Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals

27 novembre 2020 202 commentaires
  • Les Rendez-vous de la BD d’Amiens et Lyon BD sont furax contre Livre-Paris et le Festival d’Angoulême. En cause, le report de leur manifestation en juin, à une date où ont lieu leur propre événement. Les dents grincent…

Décidément, cette crise sanitaire est un sanglot long. La plupart des événements en présentiel ont été reportés cette année, sujets aux vagues successives de contamination, s’adaptant aux circonstances.

Les salons du livre et les festivals de BD sont bien évidemment touchés et leur avenir est pour le moins, c’est le cas de le dire, vague également. Cela impacte les auteurs, les éditeurs, notamment l’édition alternative et indépendante, les librairies locales qui souvent tiennent le stand des éditeurs, les institutionnels et les artistes qui profitent souvent de l’événement pour se faire connaître, sans compter tout un écosystème de permanents, d’intermittents et de freelances qui comptent sur cet événement pour assurer leur chiffre d’affaires.

Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
Le salon Livre-Paris
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Cette année, cela avait commencé par l’annulation de Livre-Paris au mois de mars, puis Aix, Bastia, Formula Bula à Paris, Japan Expo à Villepinte… Récemment Colomiers, Saint-Malo, Blois, SoBD et le Festival d’Angoulême sont passés à la trappe. Dans un redoutable effet de dominos, tous les festivals de BD présents et à venir se trouvent annulés.

Voici quelques semaines, le FIBD d’Angoulême avait décidé de placer son festival en juin, aussitôt suivi par Livre-Paris aux mêmes dates ! Déjà se posait la question de savoir comment allaient faire les éditeurs pour être présents aux deux événements ?

Lyon BD
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

À cette bataille de titans s’ajoute le fait que deux autres festivals, et non des moindres, Les Rendez-vous de la BD d’Amiens et Lyon BD, ont également lieu en juin ! Leurs organisateurs viennent clamer leur désapprobation. Ils se sentent directement menacés, en particulier Lyon BD qui, ô ironie, se voyait déjà concurrencer Angoulême !

Pour le Ministère de la culture et le Centre National du Livre qui financent directement ou indirectement ces quatre événements, cela tient de la quadrature du cercle. La province y voit une preuve supplémentaire de l’arrogance parisienne, les petits festivals comme une agression en règle de la part des acteurs les plus puissants.

Les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens

Or, ces derniers n’ont pas non plus le choix : il est question de leur survie et de dizaines d’emplois ! Sauf qu’en essayant de se sauver de la noyade, ils sont en train de faire couler les autres...

À charge pour l’État d’envoyer rapidement des bouées assez grosses pour éviter que le 9e Art ne coule dans son intégralité. « Quoi qu’il en coûte... » disait-on au printemps...


LE COMMUNIQUÉ DES RENDEZ-VOUS DE LA BD D’AMIENS ET DE LYON BD

L’inscription de la crise pandémique dans la durée menace aujourd’hui plusieurs festivals de bande dessinée.
Si le ministère de la Culture a choisi de faire de 2020 l’année de la bande dessinée, c’est pour souligner l’incroyable foisonnement créatif dont font preuve le neuvième art, ses auteurs et autrices, et plus largement l’ensemble de ses acteurs depuis maintenant plusieurs décennies.
Ils défendent la bande dessinée, la diversité de ses formes, de ses représentations, autant que la vivacité et le foisonnement de sa création. Ensemble ils promeuvent les expressions riches et variées de ce qui est bien plus qu’une culture populaire : La bande dessinée est à tout à la fois une littérature, un medium, une discipline artistique, un art de la scène et visuel.
Parmi ces acteurs plusieurs festivals sont aujourd’hui particulièrement menacés par l’inscription de cette crise dans la durée et par ses conséquences sur le calendrier annuel des manifestations autour du neuvième art.
Lors du premier confinement, les festivals impactés ont déployé dans des conditions difficiles et avec une incroyable réactivité des trésors de créativité, d’innovation, et de résilience. Ils ont inventé des évènements et projets digitaux, échelonné dans le temps leurs programmations, publié des récits inédits en numérique et en papier, ils se sont purement et simplement réinventés.
Ils ont ainsi assuré le lien primordial entre les artistes et leurs publics. Plus largement, nos festivals ont permis de maintenir la place et le rayonnement du neuvième art et de ses créateurs au sein d’un paysage culturel profondément bouleversé par la pandémie.
Nos festivals ont pu, malgré les annulations et avec le soutien de la puissance publique, maintenir les rémunérations d’artistes liées aux événements annulés. Ils ont également su les développer dans le cadre des initiatives et projets nouvellement lancés et ainsi soutenir les artistes dans cette période difficile.
L’inscription dans la durée de cette crise pandémique vient désormais impacter des rendez-vous importants du secteur de la bande dessinée prévus pour le premier trimestre 2021. Parmi eux Livre Paris et le festival d’Angoulême font le choix d’un report au printemps de leurs évènements.
Cette reprogrammation vient bouleverser le calendrier annuel des manifestations autour de la bande dessinée. Elle aura pour conséquence immédiate de fragiliser les festivals de bande dessinée se tenant habituellement à cette période et avec eux le soutien qu’ils apportent depuis longtemps aux artistes du neuvième art*.
Le cumul de plusieurs rendez-vous dans une « poche » de dates allant de la fin mai à la fin juin va enfin drastiquement limiter l’exposition médiatique dont la bande dessinée et ses artistes bénéficiaient à l’occasion de rendez-vous répartis au long de l’année.
Alors qu’ils participaient à la plupart des grands rendez-vous de l’année, les professionnels du secteur indiquent qu’ils devront désormais faire des choix.
Enfin, c’est la diversité culturelle qui est menacée. Nos festivals ont démontré depuis de nombreuses années la pertinence d’une diversité des représentations de la bande dessinée qu’ils incarnent à travers des directions artistiques, des angles et des formats différents.
En défendant la place de cet art au sein des institutions culturelles de nos villes et territoires, en le faisant rayonner à l’international, en développant des actions à large échelle auprès des publics scolaires et la place des artistes dans la ville, nos festivals ont installé une image moderne, vivante, et résolument tournée vers l’avenir de la bande dessinée et de sa création.
Face à ces menaces, nous appelons les pouvoirs publics à tout mettre en œuvre pour que nos festivals et structures puissent continuer leur travail au bénéfice des artistes, des acteurs du secteur, au contact et au profit des territoires sur lesquels ils s’expriment, et au service de la diversité des représentations des arts de la bande dessinée.

Mathieu Diez, Directeur de Lyon BD
Pascal Mériaux Directeur des Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens

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(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

 
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202 Messages :
  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    28 novembre 2020 07:52, par Auteur

    Angoulême c’est l’arrogance parisienne ????
    Ce qui les fait râler c’est qu’ils veulent tous les mêmes têtes d’affiche et que ce ne sera pas possible, il va falloir qu’ils élargissent leur champs d’invitations. Il existe une multitude d’auteurs très intéressants mais qui ne sont invités nulle part, pour une fois ils devront faire montre d’un peu de curiosité et d’éclectisme , ce qui n’est pas plus mal, le copinage est sclérosant à force. Si en plus il y a rémunération (merci l’État), ça ne fera pas de mal après cette année zéro où tous les projets d’albums ont été annulés ou repoussés sine die. Même les formations professionnelles pour les artistes auteurs sont en stand by, l’afdas n’ayant plus les budgets pour faire face.

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  • "Elle aura pour conséquence immédiate de fragiliser les festivals de bande dessinée se tenant habituellement à cette période et avec eux le soutien qu’ils apportent depuis longtemps aux artistes du neuvième art*."

    La plupart des festivals de BD n’ont jamais voulu rémunérer les auteurs pour le travail qu’ils produisent : dédicaces. La situation commençait à peine à évoluer avant cette crise sanitaire. Mais beaucoup de festivals criaient à la catastrophe si les auteurs refusaient de ne plus se considérer comme des invités mais comme des travailleurs. Que des tas de salons et festivals coulent sera plutôt une catastrophe pour les leurs organisateurs, les libraires qui tiennent les stands et les marchands de saucisses que pour les auteurs.

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    • Répondu par kyle william le 28 novembre 2020 à  09:56 :

      Quand les auteurs seront rémunérés pour dédicacer, seules les têtes d’affiche et les gros vendeurs seront invités, privant la grande majorité des auteurs de l’expérience pourtant précieuse des festivals.

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      • Répondu le 28 novembre 2020 à  10:31 :

        L’expérience précieuse de rien du tout pour la majorité des auteurs. Lorsque les auteurs ne sont pas rémunérés pour dédicacer, les têtes d’affiche vendent toujours plus pour toucher des droits supplémentaires alors que les auteurs moins connus dédicacent des albums pour rembourser leurs avances, c’est-à-dire, rembourser de l’argent qu’ils ont déjà gagné et dépensé.

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        • Répondu par kyle william le 28 novembre 2020 à  11:08 :

          Venir en festival, rencontrer des lecteurs, des confrères, des consœurs, des éditeurs présente un intérêt immense pour les auteurs. Ils en seront privés ou devront financer eux-mêmes leur venue si ce système de rémunération des dédicaces est mis en place. Le dispositif sera inique et ne favorisera que les auteurs qui vendent beaucoup d’albums.

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          • Répondu le 28 novembre 2020 à  12:38 :

            Les auteurs qui vendent beaucoup d’albums auront-ils envie de se déplacer en salon alors qu’ils n’en ont financièrement pas besoin ? Les salons, qui via leurs sélections de bds essentielles souvent élitistes et souvent peu vendues, auront-ils envie d’inviter principalement des auteurs qui vendent ? Les auteurs auront-ils les reins assez solides en 2021 pour se déplacer les week-end gratuitement pour "se faire connaître" ? Le système des dédicaces est-il à bout de souffle ? Faut-il considérer l’exercice du dessin sur album comme une prestation à rémunérer ou de la promotion ? Autant de questions auxquelles je n’ai pas de réponse.

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            • Répondu le 28 novembre 2020 à  20:15 :

              Déjà quand on sait que de grands copains de la bd ne peuvent pas se sentir et se tirent dans les pattes en permanence, ça fait un peu rire tout ça

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            • Répondu le 28 novembre 2020 à  20:30 :

              La meilleure des réponses et de faire en sorte que les auteurs et autrices puissent subvenir à leurs besoins par leur travail, sans attendre des rémunérations à la dédicace en festival. Pour cela, il faut changer le système éditorial et pas que les éditeurs, les diffuseurs, les distributeurs, les libraires, les subventions pas l’état ...

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          • Répondu le 28 novembre 2020 à  19:43 :

            Un auteur peut rencontrer des lecteurs en librairie et des consœurs, des confrères et des éditeurs dans des maisons d’édition, par internet ou dans des cafés ou restaurants. Les festivals ne sont pas indispensables pour faire connaître des livres et encore mins pour en écrire et en dessiner. Ce qui intéresse un auteur, c’est de faire des livres. Les auteurs sont de grands solitaires. Les festivals viennent souvent interrompre le travail des auteurs sur leurs ouvrages. Le lecteur a plus envie de rencontrer son auteur que l’inverse. Quel auteur serait fan de son lecteur ?

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            • Répondu par kyle william le 28 novembre 2020 à  21:13 :

              Au contraire les auteurs que je connais sont curieux et même avides de connaître mieux leurs lecteurs. Ces moments de rencontre sont des minutes précieuses. Par ailleurs beaucoup d’auteurs apprécient les festivals et les week-ends loin de la maison.

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              • Répondu le 29 novembre 2020 à  07:47 :

                Tout à fait, les auteurs aiment ce contact avec le public. Mais tant que le système continuera à entretenir la misère dans le bas de la pyramide, ça n’ira pas. Une plus juste rétribution pour la matière grise.

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              • Répondu par Evariste Blanchet (bananas-comix) le 29 novembre 2020 à  09:36 :

                Il reste heureusement d’autres manifestations qui se tiendront à une autre période que fin de semestre 2021. Ainsi, le SoBD, reporté de deux mois, qui se tiendra du 5 au 7 février. SoBD qui, je le rappelle, se tient dans une grande ville (Paris), rémunère les auteurs et ne privilégie nullement les stars.

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              • Répondu le 29 novembre 2020 à  09:57 :

                "Avides" faut pas exagérer non plus. Auteur ou pas, il y a toujours une curiosité à rencontrer quelqu’un d’autre mais faut pas se leurrer, l’auteur est en représentation.

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                • Répondu par kyle william le 29 novembre 2020 à  11:00 :

                  Avides parfaitement. Les auteurs sont des gens isolés. Il ne faut pas croire que la relation avec leur éditeur et leur attachée de presse, quand ils ont la chance d’en avoir une, soit suffisante. Le seul retour qu’ils ont sur leur travail vient généralement directement de la bouche des lecteurs.

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                  • Répondu le 29 novembre 2020 à  12:37 :

                    En general le retour ne viennent que de personne qui ont aimé le livre.
                    Le principale retour pour les auteurs viens du directeur artistique me semble t-il.
                    Un jour,pendant un festival, j’ai eu le malheur de critiquer les couleurs d’un auteur, je n’ai pas pu terminer mon argumentation qu’il m’a envoyer promené.
                    Autant qu’il reste chez eux à se regarde le nombril si ils ne sont pas capable d’entendre que ce qu’il font c’est passable.

