Cosa Nostra : tomes 1&2 - Par Clarke - Le Lombard

11 juin 2010 0
  • La Sicile, berceau de la mafia, a su exporter son style de vie aux divers coins du globe. Clarke nous gratifie de sa savante dérision pour nous faire rire de leur modus operandi caractéristique : pizza, kidnapping, béton, sans oublier les tirs ... à répétition !
Cosa Nostra : tomes 1&2 - Par Clarke - Le Lombard
Les deux premiers tomes sont parus simultanément.

Sicile, île enchanteresse aux vertes collines, pays des citronniers et de l’huile d’olive, terre de bergers et de paysages grandioses... Mais surtout havre de la Cosa Nostra ! C’est le paradis des bétonneuses et des étuis à violon, l’Eldorado du racket et des parrains, le pays de cocagne de la sulfateuse et du mafioso...

Un monde merveilleux peuplé de lettres de rançon, de trafics, de règlements de comptes et de pizzas, où les liens de parenté sont plus importants que la taille de la mitraillette. Dangereux d’être ministre de la Justice ou journaliste fouineur. Par contre, le bâtiment est en plein essor, car le béton y coule à flots !

Limiter le travail de Clarke au dessin de Mélusine serait vraiment réducteur ! Ce serait oublier ses travaux divers, son délirant Docteur Bonheur qu’il scénarise pour Turk, le trait réaliste qu’il adopta dernièrement pour Urielle. C’est ainsi qu’il publia en 2003 chez Fluide Glacial Le petit monde de la Cosa Nostra.

La série est donc passée au Lombard qui réédite le premier tome tout en le mettant en couleurs et sort d’emblée un second pour affirmer sa volonté d’exploiter la veine mafieuse de Clarke. Un troisième tome est d’ailleurs déjà annoncé, c’est dire si l’éditeur bruxellois mise sur le dessinateur.

Il faut dire que cette association (de malfaiteurs ?) avaient déjà frappé fort avec Mister President, cinq tomes scénarisés et dessinés par le même auteur. Dans le même registre, Clarke force le trait, tout en usant et abusant des répétitions et des clichés pour oser se moquer d’une des plus vieilles traditions criminelles au monde.

Plaçant son contexte dans les années 1960, Cosa Nostra s’amuse du silence complaisant des journalistes et des policiers, tournant les kidnapping et demandes de rançon en dérision. Les amateurs de comique de répétition s’en délecteront, les autres se rattraperont sur les nombreux auteurs invités, parfois croqués eux-mêmes dans les albums : Bruno Gazzotti en Soda, Fabrizio Borrini, Julien CDM, etc.

(par Charles-Louis Detournay)

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