Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »

3 janvier 2010 32 commentaires
  • Nous apprenons avec douleur et tristesse la disparition de Tibet, décédé cette nuit à minuit trente à Roquebrune-sur-Argens, à l’âge de 78 ans. Il a été l’un des auteurs les plus importants du Journal de Tintin. Ses séries les plus célèbres Chick Bill & Kid Ordinn ou encore Ric Hochet qu’il créa en collaboration avec d’André-Paul Duchâteau faisaient partie des joyaux des éditions du Lombard et étaient suivies par un public nombreux et fidèle.

Né sous le nom de Gilbert Gascard à Marseille le 29 octobre 1931, fils d’un célèbre joueur de football de l’O.M., Tibet doit son pseudonyme grâce au surnom que lui donna son frère aîné. Bien que Français, c’est en Belgique, la Mecque du 9ème art, qu’il fait des débuts, sa mère ayant décidé de s’y établir.

Découverte de la BD

Décès de Tibet, l'auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
Chick Bill, l’un des piliers du catalogue Lombard
Ed. du Lombard

À 10 ans, il découvre Valhardi dans Spirou. C’est le choc. « Je retrouvais dans Valhardi toutes les qualités de mes chefs scouts  » me confia-t-il un jour. Car le jeune Marseillais, habitant au cœur de Bruxelles dans la paroisse de Saint-Géry, est parfaitement intégré à la Belgique d’alors. À 13 ans, il arrive à dégoter l’adresse d’Hergé, grâce à un copain de classe. Il ose rendre visite au maître. Le père de Tintin lui prodigue gentiment des conseils qui se résument à trois mots qui seront les siens toute sa vie : crédibilité, lisibilité, simplicité.

À 16 ans, « ne foutant rien d’autre à l’école que des dessins », il fait le tour des journaux avec sa BD sous le bras. Buisson creux, jusqu’à ce qu’il rencontre, dans l’antenne bruxelloise de l’agence Opera Mundi, Armand Bigle (1917-1997) qui l’aiguille sur deux professionnels de la BD publiant dans Bravo : Tenas et Rali. Deux années durant, il gomme leurs planches et leur fait le café. Là, il rencontre leur scénariste attitré, un certain… André-Paul Duchâteau. Après un voyage aux États-Unis, Bigle est devenu directeur général du merchandising Disney sur tout le continent, crée un studio de dessin de Disney à Bruxelles dans lequel Tenas, Rali et Tibet sont enrôlés. Dans la foulée, il lance Mickey Magazine entre 1950 et 1959, publié en français et en flamand pour la Belgique et le Congo belge. Tibet fait du Mickey (sur scénario de Duchâteau) pendant quelques temps mais, comme il n’est pas très bien payé, il commence à vendre des histoires aussi à Heroïc Albums.

Freddy Thielemans, le bourgmestre (maire) de Bruxelles, Tibet et Duchâteau
Photo : Nicolas Anspach

Il prend également rendez-vous chez Dupuis. C’est pour le mercredi et, le lundi, il décide d’aller voir le Journal de Tintin, dont les locaux sont à quelques centaines de mètres de son domicile. Intégré au studio du Lombard comme « dessinateur à tout faire », il décommande son rendez-vous de Marcinelle… Au Lombard, Tibet fait des publicités, des culs de lampe, de temps en temps des planches.

Marcel Pagnol au Far-West

En 1952, à la demande de son patron Raymond Leblanc, il crée pour Tintin, Chick Bill, une série animalière de western. Mais Hergé la refuse. Il a un mauvais souvenir de Popol et Virginie au pays des Lapinos conçu dans le même registre. « Cela ne marchera jamais » décrète-t-il. Leblanc recase alors la série dans Chez Nous/Junior, un hebdomadaire qu’il réalise clé en main pour le groupe Standaard. Au rythme de deux planches par semaine, suivant malgré tout les conseils d’Hergé, il fait de ses personnages des humains. Parodie du western classique, Chick Bill ne se prétend pas réaliste. « C’était Marcel Pagnol au Far-West » nous disait le dessinateur, aux antipodes d’un Lucky Luke nourri par la vraie légende de l’Ouest.