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                    • Répondu par Laurent Colonnier le 29 novembre 2020 à  16:57 :

                      je n’ai pas pu terminer mon argumentation qu’il m’a envoyer promené.
                      Autant qu’il reste chez eux à se regarde le nombril si ils ne sont pas capable d’entendre que ce qu’il font c’est passable.

                      Vu le niveau de votre "argumentation", pas étonnant qu’il vous ait envoyé promener (et encore vos fautes d’orthographe devaient être moins visibles à l’oral... quoique...)

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                      • Répondu le 30 novembre 2020 à  07:37 :

                        Oups c’est vrai je n’ai pas fait attention ceci dit avant de corriger les autres on se corrige soi-même.
                        Quelques séances de modèle vivant seraient le bienvenue, un peu de typification et de gestuel apporteront du vivant et vous évitera des personnages figés. Pour la composition, je vous conseille la lecture de Della statua della pittura de Alberti écrit en 1436, tout y est expliqué. On peut utiliser la simplification synecdochique, mais il faut en tirer parti sinon c’est plat. Bref une convergence réthorique s’impose dans votre travail. Bon courage pour la suite et travaillé bien.

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                        • Répondu par JCD le 30 novembre 2020 à  10:10 :

                          « et travaillé bien »
                          Ohlala, ça veut donner des leçons par copié/collé et ça ne connaît pas la conjugaison de base. Risible.

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                          • Répondu le 30 novembre 2020 à  10:56 :

                            Pas bien compris le copié/collé et sinon pour la ponctuaction, j’ai bon ?

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                            • Répondu le 1er décembre 2020 à  10:30 :

                              Vous n’avez "Pas bien compris" grand-chose.

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                          • Répondu le 1er décembre 2020 à  15:20 :

                            Mouais si parce que l’on fait des fautes d’orthographe, on ne peut plus s’exprimer, c’est grave.Vous excluez au moins 80% de la population.
                            Surtout qu’ici, il est fait référence à des choses précises sur la bande dessinée et l’art du dessin.
                            Mais bon, on se rassure comme on peut.

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                  • Répondu le 30 novembre 2020 à  07:35 :

                    Il faut comprendre que pour un auteur tout se joue au niveau de son éditeur. Même si le public vient me voir en dédicace, je reste le jouet de l’éditeur. Cela fait bien longtemps que la confiance éditeur/auteur à disparue. L’auteur ne doit surtout pas l’ouvrir, rentabiliser son travail et faire des ventes. Quant à la promo de mes livres, on m’a vite fait comprendre que ça n’était pas mes oignons et laisser ça "à ceux qui savent"... tout le travail de terrain que fait l’auteur en dédicace auprès du public se perd. Seul l’avis du directeur de collection et des commerciaux compte.

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    29 novembre 2020 17:19, par Laurent Colonnier

    Personnellement je n’ai jamais été invité ni à BD d’Amiens ni à Lyon BD, ni à Blois, ni à Bastia, ni à SoBD, ni à Chambéry, ni à Angers, ni à Solliès-Ville, j’ai été invité à Quai des Bulles de St Malo avant d’être désinvité quelques jours plus tard.

    Bref, il doit y avoir d’autres auteurs dans mon cas, les organisateurs devraient élargir leur tout petit petit carnet d’adresses, ils trouveront toujours des auteurs prêts à perdre un week-end derrière des tréteaux, surtout si leurs prestations deviennent enfin rémunérées (on apprend que sur l’année 2020, 4 285 auteurs (pas que de la bd) ont été rémunérés par les festivals maintenus, annulés ou reportés, pour un montant total de 2 163 553 €, par les subventions du CNL).

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    • Répondu le 30 novembre 2020 à  05:20 :

      Pour être invité à un festival , il faut une actualité pas un passé.

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      • Répondu le 30 novembre 2020 à  07:23 :

        Même avec une actualité, on invitera plus facilement et plus souvent, certains auteurs que d’autres.

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        • Répondu le 30 novembre 2020 à  11:35 :

          Pour réussir dans l’art il faut trois éléments : la reconnaissance du ministère, les médias qui parle de vous et le marché qui vous fait vendre et du talent.

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          • Répondu le 30 novembre 2020 à  16:25 :

            Pas le talent... le réseau !

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            • Répondu par Kyle William le 30 novembre 2020 à  21:21 :

              Trois éléments. Beaucoup de travail, beaucoup de talent, beaucoup de réseau.

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              • Répondu le 1er décembre 2020 à  07:13 :

                Plus simple que ça : beaucoup de travail. Le reste vient avec.

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                • Répondu par kyle william le 1er décembre 2020 à  07:58 :

                  Non. Il y a beaucoup de laborieux dans ces métiers. Le travail ne suffit pas.

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 30 novembre 2020 à  13:36 :

        Ne jouez pas la bête, quand je dis " je n’ai jamais été invité", cela inclut les périodes où mes livres sortent.

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        • Répondu le 30 novembre 2020 à  15:23 :

          Ce n’est pas avec un palmarès de trois albums sur 7 ans dont le dernier date de 3 ans que l’on peut se faire inviter.
          Faut bosser un peu et arrêter de geindre.

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          • Répondu par Xav le 30 novembre 2020 à  20:35 :

            13 albums en 20 ans sur sa fiche wikipedia.

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          • Répondu le 30 novembre 2020 à  20:48 :

            A partir de combien d’albums et de combien d’années de travail peut-on se faire inviter (et quid des Prix du premier album alors ? On ne les invite pas non-plus ?)

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            • Répondu par Kyle William le 30 novembre 2020 à  21:19 :

              On peut se faire inviter fréquemment et dès son premier album, et ensuite se faire réinviter souvent. Il s’agit de critères humains, pas seulement professionnels. Il faut avoir bon caractère.

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              • Répondu le 30 novembre 2020 à  21:52 :

                Les festivals s’organisent souvent autour d’un groupe d’auteurs, c’est le cas de Lyon, de St Malo, des rencontres Chaland à Nérac, c’est donc logique qu’ils y invitent plutôt les auteurs dont ils se sentent proches et avec qui ils développent des amitiés, c’est aussi ce qui donne l’esprit d’un festival, différent d’un autre.

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              • Répondu le 1er décembre 2020 à  07:12 :

                Et ça veut dire quoi "bon caractère" ? Parce que quelqu’un ne partage pas vos opinions ou et qu’il est difficile à saisir, il a mauvais caractère alors on va le punir en le laissant seul dans son coin ? Alors Socrate avait probablement le pire des mauvais caractères. Mais quelle intelligence et quelle générosité pour l’humanité !
                On peut aussi avoir très mauvais caractère et être invité très souvent et refuser ces invitations pour préférer travailler chez soi plutôt que se retrouver à déjeuner et dîner pendant trois jours avec des auteurs qui se plaignent inlassablement de leurs conditions sociales et économiques. Toutes les situations existent et on s’en fout qu’un auteur ait bon caractère ou pas du moment qu’il fait de bons ouvrages. Qui va se dire : "cet album, c’est vraiment de la crotte mais cet auteur a tellement bon caractère que j’ai très envie de lire toute son œuvre et de la ranger dans ma bibliothèque à côté de tout un tas de bouquins ratés de gens tous aussi sympathiques. En revanche, je ne vais pas acheter le livre formidable de cet auteur que je déteste parce qu’il n’a pas été gentil avec moi en dédicace quand je l’ai demandé en mariage."
                Sérieusement, les festivals, les salons, les dédicaces en librairie, c’est de la représentation, de la promotion, du travail, pas un rancard pour amis dessinateurs qui se retrouvent pour boire des bières et mangers des saucisses avec des lecteurs dont ils sont fans.

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                • Répondu par kyle william le 1er décembre 2020 à  08:00 :

                  Y a de la marge entre Laurent Colonnier et Socrate.

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                  • Répondu le 2 décembre 2020 à  20:46 :

                    Entre kyle william et Socrate, y a de la marge aussi.

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                    • Répondu par kyle william le 3 décembre 2020 à  06:34 :

                      C’est une cour de récré ici.

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                • Répondu le 1er décembre 2020 à  08:15 :

                  Tout à fait pour la promo qui fait partie du jeu comme dans le cinema sauf qu’ils ont le statut d’intermittent du spectacle donc aidé par leur indemnité que les auteurs n’on pas, mais un festival permet également de rencontrer d’autres personnes avec lesquelle ont peut collaborer si on n’a pas pas trop le melon.

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                  • Répondu par Lol le 1er décembre 2020 à  12:21 :

                    « d’autres personnes avec lesquelle ont peut collaborer si on n’a pas pas trop le melon. »

                    Si on est auteur complet on a donc le melon : CQFD.

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                • Répondu par Auteur le 1er décembre 2020 à  10:34 :

                  « Sérieusement, les festivals...c’est de la ... pas un rancard pour amis dessinateurs qui se retrouvent pour boire des bières... »

                  Sérieusement, pour beaucoup ce n’est que ça.

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      • Répondu le 30 novembre 2020 à  22:57 :

        Ce Laurent Colonnier a manifestement du talent, mais pas celui de se faire un réseau.

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        • Répondu le 2 décembre 2020 à  11:05 :

          Tout le monde s’éloigne du débat de fond ; à quand un statut administratif et un revenu décent pour les auteurs ? La question de la rémunération en festival se poserait différemment. Une fois de plus, la France si prisée dans le monde pour la vivacité de sa culture, traite ses artistes comme des gueux. L’acte créatif ne tombent pas du ciel, mais les éditeurs s’en détournent. Ils voudraient du travail à la chaîne alors que les auteurs sont des "artisans" de l’imaginaire.

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          • Répondu le 2 décembre 2020 à  16:31 :

            Et que pour en vivre il est plus important de se faire un réseau que des bons livres.

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            • Répondu le 4 décembre 2020 à  16:38 :

              C’est vrai que quand on voit la médiocrité de certaines bd on se demande leur raison d’être, sûrement de mauvaises raisons.

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    3 décembre 2020 10:29, par Fred

    Alors finalement comment ça va se passer ? Ils vont s’entendre pour décaler les dates ? Ça pourrait faire de chouette weekends en mai juin, et pour une fois voir Angoulême sans verglas et sans se cailler les meules.

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    4 décembre 2020 09:16, par Auteur-trice

    Pour bien comprendre la singularité du statut d’artiste/auteur-trice un exemple : Quand un-e auteur-trice est invité-e dans un festival, qu’il-elle vient dédicacer, parler de son travail, faire un atelier ou une table ronde il-elle semble manifestement faire son métier (et objectivement c’est le cas) MAIS, car il y a un mais, si durant le trajet ou surplace il-elle lui arrive un accident (de transport, ou une chute et il-elle se casse quelque chose ou un barnum lui tombe sur la tête etc) ce n’est pas considéré comme un accident du travail et il-elle n’est pas indemnisé-e par la Sécurité Sociale comme l’est n’importe quel autre travailleur.

    Il y a encore beaucoup de travail pour faire reconnaitre les auteurs-trices comme des travailleurs à part entière.

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    • Répondu le 4 décembre 2020 à  11:53 :

      Bon il faut etre un peu réaliste là.
      L’accident du travail c’est quand on à un contrat de travail avec un employeur sinon ça s’appelle du bénévolat qui est logiquement couvert (assurance) par la structure (festival).Vous devez donc signer une convention, sinon c’est pas bon.
      Pour les droits sociaux que les auteurs réclament à raison, là où ça coincent, c’est les éditeurs (vous m’épargnez le couplet petit editeur pas de sous etc,etc.).
      Aussi pour qu"une action soit efficace, il faut taper dans le portefeuille. Faites une grève générale de la planche rendue et vous allez voir que toute la chaine du livre
      (distributeur 40% du prix du livre, libraire 40% ,editeur 10%, festival) va se mettre tres vite autour d’une table pour remédier à ce problème.
      Les périodes à viser sont la rentrée et noêl ( vous avez vu comment ils chialent pour noêl), une annonce au printemps devrait faire l’affaire.
      La balle est dans votre camp, vous de jouer !

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      • Répondu le 4 décembre 2020 à  16:25 :

        « L’accident du travail c’est quand on a un contrat de travail avec un employeur »
        Bah non, les artisans, les commerçants peuvent déclarer leurs accidents du travail à la Sécu et sont indemnisés.

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        • Répondu le 5 décembre 2020 à  14:05 :

          Quel accident de travail pou un auteur ? Il s’est planté un crayon dans l’œil parce qu’il regardait sa feuille de trop près ? Il s’est électrocuté en branchant son ordinateur ? Il est tombé de sa chaise ? Il a bu trop de café parce qu’il ne trouvait pas l’inspiration et soudain, il l’a avalé de travers ? Il a glissé sur une peau de banane en courant pour aller dédicacer dans une librairie ?…

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    • Répondu le 4 décembre 2020 à  12:55 :

      A partir du moment où très peu de salons de bds rémunèrent les auteurs pour leur travail sur le week-end, et que la dédicace est assimilée à de la promotion, la présence en festival est considérée comme du bénévolat. Même quand un auteur-trice se fait mal à son atelier ou tombe malade, la sécurité sociale fait tout pour lui compliquer la vie, malgré ses cotisations sociales, alors pourquoi voudriez-vous qu’un déplacement sur le week-end soit considéré comme un accident du travail ? Vous ne voulez quand même pas que les auteurs et autrices de livres aient un vrai statut professionnel non plus, temps que vous y êtes ! Ironie puissance mille.

