Danthrakon T. 3 : Le marmiton bienheureux - Par Arleston et Boiscommun – Ed. Drakoo/Bamboo

18 novembre 2020 0 commentaire
  • Danthrakon a été le premier album publié dans la nouvelle collection Imaginaire de Bamboo (pour le moment très axée fantasy). Il est donc normal que ce soit la première série terminée. Verdict ? Comme un air de déjà vu, mais lorsque deux baroudeurs sont aux commandes, pourquoi bouder son plaisir ?

Nuwan, apprenti cuisinier, se fait posséder par un grimoire magique, le Danthrakon (justement), dont l’encre coule désormais dans ses veines, au sens propre. Lorsqu’il déclenche sa magie, bien involontairement, il se transforme en une sorte de Hulk orangé. Il est accompagné par la belle Lerëh, apprentie magicienne de son état dont il est amoureux (ce qui tombe bien au demeurant…), et dont les parents, plus puissants et tordus l’un que l’autre, ont un lien étroit avec le fameux grimoire.
Un ménage à deux et demi, puisqu’ils sont accompagnés de leur faire-valoir Garman, voir deux trois quarts si on compte le fuff (bestiole poilue à longue queue), animal de compagnie de Nuwan.

Danthrakon T. 3 : Le marmiton bienheureux - Par Arleston et Boiscommun – Ed. Drakoo/Bamboo
Couverture du tome 2
© Boiscommun / Drakoo

Si le tome 2 de cette trilogie est axé sur la mère de Lerëh, Lyreleï « la fantasque », le dernier tome commence dans la plus grande confusion : la mère, dont le corps a été transpercé, possède la fille, semble connaître le moyen de débarrasser Nuwan de l’encombrante magie qu’il a en lui, et de se l’approprier par la même occasion. C’est alors que le fuff, Tinpuz, prend une tout autre dimension.

Cette série a souvent été comparée à Lanfeust de Troy. Comment ne pas y penser avec Christophe Arleston au scénario ? Certes, les liens sont certains mais ils tiennent davantage aux allusions, aux clins d’œil (Nuwa et Lanfeust partagent la même couleur de cheveux pas exemple), qu’à la x-ième redite. Mais ce n’est pas le seul clin d’oeil ! Pour ne prendre que le fuff, il est un descendant évident du foureux de La Quête de l’oiseau du temps (avec une pointe de Marsupilami pour la longueur de la queue). Les références sont nombreuses, comme souvent avec Arleston qui connaît très bien le monde de la BD, et en particulier de la fantaisie pour avoir été à la tête du Lanfeust Mag’ pendant de nombreuses années.

Tinpuz, le fuff cachotier !
© Boiscommun / Drakoo

Le dessin d’Olivier Boiscommun est fluide et le découpage, classique, est efficace. Bien entendu, pour publier trois tomes en un an, il faut dessiner vite, très vite, et faire une croix sur les détails et les arrières plans. C’est un choix éditorial qui convient pour ce type d’album, qui n’a d’autres ambitions que de nous distraire. C’est un peu dommage pour le dessin d’Olivier Boiscommun qui peut donner beaucoup plus, avec plus de temps bien entendu. Soulignons également le travail des coloristes, Claude Guth et Florence Torta. Là encore, Boiscommun est un coloriste d’exception mais le rythme de publication impose de scinder les tâches pour respecter les délais.

Une série agréable qui porte surtout une morale très amusante : réincarnons-nous tous en fuff !

De la magie, toujours de la magie... et le début des révélations
© Boiscommun / Drakoo
Un cahier graphique agrémente la fin du 3e tome
© Boiscommun / Drakoo

(par Jérôme BLACHON)

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