Dany ("Olivier Rameau", "Guerrières de Troy") (1/3) : "Greg était un bosseur extraordinaire"

4 mars 2014 2 commentaires
  • Avec ses allures de jeune homme, on n'imagine pas qu'il a vécu l'âge d'or du "Journal Tintin", faisant ses premiers pas dans le sillage d'un scénariste prodige, Greg, dans le studio duquel il fréquente Hermann et Dupa. Dessinateur humoristique, il passe aisément au registre du dessin réaliste à la faveur d'un scénario de Jean Van Hamme : "Histoire sans héros", un récit marquant de l'histoire de la bande dessinée belge. Alors que se déroule [sa grande rétrospective au Rouge Cloître->art16408], rencontre avec un classique.

Dany, de son vrai nom Dany Henrotin, est né à Marche en Famenne, le 28 janvier 1943. Ses parents sont déjà dans le domaine culturel : son père tient une petite imprimerie et sa mère une librairie-papeterie. Le jeune Dany pouvait ainsi lire Tintin et Spirou avant ses petits camarades, de même que les premiers albums de BD qu’il lisait et relisait tant de fois que sa mère ne pouvait plus les revendre !

Il achève ses Humanités artistiques (l’équivalent belge du Bac, mais dans la filière artistique) à Saint-Luc, il poursuit son parcours artistique dans une école supérieure de dessin publicitaire. Ses parents ne contrarient pas sa vocation artistique : son père occupait ses heures de temps libres à dessiner et peindre.
Grand lecteur, Dany se passionne pour l’Histoire sous l’influence des Aventures de l’Oncle Paul. Alors qu’il s’apprête à achever ses études, un dessinateur visite l’exposition de fin d’année des élèves. Il s’agit de Mittéï qui cherche un assistant. Il tombe en arrêt devant les travaux du jeune Henrotin et lui propose de le rejoindre. "C’était comme si l’on m’ouvrait les portes du Paradis !" dit-il aujourd’hui. Mittéï est l’assistant de Greg, de Tibet (Ric Hochet). Dany devenait donc l’assistant de l’assistant ! Il commence sa carrière en faisant les décors de Ric Hochet, d’Achille Talon et de la série des As de Greg.

Dany ("Olivier Rameau", "Guerrières de Troy") (1/3) : "Greg était un bosseur extraordinaire"
Mittéï par lui-même
DR

Il y a travaillé un an lorsque, ayant repoussé plusieurs fois l’appel, il est contraint de passer sous les drapeaux. Il espère retrouver une place après le service militaire, mais il apprend par Seron, son camarade de classe, que Mittéï l’avait engagé pour le remplacer ! Deuxième coup de chance, Greg l’appelle alors pour l’inviter à rejoindre son studio, ce qui revint à le mettre au même rang que son précédent employeur.

Quel homme était Mittéï ?

Il aimait beaucoup des auteurs comme Dickens ou Daudet. Il les a adaptés avec ses moyens. Il avait du mal à s’imposer comme auteur de BD, mais c’était quelqu’un d’attachant. Quelquefois, lorsqu’il faisait beau, on lâchait le travail de bureau et il m’emmenait avec lui dans la campagne, pour y faire des aquarelles. J’ai beaucoup appris de lui. C’était un artiste, un peu aigri malheureusement.

Michel Greg
DR. (c) Dargaud

Greg n’est pas encore une star quand vous arrivez chez lui.

Tout de même, il scénarisait déjà pour Franquin et était rédacteur en chef de Tintin... C’était un bosseur incroyable. À un moment, il travaillait sur 18 séries en même temps, tout en assurant le dessin d’Achille Talon, de Quentin Gentil et des As. (Dupa et moi travaillions sur cette dernière série, d’ailleurs).

Il avait une culture incroyable, il en imposait. C’était un type brillant...

Oui, il avait aussi un ego surdimensionné, mais qui était justifié par ses qualités. Il nous a aussi considérablement facilité la vie pour nos débuts à Dupa, Hermann et moi. C’est évident mais notre réussite lui faisait plaisir. Il aimait beaucoup l’idée de se dire : "Ces sont des hommes à moi". Et nous, on en a bénéficié, clairement.