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      • Répondu par Auteur-trice le 4 décembre 2020 à  16:23 :

        Même quand un auteur-trice se fait mal à son atelier ou tombe malade, la sécurité sociale fait tout pour lui compliquer la vie, malgré ses cotisations sociales,

        Vous vous trompez, même en cas d’accident sur son lieu de travail l’artiste/auteur-e n’a pas de droit d’accident du travail, ça n’existe pas.
        Voir cette courte vidéo de la Ligue des auteurs professionnels
        https://www.youtube.com/watch?v=YEma88a5918

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        • Répondu le 4 décembre 2020 à  17:27 :

          bon apparement il faut avoir une assurance volontaire qui resout votre probleme.

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          • Répondu le 4 décembre 2020 à  18:02 :

            Le problème c’est qu’il faut une assurance privé, une mutuelle, une sur-mutuelle, une assurance chômage, une retraite volontaire en plus de la complémentaire obligatoire alors que la majorité des auteurs vivent sous le seuil de pauvreté alors quand on a à peine de quoi se loger et se nourrir le reste est du luxe et c’est bien pour ça qu’existe la Sécurité sociale normalement (principe dévoyé). Pour les auteurs il n’y a pas (1%) de part employeur/diffuseur, c’est bien le problème, et comme c’est eux-mêmes ( les éditeurs) qui décident pour eux ils n’ont jamais augmenté cette part de cotisation (contrairement aux dispositions prises à la création de l’Agessa en 1975). Voilà pourquoi les auteurs font le forcing pour une véritable représentation de leur profession, par syndicats (et non les organismes de gestion collective), le lobby des éditeurs a ses entrées partout contrairement aux auteurs, la lutte est rude.

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            • Répondu le 5 décembre 2020 à  09:09 :

              Vous exposez bien le problème, c’est très clair.
              Bon et aprés, une grève de la planche rendue ?

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    • Répondu le 4 décembre 2020 à  17:50 :

      Pour faire reconnaitre votre activité comme un travail vous faites quoi concrêtement ? Des post ?
      Ca va pas faire trembler grand chose ça.

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      • Répondu par Toca le 4 décembre 2020 à  19:23 :

        Vous ne semblez pas connaitre les actions successives de l’AdaBD (Association des Auteurs de Bande Dessinée), du Groupement BD du Snac, des États Généraux de la Bande Dessinée, de la Ligue des Auteurs Professionnels, de la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse. Renseignez-vous avant de persifler.

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        • Répondu le 5 décembre 2020 à  09:04 :

          Huumm ça à l’air d’être efficace tous ses courriers, posts, communiqués, on voit le changement poindre à l’horizon 2100.
          Surtout continuer comme ça, rendez bien vos planches à la fin du mois. Il faut être subversif pas transgressif.

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          • Répondu le 5 décembre 2020 à  10:34 :

            Mais aucun auteur n’a de planches à rendre à la fin du mois tous les mois ! Les auteurs transmettent la totalité de leur planches définitives une fois l’ouvrage terminé pour qu’il soit corrigé, maquetté, imprimé. Avant ce rendu final, l’auteur aura présenté des planches à son éditeur pour lui montrer où il en est, pour en discuter et pour se faire payer d’une partie de son avance si besoin. La grève de la planche rendue n’aurait pas de sens puisque chaque auteur a son propre planning. Les auteurs ne sont pas employés et ne peuvent pas se mettre en grève pour bloquer la machine éditorial. En revanche, les employés d’une maison d’édition on se moyen d’action. Si un tel moyen de pression était possible pour les auteurs, il aurait déjà été utilisé plus d’une fois.
            Vous avez quelle autre solution géniale pour que les auteurs obtiennent quelque chose ?

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            • Répondu le 5 décembre 2020 à  12:26 :

              Si vous trouvez ça difficile de ne pas rendre les planches (peu importe comment elles sont rendues d’ailleurs) à partir d’une date précise pour mettre la pression.
              Je vous laisse à votre lutte de pantoufles et vous souhaite bon courage.

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              • Répondu le 5 décembre 2020 à  14:01 :

                Tous les auteurs vont se mettre tous d’accord pour commencer un ouvrage en même temps, le 2 janvier au matin et produire le même nombre de pages par semaine. Il faudra 12 images par page et tant de signes par bulle, pas un de plus ou de moins. Même tarif pour tout le monde. Ceux qui ont habituellement besoin de beaucoup de temps parce que leur dessin l’exige, n’auront qu’à se presser pour rendre leur planche à l’heure, et ceux qui bâclent n’auront qu’à s’appliquer un peu plus pour atteindre le même nombre d’heures que les autres. D’ailleurs, tout le monde dessinera de manière académique avec les mêmes outils, comme ça, pas de jaloux. Et arrivez à la page 7, hop, tous les faiseurs s’arrêtent tous en même temps. Super stratégie ! Le monde entier va trembler ! Sauf que nous vivons pas dans un roman de science-fiction.
                Soyez précis, à quelle date précise les auteurs devraient-ils ne pas rendre leur planche pour bloquer la machine ? Les auteurs ne sont pas des employés de la SNCF ou d’EDF qui peuvent bloquer une machine. Si des livres ne sortent pas de nouveaux livres, les librairies auront assez de livres récents ou pas en boutique à proposer quand même.

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              • Répondu par Auteur le 5 décembre 2020 à  14:38 :

                C’est rigolo de voir comme les gens qui n’y connaissent rien sont les premiers à donner des leçons !

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                • Répondu le 5 décembre 2020 à  17:31 :

                  C’est suprenant que vous decouvriez aujourd’hui que etre auteur c’est un métier libéral avec toutes ses contraintes. De quoi vous vous plaignez au juste. Vous travaillez pour des grands groupes financiers dont le sujet principal c’est des chiffres. Donc vous continuez à produire et vous arrêtez de geindre. Parce que au fond, si vous avez du succés et que vous vendez bien (c’est ce que l’on vous demande en premier) toutes vos petites revendications s’évanouiront comme par enchantement.

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                  • Répondu le 6 décembre 2020 à  09:39 :

                    Un métier libéral mais subordonné à des grands groupes financiers. Il y a une contradiction dans votre a priori qui est révélatrice d’une réalité : le statut bancal de l’auteur. C’est de ce statut qui n’en est pas un dont tire profit les éditeurs.

                    Il y a une date de rendu dans un contrat de cession de droits d’un ouvrage mais le temps de travail pour produire cette ouvrage n’existe pas. Logiquement, au moment où le contrat est signé, l’œuvre devrait être rendue puisque ce temps de travail n’existe pas. L’œuvre serait une propriété pré-existante qu’une personne cède à une autre. Mais non, l’œuvre n’existe pas encore, donc, le temps de travail pour la produire existe bien.
                    L’éditeur donne une avance à l’auteur pour rémunérer ce temps de travail. Un auteur pourrait très bien ne pas demander d’avance et se contenter d’un poucentage et être payé à la publication de l’ouvrage uniquement sur le nombre d’exemplaires vendus. C’est possible mais si tous les auteurs acceptaient cette condition, la plupart des œuvres ne pourraient pas être produites. L’avance est une contrepartie de la valeur optimisée commerciale de l’œuvre, pas du travail à fournir pour la produire. L’avance est un droit de propriété et pas un droit du travail mais soumis a des charges sociales qui correspondent à une rémunération pour un travail. Le droit d’auteur n’est pas un droit du travail et n’entre pas dans le Code du Travail. L’auteur n’est donc pas un travailleur mais un propriétaire. Et c’est cette faille que les éditeurs exploitent pour justifier que rien ne doit changer et que les auteurs voudraient faire évoluer. Ce qui serait juste parce que rationnel : que le travail de l’auteur soit reconnu aussi et que la rémunération soit en deux parties : un revenu pour le travail à fournir et des droits pour l’exploitation de l’œuvre. Ce devrait être ainsi depuis Napoléon 1er parce que c’était l’esprit de la Loi, mais l’Histoire n’est pas allée dans ce sens. Si les éditeurs rémunéraient comme il se doit les auteurs, il y aurait infiniment moins de livre sur le marché et mécaniquement, un appauvrissement de la création. La surproduction qui est basée sur la logique des retours ne pourraient pas aussi facilement enrichir les distributeurs et éditeurs. Un éditeur serait obligé de publier des ouvrages avec des premiers tirages plus importants et des mises en place adéquates. Actuellement, la majorité des avances ne sont même pas proportionnelles au premier tirage d’un ouvrage. Il faut souvent plusieurs réimpressions avant que l’auteur atteigne le point zéro et commence à toucher un centime de droit réel. Comment voulez-vous que la majorité des auteurs puissent tirer un bénéfice cohérent de leur travail avec des logiques économiques pareilles ? Impossible. En revanche, la perversité de ce système permet aux éditeurs néo-voire-ultra-libéraux de dégager des bénéfices et de payer des salaires à leurs employés.
                    C’est complètement malsain et dangereux pour la liberté d’expression. Parce que la création, la vraie, pas l’innovation mais l’idée neuve, celle qui ne marche pas tout de suite mais porte ses fruits des années plus tard, a besoin d’un modèle économique durable. Le succès commercial ne peut pas être le mètre étalon de la création l’édition.

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                    • Répondu par Kyle William le 6 décembre 2020 à  10:18 :

                      Voilà qui me paraît plus juste et plus enrichissant que les prises de bec ci-dessous. Distinguer deux choses dans le montant de l’avance de droits d’auteur, l’une correspondant à la propriété de l’oeuvre, et l’autre au temps de travail, c’est en effet une piste. Et bien sûr les éditeurs seraient contre. Mais il y a une idée à retenir pour une réforme.

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                    • Répondu par Auteur le 6 décembre 2020 à  10:55 :

                      Bravo, je n’aurais pas mieux dit, votre exposé est en droite ligne avec les idées que je défends auprès de mes collègues et de mes consoeurs. La création doit être rémunéré à sa juste valeur et non pas à l’aune des lignes comptables et marketing. C’est à l’éditeur de payer l’auteur pour ses séances de dédicaces puisqu’il vend comme un "commercial" et non pas aux festivals. Quel besoin d’un éditeur si on assume toutes les casquettes, autant faire de l’auto-édition !

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                      • Répondu le 6 décembre 2020 à  16:52 :

                        Effectivement c’est intéressant, aprés c’est pouvoir faire un comparatif qui ne sera qu’une moyenne avec une heure au smic du régime général (toutes cotisations comprise patronale et salariale, mutuelle).
                        Pour le faire, un auteur touche combien par planche et combien à t-il de temps pour réaliser l’album ?
                        Je sais que les cotisations des auteurs sont différentes du régime général

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                        • Répondu par Auteur le 7 décembre 2020 à  08:48 :

                          Pour répondre à votre interrogation et je ne parle qu’en mon nom (car pour chaque auteur ou autrice sa variable d’ajustement n’est pas la même suivant son style graphique ou son rythme de travail), je passe une semaine sur une planche, soit, 70 heures de travail. On me paye ma planche 215 euros net. Je réalise trois planches par mois. Faites le calcul... c’est dérisoire pour un tel investissement professionnel, qui sacrifie vie privée et vie sociale. Dernière précision, mon pourcentage en droits d’auteur sur les ventes de l’album sont de 7% jusqu’à 12.000 ex. vendus. Autant dire que dans le marché actuel, avant de faire 12.000 ventes, je ne risque pas de toucher le moindre centime d’euro. Et sur mon prix de planche, je dois payer ma cotisation mutuelle, sécu, retraite... et le contrat d’édition n’est pas un garant de ma place au sein de la boîte d’édition, du jour au lendemain, on peux me virer !

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                          • Répondu le 7 décembre 2020 à  11:28 :

                            Merci de ces informations.
                            D’aprés mes calculs (moyenne), avec le temps de travail passé sur la planche et ce que vous touchez, vous êtes plus qu’en dessous par rapport au smic.
                            Pour 35 heures au smic un salarié touche en net 283 euros.
                            Les cotisations patronales sont de 40 euros, il y a ici des exonérations en autre la loi fillon cela dépend de l’entreprise.
                            Pour un album de 46 pages, vous touchez 9890 euros NET, ce qui veux dire que vous devez faire votre album en 35 semaines de 35 heures pour être dans les clous.
                            Je sais c’est court sauf que vous cotisez à toutes les caisses et vous avez droit aux allocations chomage, secu, retraite. Les cotisations patronales sont pour l’éditeur.
                            On rejoint un peu le systeme de l’intermitence du spectacle. La période de chomage indemnisée vous permettrait de travailler sur d’autre projet comme pour l’intermitence du spectacle.
                            Aussi, à mon avis vous avez tout intérêt à rejoindre le régime général de la sécurité sociale pour le temps de travail à réaliser vos albums et à remettre en question la gestion de vos cotisations sociales par l’agessa et la maison des artistes.
                            Une dernière chose, lorsque vous dédicacez placer devant vous la somme que vous touchez pour un album, afin que le public puisse se rendre compte du nombre de pièces jaunes qui vous ai attribué pour votre temps de travail.
                            Bon courage pour la suite.

