Chauzy & Villard : "C’est l’histoire d’une guitare mythique qui sème la tristesse, la mort et la perturbation"

7 octobre 2009 4 commentaires
  • Ils viennent de publier ensemble {La Guitare de Bo Diddley}, album noir, {loose} et rock’n’roll où un instrument de musique sème la mort dans les quartiers chauds de Paris. Entretien avec Jean-Christophe Chauzy et Marc Villard avec, c’était à prévoir, pas mal d’aller-retour entre la BD, la musique et le roman noir.

Parlons d’abord de la forme de votre album : ce rectangle "bleu hawaï" ressemble à s’y méprendre à la guitare de Bo Diddley !

Chauzy : C’est vrai ! Des guitares singulières dans l’histoire de la musique il y en a eu beaucoup… mais celle-là avait une gueule et une aura forte : il y a un seul type qui a joué dessus ! Il y a une proximité entre le format du bouquin et les proportions de la guitare. Le fait que cette couverture soit un badigeon bleu est aussi une correspondance, mais ça n’était pas prémédité ! Je m’en suis rendu compte après. C’est beau non ?

Chauzy & Villard : "C'est l'histoire d'une guitare mythique qui sème la tristesse, la mort et la perturbation"
La Guitare de Bo Diddley
© Chauzy - Villard - Rivages - Casterman

Un des thèmes de l’histoire c’est le fantasme autour d’une personne connue. Finalement ça se solde par une déception. Comment avez-vous abordé ce thème assez classique qu’est la recherche d’un héros ?

Villard : En fait ça n’est pas du tout comme ça que j’ai vu l’histoire, je voulais simplement raconter l’histoire d’un objet mythique qui passait de main en main, et qui au lieu de semer le bonheur, semait la tristesse, la mort, et la perturbation. Ça nous amusait de découvrir peu à peu Bo Diddley à travers sa guitare, mais il n’a jamais été question de biographie. J’ai choisi Bo Diddley en fonction de sa guitare. Celle-ci m’intéressait parce que, justement, elle était reconnaissable par tous. Il se trouve que Bo Diddley est un personnage intéressant : ça tombe bien ! Ça aurait pu être une guitare du groupe Kiss, mais je ne m’intéresse pas tellement à Kiss ! Dans le livre original, vu qu’il s’agit d’une adaptation, j’en dis beaucoup plus sur Diddley. Mais l’idée simple du roman était : une guitare qui sème la mort.

Chauzy : Le héros, c’est plus la guitare que Bo Diddley finalement. Lui l’a chargée de son histoire et de son prestige, mais le personnage principal, c’est la gratte.

Justement, elle passe de main en main, un peu comme une bombe à retardement. C’était un moyen de voyager dans Paris, et plus particulièrement les quartiers nord, qui tiennent une place importante dans vos œuvres respectives ?

Affiche du film "Neige" de Juliet Berto (1981)
Scénario et dialogues de Marc Villard

Villard : Oui, tu veux dire qu’on est fainéants ? Mais tu aurais raison, parce qu’en fait, j’aurais du mal à situer une histoire avenue Bosquet à Paris. Dans un arrondissement comme le 7ème, où il ne se passe rien, où il n’y a que des immeubles haussmanniens… Quand je raconte des histoires, c’est vrai que j’ai tendance à me reporter sur des quartiers que je connais particulièrement bien. Barbès, Pigalle, sont des quartiers sur lesquels j’ai beaucoup écrit. En 1981, j’avais écrit un scénario qui s’appelait Neige, un film de Juliet Berto qui se passait à Pigalle. Tu vois mon attrait pour ces coins ne date pas d’hier ! Mais c’est vrai qu’en me promenant dans Paris je remarque que ça bouge beaucoup, et qu’il faudra que je fasse quelque chose du côté de la Bastille. Au-dessus de la République, c’est assez rock tout ça. Donc à l’avenir, je vais me bouger, mais là j’ai fait un peu la feignasse. Cela dit, ce qui m’intéresse aussi, c’est qu’on ne cherche pas à la ramener dans ces quartiers-là. Les histoires sont assez bas de gamme. Les vols, les pertes, tout ce qui concerne cette guitare et cette histoire, ça se passe dans la rue. Et j’aime assez cette idée.

