Code Geass, Suzaku of the Counterattack T1 - Par Atsuro Yomino - Éditions Tonkam

2 novembre 2009 0
  • Deuxième manga parallèle à l'univers de la série animée, celui-ci propose un nouveau point de vue et une réinterprétation du récit, hélas creuse et franchement dispensable.

Suzaku Kururugi est le fils du dernier premier ministre du Japon, pays désormais colonisé par le Saint-Empire de Britannia. Le jeune homme poursuit son combat solitaire pour changer les choses de l’intérieur. Ce désir de justice va l’amener à rencontrer Lloyd, de l’unité technologique, qui lui propose d’endosser un costume nommé Lancelot, sensé décupler les capacités humaines. C’est alors qu’il devient l’adversaire du mystérieux chef des Chevaliers noirs, Zero, qui n’est autre que son ami Lelouch.

Suivant de près la sortie de Lelouch of the Rebellion, qui adapte la série avec certaines libertés, Suzaku of the Counterattack propose une nouvelle vision de l’univers Code Geass en s’accordant beaucoup plus de libertés vis-à-vis du récit original. Un peu trop, même. Au rang de ces modifications, on pourra mentionner le fait que Suzaku ne soit pas dans la classe de Lelouch dès le départ. De même que, là où Lancelot est un robot assez imposant dans l’animé, il ne s’agit ici que d’un simple costume équipé d’un casque qui augmente les capacités physiques de son porteur. Idée surprenante et assez ridicule qui ne plaira sans doute pas aux fans.

Cette réinterprétation très libre ne semble d’ailleurs pas savoir à quel public s’adresser. Alors qu’elle aurait pu servir d’introduction à cet univers, les non-dits dont elle est truffée laisseront les néophytes sur des incompréhensions trop nombreuses.

À l’inverse, les connaisseurs pesteront sur le scénario trop éloigné de l’œuvre d’origine et sur des changements injustifiés. Ajoutons à cela un découpage un peu poussif et un réel manque de profondeur, appuyé par le fait que cette mini-série se boucle en tout juste deux tomes, et l’on obtient un récit parallèle qui sera vite oublié.

Graphiquement, nous retrouvons le design des personnages signés Clamp assez fidèlement rendus par Atsuro Yomino. Le reste est convenu, parfois vide, voire un peu maladroit.

En clair, lecteurs avisés : passez votre chemin, ce dérivé de Code Geass ne mérite pas qu’on s’y attarde longuement.

(par Baptiste Gilleron)

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