Vous étiez plutôt de bons dessinateurs, aussi...

Hermann était déjà très fort, pas moi. Quand je revois les dessins que je faisais à l’époque, au regard de la qualité des dessinateurs actuels, je me serais refusé ! Mais on avait la chance de pouvoir progresser tout en étant payé. Le Journal de Tintin était un banc d’essai extraordinaire. Quand on était au point, on passait aux albums, mais avant cela, on avait tout le temps de faire nos armes et de corriger nos erreurs. C’était extraordinaire comme époque.

Olivier Rameau dans Tintin en 1968
(c) Le Lombard

Il fournissait le scénario d’un album complètement écrit ?

Il n’a jamais fait cela, pour personne. Et, si on compare aux studios Graton ou Peyo , qui existaient à la même époque, où l’on devait faire du Graton chez Graton ou du Peyo chez Peyo (même si tous ces assistants sont devenus de grands noms de la bande dessinée : Walthéry, Derib, Gos, Wasterlain, etc... ), Greg, qui n’avait pas, contrairement à Peyo, un grand talent de dessinateur, essayait de développer nos talents personnels. Il nous encourageait à faire du Hermann, du Dupa, du Dany... et pas du Greg .

Travailler avec Hermann l’intéressait beaucoup car Greg était incapable de dessiner de manière réaliste. Cela a été pour lui un bonheur parce qu’il estimait, au fond, que nous étions tous les trois un prolongement de lui-même dans des domaines où il ne pouvait pas accéder. C’est quelqu’un qui avait un côté professoral, même un peu paternaliste, mais malgré cela, c’était quelqu’un d’extrêmement chaleureux. Quand il rentrait, vers 17 heures, de son boulot de rédacteur en chef, il arrivait dans le bureau avec une cigarette au bec, mettait les pieds sur la table, et commençait à nous raconter des anecdotes, soit sur la vie du journal, soit de la guerre 40-45, soit de n’importe quoi... et c’était un conteur passionnant. Je garde un excellent souvenir de ces neuf années passées à ses côtés.

Olivier Rameau de Dany et Greg
(c) Le Lombard

Donc, si l’on comprend bien, il passait ses journées au Journal Tintin et vous travailliez seuls dans le studio ?

Oui, c’est cela. Hermann n’arrivait que dans l’après-midi car il devait garder le gamin le matin. Dupa et moi, on était seuls dans le studio de la Place du Roi-Vainqueur. En fin de journée quand Greg avait fini de nous raconter ses histoires, il se mettait à sa machine à écrire. Il n’avait aucune note, aucune fiche, tout était dans sa tête ! Il tapait deux pages pour Hermann, il les lui apportait, puis deux pages pour moi, deux pages pour Paape ou pour ses autres séries. Cela fini, il prenait une feuille de dessin et il commençait à dessiner une page d’Achille Talon, car il faisait deux planches de Talon par semaine en plus de tout cela. C’était un bosseur incroyable. Il est un jour tombé évanoui de fatigue, d’épuisement.

Tintin était devenu le journal de Greg
Dessin de Greg

En même temps, il a été extrêmement critiqué...

Oui, il a fait des erreurs. Il a eu des attitudes blessantes vis-à-vis de ceux qui étaient là avant lui : Tibet, Graton, Weinberg, Craenhals, Reding, les Funcken... Ils ont vu arriver ce jeune loup : il avait 35 ans quand il a été nommé rédacteur en chef de Tintin en 1966. Même si Tibet avait le même âge que lui (c’est d’ailleurs lui qui l’a introduit dans le Journal Tintin et auprès de Franquin), il était auteur du journal depuis bien plus longtemps que Greg.

