Chuck Jones : disparition d’un des géants de l’humour

7 mars 2002 0 commentaire
  • Créateur de Beep Beep et du Coyote, co-créateur de Bugs Bunny, Daffy
    Duck et d'une floppée d'autres personnages délirants, Chuck Jones était
    l'un des plus grand humoristes de toute l'histoire du dessin animé.

Chuck Jones : disparition d'un des géants de l'humour Il a fait mourir de rire des générations de spectateurs avec des courts-métrages qui assénaient des gags au rythme de dix à la minute. Chuck Jones, décédé vendredi 22 février à l’âge de 89 ans était, avec Tex Avery et Friz Freleng, l’un des plus grands humoristes de l’histoire du dessin animé, un véritable géant, un amuseur hyper-doué qui influença des générations d’animateurs, l’un des vrais grands génies de l’animation. L’un des plus impertinents et des plus audacieux, l’un de ceux qui insufflèrent un vent de folie sur le dessin animé à une époque où, avant que la censure ne place tout sous une chape de plomb, toutes les outrances étaient possibles.

Il avait créé Beep-Beep et le coyote, Marvin le Martien et Pepe le putois, participé à la création de Bugs Bunny, de Porky Pig, de Daffy Duck, d’Elmer Fudge, des références encore aujourd’hui pour tous les animateurs (voir les Tiny Toons, Roger Rabbit, qui sont des hommages directs aux dessins animés de cette période particulièrement délirante). On lui doit plus de trois cents dessins animés des "Looney Tunes" et des "Merrie melodies", des concentrés d’humour qui lui valurent trois oscars, dont, en 1996, un oscar pour l’ensemble de sa carrière. Il avait aussi travaillé sur Tom et Jerry (pour MGM) et sur Cendrillon (pour Disney)

image 200 x 154 Chuck Jones et Friz Freleng en 1985 (Photo Richard Drew, AP)

Il était né en 1912 et il avait commencé sa carrière d’amuseur en jouant, enfant, dans les films muets de Mack Sennett, avant d’obtenir un diplôme artistique et de tenter de gagner quelques dollars en dessinant des portraits dans la rue.

Mais c’est le dessin animé qui allait lui apporter le succès. Avec d’autres futures gloires (Friz Freleng, Tex Avery), il s’occupe de petits boulots pour le légendaire Ub Iwerks (nettoyeur de cellos : il passait ses journées à effacer les dessins pour récupérer les cellos utilisés) avant d’être engagé, en 1936, par le studio Schlesinger, réalisateur de courts-métrages pour la Warner, qui finira par le racheter. Il y rejoindra très vite l’équipe de Tex Avery et y restera trois décennies, avant de créer, en 1962 (lorsque les studios de la Warner durent fermer), son propre studio d’animations.

Il est aujourd’hui l’artiste issu de l’univers du dessin animé dont les travaux sont les plus recherchés. Plus de 250 musées et galeries dans le monde se partagent ses originaux

(par Patrick Albray)

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On trouvera de nombreuses informations sur l’homme et son oeuvre sur son site : http://www.chuckjones.org.

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