Daredevil : Le Diable de Californie – Par Mark Waid & Chris Samnee (trad. Khaled Tadil) – Panini Comics

3 mars 2015 2 commentaires
  • Après avoir révélé son identité secrète, celle du justicier Daredevil, l'avocat Matt Murdock est radié du barreau de New York. Ses pas le mènent alors, en compagnie de son amie Kirsten McDuffie, en Californie et plus précisément à San Francisco. Comment « l'homme sans peur » va t-il s'adapter à sa nouvelle vie ? Réponse avec une nouvelle série toujours menée par le duo Mark Waid et Chris Samnee.

La série Daredevil sourit ces dernières années au scénariste Mark Waid et au dessinateur Chris Samnee : leur fructueuse collaboration a apporté de nouvelles lettres de noblesse au personnage et leur a rapporté à chacun une distinction aux prix Eisner ces dernières années. [1]

À l’image des péripéties qu’ils avaient pu présenter les années précédentes, cette nouvelle itération de la série Daredevil est marquée par une atmosphère plus légère que celle que l’on peut associer traditionnellement au personnage, notamment depuis le mythique run de Frank Miller dans les années 1980. Cette atmosphère se ressent notamment au travers du personnage de Matt Murdock, plus décontracté et volontiers plus blagueur au fil des pages. Que les amateurs se rassurent, Daredevil n’est pas devenu un Spider-Man en puissance, mais il apparaît moins sombre qu’à certains autres moments de son existence.

Daredevil : Le Diable de Californie – Par Mark Waid & Chris Samnee (trad. Khaled Tadil) – Panini Comics
Daredevil est obligé de quitter ces prochains temps New York et son quartier de Hell’s Kitchen.
© Marvel

Cette aspect léger dans la narration ne va tout de même pas empêcher Daredevil de mettre le bleu de chauffe dès son arrivée à San Francisco. En effet, il doit gérer le récent deuil de son ami de toujours Foggy Nelson, se construire une nouvelle crédibilité d’avocat en Californie et doit répondre aux attentes de la population locale qui attend un super-héros pour gérer la super-criminalité qui tendrait à se développer dans les environs.

Le programme concocté par Mark Waid est chargé, d’autant plus qu’il n’hésite pas à envoyer dans les pattes de Daredevil un vrai-faux héros psychotique, le Suaire, et l’un de ses anciens ennemis qui a lui aussi posé ses valises à San Francisco, le Hibou. Mark Waid n’hésite pas à placer son héros principal dans de bien périlleuses situations, et ce pour le bonheur des lecteurs. L’intrigue amènera ainsi Matt Murdock à réfléchir sur sa situation et à comment il peut faire pour la vivre pleinement, le tout avec une efficacité appréciable au fil des planches.

Le Suaire est tombé sur la mauvaise personne pour se plaindre de son sort !
© Marvel

Daredevil : Le Diable de Californie est un album très intéressant, que ce soit pour les lecteurs qui voudraient découvrir l’univers de Daredevil grâce au lancement d’une nouvelle série ou que ce soit pour les amateurs du personnage qui le retrouveront dans une belle forme. Servies par les jolies planches de Chris Samnee et Peter Krause, les intrigues de Mark Waid touchent leur cible et prouvent que Daredevil a encore de très beaux lendemains devant lui pour peu que les grands noms qui passent par la Maison des Idées se penchent sur son cas.

(par Romuald LEFEBVRE)

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L’actualité récente de Mark Waid sur Actua BD :
Spider-Man : 36 Façons de mourir
Spider-Man : Family Business

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[1Mark Waid a remporté en 2012, grâce à Daredevil entre autres, le prix Eisner du meilleur scénariste et Chris Samnee celui du meilleur dessinateur en 2013, grâce à cette même série notamment.

 
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2 Messages :
  • Dommage que la traduction soit catastrophique :

    Quand Khaled Tadil traduit que Matt est sur le siège d’une voiture qui le mène en enfer alors que la scène se passe dans un avion et qu’il parle d’un siège terriblement inconfortable, par exemple, ou quand DD effectue une cascade de fou en voiture, le type lui dit : "tu es fou ? Comment t’appelle une cascade comme ça ?" Et DD répond en VO : "Mardi" (tuesday), signifiant qu’il fait ça tous les jours de la semaine, K. Tadil traduit Tuesday par "Schnouf", ce qui n’a aucun sens...

    Autres exemples : K. Tadil ne connait ni Baudelaire ni Usual Suspect :

    "la plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas !".

    Il traduit donc Devil par Daredevil, et du coup passe à côté de la référence.

    De plus, en parlant du Hibou : "Personne de vivant ne le regrettera" et "personne ne le regrettera de son vivant", ça ne veut pas dire la même chose.

    Enfin, que Daredevil tutoie l’adjointe au Maire de San Francisco alors qu’il vient d’arriver en ville et qu’elle dit le connaître de réputation, c’est à mon avis une erreur.

    Ajouté à toutes les négations enlevées, à base de "je sais pas, je veux pas...Y’en a, Y’a...", c’est au final un travail bâclé !!!!

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    • Répondu par Pirlouit le 23 novembre 2015 à  18:57 :

      Merci pour ton commentaire sympa. Je croyais que panini avait amélioré le niveau de ses traductions, je vois qu’il vaut mieux lire les comics en VO, ou alors prier pour que Delcourt, Urban Comics ou n’importe quel autre éditeur ne reprenne la licence Marvel.
      Ceci dit, on a eu de la chance dans notre malheur : dans une Intégrale Spider-Man des débuts (période Lee Ditko ou Romita senior), le lecteur avait droit à "T’es ouf ?" au lieu du plus adapté "tu es fou" sans doute traduit de "you’re crazy"

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