Quand il est devenu rédacteur en chef, le Journal de Tintin état considéré, c’est un terme de Franquin, comme "un éléphant malade". Face au dynamisme de Spirou, Tintin faisait figure de publication d’avant-guerre, de journal du passé. Hergé avait cessé de s’y intéresser. C’était poussif, poussiéreux. Greg est arrivé là-dedans avec des "opérations coup de canon !", comme il disait. Chaque semaine, il y avait une nouvelle série qui arrivait, et c’était presque chaque fois lui qui en assurait le scénario ! Il est devenu omniprésent, à tel point que les auteurs que je viens de citer se sont réunis pour demander une entrevue au père Leblanc [le patron du Journal Tintin et des éditions du Lombard. NDLR.] pour dégommer Greg !

Il prenait trop de place et surtout, il était un peu méprisant. Les gens de moindre importance, comme Mittéï, il les virait carrément ! Et ces gens se retrouvaient sans boulot ! Bien sûr, il ne pouvait pas virer Tibet, Graton ou Reding, mais quand il donnait des interviews, il laissait entendre qu’il y avait la BD de papa, la BD du passé et que lui, Greg incarnait la BD moderne. Tibet et les autres se sentaient visés.

Tibet et Duchâteau étaient pourtant aux premières places du référendum...

Oui, mais Greg voulait prendre la place de tout le monde. Les autres dessinateurs ont donc pris rendez-vous chez Raymond Leblanc qui leur dit, au moment même où ils entrent dans le bureau : "Si vos revendications concernent Greg, ce n’est pas la peine : Greg reste le rédacteur en chef et n’en bougera pas !" Est-ce que quelqu’un avait vendu la mèche ? On n’en sait rien mais en tout cas, ça leur a coupé le sifflet. Greg avait l’aval de Raymond Leblanc parce que les ventes augmentaient, elles explosaient ! Tous ces petits nouveaux qu’il amenait et qui étaient "des hommes à lui", ça fonctionnait : Hermann a tout de suite été plébiscité par le public. À son premier référendum, Olivier Rameau était quatrième. C’était fabuleux !

Olivier Rameau de Dany et Greg
(c) Le Lombard

Le fait de faire partie des "hommes de Greg" ne vous vous mettait-il pas à part des autres créateurs du journal ?

Oui. Hermann, Dupa et moi, nous faisions un peu bande à part, malgré nous. Il a fallu beaucoup de temps et de rencontres pour que l’on soit acceptés par les autres. Il y a des gens qui ne nous ont jamais vraiment acceptés. Par contre , d’autres, comme Eddy Paape avec Luc Orient ou William Vance avec Bruno Brazil, ont retrouvé une nouvelle vie avec Greg. Plus tard aussi, Greg a introduit Jean Van Hamme dans l’équipe.

La modernité passe par lui.

Tout fait, mais c’était difficilement acceptable pour ceux qui étaient là avant lui, que Greg traitait de ringards. C’était plutôt maladroit de sa part, c’est le moins qu’on puisse dire. Il a fait beaucoup d’erreurs et ce, jusqu’à la fin de sa vie . Par exemple, quand il a pris position contre Uderzo dans l’affaire qui l’opposait à Dargaud . C’était inadmissible, comme attitude ! C’était pathétique...

Est-ce que vous apportez à la BD une technique du dessin publicitaire que n’avait pas la génération précédente, qui s’était formée sur le tas ?

Certainement pour les couvertures, que je traitais comme des affiches. En général, il y a eu un changement de ton. Les gens qui ont connu le journal à cette époque se souviennent de cette "révolution".

Vous êtes en pleine phase de production puisque vous dessinez Olivier Rameau, mais aussi toutes les commandes que Greg récupérait à ce moment-là.

Oui, j’ai techniquement beaucoup appris grâce à cela. Toutes les semaines, Greg inventait un nouveau sujet de dossier, dans lequel il s’investissait au niveau rédactionnel en plus de son boulot de bande dessinée. Il me demandait chaque fois une illustration. Cela a été un banc d’essai extraordinaire parce que je testais des techniques différentes : je passais de la gouache à l’aquarelle, au trait... Jusqu’à trouver cette technique que j’ai adoptée et que je domine très bien maintenant, je crois : les encres de couleur, l’écoline, avec la gouache.