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                            • Répondu par Auteur le 7 décembre 2020 à  13:40 :

                              Merci pour votre encouragement, mais, malheureusement, je n’ai pas droit au chômage. Le statut d’auteur n’ouvre à aucun droit social à part, le RSA et la CMU. Si je n’ai plus de contrat d’édition, c’est la soupe populaire qui me guette ! Autant vous dire que pour continuer à faire de la BD, c’est plus que de l’abnégation qu’il faut, de l’aliénation ! Quelqu’un a dit que normalement une page est payé 400 euros... j’aimerais savoir où et à quelle condition ?! Aujourd’hui, si un auteur à la malheur de négocier quoi que ce soit, l’éditeur lui fait vite comprendre qu’il y en a d’autres qui attendent derrière la porte. De plus, avec mon style franco-belge de 4 planches par mois sur 12-14 mois de travail, impossible de rivaliser avec quelqu’un qui débite 6 à 10 planches par mois pour 8 mois de travail sur un style roman-graphique. La rentabilité à tout crin va finir de tuer la créativité et asphyxier le marché.

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                              • Répondu par kyle william le 7 décembre 2020 à  15:09 :

                                Le style franco-belge n’est pas super rentable pour le dessinateur, c’est certain. L’idéal serait de se caler sur les dessinateurs de comics de l’âge d’or qui crayonnaient une page par jour et c’était du dessin réaliste avec anatomie, ombres et lumières. Bien sûr ils ne faisaient pas l’encrage. Mais il y a toujours eu des dessinateurs rapides. Même en franco-belge. Jijé par exemple. Et Morris à sa grande époque dessinait deux Lucky Luke par an. Le plus difficile ce n’est pas d’aller vite, c’est de survivre pendant les périodes entre deux albums, quand on n’est pas payé du tout.

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                                • Répondu par Auteur le 7 décembre 2020 à  16:14 :

                                  Ce n’est plus une simple histoire de style graphique ou d’attente entre deux albums dont il s’agit, et mon exemple n’est pas le seul. Chacun son talent et sa vitesse, du moment que le travail soit de qualité. Mais puisque on nous pousse de plus en plus à tenir des délais productiviste et anti-créatif, c’est un foisonnement de daubes que l’on produira dans les années qui viennent. Il est grand temps que le monde de l’édition se réforme de fond en comble et arrête de laisser mourir ses auteurs en espérant que la fronde se calme ! J’espère que le Covid va enfin remettre les compteurs à zéro !

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                                  • Répondu par kyle William le 8 décembre 2020 à  09:12 :

                                    Franchement, je ne vois pas comment.

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                        • Répondu par Auteur le 7 décembre 2020 à  08:54 :

                          Pour répondre à votre interrogation et je ne parle qu’en mon nom (car pour chaque auteur ou autrice sa variable d’ajustement n’est pas la même suivant son style graphique ou son rythme de travail), je passe une semaine entière sur une planche, soit, 70 heures de travail, sur un délai de 12 mois. On me paye ma planche 215 euros net. Faites le calcul... c’est dérisoire pour un tel investissement professionnel, qui sacrifie vie privée et vie sociale. Dernière précision, mon pourcentage en droits d’auteur sur les ventes de l’album sont de 7% jusqu’à 12.000 ex. vendus. Autant dire que dans le marché actuel, avant de faire 12.000 ventes, je ne risque pas de toucher le moindre centime d’euro avant longtemps.

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                          • Répondu par Fred le 7 décembre 2020 à  10:37 :

                            Je ne sais pas chez qui vous êtes, mais chez un éditeur digne de ce nom le prix de page est plutôt à 400€ et le pourcentage commence à 8%.

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                            • Répondu par Auteur le 7 décembre 2020 à  11:36 :

                              Je travaille pour une grosse maison d’édition.

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                              • Répondu le 8 décembre 2020 à  02:45 :

                                Chez Dupuis, Dargaud, Casterman, Glénat on a 400€ la page (brut), ce n’est pas une question de négociation, mais de respect de soi-même de ne pas travailler à des tarifs qui ne permettent pas de vivre de son travail.

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                                • Répondu le 8 décembre 2020 à  05:40 :

                                  O.K. respect de soi-même, mais très souvent l’éditeur ne vous laisse aucun choix. Soit vous acceptez de bosser pour moins, soit vous vous cherchez un autre éditeur et ça peut prendre des mois, voir des années, avant de décrocher un contrat.

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                                  • Répondu par Auteur le 8 décembre 2020 à  08:28 :

                                    Les auteurs ne négocient pas assez, les éditeurs comptent là dessus, alors qu’il suffit de ne pas accepter leurs propositions plancher, très facilement on obtient de meilleures conditions. Les éditeurs sont souvent estomaqués de ce qu’acceptent les auteurs, ils savent que ce sont des conditions honteuses. En acceptant de telles conditions vous ne vous rendez pas service et votre éditeur ne vous respecte pas, mais en plus vous faites du mal à l’ensemble de la profession.

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                                    • Répondu par kyle William le 8 décembre 2020 à  09:17 :

                                      Oui mais d’un autre côté, une négociation, il faut savoir la mener. Si vous refusez toutes les propositions au nom de la haute idée du respect que vous pensez méritez, vous finissez, comme vous le disiez vous-même, aux Restos du Coeur. A moins, solution miracle, d’avoir un autre boulot à temps partiel. Beaucoup d’auteurs de BD sont graphistes, ou illustrateurs en parallèle. De même que beaucoup de romanciers sont profs. Faire l’artiste, ça se finance.

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                                    • Répondu le 8 décembre 2020 à  09:23 :

                                      S’ils savent que ce sont des conditions honteuses, pour quoi seraient-il estomaqués ?
                                      Ils ne sont pas estomaqués, ils sont cyniques. ils profitent de la faiblesse des auteurs qui pour publier seraient prêts à toutes les concessions. Comme l’État se garde bien d’arbitrer avec des lois pour encadrer des pratiques abusives, les éditeurs continuent de profiter de la situation complètement déséquilibrée et malsaine. Quand on voit ce qui s’est passé avec le rapport Racine, il n’y a pas de quoi être optimiste pour les auteurs. Pour les éditeurs, oui, ils peuvent continuer de prospérer paisiblement en exploitant une armée d’esclaves volontaires.

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                                    • Répondu par Auteur le 8 décembre 2020 à  10:27 :

                                      Ce n’est pas moi qui fait du mal à la profession. Déjà, entre auteurs c’est la guerre, chacun veut rester dans les petits papiers des éditeurs pour continuer à avoir des contrats et tout le monde se fout royalement de soutenir son prochain, surtout un collègue. Ensuite, si vous passez votre temps à renégocier les contrats, ça fait le tour de la profession et toutes les portes se ferment devant vous car vous passez pour un "emmerdeur". Vous avez peut-être de la chance que l’on accepte vos prises de positions, mais ça n’est pas le cas pour pour le monde ! Même le SNAC n’a pas voulu m’aider en m’expliquant qu’il ne faut surtout pas froisser les éditeurs et savoir accepter les conditions.

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                            • Répondu par kyle william le 7 décembre 2020 à  11:46 :

                              Ca dépend. Sur un roman graphique j’étais payé 170 euros la page couleur comprise. Chez un gros éditeur et après avoir renégocié à la hausse. C’était valable à condition de faire 3 pages par semaine. Foncer, quoi. Mais je ne travaille pas non plus 70 h par semaine. Je travaille un peu tous les jours, même certains week-ends mais la famille ça compte beaucoup.

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                              • Répondu le 8 décembre 2020 à  07:35 :

                                C’est sûr qu’en servant la soupe à un éditeur pareil il devient plus gros que grand.

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                                • Répondu par kyle William le 8 décembre 2020 à  09:11 :

                                  Ca n’est pas ça, servir la soupe. Entre 100 et 180 euros la page, ce sont les prix couramment pratiqués sur les romans graphiques. C’est un genre particulier dans lequel il faut travailler vite. Personne n’est payé 400 euros la page pour faire du roman graphique, il ne faut pas rêver. Il suffit de faire le calcul : 100 pages, ça ferait déjà une avance de 40 000 euros. Personne ne vous paiera ça, surtout vu le niveau moyen des ventes, cause surproduction et pouvoir d’achat pas illimité des lecteurs ! Casterman paye en effet 400 euros la page si vous re-négociez, mais c’est sur un 54 pages, pas un roman graphique. Par contre quand vous faites du roman graphique, pas question de passer 2 ans pour faire le bouquin, il faut faire 4-5 pages par semaine. Mais c’est un bon rythme. Le dessin c’est d’abord un geste, pas de l’enluminure.

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                                  • Répondu le 8 décembre 2020 à  12:04 :

                                    Il n’y a pas de genre particulier qui oblige un auteur à travailler vite. Qui a inventé cette théorie absurde ? Ces prix couramment pratiqués ont été imposés par les éditeurs parce que des auteurs ont accepté de se faire exploiter.
                                    La surproduction, le bon argument démagogique. L’éditeur est responsable de cette surproduction puisque c’est lui qui décide de publier ou non. Ni la concurrence, ni l’appétit gargantuesque du lectorat stagnant. L’éditeur surproduit pour ne pas avoir à payer des sommes astronomiques pour les retours. Avec la politique des retours, les libraires deviennent les banquiers d’un système économique dément. C’est une fuite en avant. En acceptant de travailler pour des tarifs ridicules, vous participez à cette surproduction et permettez à votre éditeur de gagner toujours plus. Voilà pourquoi je dis que vous lui servez la soupe.
                                    Une page de roman graphique à 300 euros. 150 euros pour le travail à fournir et donc en fixe et 150 euros d’avance sur droits, ce serait honnête. L’éditeur doit aussi prendre sa part de risque, pas tout faire supporter à l’auteur. Actuellement, beaucoup d’éditeurs balancent n’importe quoi sur le marché et la majorité des ouvrages sont des tickets de loto. Certains sont gagnants mais la majorité sont perdants. Mais comme les éditeurs n’ont pas un seul mais plusieurs tickets, ils ont toujours une chance de retomber sur leurs pattes et encaisser le jackpot. L’édition est une loterie. Le jeu est d’émettre un maximum de tickets pour être sûr de récolter le best-seller qui remboursera la mise et permettra de faire de gros bénéfices. Voilà pourquoi un auteur n’a aucun intérêt à brader la valeur de son ticket.

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                                    • Répondu par kyle william le 8 décembre 2020 à  12:36 :

                                      Tout rend nécessaire aux dessinateurs de travailler vite. Et ça a toujours été le cas dans l’industrie de la BD et mondialement. Sur le fond, vous avez raison et on a tous bien compris la perversité du système. Bien entendu que je serais ravi de dessiner un roman graphique payé 300 euros la page, mais le volume de pages (100-150 minimum) et mon volume de ventes habituel rendrait le compte d’exploitation du livre tout simplement irréaliste et le bouquin ne se ferait pas. Au passage, on ne parle que des gros éditeurs, mais parmi les pourvoyeurs de romans graphiques, il faut parler aussi des indés, qui ont une politique encore plus simple sur le sujet : il payent zéro euro la page.

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                                      • Répondu le 8 décembre 2020 à  13:52 :

                                        Quand on accepte de travailler gratuitement il ne faut pas demander à être considéré comme professionnel.

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                                        • Répondu par kyle william le 8 décembre 2020 à  20:48 :

                                          C’est ce que je dis depuis le début ! Ce n’est pas un vrai métier.

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                                          • Répondu le 9 décembre 2020 à  06:55 :

                                            "C’est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose." Charlie Chaplin

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                                          • Répondu par Auteur le 9 décembre 2020 à  06:56 :

                                            Vous vous fourvoyez lamentablement Kyle. C’est un vrai métier, c’est le système actuel qui l’a transformé en une foire à l’égo pour fabriquer une armée d’exécutant dociles, productifs et pauvres. Si l’on veut inventer les séries au long court de demain qui perdureront à travers le lectorat et qui feront vivre correctement tout le monde, ce n’est pas en inondant le marché de one-shot, de dyptiques, d’albums "publicitaires" pour des partenariats commerciaux, que ça ira mieux. De plus, la mort de nombreux périodiques BD qui permettaient aux auteurs de se faire la main avant de passer à l’album, d’avoir un fixe, de faire découvrir de nouveaux talents sans énorme prise de risque financière pour l’éditeur, a définitivement tué le métier.

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                                            • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  09:23 :

                                              Je reste sur ma position. Qui vous dit que l’avenir de la bd est aux séries ? La Bd de demain, à l’image de la littérature, c’est peut-être le one-shot et l’auteur qui a un autre job en parallèle. Quand vous critiquez le système actuel, c’est le capitalisme que vous attaquez. Bon courage !

