Cris de Guerre - Tombelaine, n°2 - Capo et Chaillet - Casterman

5 août 2002 0 commentaire
  •   S'ils ont fait l'objet d'un superbe film datant de la période de gloire d'Hollywood, les 55 jours du siège de Pékin lors de la révolte des Boxers n'ont jamais inspiré les auteurs de bande dessinée. Voilà une lacune réparée grâce à une passionnante série historique à peine gâchée par une double-intrigue romanesque sans grand intérêt.

Victime d’un chantage diabolique, Quentin Fortune a dû quitter brutalement sa terre natale et abandonner Tombelaine et Amélie, la fille qu’il aime. Embarqué sur l’Entrecasteaux contre son gré, il est parti pour la Chine où couve la révolte des Boxeurs.

Pékin, 1er juin 1900. Un million de Chinois, mis en ébullition par les harangues xénophobes des "Boxers", les "poings de Justice" comme ils se nomment, menacent les "Diables étrangers" retranchés dans leur quartier des légations. Cette masse inquiétante n’attend qu’un signe de la vieille impératrice Tseu-Hi pour attaquer.

Dans la légation de France, alors que chacun espère l’arrivée de renforts qu’on dit imminents, le matelot Quentin Fortune se noie dans ses souvenirs : Tombelaine, son domaine qu’il a dû fuir ! Son père l’a vendu à celui de la belle Amélie, ce tordu de Lebeuf qui entasse sans vergogne des caisses d’opium venues clandestinement de Chine...

A Pékin, l’attente sape le moral. Les frictions entre autochtones et Occidentaux se multiplient. "Châ châ, chô chô", le terrible cri de guerre des Boxeurs, réveille la capitale des empereurs mandchoux.

(par Patrick Albray)

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Le fond est solide, l’histoire crédible et l’on sent un énorme travail documentaire par-dessous. Le récit de ce terrible épisode de l’histoire de la Chine au siècle passé est vraiment réussi. On est moins convaincu par l’intrigue romanesque en filigrane, inutilement compliquée et peu intéressante. La mise en couleurs abuse des effets de dégradé et fait trop sentir son origine informatique. On apprécierait plus de sobriété à ce niveau.

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