Olivier Rameau de Dany et Greg
(c) Le Lombard
Alice au Pays des Merveilles. Un album fait en un mois par Greg, Dany, Dupa, Turk et Degroot.
Ed. Le Lombard

En même temps, il y a Alice au Pays des merveilles (1973)...

C’est grâce à Raymond Leblanc qui avait un studio de dessins animés, Belvision. Il avait coproduit Alice au pays des merveilles, un film en live, produit par des Anglais, et c’était lui qui le distribuait en Belgique. Il avait eu l’idée, pour aider la distribution du film, de faire une bande dessinée. On était très proches des délais de sortie du film. Il a demandé à Greg de faire l’adaptation du scénario. J’ai fait les personnages "humains" : Alice et quelques-autres, Dupa a fait tous les autres personnages, le lapin notamment. Et Turk & De Groot qui étaient des "annexes" au studio Greg (ils avaient un studio à eux deux, un peu plus loin de chez nous) ont réalisé les décors. Eux aussi, c’est Greg qui les a introduits dans le journal Tintin, comme il a donné plus tard sa chance à Godi. Ma femme Marcy a commencé à faire des couleurs à ce moment-là. On a bouclé cet album d’Alice en un mois !

On a souvent traité Greg de conservateur, voire de facho. Qu’en était-il ?

Il était de droite, c’est certain, mais pas du tout d’extrême-droite. La politique socialiste d’assistanat qui conduit à des aberrations comme ces chômeurs à vie qui touchent une retraite plus importante que celle d’un indépendant qui n’a jamais fait que payer des charges toute sa vie sans jamais rien recevoir, ni se donner la possibilité de prendre des congés-maladie voire de congés tout court, cela le révoltait ! Il voulait, comme les Américains, qu’il y ait une récompense au mérite, mais en oubliant peut-être le facteur chance et ceux qui ont eu moins d’opportunités que les chanceux à qui tout réussit.

Il était nourri de films américains des années 1950 qui donnaient une image positive de l’American Way of Life et qui ne montrait pas nécessairement les mauvais côtés des États-Unis. Il a toujours rêvé, depuis qu’il avait 15 ans, d’être Cary Grant ou Clark Gable (à qui il aurait aimé ressembler), qu’il descendrait un jour de son bureau de la 5e Avenue pour prendre son train à Central Station et rejoindre sa maison dans le Connecticut. Il n’empêche que quelques années plus tard, il a réalisé ce rêve. Cela a coûté un pont à Dargaud, mais Greg y est arrivé et tout le monde ne peut pas, comme lui, vivre son rêve.

À un moment, il y a une rupture : Greg quitte Bruxelles pour Paris et le Lombard pour Dargaud. Il faut dire que, grâce à Astérix, le rapport de force avait changé entre Leblanc et Dargaud.

Greg était assez opportuniste mais, en substance, c’est Dargaud qui l’a appelé. Il publiait Achille Talon chez cet éditeur depuis près de dix ans. Il aurait bien voulu, déjà à l’époque, aller aux USA, mais c’était trop tôt. L’étape intermédiaire, pour lui, c’était de devenir Français et d’habiter Paris, plus exactement à Neuilly, boulevard Victor Hugo. Il avait un appartement somptueux. Il a toujours eu la folie des grandeurs. Il a gagné énormément d’argent à une certaine époque de sa vie, mais quel que soit le montant de ce qu’il gagnait, il dépensait davantage. Il a toujours été généreux, le contraire d’un gars mesquin. Cela ne l’intéressait pas de vivre à l’économie. Jusqu’à sa mort, il a été comme cela. Il aurait pu prolonger sa vie s’il avait moins picolé, moins mangé, moins fumé mais il préférait vivre à fond, tout le temps, quitte à vivre moins longtemps.

