Daredevil T 19 : Lady Bullseye - Par E. Brubaker, M. Lark, S. Gaudiano & C. Mann - Panini Comics

2 juillet 2010 1 commentaire
  • L’aire d’Ed Brubaker sur la série commence réellement ici avec cette intrigue qui annonce un nouvel ennemi et de futurs chamboulements. Le repos du héros semble encore s’éloigner aux mains de ce scénariste-bourreau.

À son arrivée sur la série, Brian M. Bendis (l’une des superstars de la maison des idées) avait plongé Matt Murdoch, alias Daredevil, dans un véritable cauchemar. Entre la révélation de son identité secrète, la folie et la prison, seule Milla, son nouvel amour, était la petite note positive dans le chaos de la vie du super héros.

Depuis qu’Ed Brubaker a repris le flambeau, son principal souci aura été d’effacer ou de régler tous les séismes que Bendis a fait vivre au personnage. Ainsi, il innocente Daredevil, le lave des soupçons de double identité (un super-héros aveugle est une personnalité quand même dure à avaler pour le quidam ; même lecteur de comics) et le goujat va même jusqu’à envoyer Milla croupir dans un asile.

En gros, il fait le ménage pour s’installer sur la série à son aise. Et c’est réellement ici qu’il développe une nouvelle énigme complètement détachée de l’ombre de Bendis et assez ambitieuse pour servir de fil rouge et de marque à sa contribution aux galères du super-héros.

Daredevil T 19 : Lady Bullseye - Par E. Brubaker, M. Lark, S. Gaudiano & C. Mann - Panini Comics

La Lady Bullseye du sous-titre est une nouvelle ennemie, fan du méchant emblématique de Daredevil et toute aussi barrée que son modèle. Employée par la Main, une organisation criminelle branchée ninja, son boulot est de déstabiliser le héros. Pour cela, et en bonne méchante, elle s’attaque bien sûr à sa vie privée et ses amis dont Iron Fist ou le Tigre Blanc.

Bien que ce personnage manque de charisme et que la plupart des rebondissements ne surprennent plus vraiment, l’intérêt de cet album réside dans les motivations de la Main. Cette fois-ci, elles ne sont pas basiquement faire du mal au « gentil » parce qu’on est les « méchants » et qu’on aime ça.
En effet, c’est lorsque l’on apprend pourquoi elle s’acharne sur ce pauvre bougre de Daredevil que l’intrigue atteint une autre ampleur.

Malheureusement, cela arrive un peu tard, nous laissant surtout désireux de découvrir la suite et de voir si Brubaker peut proposer quelque chose d’aussi fort que son prédécesseur ou que ce à quoi il nous a habitués avec des séries comme Sleeper ou Criminal.

Affaire à suivre...

(par Mathieu Drouot)

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