Coffin Hill T1 - Par Caitlin Kittredge et Inaki Miranda (Trad. Margot Negroni) - Urban Comics

21 janvier 2015 0 commentaire
  • Des jeunes filles disparaissent au fond d'un bois particulièrement lugubre. Un mystère qui en rappelle un autre survenu dix ans auparavant. Récit de sorcière à l'ambiance {teenage} et gothique, {Coffre Hill} ne convainc qu'à moitié.

Eve Coffin vient de permettre l’arrestation d’un terrible serial killer mais la jeune recrue doit rapidement démissionner de la police suite à une sombre affaire dans laquelle elle se trouve impliquée. L’occasion pour elle de revenir dans son bourg natal et renouer avec son héritage... de sorcière !

C’est qu’une série de disparitions inquiète la communauté. Disparitions qui semblent liées à un rituel magique mené par Eve et ses amies, dix ans plus tôt, et qui vira au drame. Au fil d’une enquête occulte, la jeune femme se retrouve à lutter contre ce qu’elle a jadis réveillé.

Coffin Hill T1 - Par Caitlin Kittredge et Inaki Miranda (Trad. Margot Negroni) - Urban Comics
Rituel de sorcellerie en forêt...
Coffin Hill T1 © 2013-2014 Caitlin Kittredge, Inaki Miranda & DC Comics

Coffin Hill apparaît comme un représentant, version comics, de la bit lit [1] si populaire actuellement. On y retrouve les éléments constitutifs du genre : héroïne intrépide, forte présence du surnaturel, récit mêlant romance, enquête et fantastique.

Le tout exprimé ici à travers une esthétique globalement gothique que portent les lieux du récit, bois et manoir, et empruntant aux codes punk voire emo s’agissant des personnages, notamment lors des flashbacks. Graphiquement, le travail de Inaki Miranda, déjà croisé sur le deuxième volume de Fairest, s’avère de ce point de vue plutôt réussi.

Mais il faut avant tout apprécier ce type de cocktail pour goûter Coffin Hill . Car hormis une dimension horrifique un peu appuyée le titre n’offre pas grand chose qui s’écarte du canevas attendu.

... qui bien évidemment tourne mal.
Coffin Hill T1 © 2013-2014 Caitlin Kittredge, Inaki Miranda & DC Comics

Par ailleurs, sans doute pour créer un atmosphère mystérieuse et faire paraître subtile une intrigue somme toute rudimentaire, la narration élaborée par Caitlin Kittredge se trouve fortement éclatée mais le résultat produit avant tout une impression de confusion.

Coffin Hill séduira donc aisément un public ciblé mais risque de peiner à convaincre au-delà. La comparaison avec l’enthousiasmant Rachel Rising (T1 ici, T2 là), de Terry Moore, sur le même motif des sorcières, met en relief les limites de la nouvelle série du label Vertigo.

La sinistre demeure des Coffin.
Coffin Hill T1 © 2013-2014 Caitlin Kittredge, Inaki Miranda & DC Comics

(par Aurélien Pigeat)

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Coffin Hill T1 : "La Malédiction des Coffin". Par Caitlin Kittredge (scénario) et Inaki Miranda (dessin). Traduction Margot Negroni. Urban Comics, collection "Vertigo Classiques". Sortie le 9 janvier 2015. 176 pages. 15 euros.

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[1Voici le sous-genre tel que défini dans la notice Wikipédia : "la bit-lit est un mélange de fantasy urbaine et de chick lit. Le genre met en scène une héroïne confrontée au surnaturel ainsi qu’aux tracas de la vie quotidienne. Il n’est pas rare que l’héroïne soit elle-même un personnage surnaturel, telle une sorcière, une fée, un nécromancien, un lycanthrope, un vampire ou une télépathe. Ces romans mélangent souvent des éléments d’autres sous-genres dont le roman policier et la romance paranormale."

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