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                                              • Répondu par Milles Sabords le 9 décembre 2020 à  10:21 :

                                                Dans un monde ou la population revient aux circuits courts et à l’artisanat, à la responsabilisation écologique, avec une prise de conscience sur la destruction de la biodiversité, avec une pandémie qui a mis à mal et pour longtemps le modèle capitaliste, c’est votre position de fuite en avant et de productivisme qui mérite du courage.

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                                                • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  12:48 :

                                                  Le capitalisme va survivre au Covid, j’en suis persuadé. Mais bon courage à ceux qui défendent leurs droits. Moi j’ai mis des sous de côté quand je travaillais dans ma pub. Je retourne à mes planches. Et justement ça n’a rien de productiviste. C’est seulement de la créativité, artisanale et en circuit court !

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                                                • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  12:55 :

                                                  Juste un dernier point si vous souhaitez en débattre. Personne n’a relevé ma remarque à propos des éditeurs indépendants qui ne payent pas du tout. Et pourtant aujourd’hui, pour un auteur, faire l’impasse sur les indés, c’est se priver de toute chance d’obtenir un jour une notoriété médiatique, une certaine visibilité que les éditeurs mainstream n’apportent plus, sans parler d’un prix à Angoulême, qui, comme beaucoup le déplorent ici, privilégie souvent les indés par rapport aux gros. Les temps sont durs pour les artistes !

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                                                  • Répondu par Auteur le 9 décembre 2020 à  16:32 :

                                                    « Personne n’a relevé ma remarque à propos des éditeurs indépendants qui ne payent pas du tout. »

                                                    Peut-être parce que c’est faux. Ils ne donnent pas d’avances sur droits mais on touche des droits dès les premières ventes et à un pourcentage bien supérieur que les autres éditeurs (jusqu’à 22%).

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                                                    • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  17:28 :

                                                      Ils ne payent pas d’avance. Le travail de l’auteur n’est pas financé. Peu importe le pourcentage de droits perçus sur des ventes forcément réduites. C’est du bénévolat.

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                                                  • Répondu par Auteur le 9 décembre 2020 à  16:37 :

                                                    C’est bien ce que je dis, il est temps de mettre de l’ordre autant chez les Indés que chez les autres. Lorsque l’on a pas les moyens de rémunérer un Auteur, on n’ouvre pas une maison d’édition, on fait autre chose. Faudrait légiférer. Après, a chacun d’aller manger dans la gamelle qu’il veut à ses risques et périls. Moi aussi j’ai bossé dans la Pub, milieu pas plus vertueux que la BD mais là au moins on était correctement payé, voir grassement, et j’ai aussi décroché un prix à Angoulême. Angoulême n’est pas le Saint Graal et je connais des auteurs primés qui maintenant sont, soit dans la dèche, soit ont quittés le métier. Il est urgent de trouver un équilibre pour que la création d’une oeuvre ne rapporte pas qu’aux marchands du temple. On voit jusqu’à quelle violence le capitalisme pousse actuellement les gens dans la rue ; gilets jaunes et manifs qui tournent à la guerre civile, Black Blocs. Si la situation sociale explose, il n’y aura plus personne pour acheter de la BD, ni autre chose d’ailleurs. Les files s’allongent inéxorablement devant les aides alimentaires. A qui vendrez-vous vos bouquins ? A une élite qui ne lis que du roman-graphique (nom aussi pompeux que la misère qu’il cache)... et c’est quoi la prochaine étape, l’extrème-droite au pouvoir, comme à Orange et qui a purgé les Médiathèques ? Votre capitalisme néo-libéral pourrait bien un jour nous rappeler de douloureux souvenirs de bottes qui claquent. La société craque de tous les côtés et le traitement fait aux artistes n’augure rien de bon. Le public est las de ce foisonnement d’albums indigestes, produit à la cadence de boîte de petits pois.

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                                                    • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  16:47 :

                                                      Ce n’est "mon" capitalisme libéral. Allez, bon courage, travaillez-bien.

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                                                      • Répondu par Milles Sabords le 9 décembre 2020 à  20:05 :

                                                        Vous donnez des leçons à tout le monde, vous enfoncez des portes ouvertes, mais vous n’apportez pas la moindre solution. Un spectateur. Ce n’est pas avec vous que l’on va dégraisser le Mammouth !

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                                                        • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  06:40 :

                                                          Dégraisser le mammouth ? Vous connaissez l’historique de cette expression ? Merci bien, il y a assez de chômage comme ça dans le métier.

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                                      • Répondu le 8 décembre 2020 à  16:07 :

                                        Vous pensez à l’envers. Je ne dis pas ça méchamment. Il faut pas travailler vite, il faut faire son œuvre. Ce n’est pas un concours de celui qui produira le plus de pages. LEs auteurs qui tiennent ce discours sont des imposteurs plus soucieux de la taille de leur pénis que de produire une œuvre digne de ce nom. Les contraintes industrielles et économiques à rentabilité immédiate, c’est le problème des éditeurs qui ont une logique purement capitaliste. L’artiste, ce n’est pas son problème. Plus votre œuvre sera cohérente, en accord avec vous-même, lisible et passionnante et plus la valeur de votre travail prendra de l’importance parce que le lectorat vous suivra. Si vous commencez à penser dans l’autre sens, vous perdrez votre âme ou vous n’intéresserez personne ou les deux à la fois.

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      • Répondu par Auteur le 4 décembre 2020 à  20:06 :

        Non, on bosse, comme des damnés, juste pour ramasser des miettes au mieux, la rue et les restos du coeur au pire.

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        • Répondu par kyle william le 4 décembre 2020 à  21:51 :

          Quelle pitié. Dessinateur de BD, ça n’a jamais été un vrai métier, vos parents ne vous l’avaient pas dit ?

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          • Répondu par Auteur le 5 décembre 2020 à  13:02 :

            Kyle william le troll ultime.
            Dessinateur de BD, ça a toujours été un vrai métier, jusqu’à la mi-temps de années 90 (en gros).
            Aujourd’hui ça arrange bien les éditeurs de faire passer ce métier pour un hobby d’amateur, ils évitent ainsi d’assumer leur part de charges. Sous votre anonymat vous êtes clairement un de leur affidé.

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            • Répondu par kyle william le 5 décembre 2020 à  19:50 :

              Non, sous mon anonymat, je suis auteur, mais j’ai longtemps eu un autre job alimentaire. Au passage vous êtes anonyme aussi. Mais éclairez-moi, vous semblez en savoir plus : qu’est-ce qui a changé à la mi-temps des années 90 et en quoi avant ça, être auteur était un vrai métier ? Je suis curieux d’en apprendre plus.

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          • Répondu par Auteur le 5 décembre 2020 à  13:29 :

            Auteur de BD est un vrai métier, quoi qu’on en pense. Il y a des règles, des codes, de la maîtrise à posséder et des outils, de la rigueur et beaucoup de travail à fournir pour devenir un professionnel. Dans la BD, comme dans tous les métiers, il y a des gens qui font mal leur travail. Tant que l’on considèrera qu’auteur de BD n’est pas un vrai métier, on continuera à dénigrer ceux qui le font, tout en encourageant le fait de mal les payer.

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            • Répondu par kyle william le 5 décembre 2020 à  16:47 :

              Ça a en effet toutes les exigences d’un vrai métier. Mais ça n’en a ni le statut ni les revenus. Pour en vivre il faut vendre des albums. Sinon ça n’est pas payant donc ça n’est pas un métier. C’est comme chanteur. Il faut faire un tube sinon vous crevez de faim. Vous me direz les chanteurs sont au moins intermittents, pas les auteurs. Mais pour être intermittent, il faut déjà avoir un certain succès, dégager un certain business. En faire son métier est à ce prix.

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              • Répondu le 5 décembre 2020 à  19:56 :

                Et être kyle william, c’est un vrai métier ?

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              • Répondu par Auteur le 5 décembre 2020 à  20:46 :

                Que votre vision de mon métier est bien naïve Kyle William...

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                • Répondu par kyle william le 5 décembre 2020 à  22:07 :

                  Je ne pense pas être le plus naïf de nous deux dans ce métier. En tout cas j’ai moins d’illusions que vous. Mais vous n’avez pas répondu à ma question posée plus haut : qu’est-ce qui a changé dans les années 90 et pourquoi auteur était-il un métier avant. J’ai justement publié mes premières bd au milieu des années 90.

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                  • Répondu par Auteur le 6 décembre 2020 à  09:21 :

                    Raison de plus, si vous avez été Auteur, votre vision est au comble de la naïveté. Ce n’est pas moi qui ai parlé des années 90... pour ma part, sans parler de la crise BD de 83-85, dès 2003 les choses n’ont fait qu’empirer. Déjà, Greg en son temps, distiller dans Achille Talon les rouages d’éditeurs peux soucieux des Auteurs.

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                    • Répondu par Kyle William le 6 décembre 2020 à  10:15 :

                      Eh bien si, c’est bien vous qui avez écrit "Dessinateur de BD, ça a toujours été un vrai métier, jusqu’à la mi-temps de années 90 (en gros)." Allez au bout de l’explication maintenant. Par ailleurs, que s’est-il passé en 2003. Ce serait bien d’avoir un dialogue sérieux et informatif au lieu de se balancer des invectives.

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            • Répondu le 5 décembre 2020 à  17:33 :

              "Tant que l’on considèrera qu’auteur de BD n’est pas un vrai métier,"
              Mais c’est qui ce "on " ????

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              • Répondu par Auteur le 5 décembre 2020 à  20:43 :

                Une très grosse majorité de la société.

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    • Répondu le 5 décembre 2020 à  13:10 :

      Vous avez oublié à deux reprises l’épicène pour travailleurs/euses, c’est dommage on perd en lisibilité et ça exclut une grande part du reste des masses laborieuses.

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      • Répondu par maitre Capello le 5 décembre 2020 à  19:12 :

        Ca ne doit pas être un oubli, "travailleuse" est connoté (on dit d’ailleurs travailleuses du sexe), on ne dit pas travailleuses du textile, mais ouvrières du textile. Il y a des mots dévoyés comme ça, comme entraineur/ entraineuse que ne désignent pas la même chose.

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    9 décembre 2020 16:52, par Richard (Teljem)

    Quand on lit les messages chacun est un auteur depuis des années, qui publie plein d’albums, qui a eu des prix à Angoulême mais ils restent tous anonymes (à part laurent Colomier), c’est dommage, pourquoi autant de pudeur ? La honte de ne pas vendre ? De ne pas être reconnu ? De ne pas arriver à vivre de son métier ? Les différentes expériences seraient intéressantes, chaque parcours est singulier mais toujours honorable.

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    • Répondu par kyle william le 9 décembre 2020 à  18:27 :

      Poster des messages ici et dessiner des bandes dessinées sont des activités différentes. Je ne suis pas Laurent Colonnier et je crains en ce qui le concerne que la teneur de ses messages ici n’ait fini par éclipser son travail d’auteur. Je ne voudrais pas que ça m’arrive.

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      • Répondu par Fred le 10 décembre 2020 à  08:06 :

        Au moins lui a le courage de ses propos, il fait qu’apporter un témoignage sur les festivals. Comme il signe on peut vérifier ce qu’il dit, son témoignage a donc une valeur que non pas les anonymes.

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        • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  08:26 :

          Appelez ça du courage si vous voulez, ça ne me dérange pas. Et vous, Fred, vous êtes qui ? Vous témoignez de quoi ?

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    • Répondu par Auteur le 9 décembre 2020 à  19:57 :

      L’anonymat permet d’éviter les ennuis. Il ne fait pas bon dire la vérité, les éditeurs me fermeraient définitivement leurs portes et adieu la BD.

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      • Répondu le 9 décembre 2020 à  21:17 :

        les éditeurs me fermeraient définitivement leurs portes et adieu la BD.

        Il y a l’auto-édition et le crowd founding, les éditeurs ne sont pas la panacée, surtout s’ils vous paient une misère et ne mettent pas en avant vos livres.
        Vous dites que "L’anonymat permet d’éviter les ennuis", mais il ne fait surtout pas avancer les choses. Vous critiquiez le SnacBD, mais eux, comme la ligue des auteurs professionnels (et Samantha Bailly) avancent à visage découvert et font avancer les choses.

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        • Répondu par Auteur le 10 décembre 2020 à  07:08 :

          Le crowdfunding est une chimère, comme tout ce que le net fait miroiter. Beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est un système qui n’est pas viable en matière de BD. On ne peut pas en vivre, il faut avoir un sacré réseau d’abonnés pour faire décoller la jauge et le financement de nouveaux albums dans la longévité n’est pas pérenne. Sans oublier l’investissement financier pour envoyer les albums à chaque édinaute. Quant à ceux qui bannissent les anonymes lorsqu’ils donnent leur avis, qui me trouvera des contrats auprès des éditeurs ? Les mêmes qui fustigent l’anonymat ? Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Le jour ou tout le monde aura compris que le monde de l’édition ne veut pas s’asseoir autour d’une table des négociations avec le ministère de la culture et les différents syndicats d’auteurs & autrices, on aura fait un grand pas. Vous voulez être efficaces ? Que tout le monde arrête de travailler sur son album du jour au lendemain, le temps de faire plier l’édition... une grève de la planche ! Mais comme c’est un foutu métier d’individualistes...

