Chaosland T1 : SlvörgsHorn - Par Ancestral Z et Mojojojo - Ankama Editions

12 février 2008 0 commentaire
  • Dans un univers moyenâgeux, une troupe d'aventuriers (ou de tarés, c'est selon), se lance dans une quête visant à neutraliser Jean-Luc, un mec qui mettra forcément le pays à feu et à sang plus tard. Mais pour l'heure, il se repose à la station balnéaire d'Honolulutte.

Voici une bande dessinée qui laisse circonspect : on hésite entre crier au génie, ou jeter aux ordures ce qui semble être la BD la plus naze jamais publiée. Cette... chose, soit on l’adore, soit on la déteste. Ce joyeux machin est tellement barré, les vannes si absurdes qu’on ne peut se faire une idée qu’en la lisant. Voici un petit florilège de gags : quand les auteurs ne jouent pas avec la narration, en plaçant un entracte, ou en inversant le sens de lecture d’une bulle, Ancestral Z et Mojojojo farcissent Chaosland de jeux de mots pourris sans aucune chute, comme «  Ce petit gnome a quand même du répondeur, attrape-moi ça après le bip ! », « Aubergiste, je voudrais une eau pétillante, servie avec des effets de vitesse  », ou encore « Le lecteur doit en avoir pour son argent, surtout qu’on ne rend pas la monnaie »...

Chaosland T1 : SlvörgsHorn - Par Ancestral Z et Mojojojo - Ankama Editions
Extrait du T1 de Chaosland.
© Ancestral Z/Mojojojo/Ankama Editions.

Blindé de références en tout genre, Chaosland se situe dans la lignée de la série Donjon, des sketches des Nuls, des Charlots, de François Perrusse, mais cite aussi Rambo, Le Seigneur des anneaux, Titanic, Un pont trop loin, Pirates des Caraïbes... Vous aimez la série des Y a-t-il un flic... ?, cette BD vous tend les bras, vous ne serez pas rebuté par son scénario au ras des pâquerettes, dont le niveau des blagues réunit le pire des tables d’école primaire.

Graphiquement, ne vous fiez pas au dessin naïf, d’apparence bancale. Le travail sur les matières et le rendu des lumières s’apprécie au cours des relectures. Le character design, amusant et faussement maladroit, utilise certains raccourcis propres aux plus jeunes mais se révèle diablement efficace. Au final : Chaosland se révèle une bande dessinée apportant une valeur ajoutée à votre bédéthèque, libre à vous de la cacher ou d’en être fier.

(par Thomas Berthelon)

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