Chevalier des sables, tomes 1 et 2 - Par F. Grolleau et R. Raffalli - Sarbacane

14 avril 2016 0 commentaire
  • Un récit fantastique et historique, sur fond de première croisade. Une belle découverte dynamique et humoristique !

Paraît ce mois-ci le second tome venant clôturer le diptyque du Chevalier des sables, commencé en novembre dernier. Cette aventure a pour héros Sigismond, un chevalier froussard mais malin et chanceux en garnison à Jéricho. Il est surtout le neveu de Godefroy de Bouillon, à la tête de la première croisade.

Mais cette position de chouchou de son tonton provoque les moqueries de la troupe. Alors que ledit tonton est justement deux fois plus sévère avec lui qu’avec les autres chevaliers. Tout ceci a le don de l’agacer notre chevalier Sgismond….

Chevalier des sables, tomes 1 et 2 - Par F. Grolleau et R. Raffalli - Sarbacane

Voilà qu’un djinn, un esprit du désert, apparaît au moment du retour de Godefroy de Bouillon à Jéricho à l’automne 1099. Celui-ci y voit un message du Christ pour éprouver leur orgueil d’avoir si facilement pris Jérusalem. Il fait alors libérer Renaud de Châtellerault, dit « la hache de la mort violente », « le bourreau de Jérusalem », « l’égorgeur des Alpes », « le cauchemar d’Antioche », qui purgeait une peine de trente ans de prison… Il espère que ce fou furieux arrivera à venir à bout de la bête immonde.

C’est sans compter sur une coalisation qui désire s’opposer aux Croisés. Elle est constituée des deux derniers juifs de Jéricho, oubliés par les soldats de Godefroy qui ont passé toute la communauté juive par le fil de l’épée, ainsi que des orthodoxes et des musulmans qui s’unissent pour s’allier au monstre.

Grâce à son intelligence, Sigismond finit par découvrir l’antre du colosse, une immense caverne dans laquelle se trouve le trésor maudit de Jéricho : les trompettes de destruction qui permettent de faire s’effondrer toute la ville. Comment arrivera-t-il à vaincre le colosse ? Pourra-t-il éviter la destruction de cette cité millénaire ?

Les dialogues de Fabien Grolleau, l’un des fondateurs de Vide Cocagne, sont globalement bien ciselés et plein d’humour : les réparties font mouche. Malgré des couleurs sans nuance, le dessin du jeune dessinateur corse Robin Raffalli, dont c’est ici le premier album, est très expressif et dynamique, ce qui contribue au rythme haletant imposé par ce récit très plaisant.

Sous un dessin humoristique et un propos fantastique se cachent par moment des réflexions historiques très intéressantes, comme la question de savoir s’il faut appeler Godefroy de Bouillon « roi de Jérusalem » ou « avoué du Saint-Sépulcre » ! Dans l’ensemble, le mariage entre fiction et réalité est ici très réussi et plaira à tous les lecteurs, de 7 à 77 ans !

(par Tristan MARTINE)

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