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      • Répondu le 9 décembre 2020 à  21:21 :

        Quand vous acceptez des contrats léonins parce que vous tenez absolument à publier, vous faites mal à la profession car vous tirez l’ensemble des prix vers le bas, vous faites le jeu des éditeurs contre les collectifs d’auteurs qui se battent pour nos droits à tous.

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        • Répondu le 10 décembre 2020 à  07:10 :

          L’immense majorité des auteurs débutent en acceptant des conditions misérables. Et encore une immense majorité qui ne rencontre pas un succès minimum continuent d’accepter de mauvaises conditions. Parce qu’un auteur veut publier, parce que c’est une passion et les éditeurs jouent l’affectif pour profiter de cette situation. Comme l’État n’arbitre rien et est du côté du capital, rien n’avance et ce n’est pas les grognements du SNAC ou de Samantha Bailly qui changent quelque chose. Sans la création du CNAA avec une dotation de l’État suffisante pour lui permettre d’exister vraiment, rien ne changera.

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          • Répondu par Fred le 10 décembre 2020 à  08:32 :

            Eux font quelque chose, ce n’est pas vous qui allez changer quoi que ce soit en maugréant dans votre coin, douillettement caché dans votre anonymat pour continuer à séduire votre éditeur qui vous fera signer un contrat qui ne vous permettra même pas de faire face à vos frais. C’est un vieil item : respectez-vous et on vous respectera.

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            • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  10:16 :

              Merci pour l’item moralisateur, mais tout va bien pour moi. Je ne maugrée pas. La solution (en dehors des hypothétiques mouvements de revendication collective à qui je souhaite bonne chance), je l’ai déjà donnée et vous m’obligez à me répéter, en venant commenter alors que vous n’avez probablement pas lu les 130 posts précédents… Allez je le fais une dernière fois : dessinez vite, donnez-en à votre éditeur pour son argent et pour pas un sou de plus, et prenez un autre job à temps partiel. Cordialement.

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              • Répondu le 10 décembre 2020 à  11:11 :

                Discours de lâche et de jaune (comme on dit dans le syndicalisme), c’est certain que ce n’est pas avec ces esprits étriqués qu’on fera avancer les choses.

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              • Répondu par Richard (Teljem) le 10 décembre 2020 à  11:17 :

                « dessinez vite, donnez-en à votre éditeur pour son argent et pour pas un sou de plus »

                Voilà comment on se retrouve avec un tas de livres médiocres, bâclés, mal écrits et sans intérêt qui ne coûtent rien aux éditeurs et font tourner la machine à vide. Ce n’est pas à la gloire de leurs "auteurs" et c’est malsain pour la bande dessinée.

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                • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  11:36 :

                  Réactions risibles et caricaturales. Je perds mon temps ici. Dessiner vite, ce n’est pas bâcler. Les plus grands artistes de la bd ont toujours été rapides. Travaillez, progressez au lieu d’agresser les autres.

                  Répondre à ce message

                • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  11:38 :

                  Et surtout apprenez à être professionnel même si ce n’est pas un métier reconnu comme tel.

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              • Répondu le 10 décembre 2020 à  11:26 :

                Messieurs, Fred, Kyle, si vos solutions étaient les bonnes, le problème serait déjà résolu. Il y autant de solutions qu’il y a de graphisme dans ce métier. Il y a aussi tout une série de raisons moins conventionnelles qui font que la carrière des uns décollent et pas celle des autres, que les disparités de précarité subsistent, et ça n’a rien à voir avec le lectorat ou le succès.

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              • Répondu par auteur le 10 décembre 2020 à  11:27 :

                Je ne sais pas ce que vous faites comme bouquins Mr kyle william puisque vous vous cachez, mais faire de la bd professionnellement c’est un métier à plein temps.

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                • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  13:07 :

                  C’est une affirmation péremptoire. Parmi les professionnels que je côtoie, confrères et consoeurs, la plupart ont une autre activité. Beaucoup enseignent, font des interventions scolaires, de l’illustration pour la presse, la pub ou la jeunesse, du rough ou du story-board pour l’animation, de plus en plus font commerce de leurs planches, ou essaient de placer de grands dessins ou des peintures dans des galeries, chacun se débrouille. Parmi mes amis, je suis un des seuls à ne faire pratiquement plus que de la BD, depuis 5 ans. Pourvu que ça dure.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par auteur le 10 décembre 2020 à  14:00 :

                    Tout ça ne sont pas d’autres activités, c’est la même.

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                    • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  15:17 :

                      Ne soyez pas de mauvaise foi.

                      Répondre à ce message

                  • Répondu par BéDéiste le 10 décembre 2020 à  14:52 :

                    Contrairement à ce que est dit ici, il y a énormément de personnes qui ne font que de la BD. C’est pour cette raison qu’il y un malaise aussi violent dans la profession. Le prix des planches n’arrête pas de reculer et nos acquis d’auteur, avec. Nous sommes de plus en plus loin des 400 euros brut. Les éditeurs, les diffuseurs, les distributeurs, les libraires, scient la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Pendant ce temps, l’état regarde le vaisseau BD sombrer.

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                    • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  15:20 :

                      Mystère des fréquentations humaines, je ne connais personne qui ne fait vraiment que de la Bd. Pour le reste du message, je suis d’accord.

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                      • Répondu par auteuse le 10 décembre 2020 à  17:15 :

                        C’est sûr que si quand on vend un original, on fait une affiche ou des illustrations on n’est pas un professionnel de la BD, il n’y a jamais eu de professionnels, CQFD.(vous êtes excessif Kyle XY)

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                        • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  20:41 :

                          Pas compris, désolé. Je parle de gens qui sont enseignants ou illustrateurs en plus de la BD. Ils ont un autre métier.

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                          • Répondu par auteure le 11 décembre 2020 à  11:26 :

                            Donc Blain, De Crécy, Frank Pé ou Sfar ne sont pas des auteurs de bd pour vous.

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                            • Répondu par kyle william le 11 décembre 2020 à  13:10 :

                              Je n’ai pas compris le message. Le seul que je connais dans cette liste, c’est De Crécy. C’est un auteur de BD et il a aussi d’autres activités.

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                          • Répondu le 11 décembre 2020 à  12:39 :

                            On peut très bien être fonctionnaire et auteur. Il y a beaucoup d’enseignants et de professeurs-chercheurs qui sont auteurs aussi. Vous voyez bien qu’il est difficile de définir précisément le statut d’auteur et dire auteur professionnel ne veut pas dire grand chose. C’est une invention pour dire auteur à temps plein, je ne fais que ça.

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                  • Répondu le 10 décembre 2020 à  14:56 :

                    On est auteur de quelque chose, d’une œuvre en particulier ou d’un crime. Avoir une autre activité n’est pas absurde. Si vous n’avez rien à dire, pourquoi vouloir à tout prix publier un livre ?
                    La question du métier d’auteur est là. Est-ce vraiment un métier dans le sens où on l’entend comme pratique régulière et exclusive ?
                    "Je suis auteur, engagez-moi et je verrai bien ce que je vais vous pondre en cours de route et je trouverai bien un truc à raconter même si je n’ai rien de plus à raconter e ça pendant 45 ans et après, la retraite !"
                    Prenez l’exemple de Marjane Satrapi. Elle est autrice d’une dizaine de bandes dessinées toutes parues entre 2000 et 2004. Depuis 16 ans, elle n’a rien publié dans ce domaine et s’est plutôt consacrée à la réalisation de films. Doit-on dire quelle est autrice de BD parce que c’est encore son activité principale ou parce qu’elle a publié des ouvrages ?
                    Ça pose la question de l’auteur professionnel. Ça veut dire quoi ? Est-ce vraiment une profession ?

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                    • Répondu par BéDéiste le 10 décembre 2020 à  15:23 :

                      Satrapi n’est pas le bon exemple... elle est à l’image d’autres personnes qui auraient fait de toute façon, autre chose que de la BD dans leur vie. La BD pour eux est un plus, voir, une nouvelle opportunité même si l’acte de dessiner reste leur passion. La BD est un métier lorsque vous ne faites que ça et à plein temps. Cette absurdité des éditeurs de jouer sur l’élément vitesse pour faire tenir aux auteurs des délais de plus en plus empirique, ne sert qu’à alimenter leur machine à cash. Auteur d’une oeuvre ou d’un crime, n’a rien à voir, comparaison stupide, même si certaines oeuvres sont des crimes contre la BD.

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                      • Répondu par auteur le 10 décembre 2020 à  17:07 :

                        Marjane Satrapi, Jean Teulé, Kent, Patrice Lecomte, Pétillon ou Hubert Mounier sont des auteurs de BD, même s’ils ont eu d’autres activités. Marjane Satrapi a vendu plus de livres que kyle william durant toute sa carrière, c’était une professionnelle de la BD.

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                        • Répondu par kyle william le 10 décembre 2020 à  20:46 :

                          Haha qu’est-ce que vous en savez que j’ai moins vendu que Marjane Satrapi ? Et vous-même ?

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                          • Répondu le 11 décembre 2020 à  12:08 :

                            « Haha qu’est-ce que vous en savez que j’ai moins vendu que Marjane Satrapi ? »
                            Si vous avez vendu plus vous êtes ou Zep ou Riad Sattouf.

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                        • Répondu le 11 décembre 2020 à  07:49 :

                          C’éait une professionnelle mais elle reste une autrice. Même mort, un auteur reste auteur. C’est important de définir ce qu’est un auteur sur le plan philosophique pour pouvoir en tirer un statut social, professionnel et économique.

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                      • Répondu le 10 décembre 2020 à  17:15 :

                        Faut pas avoir d’humour sur internet. Passons…
                        Je dis auteur de crime pour préciser qu’un individu est responsable de quelque chose et que c’est ce quelque chose qui définit son auteur. Auteur n’existe pas sans ce quelque chose.
                        Marjane Satrapi n’est pas l’exemple qui vous arrange mais elle est pourtant auteur de plusieurs bandes dessinées. Et j’ai choisi cet exemple parce qu’elle est connue.
                        Donc, à vous lire, ne peut être considéré comme auteur ou autrice que celui ou celle qui ne fait que ça à plein temps. Et vous les appelez comment les auteurs qui ne font pas cela à plein temps ?
                        Et ceux qui font cela à plein temps ne participent-ils pas à l’alimentation que vous réprouvez de la machine à cash qu’est l’édition pour les méchants éditeurs capitalistes ?
                        Est-ce nécessaire de produire à plein temps ?

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                        • Répondu par BéDéiste le 11 décembre 2020 à  17:37 :

                          La comparaison avec l’acte criminel n’est pas l’exemple parfait pour illustrer votre propos, même avec humour. Il ne faut pas tout confondre. Des terroristes ont tués pour des coups de crayon qui le leur plaisaient pas. Faire de la BD à plein temps, c’est un métier. Les auteurs et autrices qui tirent leurs revenus de la BD, du roman, du journalisme, du cinéma, du théâtre, de la télé, que sais-je encore, ne sont pas des auteurs de BD mais des touche-tout. Ce n’est plus pareil. Ne faire que de la BD ne veut pas dire production pléthorique d’albums. Il y a aussi une histoire de rapidité différente par auteur. Les éditeurs ne sont pas des méchants capitalistes, juste des gens assez cyniques pour croire que la BD n’est plus un métier, le faire croire aux auteurs, et appauvrir le système pour faire de la cavalerie, comme beaucoup d’autres acteurs de la chaîne du livre. La surproduction qui se cache derrière la sacro-sainte diversité du secteur est un leurre. Plus personne n’a les moyens d’acheter 10 à 30 BD par mois et il y a de moins en moins de gens qui lisent régulièrement un livre, surtout, chez les jeunes.

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                          • Répondu le 11 décembre 2020 à  21:51 :

                            « Les auteurs et autrices qui tirent leurs revenus de la BD, du roman, du journalisme, du cinéma, du théâtre, de la télé, que sais-je encore, ne sont pas des auteurs de BD mais des touche-tout. »

                            Joan Sfar fait tout ça et il est prof aux Beaux Arts, ça n’en fait pas moins un véritable auteur de BD.

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                            • Répondu le 12 décembre 2020 à  08:38 :

                              A force de trop en faire, on finit par faire n’importe quoi. Lui-même l’avoue, il a raté pas mal d’albums qui se sont mal vendus. La dispersion n’améliore pas le statut d’auteur BD.

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                              • Répondu le 12 décembre 2020 à  18:19 :

                                Un auteur professionnel ne se disperse pas, il reste concentré sur son statut qui est la reproduction éternelle d’un seul et même schéma. C’est cela ?

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                                • Répondu par BéDéiste le 13 décembre 2020 à  09:26 :

                                  Primo, on ne reproduit pas toujours le même schéma, dans un graphisme on évolue d’années en années, on s’améliore, cela s’appelle "la maîtrise d’un style" et ça peut prendre toute une existence. Secondo, prenez quelques courts de dessins, vous ne lirez plus vos auteurs préférés avec la même approche.