Jean-Christophe, quelle est l’influence et l’importance du quartier de Barbès dans ce que vous faites ?

La précédente collaboration de Chauzy & Villard : "Rouge est ma couleur"
© Chauzy - Villard - Casterman

Chauzy : C’est ce qui a légitimé en grande partie le fait que je travaille avec Marc et que l’on s’arrête sur ce bouquin-là. On avait déjà travaillé ensemble et on voulait prolonger cette collaboration. Alors quand la collection Rivages / Casterman / Noir a débuté, on s’est orienté vers cette partie de l’œuvre de Marc, qui avait pas mal publié chez Rivages. De plus, ça combinait idéalement notre intérêt pour la musique. Marc a souvent écrit sur le jazz, mais moi, c’est une musique qui ne me parle pas tellement. Alors que celle de Bo Diddley est un peu l’origine de ce que j’écoute depuis toujours. Et c’est peu dire que la musique a une influence importante sur ce que je dessine ! Puis, il y a ce quartier qui est le mien. Je vis à Barbès. Il y a un aspect affectif… C’est peut-être aussi un choix de feignasse, mais je suis sur mon terrain. Je crois qu’on est jamais aussi convaincant que quand on parle de ce que l’on connaît bien.

Quand vous dessinez votre quartier, vous vous basez plutôt sur du dessin de mémoire, ou de la documentation en photos et croquis ?

Chauzy : Les trois. J’ai fait un peu de croquis, mais c’est toujours chiant de dessiner dehors, tu te retrouves avec tous les mômes qui te tombent dessus et qui veulent que tu dessines Zidane ! Et je ne sais pas faire Zidane… Heureusement que Ribéry est plus facile à dessiner ! En ce qui concerne les photos, j’en ai fait pas mal, mais il faut les faire en « caméra cachée », parce que dans ces quartiers-là, tu peux avoir assez rapidement des ennuis. Ca m’est arrivé. Les deux fois où j’ai fait des campagnes photos un peu longues pour Rouge est ma couleur et puis sur La Guitare, à chaque fois je me suis retrouvé avec un gars qui me tombait dessus : « Tu es de la police toi ? Tu fais quoi comme photo ? C’est quoi ton métier ? ». Il faut s’expliquer : « Non, regarde, j’habite à côté, je dessine... ».

Jean-Christophe Chauzy et Marc Villard à Bruxelles
en septembre 2009

Ce ne sont pas des quartiers qui sont chauds par pur folklore : ils le sont vraiment. C’est emmerdant quand tu prends des photos parce qu’il y a des trafics qui ont lieu au même moment et qu’il ne faut pas qu’on voie la tête de machin sur l’un ou l’autre cliché. Enfin, c’est certain que la mémoire visuelle joue beaucoup parce que je n’ai ni la prétention, ni l’intention d’avoir dessiné un Paris réaliste. Ces rues sont passées par le tamis de mon interprétation. C’est de toutes manières un Paris barbésien un peu fantasmé. Alors pour répondre précisément à la question : j’ai besoin de fonctionner avec tout ça. La photo, le dessin et la mémoire.

Marc, vous êtes le fondateur de l’association Les Habits noirs, et du podcast littéraire Le Casque et l’enclume où il est principalement question du roman noir , à ce titre, je voulais avoir votre avis sur la vitalité du genre « noir » en bande dessinée ?

Villard : Eh bien, je trouve qu’il y a eu pas mal de bonnes adaptations dans l’histoire de la BD noire. Je pense à celles de Léo Malet ou de Jean-Patrick Manchette par Tardi. Mais, en règle générale, les histoires qui sont racontées sont plutôt des histoires de personnages un peu hors norme comme Le Tueur de Matz & Jacamon. Il n’y a pas eu jusqu’à présent un vrai travail sur le corpus du roman noir par la BD. Alors que cette collection Rivages / Casterman / Noir s’inscrit complètement dans cette approche. C’est peut-être la bonne solution que de jouer la carte de l’adaptation, parce j’ai l’impression que chez les dessinateurs actuels, le roman noir n’a pas l’importance qu’il a pu avoir auparavant. On parle d’une génération d’auteurs qui sont plus portés sur l’auto-fiction, sur la science-fiction et éventuellement sur les "super-héros" de polar comme XIII ou des choses comme ça. Mais pas tellement sur le roman noir et ses codes.

