup de pied ! Franquin a du se retourner dans sa tombe.

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                • Répondu par Sergio Salma le 12 avril 2014 à  10:34 :

                  Vous vous trompez mais c’est pas grave ; la profusion n’aide pas c’est certain et votre lassitude fait le reste.

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                  • Répondu par Liaan qui insiste le 16 avril 2014 à  20:41 :

                    Pour en rajouter une couche : dans le dernier numéro du Journal de Spirou, le n° 3966 dtd 16 avril 2014, page 36 et 37, une bande dessinée de Midam, Kid Paddle. L’exemple est tout fourni !

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                    • Répondu par Sergio Salma le 17 avril 2014 à  14:37 :

                      Mais vous ne notez pas le travail de ceux qui n’alimentent pas votre désamour. Ils sont pourtant nombreux. Vous et la bande dessinée c’est fini.

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            • Répondu le 10 avril 2014 à  12:20 :

              Il y a des dessinateurs "semi réalistes classiques qui dessinent bien et surtout qui passent des heures sur une case" à foison. Ils sont même l’immense majorité. Pourquoi bougonner alors que le style suranné que vous aimez pourrit les étales de son classicisme anachronique ?

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              • Répondu par Liaan qui insiste le 17 avril 2014 à  21:16 :

                Will ? Un style suranné qui pourrit les étales de son classicisme anachronique ?
                Lambil ?
                Walthéry ?
                Ce ne sont que quelques exemples.

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                • Répondu le 18 avril 2014 à  09:19 :

                  Exemples parfaitement trouvés.

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                • Répondu le 18 avril 2014 à  09:21 :

                  Trois exemples magnifiques de dessinateurs qui n’utilisent pas le style "semi réaliste". Bravo. Quelle culture.

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                  • Répondu par Liaan le 19 avril 2014 à  19:01 :

                    Quelle est, pour vous, la définition d’auteurs semi-réalistes ?

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            • Répondu par Oncle Francois le 10 avril 2014 à  13:00 :

              Mais vous avez tout à fait raison, Liaan. Je n’avais jamais pensé à cela, mais c’est vrai que le marché actuel de la BD a bien des points communs avec celui de la voiture, un produit de prestige au départ (avant 1950) qui s’est démocratisé, avant de se banaliser en devenant la cible de toutes les critiques : à l’essence ou au diesel, ça pollue ! Et cela coute très cher à entretenir, mon garagiste m’accueille avec un grand sourire à chaque fois que je prends rendez-vous.

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      • Répondu le 10 avril 2014 à  12:22 :

        la postérité ou l’argent ? Il me semble qu’il y a d’autres raisons autrement plus importantes pour faire de l’art. Quelle tristesse.

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    • Répondu par Sergio Salma le 9 avril 2014 à  14:36 :

      Haha ! Didier écrit un article tout en antiphrases et les fâchés se lâchent. Magnifique.

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      • Répondu par Liaan le provocateur le 9 avril 2014 à  18:45 :

        Oui, et avec beaucoup de plaisir !

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  • Ce Larcenet, quelle tache !
    9 avril 2014 11:24, par Wurm Philippe

    Leo Lionni faisait déjà la même chose dans les années 60.
    Nihil novi sub sole !

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  • Ce Larcenet, quelle tache !
    16 avril 2014 19:32, par Kroki

    Quel propos insultant et écœurant, où que soit situé l’humour.
    Heureusement que vous semblez capable de faire abstraction des broutilles que vous veut Larcenet pour parler de lui. Oups.

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  • Ce Larcenet, quelle tache !
    29 mai 2014 15:55, par polo

    Quel scandale !!
    Le monde de la BD vie un vrai drame et ActuaBD n’en parle même pas.

    Larcenet arrête son blog !!! Parce que des gens (sans scrupules) comme vous, lui piquent ses images sans lui demander son autorisation !
    Mais enfin Didier, qu’est-ce tu fous ????

    Bon,j’entends une petite voix qui me dit que le drame de voir des auteurs arrêter leur métier faute de pouvoir en vivre décemment (Bruno Maïorana, Bonnifay et tant d’autres...), font pales figures, par rapport à un AUTEUR (un vrai), dont le soucis c’est pas le fric, c’est que les vilains journalistes, il lui pique ses images.

    Et un anarchiste qui s’offusque sur le manque de respect de la propriété, bah, c’est toujours un peu drôle.

    Des problèmes de riches en bref.

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    • Répondu par Phildar le 29 mai 2014 à  17:48 :

      Larcenet met des images sur le net pour se la péter (genre regardez comme c’est beau), mais il ne veut pas qu’on les voit. Il n’a qu’à envoyer ses dessins par mail à sa maman et ses quelques amis plutôt que faire un blog, ainsi plus de problème... mais plus l’occasion de faire son rebelle de pacotille... la vie est dur pour les vieux punks sur le retour qui finissent par faire le clown chez Ruquier.

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      • Répondu le 29 mai 2014 à  21:22 :

        Eh ben, comme vous y allez... Inspirez, puis expirez profondément. Ça va mieux ?

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  • Ce Larcenet, quelle tache !
    14 décembre 2017 01:42, par Pascal Aggabi

    Le FIBD d’Angoulême 2018 arrive à grands pas,Larcenet qui figurait dans le trio de finalistes de l’édition 2017 et à qui on prête par ailleurs l’intention d’arrêter la BD a des états d’âme : https://www.facebook.com/larcenet.manu/posts/2017524991859284

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    • Répondu par Bouaf ! le 14 décembre 2017 à  09:58 :

      Quel narcissisme !

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      • Répondu par Rosse le 15 décembre 2017 à  01:50 :

        Quel veule vous faites, Larcenet parle de ses doutes, évoque des problèmes personnels et vous, vous signez "Bouarf !
        Vous êtes une plaisanterie incarnée..

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    • Répondu par JF le 15 décembre 2017 à  12:20 :

      Parfaite méthode pour se faire louer au delà du raisonnable, quand on lit les commentaires sous son billet, il faudra lui préparer des funérailles digne de Johnny Halliday.

      Faut être quand même sacrément culotté pour tenir ce genre de propos : "Je suis le meilleur, je le sais et vous aussi, personne ne m’arrive à la cheville, mais ce monde ne me mérite pas, ils sont tous trop médiocres, c’est tellement facile d’être le meilleur face à tant de médiocrité, je n’ai aucun mérite, alors surtout ne votez pas pour moi !" (puis de faire un demi-tour d’un pas altier, drapé dans son orgueil).

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    • Répondu par Fab le 16 décembre 2017 à  12:09 :

      Il fait des fautes Larcenet. " Et merci, aussi, cette année, de porter vos éventuelles VOIES vers des artistes qui aimeront ce métier plus que moi."

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