Rencontre au sommet. Tibet, son épouse Nicole, le cinéaste Georges Lautner et le romancier Henri Vernes, lors des 60 ans du Lombard
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Tibet introduit Greg dans Tintin qui lui scénarise la série pendant une quinzaine d’années. Bientôt, Tibet dessine deux planches de Chick Bill dans Junior, une autre dans Tintin, rejointes par des jeux, puis des planches de Ric Hochet qu’il réalise avec son ami Duchâteau. Ce nom… « Ric Hochet » ! C’est un vice chez Tibet, la plupart de ses séries sont trempées dans l’humour de l’Almanach Vermot. Tibet dessine pendant des années deux Chick Bill et deux Ric Hochet par an ! Il ne les faisait pas seul : il s’était attaché les scénaristes Greg et Duchâteau et les décors de Ric Hochet étaient faits par des assistants : Mittéi, Denayer, Desmit, Brichaud...

Tibet a été élevé au rang d’Officier des Arts et des Lettres en 2006 par le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres
Photo : Laurent Melikian.

Mais, il insiste, il a toujours fait le lettrage lui-même. Le héros en tweed restera longtemps le personnage préféré des lecteurs du Journal Tintin. « Normal, dit Tibet un jour, c’est une espèce de Tintin réaliste  ». Familier des auteurs Dupuis (il a longtemps joué en fin de semaine au billard avec Franquin, Roba et Peyo), il reste fidèle au Lombard, en dépit des soubresauts de l’entreprise. Récemment, il avait réalisé une nouvelle série chez Glénat Aldo Rémy : « J’ai voulu faire une série où je me sentais complètement libre, un truc qu’Hergé n’aurait pas apprécié, mais tant pis. »

« Un être généreux »

Ric Hochet, la série qu’il créa avec A-P. Duchâteau
Ed. du Lombard

« Tibet fait partie des petits jeunes de la deuxième génération du Lombard après les fondateurs Hergé, Jacobs, Cuvelier, Laudy…, témoigne son biographe Patick Gaumer [i]. Il est arrivé vraiment au seuil des années 1950, avec Graton, Funcken, etc. Pour moi, c’est quelqu’un qui compte dans l’histoire de la bande dessinée classique, au tout-premier plan. Il était quelque part l’héritier de cette « ligne claire » à la Hergé et ce côté un petit peu fantaisiste et truculent que l’on retrouvait chez Bob De Moor et d’autres. Pour en savoir plus sur la vraie personnalité de Tibet, il faut lire son livre de souvenirs Qui fait peur à Maman ? [1]. C’était quelqu’un qui avait plusieurs faces, notamment le côté public avec sa bande de copains, mais aussi un côté très sombre, un peu ronchon, d’un humoriste qui a pris des coups dans sa vie, mais qu’on ne retrouve pas forcément dans son œuvre. »

Très ému, son complice de toujours André-Paul Duchâteau nous confie : «  C’est un choc terrible, Didier. C’était un immense ami. Cela faisait 53 ans qu’on se connaissait et que l’on travaillait ensemble. C’est à n’y pas croire. Il a eu une mort comme on l’aurait peut-être souhaité pour chacun de nous. Il a manqué d’air, il a ouvert une fenêtre, puis il a fait une rotation sur lui-même et il est tombé. Une dernière pirouette ! Il aura eu une belle vie et une mort charitable. Je suis bien évidemment très très triste. Tibet avait énormément de talents. C’était avant tout le dessinateur que l’on connaît mais c’était un très bon scénariste et un très bon comédien qui amusait ses amis par les histoires qu’il racontait et les mimiques qui les accompagnaient. C’était quelqu’un de généreux, de drôle pour qui l’amitié comptait énormément et il l’a toujours prouvé. Nous étions des associés parce que nous étions avant tout des amis. C’est une perte que rien ne remplacera jamais. J’ai l’impression qu’avec la carrière qu’il a eue et le talent qu’il avait, il eut été normal qu’il reçoive le prix d’Angoulême. C’était une personnalité extrêmement importante. Son œuvre a compté et compte toujours. Peu importe de toutes manières, à mes yeux, chaque fois qu’il publiait une nouvelle histoire, il remportait un prix. Les lecteurs ne s’y trompent pas. Ils voient bien la sincérité qu’il peut y avoir entre un lecteur et un auteur.  »