Un extrait de "La Guitare de Bo Diddley"
© Chauzy - Villard - Rivages - Casterman

Quelques personnages de La Guitare de Bo Diddley sont des fous de rock. Seriez-vous vous aussi prêts à tout, comme certains des personnages de votre histoire, pour récupérer un objet rock mythique, un graal rock’n’roll ?

Villard : Non, je ne suis pas fétichiste en ce qui concerne les artistes. Je me contente de la musique. Par contre, je pourrais être fétichiste par rapport à un bootleg, une captation de concert que personne ne connaît. J’en ai d’ailleurs quelques-uns. Des trucs Underground, pas commercialisés officiellement. Et qu’on trouve sous le manteau. Par contre les objets, ça n’est pas mon truc.

Chauzy : Je suis comme Marc. C’est un fétichisme que j’ai, mais toujours sur les disques. J’ai couru assez loin pour trouver des trucs qui n’étaient pas faciles à trouver. J’ai une nostalgie de cette époque-là. Maintenant on a tout beaucoup plus facilement. C’est triste, mais aujourd’hui je commande mes disques sur Amazon. Ca me permet d’avoir des disques qui ne sont pas facilement distribués, mais j’ai la nostalgie du moment où je savais qu’un disque sortait et qu’il fallait cavaler dans le bon magasin et que ça n’était pas évident de le trouver. Il fallait fouiller, il y avait une attitude très active. On est plus dans la passivité maintenant. Tu perds aussi un peu de passion dans l’aventure.

Villard : En fait,dans cette histoire, il n’y a qu’un seul type qui est vraiment un fétichiste collectionneur. C’est le mec qui a du fric, mais qui ne veut pas mettre une somme astronomique, parce qu’il veut revendre la guitare de Bo Diddley à un Américain. C’est juste un commerçant. Mais les autres personnages ne savent pas trop... Ils ont l’impression que c’est un instrument de collection, que ça vaut de l’argent, mais bon…

D’ailleurs l’estimation de la valeur de la guitare varie énormément...Ca va du prix d’un kebab jusqu’à 50.000 €…

Villard : Oui, il bouge tout le temps.

Pour revenir sur cette dernière question, ça doit vous attrister, la manière dont la musique est diffusée aujourd’hui. L’iTunes Store est la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un qui aime acheter des disques…

Villard : Moi, clairement je ne télécharge pas de disques. De temps en temps j’écoute Deezer, parce que c’est un bon moyen de jauger de la qualité d’un groupe. Mais je continue à acheter des CD, je suis très old school. J’achète des CD, ça me coûte très cher…

Chauzy : Pareil. Je continue à acheter CD et vinyles. Je me suis récemment racheté une platine vinyle car j’ai besoin d’entendre ce son des 33 tours qui gratouillent. Ce que je regrette, c’est qu’on a perdu le côté précieux du disque. Maintenant les morceaux sont balancés comme ça à tout va, c’est devenu un objet de consommation exactement comme les autres, on a perdu la notion d’album. On pique un morceau sur un album alors qu’a priori, les musiciens ont essayé de composer un truc un peu près cohérent. On sait bien que sur un album entier, la quinzaine de morceaux n’est pas bonne, mais j’ai à cœur de considérer ça comme un exercice avec ses réussites, et ses ratés. J’y suis attaché. C’est peut-être une vision de dinosaure… Je vois que mes mômes ne sont pas comme ça du tout. Ils s’arrêtent tout de suite sur le morceau qui les intéresse. Les gens de ma génération ont plutôt le réflexe : un disque c’est deux galettes, on se les tape en entier, il y a des morceaux moins bons, mais ça fait partie de l’exercice. Peut-être qu’on vient aussi d’une époque ou la production musicale était moindre et que du coup la grande majorité des disques était bons. C’est peut-être parce aussi que je suis plus vieux !

Villard : Ce qui me plait beaucoup dans les nouveaux modes de diffusion de la musique, c’est YouTube, parce qu’on peut retrouver des images de concerts de groupes qui datent... Ce sont souvent des images amateurs qui sont mises en ligne. J’ai vu des choses passionnantes grâce à cela.