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                          • Répondu le 12 décembre 2020 à  10:38 :

                            "La comparaison avec l’acte criminel n’est pas l’exemple parfait pour illustrer votre propos, même avec humour. Il ne faut pas tout confondre. Des terroristes ont tués pour des coups de crayon qui le leur plaisaient pas."
                            Ou comment la bien-pensance puritaine à la mode récupère l’attentat de Charlie.
                            "ne sont pas des auteurs de BD mais des touche-tout"
                            France, pays des étiquettes depuis au moins Louis XIV.

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                            • Répondu par Auteur le 12 décembre 2020 à  15:22 :

                              Non seulement vos raccourcis sont grotesques, mais en plus vous paraphraser pour ne rien dire. Vous en rajoutez même en lieus communs sur les auteurs. Les auteurs que vous citez n’ont rien à voir avec la BD, même s’ils en font et qu’ils connaissent le succès. Ce sont des auteurs protéiformes qui utilisent le médium BD, comme ils utiliseraient n’importe quel autre canal artistique.

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                              • Répondu le 12 décembre 2020 à  18:16 :

                                Si je comprends bien, l’auteur professionnel ne peut pas être auteur protéiforme ni exercer une profession en plus de son activité artistique. C’est un peu exclusif, non ?

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                                • Répondu par Lol le 12 décembre 2020 à  21:55 :

                                  Bref les festivals ça permet aux auteurs de se rencontrer... sans savoir qu’ils se sont embrouillés anonymement dans les commentaires d’Actuabd (sauf colonnier mais il n’est jamais invité). Fermez le ban !

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                                  • Répondu le 13 décembre 2020 à  08:37 :

                                    Ça sert surtout à des fans de dédicaces pour faire grossir leur collection et à des libraires de faire de grosses ventes ponctuelles. Je me suis amusé à voir ce que donnait une année sans dédicaces avec une année avec beaucoup de dédicaces. Sur les relevés de droits, si je compare la nouveauté de l’année avec dédicaces à la nouveauté de l’année sans dédicace, la différence est imperceptible. Ma conclusion est que les festivals ne sont pas indispensables pour la promotion des auteurs mais indispensables pour l’auto-promotion du festival et ce qui lui est satellite (hôtel, restaurants, cafés…). Tout le monde participe (auteurs, éditeurs) mais aucun outil statistique ne permet d’évaluer le véritable impact de ces manifestations pour la promotion des auteurs. C’est comme les prix, il y en a tellement que tout le monde s’en fout. Un chasse l’autre. Les festivals attirent majoritairement les fans de BD qui de toute façon sont déjà au courant de tout ce qui est publié alors que ce qui intéresse un auteur est de toucher un nouveau public. À part utiliser les médias qui sont toujours réservés aux mêmes auteurs à succès, il n’y a pas de solution pour toucher ce nouveau lectorat. Alors, plutôt que de vous embêter à traîner dans les salons, faites un bouquin qui parle d’un sujet d’actualité sensationnel avec des morceaux de misère du monde, des épices du quotidien, du social larmoyant, mettez-y une bonne dose de bien-pensance, de lieux communs, de préférence avec un dessin approximatif et rapide qui fait truc fait dans l’urgence parce que l’heure est grave. Surtout pas un dessin qui donne envie de s’arrêter dessus pour en savourer chaque détail ! Ainsi, vous aurez plus de chance d’intéresser des journalistes et de toucher un large public. Mais les festivals, c’est du gadget, du plus-produit, de la fatigue et de la perte de temps. Et parler à d’autres auteurs sur Actua BD, masqué, c’est plus drôle !

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                                • Répondu le 13 décembre 2020 à  09:15 :

                                  Tous les auteurs que vous citez ne sont pas des auteurs BD. La BD, c’est d’abord le dessin et pas le roman ou le scénario. Seulement voilà, dans les années 90, les éditeurs ont cherchés à détruire le statut d’auteur, pour ne plus verser des droits sur les ventes. Seule crédo, puiser dans le vivier d’auteur alternatif, ceux que les éditeurs justement refusaient par leur faible niveau graphique et scénaristique. Dans les écoles de dessins on commencé aussi a expliquer qu’il fallait "destructurer le dessin", en gros, faire moche, facile et rapide. Dans les années qui ont suivis, les directeurs de collection ont changés ; ça n’était plus des gens du milieu qui ont appris le métier sur le tard et très souvent ont commencé en bas de l’échelle dans les boîtes d’édition (photocopie, standard téléphonique, portage de café,relationnel avec les auteurs), mais des gens issus de grandes écoles de commerces, des cadres de l’industrie et autres enfants d’aristos pour qui le monde de l’édition s’ouvrait. Nous sommes donc aujourd’hui dans l’équation aberrante que la BD n’est pas un métier et que même votre boucher-charcutier du coin peut en faire du moment qu’il a quelque chose à dire.

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                                  • Répondu par Boca Nueva le 13 décembre 2020 à  11:10 :

                                    La BD, c’est d’abord le dessin et pas le roman ou le scénario.

                                    Non la BD, ce n’est pas d’abord le dessin. La BD, c’est le dessin et le scénario, ou le scénario et le dessin. L’un ne va pas sans l’autre sinon ce n’est pas de la BD.

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                                    • Répondu le 13 décembre 2020 à  13:16 :

                                      Ce n’est même pas encore ça la BD, c’est encore plus radical : c’est ce qui se passe ENTRE le dessiné et l’écrit, ENTRE l’image et le verbe, pas l’association de deux moyens mais ce qui est à la jonction de ces deux moyens. C’est pas d’abord le dessin ou d’abord le scénario mais d’abord ce qui se passe entre les deux. Cet ENTRE que la critique n’est jamais capable de d’analyser et exprimer alors que ça devrait être son rôle.

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                                    • Répondu le 13 décembre 2020 à  14:47 :

                                      Dans "Bande-Dessinée", il y a, "Dessinée". Ce n’est pas un "scénario dessiné" mais bien une "Bande-Dessinée". On peut même concevoir un album complet sans texte, ça c’est déjà fait. La première impulsion d’achat du lectorat en ouvrant un album, reste le dessin. Il faut donc remettre la place du scénario à une plus juste valeur, cela éviterait des dérapages commerciaux avec des people qui se prennent pour des scénaristes, pendant que le dessin est relégué à la figuration. Cela éviterait aussi que le scénariste touche la totalité de ses à-valoirs et pas le dessinateur, avant même que la première planche de l’album ne soit produite.

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                                      • Répondu le 13 décembre 2020 à  17:20 :

                                        Vous n’avez rien compris au signifiant-signifié, vous. Ce n’est pas la forme qui définit le fond mais l’inverse. La répartition entre scénariste et dessinateur, c’est une autre histoire. Es-ce le temps de travail qui détermine ce partage ou pas ? Vase problème difficile à résoudre parce que tout dépend de la situation et de l’œuvre.

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                                        • Répondu le 13 décembre 2020 à  19:46 :

                                          C’est vous qui n’avait rien compris... un dessinateur peut très bien faire les deux, alors qu’un scénariste devient rarement un bon dessinateur.

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                                          • Répondu le 14 décembre 2020 à  07:21 :

                                            Vous déplacez le problème. Le dessin attire l’œil immédiatement parce qu’il livre son message d’emblée. Alors que le texte, la lecture doivent être décodés. Mais si le dessin est joli, cela ne veut pas dire qu’il domine sur la narration, le récit, le sens. Si je suis devant une fresque murale égyptienne de l’Ancien Empire, c’est joli mais si je n’ai pas les connaissances pour la décrypter, je me contente d’une empreinte. Le dessinateur même le plus excellent est au service d’un récit, d’un propos. La bande dessinée est un art de la narration plus que de la contemplation. Un bon dessinateur peut aussi être un bon scénariste, oui, c’est l’idéal mais rarement le cas. Aussi rare qu’un bon scénariste qui devient un bon dessinateur. Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de supériorité de statut. Ce sont les savoirs et le talents qui déterminent l’échelle de valeur.

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                                            • Répondu par auteur bd le 14 décembre 2020 à  10:37 :

                                              Vous parlez pour ne rien dire, en gros vous ne savez pas de quoi vous parlez. En tant que dessinateur et scénariste, j’ai réalisé pas mal d’albums seul. Je travaille également sur les scénarios des autres. Toujours est-il, que très souvent les scénaristes écrivent des choses qui ne fonctionneront jamais en dessin. C’est donc au dessinateur de rattraper la situation, en apportant sons sens du scénario afin de fluidifié le récit et l’image. Le dessin, c’est l’impulsion d’achat de l’album, le scénario, c’est ce qui fera que l’on accroche ou non à une éventuelle suite. Plus l’impulsion d’achat est forte, plus vous avez une chance que l’éditeur poursuive l’aventure. Vos comparaisons avec d’autres modes d’expression à travers les âges ne tient pas la route. Chaque expression artistique est unique et ne peut se calquer sur une autre. La bd reste un moyen d’expression à part. Malheureusement, notre pays étant plus celui des belles lettres que celui des signes, ont attribue trop d’importance à l’écrit. Et dans la bd, le dessinateur est plutôt considéré comme un "tâcheron" qui doit produire au kilomètre.

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                                              • Répondu le 14 décembre 2020 à  12:45 :

                                                Je ne dis pas le contraire. Le dessin dépend du récit et si un scénario est mal construit, il est impossible à dessiner. En revanche, si le scénario dépend du dessin, l’imagination du scénariste peut être rapidement freinée.
                                                Que ce soit mal dessiné n’empêche pas à des tas de bouquins de mieux se vendre que des tas de bouquins aux dessins excellents. L’impulsion d’achat de l’album n’est donc pas seulement provoquée par le dessin. Et c’est là où vous vous trompez. Il y a des dessins médiocres qui sont à la mode et qui attirent plus que d’autres, plus classiques, plus académiques ou plus inventifs. Le nom d’un auteur, le succès d’un roman adapté, une actualité peuvent être des impulsions d’achat avant la qualité esthétique d’un dessin.
                                                En gros, votre théorie a des angles morts. Mais comme vous dites, je ne sais pas de quoi je parle parce que je ne suis pas un professionnel comme vous.

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                                                • Répondu par auteur bd le 14 décembre 2020 à  16:55 :

                                                  Vous n’avez toujours rien compris... le dessin ne dépend que du scénario ; relisez mon post plus haut. Quant au scénariste, il n’attend pas sur le dessin pour bâtir sa trame. "Ce qui est à la mode", "ce qui se vend bien", ce n’est pas le marketing pour vendre ou "les goût et les couleurs" de chacun qui érigent les règles d’un métier.

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                                                  • Répondu le 14 décembre 2020 à  18:11 :

                                                    Relisez ma prose ! Je dis que le dessin dépend du récit, comme vous et que par conséquent, le verbe précède la forme.
                                                    Mais pourquoi vous embêtez-vous à travailler pour un scénariste ? Si j’ai bien compris, les avances que vos éditeurs vous donnent pour réaliser un ouvrage sont insuffisantes. Il n’y a donc aucune raison à les partager avec un scénariste qui vous oblige à faire, défaire ou refaire ce qu’il n’a pas su faire. Écrivez vos propres histoires ! Vous serez plus libre et vous gagnerez un peu mieux votre vie.
                                                    quant aux goûts et couleurs à la mode, malheureusement, c’es tune réalité vieille comme le monde. aujourd’hui, des tas de dessins bancals plaisent plus que de rares dessins virtuoses. Les scénaristes qui savent dessiner des bonshommes-patate se passent très bien de dessinateurs plus habiles qu’eux et parviennent à de gros succès commerciaux et à rafler des récompenses et des médailles.

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                                                    • Répondu par auteur bd le 15 décembre 2020 à  09:11 :

                                                      Avoir les honneurs et le succès se joue aussi sur la mise en avant dans les médias, l’attaché de presse, le réseau, l’agent pour certains, l’investissement promotionnel de l’éditeur sur l’album. Dans mon précédents post j’ai oublié un mot. Ma phrase était donc : " le dessin ne dépend pas que du scénario" ! "Faites-ci, faites-ça", "faites vos propres scénarios", ça n’est pas aussi binaire... lorsque l’on ne connaît pas les coulisses d’un métier on ne donne pas des conseils péremptoires !

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                                                      • Répondu le 15 décembre 2020 à  16:44 :

                                                        Bien sûr que le dessin ne dépend pas que du scénario puisque la bande dessinée n’est pas un art hybride. Raison de plus pour écrire vos propres scénarios.
                                                        Evelyn Waugh : "Je n’ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C’est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant."
                                                        Votre vrai problème est là.

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                                                        • Répondu par auteur bd le 16 décembre 2020 à  07:18 :

                                                          Ben si, la bd est aussi un art hybride, c’est ce qui en fait sa complexité, vous n’avez toujours rien compris... et comparer la littérature britannique des années 30 avec la bd d’aujourd’hui n’a aucun sens. Les scénaristes sont payés en totalité et bien avant le dessinateur. Sauf que c’est le dessinateur que l’on voit le plus souvent en dédicace dans les festivals à jouer les VRP pour tout le monde. D’où cette demande à être payé même pour les dédicaces... ce que refusent les éditeurs.

