Daredevil T 16 : « A chacun son dû » par E. Brubaker, M. Lark & S. Gaudiano- Panini Comics

5 juin 2009 0 commentaire
  • Le tandem Brubaker et Lark, toujours aussi efficace, entame une nouvelle énigme pour le diable de Hell’s Kitchen. De retour dans son quartier natal, Daredevil le retrouve hanté par une nouvelle fièvre meurtrière dont il est bien décidé à trouver l’origine.

Les grands bouleversements de la vie de Daredevil semblent dépassés. Après que son identité secrète ait été révélée par la presse, qu’il prenne la place du Caïd, qu’il se soit marié, qu’on l’ait envoyé en prison et qu’il s’en soit échappé pour chercher vengeance en Europe, Matt Murdock est finalement de retour à New-York et innocenté.

Il tente maintenant de reconstruire un semblant de quotidien avec sa nouvelle femme et son vieil associé Foggy. Mais Hell’s Kitchen apparaît changé et chargé d’une folie et d’une violence inhabituelle.

Daredevil est sans conteste l’un des super-héros les plus intéressants de l’univers Marvel et certainement celui que les auteurs se sont le plus amusés à martyriser.

Prédestiné à être un héros de seconde zone doté de pouvoirs légers, de grands noms comme Frank Miller, Brian Michael Bendis et aujourd’hui Ed Brubaker lui ont offert des drames bien costauds qui ont marqué et hissé la série au rang d’incontournable.

Frank Miller l’a mis à terre et lui a fait perdre l’amour de sa vie. Bendis a divulgué son identité au grand jour et l’a jeté dans la folie. Brubaker s’attaque désormais à sa nouvelle femme et en fait un dépressif essayant de remonter la pente.
Daredevil T 16 : « A chacun son dû » par E. Brubaker, M. Lark & S. Gaudiano- Panini Comics

Après avoir conclu dans les tomes 14 et 15 la saga entamée par Bendis, Brubaker est désormais beaucoup plus à l’aise en s’engageant dans cette nouvelle histoire. On retrouve ici la patte de cet auteur dans la maîtrise parfaite du timing de l’intrigue et de son évolution. Le lecteur est emporté sans effort et se laisse guider avec confiance au rythme des indices et des affrontements.

L’identité graphique sombre, inquiétante et réaliste apportée à la série par Alex Maalev est quant à elle toujours aussi présente et efficace sous la plume de Lark.

Cela permet à la fois de garder une unité malgré les différentes équipes artistiques tout en intensifiant à merveille l’univers de ce super-héros si particulier.

(par Mathieu Drouot)

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