Chauzy : Je me rends compte que les disques dont on m’a filé une copie, je les écoute moins que ceux que j’ai achetés. C’est comme faire une thérapie, si tu ne paies pas, ça ne marche pas !

La Guitare de Bo Diddley est une adaptation du livre de Marc Villard
© Villard - Rivages

Marc, quelle est la différence de rythme que vous impose l’écriture de bande dessinée par rapport à l’écriture de romans ou de nouvelles ?

Villard : Dans le roman La Guitare de Bo Diddley, par exemple, il y a des moments où je prends le temps de me faire plaisir. Dans la version bande dessinée, il y a un échange entre Katia la tueuse et son copain commanditaire qui est le collectionneur friqué. Ils se font des blagues, se questionnent avec des colles sur le rock. Dans le livre, j’avais fait un long tunnel, sur des souvenirs de rock : c’est typiquement le genre de passage que l’on doit évacuer quand on adapte. Il faut resserrer. Il faut évacuer toutes les voix narratives, pour ne garder, comme au cinéma, que l’image et le dialogue. Le rythme de la BD est plus rapide vu que, comme au cinéma, on passe d’une image à l’autre, les gens parlent, ça avance. On n’a pas ces moments privilégiés que l’on peut avoir dans l’écriture de forme littéraire. Mais en même temps, ça ne me dérange pas. C’est un autre espace. C’est d’autant plus agréable quand c’est moi qui fait l’adaptation !

Jean-Christophe, c’est important pour vous d’alterner les histoires humoristiques, d’autodérision, et le roman noir ?

Chauzy : C’est mon équilibre intérieur. Je suis foutu comme ça. Je suis très noir, mais j’ai aussi envie de beaucoup rigoler ! C’est difficile de conjuguer ça dans une seule histoire, encore que de temps en temps La Guitare y arrive. C’est souvent tragicomique. Certaines séquences sont d’une noirceur assez réaliste, d’autres sont plus burlesques ou plus drôles. C’est marrant parce que Marc fait exactement pareil dans sa propre carrière littéraire, en faisant alterner les deux veines. Moi, j’ai à cœur de le faire, parce que je sais que la veine comique a beaucoup contribué à alléger mon dessin, à l’assouplir. Dans l’absolu, le dessin comique est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Le faire avec élégance, ça n’est pas facile. Je ne sais pas si j’y arrive, mais en tout cas, j’ai beaucoup appris en essayant de faire rire. Il y a une époque où j’ai pas mal fait se succéder les projets très noirs et très durs avec Thierry Jonquet. Au bout de 2 ou 3 bouquins successifs, mes neurones étaient cramées. Je vivais dans une noirceur absolue. L’alternance est le meilleur moyen de ne pas m’assécher. Qui plus est, graphiquement, c’est peut-être une forme de schizophrénie, mais je sais que mes dessins se nourrissent l’un de l’autre.

La veine humoristique de Chauzy que l’on retrouve dans "Petite Nature"
© Chauzy - Fluide Glacial

Est-ce que vous avez d’autres projets ensemble ?

Chauzy : Oui, ça va venir.

Villard : On a un projet de scénario original. Et comme on s’aperçoit qu’on a beaucoup travaillé l’un et l’autre sur Paris, sur des quartiers et des personnages assez proches, on pense aller un peu prendre l’air. On va aller voir ailleurs : sortir de Paris, voire de France.

Chauzy : On a une fascination commune pour les rivages de la Mer du Nord, quelques villes que Arno a chantées et qui peuvent être des terrains de jeux intéressants.

Question rituelle : quelle est la bande dessinée qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Villard : Alack Sinner de Muñoz & Sampayo.

Chauzy : Moi, il y en a eu plusieurs, par étapes. D’abord Gaston Lagaffe, je pense qu’on retrouve son influence lointaine dans ce que je fais pour Fluide Glacial. J’adore Franquin, il y a beaucoup de choses fascinantes dans son travail, une noirceur terrible, y compris dans Gaston. Puis j’ai eu des passions qui ont entretenu mon désir et m’ont permis de continuer à m’amuser, sans qu’on en retrouve forcément des traces dans mon boulot : Giraud / Moebius par exemple. J’ai compris à ce moment que la bande dessinée pouvait raconter des choses adultes ou inattendues. Puis j’ai plongé dans le noir avec Tardi, Muñoz & Sampayo. Remarquez que Marc et moi, on a des sources qui se croisent.