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                                                          • Répondu le 16 décembre 2020 à  11:03 :

                                                            La BD n’es tpas AUSSI un art hybride mais UNIQUEMENT un art hybride. Vous n’avez qu’à écrire et dessiner en même temps pour comprendre pourquoi dessiner les histoires des autres ne fonctionne jamais très longtemps.
                                                            Vous faits des bandes dessinées sans comprendre ce qu’est la bande dessinée. Ceci explique aussi les difficultés que vous rencontrez.

                                                            Ce n’est pas aux éditeurs de payer les dédicaces mais aux organisateurs de festivals. Où et comment dans un contrat l’éditeur pourrait garantir une telle rémunération ?

                                                            Le scénariste est payé avant le dessinateur à cause du jeu de pourcentage que vous accepté. C’est à vous de vous arranger avec votre scénariste pour que vos rémunérations soient proportionnelles à la rentabilité de l’œuvre et au travail à fournir. Ce n’est pas la cuisine de l’éditeur.

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                                                            • Répondu par Milles Sabords le 16 décembre 2020 à  13:25 :

                                                              Vous donnez beaucoup de leçons derrière votre anonymat à quelqu’un du métier et en accumulant les poncifs, mais vous êtes qui en réalité : auteur ? éditeur ? directeur de collection ?

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                                                              • Répondu le 17 décembre 2020 à  07:29 :

                                                                Le problème est que vous signez des contrats dont les termes et conditions ne vous conviennent pas. Et vous vous dites "quelqu’un du métier". Commencez par vous respecter !

                                                                L’éditeur ne rémunère pas le travail à fournir, seulement la valeur marchande de l’œuvre. Une avance correspond à un ticket de loterie. Si le succès est au rendez-vous, le ticket est gagnant. Et c’est rarissime et quand il l’est, ses gains ne sont pas répartis entre tous les auteurs qui travaillent pour un seul éditeur. Seulement entre l’Auteur du succès (avec un grand A parce qu’ils peuvent être plusieurs) et l’éditeur. L’éditeur a toujours plus de tickets gagnants qu’un seul auteur parce que nous vivons dans un monde capitaliste et de plus en plus ultra-libéral (à côté, le néo-libéralisme, c’était tiède).

                                                                Si le partage de l’à-valoir est 75 pour le dessin et 25 pour le scénario mais que le pourcentage de répartition des droits est 50/50, oui, la part scénario rembourse l’à-valoir avant la part dessin. Puisque la répartition du travail est de 75/25, il faut que la répartition de l’à-valoir et des pourcentages soient identiques. 75/25 pour les pourcentages aussi. Parce que ce pourcentage doit être le reflet de la part de contribution de chaque auteur de l’œuvre. Si votre scénariste n’accepte pas, alors, il ne vous respecte pas et ne cherche (comme l’éditeur) qu’à profiter de vous. Même s’il n’en a pas conscience, c’est concrètement ce qui se passe. La réalité cynique. Puisque le temps de travail n’existe pas mais existe quand même puisqu’il y a une date de rendu qui se situe bien après la date de signature des parties, l’argument à défendre vis-à-vis de votre scénariste est que si vous fournissez 90% du temps à travailler pour produire cet ouvrage alors qu’il n’en donne que 10, la répartition à-valoir + droits doit être 90/10. Parce qu’autrement, vous faites exploiter par deux capitalistes : l’éditeur et le scénariste. C’est pour ça que je dis que les avances sont généralement trop maigres pour nourrir deux personnes et qu’un dessinateur à tout intérêt (économiquement) à écrire ses propres histoires. Accepter la prime au succès (notoriété du scénariste), c’est faire le jeu du cynisme du capitalisme. Il faut recentrer les choses sur le temps de travail. Parce que le savoir-faire du dessinateur opposé au savoir-faire du scénariste, on n’en sort pas.

                                                                Cette répartition entre créateurs de l’œuvre n’est pas le problème des éditeurs et personne ne changera la règle. Il n’y a pas de société civile type SACD ou SACEM pour reverser des droits en fonction de clés de répartition. Aucun syndicat ou ligue des pros n’ira vous défendre pour rééquilibrer la situation parce qu’ils défendent et les dessinateurs, et les scénaristes et les auteurs qui ont quatre mains même quand ils font tout avec les pieds.

                                                                Et pour ce qui est des festivals, c’est aux organisateurs de payer pas aux éditeurs, parce que ce sont ces organisateurs qui vous demandent un travail. Un travail qu’ils appellent "invitation". Un peu comme si vous invitiez vos amis pour un dîner et que vous leur demandiez de faire la cuisine. Vous feriez la cuisine et l’éditeur fournirait les ingrédients.

                                                                Je dis ça mais je ne suis qu’un âne qui ne connaît rien à votre métier.

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                                                                • Répondu le 17 décembre 2020 à  10:03 :

                                                                  En effet, vous n’y connaissait rien, puisque la vente d’album en dédicace alimente directement les caisses de l’éditeur et non pas celle du festival. Vos histoires de répartitions entre scénariste et dessinateur sont autant de totems brandit par les éditeurs pour ne pas avoir à remettre en question tout un système qui ne vit que des retours d’albums et du pilonnage de ceux-ci. Bref, votre tartine est aussi longue que l’abyssale vacuité de vos démonstrations libérales.

                                                                  Répondre à ce message

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                                                                    L’activité d’auteur est libérale. Si vous êtes un auteur et anti-libéral, vous êtes ou bien schizophrène ou bien masochiste ou bien les deux.

                                                                    Si la vente d’un album alimente directement les caisses de l’éditeur et non celles du festival. À quoi servent les subventions que perçues par le festival et quel est le bénéfice du libraire qui vend cet album sur ce lieu ?
                                                                    Si vous voulez que l’éditeur vous payent pour les dédicaces, il faut ajouter une clause à votre contrat : pour assurer la promotion de l’ouvrage, l’auteur s’engage à participer à des séances de dédicaces (x heures). En contrepartie, l’éditeur verse une somme fixe de x euros qui non-déductible des droits parce que ce n’est pas un droit d’auteur. Essayez de négocier ça avec votre éditeur, il va crier à l’assassin, au vol, ma cassette, la surproduction m’assassine déjà assez comme ça et tout un tas de mensonges d’épicier de la Grêce antique, mais essayez quand même ! Et s’il refuse et que les organisateurs de festivals refusent aussi de vous rémunérer. Alors, refusez de dédicacer et allez vous promener le week-end, vous en tirerez un bien meilleur bénéfice. Ou alors, allez dédicacer gratuitement et cessez de vous plaindre parce que vous ne pouvez que vous en prendre à vous.

                                                                    Répondre à ce message

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                                                                      Et les subventions de l’état et de l’Union Européenne aux éditeurs, vous en faites quoi ? Des confettis ?

                                                                      Répondre à ce message

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                                                                        Les subventions de l’État et de UE devraient servir à payer les séances de dédicaces. Quelle idée géniale pour défendre les auteurs !

                                                                        Répondre à ce message

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                                                                      Je vous explique deux trois petites bricoles ; la bd n’est pas un métier libéral, ultra-libéral ou néo-libéral ou tout ce que vous voudrez. On a rendu ce métier absurde juste pour des histoires de profits, de tirages non déclarés, d’opacité des chiffres de ventes et d’autres "arrangement entre amis". En tant qu’organisateur d’un festival, s’il n’y avait pas un partenariat avec les entreprises locales, je pourrais fermer boutique. Ne vous faites pas de soucis pour le libraire, il fait son métier, point barre. C’est à l’éditeur de rémunérer ses auteurs en dédicaces, pas au festival ! Alors plutôt que de balancer des intox sur ce forum, vous feriez mieux de revoir vos sources ! Autre info qui pourrait vous être utile ; procurez-vous un contrat d’édition, au moins vous saurez de quoi vous parlez !!!

                                                                      Répondre à ce message

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                                                                        L’activité d’auteur est libérale que ça vous plaise ou non. Le droit d’auteur est une invention libérale. Au sens originel du mot, pas comme il est employé aujourd’hui où tout est confondu libéral = néo-libéral= ultra-libéral. Alors qu’un libéral n’est pas nécessairement ultra-libéral. Intéressez-vous deux seconde à l’Histoire de l’économie avant de balancer des lieux communs !
                                                                        Si ce n’est pas une activité libérale, alors quel statut ? L’auteur ne peut pas être salarié puisqu’il ne peut pas être subordonné au nom de la liberté d’expression. Alors, quoi ? Répondre que c’est un métier ne suffit pas. À moitié libéral et à moitié salarié déguisé parce qu’inféodé à un éditeur et parce que l’État veut le faire entrer dans toutes les cases et aucunes pour racler des cotisations sociales inadaptées et de la TVA.

                                                                        Le libraire fait son métier et c’est sur les ventes des ouvrages qu’il se paye tout comme l’éditeur et l’auteur. Sauf que l’auteur ne se paye en dédicace que s’il a déjà remboursé son avance sur l’ouvrage qu’il dédicace. Sinon, il travaille pour le libraire et l’éditeur. Et s’il dédicace, il ajoute un travail supplémentaire au travail pour lequel il a déjà été rémunéré.

                                                                        Le festivalier ne veut pas payer l’auteur, le libraire non plus et il ne le pourrait pas même si un festival est une aubaine pour lui. L’éditeur ne veut pas payer non plus parce qu’il n’a aucune obligation contractuelle à le faire. Pourquoi serait-ce à l’éditeur de rémunérer l’auteur pour le travail que le festivalier a commandé à ce dernier ?
                                                                        Chacun renvoie la balle dans le camp de l’autre et comme ça, rien ne change.

                                                                        La vérité est que personne ne veut payer le travail de l’auteur, seulement profiter de son œuvre pour l’exploiter jusqu’à l’os et exploiter son œuvre une fois qu’il est mort et ce qui lui reste de temps libre lorsqu’il est encore en vie. L’éditeur se fout généralement de l’auteur, lui, ce qui l’intéresse, c’est d’étoffer son catalogue avec des titres rentables à très long terme et si la politique des retours peut l’aidé à remplir son catalogue, il en profite. La priorité pour un libraire, c’est son commerce et c’est pareil pour le festivalier. Un festival n’est pas une œuvre de charité. Tout ce petit monde qui se nourrit de l’auteur aime bien les BD, mais le prix réel à payer pour que l’auteur vivent décemment de son travail, tout le monde s’en tape. Tout le monde se cache d’être en réalité bien libertarien. Libéral, quel gros mot, surtout en France, mais en réalité, c’est le pire visage du libéralisme qui se cache derrière chaque masque. Si l’auteur pouvait avoir un statut d’esclave, ça ne dérangerait personne. Chacun continuerait de dire que c’est de la faute de l’autre et du système.
                                                                        Bien sûr que c’est au festivalier de payer l’auteur et s’il ne veut pas le faire, qui ne lui demande pas de travailler gratuitement et qu’il ferme sa boutique d’exploiteur !

                                                                        Répondre à ce message

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                                                                          Comparer les organisateurs de festivals est méprisant de votre part. Les festivals drainent un tissu social, culturel et économique important pour mettre en lumière la bande-dessinée et les auteurs. Autrement que les éditeurs et les diffuseurs, ces marchands de papier dont vous vous réclamez.

                                                                          Répondre à ce message

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                                                                  Il n’y pas de SACD ou de SACEM pour verser des droits d’exploitation aux auteurs, parque-ce les sociétés qui le font portent d’autres noms et elles existent. Je ne sais pas de qui vous tenait vos sources, mais elles sont fausses.

                                                                  Répondre à ce message

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                                                                    La SOFIA et quoi d’autre pour les auteurs de bandes dessinées ?

                                                                    Répondre à ce message

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                                                                      Je ne vais pas vous donner toutes mes infos quand même... On se connait ? Non.

                                                                      Répondre à ce message

                                                            • Répondu par Auteur le 16 décembre 2020 à  13:36 :

                                                              Mais pour qui il se prend celui du post - "Répondu le 16 décembre à 11:03". Jamais lu autant de niaiseries sur le métier de la part d’un type qui n’y connait rien !!!

                                                              Répondre à ce message

                                                      • Répondu le 15 décembre 2020 à  17:23 :

                                                        Mais qu’il est désagréable !

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                                              • Répondu par Observateur le 14 décembre 2020 à  14:12 :

                                                C’est frustrant tous ces génies anonymes ici, on aimerait savoir...

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    15 décembre 2020 16:22, par Richard (Teljem)

    180 commentaires sur un article, c’est énorme ! N’est-ce pas un record sur Actuabd ? Je m’adresse aux webmasters du site.

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    • Répondu le 15 décembre 2020 à  21:26 :

      Et aucun commentaire en rapport avec le sujet de l’article !

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  • Covid-19 et BD 2020 : du rififi dans les festivals
    18 décembre 2020 20:06, par Sachez-le.

    Je réponds ici sinon c’est illisible.
    En France il y a une vingtaine de sociétés de gestion de droit d’auteur, pour les auteurs de BD il y a la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP)
    la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF)
    le Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC)
    la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA),
    ils perçoivent et reversent les droits de copie, de passages TV, les emprunts en bibliothèque etc... bref les droits annexes, qui ne sont pas négligeables.

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