Son départ n’a pas changé pas grand chose pour moi parce qu’on s’était déjà un petit peu éloigné du studio. Dupa avait acheté une maison ailleurs, Hermann travaillait de plus en plus chez lui, Turk & De Groot avaient toujours été un peu plus à l’extérieur, nous partions de toute manière tous de notre côté... Nous n’étions pas salariés, nous étions tous indépendants. Greg payait le loyer du studio intégralement, toutes les fournitures, les machines comme les photocopieuses, le papier, les encres, les couleurs,... il les payait. Par contre, il nous prenait un pourcentage sur nos droits d’auteur. Au départ, c’était lui qui signait les contrats pour nous. Puis on a signé les contrats nous-mêmes avec Le Lombard et on est devenus des auteurs indépendants de Greg.

Olivier Rameau de Dany et Greg
(c) Le Lombard

C’est le moment où Olivier Rameau publie moins régulièrement...

j’ai toujours eu envie de me diversifier. Quel que soit le succès de ce que je faisais. À un moment donné, il faut que je fasse autre chose. C’est mon problème mais aussi, peut-être, mon moteur.

Il y a un album marquant pour tout le monde en 1977, c’est Histoire sans héros, que Jean Van Hamme écrit pour vous.

"Histoire sans héros" de Dany et Jean Van Hamme
Ed. Le Lombard

Oui, c’est intéressant à plus d’un titre. À l’époque, Jean Van Hamme n’était pas encore un scénariste très connu. Il avait fait Epoxy avec Cuvelier chez Losfeld, Domino avec Chéret au Lombard, Tony Stark avec Édouard Aidans, etc. Il avait aussi écrit des gags pour Franquin... J’avais très envie de faire du dessin réaliste. Je demande bien évidemment un scénario à Greg, débordé, qui me dit : "J’ai un truc pour vous" et il me refile le manuscrit d’Histoire sans héros. Je vois le nom de l’auteur : Jean Van Hamme.

En fait, je le connaissais pour l’avoir déjà rencontré avant : il avait racheté un petit resto-boîte de nuit à Boisfort où j’habitais à l’époque. Il m’avait contacté pour que je fasse le logo de sa boîte. Son chien s’appelait Bolux et il voulait que j’en fasse la caricature pour illustrer le logo de son bar, le Bolux. C’était vers 1973-1974. Il était encore directeur chez Phillips à ce moment-là.

Je lis le scénario et, bien sûr, je le trouve formidable. Ça correspondait exactement à mon envie de faire un truc différent d’Olivier Rameau. Ce qui me passionne, ce sont des défis, c’est de me mettre en danger. Ronronner dans une routine habituelle, il n’y a rien de pire pour moi. Il faut que j’aille vers l’inconnu. Je vis comme cela, je voyage comme cela. Histoire sans héros a été une étape très importante, incontestablement.

C’est un album qui remet en cause le principe de la série avec un héros alors que c’était le genre dominant de l’époque. C’était précurseur de l’esprit des romans graphiques.

Oui, c’est vrai . Je me souviens que le Lombard n’était pas chaud pour le publier. Ils n’avaient pas de structure éditoriale pour accueillir un album isolé. Ils hésitaient à le publier alors qu’il y avait de très bonnes réactions dans le journal. Voyant que le Lombard ne se décidait pas à l’éditer, Dargaud s’était proposé de le faire... Le Lombard l’a donc fait par défaut, parce que Dargaud voulait le faire... Cela a été un gros succès, on a dû dépasser les 100 000 exemplaires vendus aujourd’hui, sans compter les traductions étrangères, en une bonne dizaine de langues.

(À Suivre...)

Propos recueillis par Didier Pasamonik

"Histoire sans héros" de Dany et Jean Van Hamme
(c) Le Lombard

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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L’expo Dany au Rouge Cloître se déroule jusqu’au 20 avril 2014. Elle sera suivie d’une exposition consacrée à René Hausman (à partir du 9 mai).

Rouge-Cloître
Rue de Rouge-Cloître 4
1160 Auderghem (Bruxelles)
Tél. : + 32 2 660 55 97
info@rouge-cloitre.be

Ouvert du 14 février au 20 avril 2014, du mercredi au dimanche de 14 à 17h.
Entrée : 3 € - 2 € - gratuit < 12 ans.

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Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

 
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