(par Morgan Di Salvia)

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4 Messages :
  • Chauzy & Villard : "C’est l’histoire d’une guitare mythique qui sème la tristesse, la mort et la perturbation"
    8 octobre 2009 22:00, par Oncle Francois : spécialiste de polar intelligent

    Je conseille à nos jeunes lecteurs de jetter un oeil sur ce livre. Car Monsieur Chauzy dessine bien (un sacré compliment dans ma bouche d’expert du genre, je vous le concède !!). Quant à Monsieur Villard, il me semble qu’il fait partie de ce courant d’auteurs de polars engagés (à gauche), dans la mouvance des sieurs Manchette, Daeninck, Fajardie, Prudon et cie. Si je ne partage pas leurs opinions politiques, je dois reconnaitre que j’ai fortement apprécié leurs ouvrages à la lecture palpitante dans les années 80 (bien plus excitant que les Maigret, Sherlock Holmes et Hercule Poirot, il est vrai...). Profitez donc de ce conseil d’une ancien expérimenté !

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    • Répondu par Lecteur qui en a marre de subir Pincemi. le 9 octobre 2009 à  02:18 :

      L’avez-vous lu au moins ce livre ? Ou comme d’habitude parlez-vous sans savoir ? L’auteur serait de gauche et vous ne partagez pas ses opinions politiques ? Mais qu’en avons-nous à faire sur ce site de vos idées politiques ? Vous êtes tellement peu subtil dans vos commentaires qu’on l’a compris depuis longtemps que vous étiez de droite, de part vos goûts ultra-conservateurs et par votre stigmatisation des jeunes de banlieue comme dans votre critique du film le Petit Nicolas :
      "Pas de racaille de banlieue, pas de rappeurs du 9.3"
      Hors de propos et réactionnaire.

      Alors monsieur le "Collectionneur expert de BD","public exigeant","l’expert du genre","spécialiste de polar intelligent", mettez-la en veilleuse, contentez-vous de commenter, pas de faire votre show en étalant votre vie, pour ça ouvrez un blog, ça nous fera des vacances.

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      • Répondu par Oncle Francois : les bras m’en tombent !! le 9 octobre 2009 à  18:00 :

        Un forum est fait pour poster des commentaires, je ne comprends pas votre message haineux alors que mon précèdent post était plus que positif. D’une part, j’ai un album dédicacé de Chauzy qu j’ai rencontré au salon d’Amiens il y a quelques années. C’est un GRAND dessinateur (si je peux me permettre !!), très sympa et talentueux.

        Ce que j’apprécie dans les romans policiers, qu’ils soient de gauche ou de droite, c’est qu’ils sont porteurs d’action et se lisent facilement. C’est le contraire des dérives méditatives et nombrilesques à la môde depuis quelques années, en BD, au theatre, dans la peinture comme au cinéma. Largement subventionné, fréquemment primé aux festivals d’art, d’essai et indé, ce genre donne le plus souvent des oeuvres bien soporifiques qui ne suscitent guère l’enthousiasme du public réel, celui qui paie sa place au cinéma pour passer un bon moment. A mon avis, ce genre d’oeuvre ne suscite pas non plus la frénèsie des pirates du net, adeptes du téléchargement illégal.
        Dans un roman policier, il y a une histoire à suspense, pleine d’action, des personnages crédibles à la psychologie détaillée, de la verve dans les dialogues.

        Tout cela me semble pouvoir enrichir la BD, si vous n’etes pas d’acoord avec mon opinion, excusez moi d’en avoir une différente de la votre et essayez d’apprendre la tolérance ! Relisez donc Voltaire, cela vous ouvrira l’esprit !

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        • Répondu par Lecteur qui en a marre de subir Pincemi le 10 octobre 2009 à  01:38 :

          Il suffit de répondre : "Non, je n’ai lu cette BD dont je conseille la lecture !", pas la peine de faire du vent.
          Vous me conseillez de lire Voltaire, j’en conclus que vous n’avez pas lu Voltaire non-plus.

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