Tibet et André-Paul Duchâteau, une amitié de 53 ans
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Hommage de la jeune génération

Dans Désoeuvré (L’Association, 2005), Lewis Trondheim dessine Tibet. Recueillant des propos alors qu’il est âgé de 73 ans, il note : « …Tibet, je voudrais être à sa place. Il fait deux albums par an et il a toujours du plaisir à dessiner. »

Quant à Blutch, il venait de déclarer à Chronicart : « …Mon grand prix reste un hold-up. Je trouve pas ça élégant pour les auteurs qui travaillent dans la bande dessinée depuis cinquante ans. Que ce soit un freluquet qui décroche ce prix, qui n’a jamais vendu de livres par palette entière, dont le grand public n’a jamais entendu parler… J’ai honte franchement de passer devant Tabary (« Iznogoud »), Fmurr (« Le Génie des alpages ») ou Tibet (« Ric Hochet »).  »

Preuve que de simples lecteurs peuvent aussi être de très grands auteurs.

Tibet et Guy Decissy, le fondateur du Centre Belge de la BD. Tibet a joué un rôle central dans la reconnaissance de la bande dessinée francophone.
Photo : Didier Pasamonik (L’Agence BD)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

[iTibet : La fureur de rire, Le Lombard, 2000.

[1Aux éditions L’esprit des péninsules, Paris, 2007.

 
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32 Messages :
  • Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
    3 janvier 2010 17:19, par Xavier Mouton-Dubosc

    C’est un auteur incroyablement prolifique qui nous quitte, et surtout qui a sû rester proche de son public malgré le succès de sa carrière.

    Au revoir, l’artiste.

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  • Un grand choc !
    J’ai toujours lu Ric HOCHET depuis ma plus tendre enfance, et comme il dessinait toujours, j’avais l’impression que Tibet était immortel.
    Un grand conteur avec un désir de rendre ses dessins lisibles et clairs, un grand ses du découpage, un grand auteur.
    Ce soir je suis triste !

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  • un monument de la bd qui nous quitte... tu ne sera jamais oublié par ceux qui t’ont appréciés ici bas.
    Salut l’artiste....

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  • triste début d’année pour la Bd ! tout comme il y’a 12 ans presque jour pour jour avec le départ de son ami Franquin.
    condoléance à la famille.

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  • Tout cela est triste, le contraire de ses histoires pleines d’entrain, de bonne humeur...
    Un peu comme Lambil et Cauvin (mais aussi tant d’autres), Tibet faisait partie des auteurs importants qui ont marqué l’Histoire de la BD, depuis tant d’années. Et qui continuait à sortir un ou deux albums par an, même à l’age avancé de 78 ans, parce que pour eux, faire de la BD n’était pas seulement un travail, mais un plaisir. En dépit des oublis de la presse généraliste et spécialisée, du mépris des comités de sélection de nomination des prix, il trouvait dans la satisfaction et le sourire de ses lecteurs la force de continuer.

    Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.

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  • C’était un auteur formidable ! Il est de ceux qui m’ont appris à lire et à aimer les beaux livres !
    Grâce à lui et à son immense complice A-P Duchâteau, j’ai découvert les délices de la bande dessinée policière. J’ai lu et relu tous les Ric Hochet et ce personnage est en grande partie à l’origine de ma vocation.
    Plus tard, lorsque j’ai eu le plaisir de rencontrer Tibet et que j’ai eu la chance de partager sa table j’ai passé des moments merveilleux à l’écouter narrer avec truculence ses rencontres et aventures avec les grands classiques de la bande dessinée franco-belge. Il parlait si bien du métier !
    Je suis extrêmement attristé par sa disparition, je pense à la douleur de sa famille.C’est une perte énorme pour la bande dessinée.

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  • Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
    3 janvier 2010 18:22, par Charles-Louis Detournay

    Comme beaucoup, j’ai plusieurs fois eu l’occasion de rencontrer ce très grand Monsieur de la bande dessinée. C’était à chaque fois un plaisir de retrouver son amour du neuvième art, son envie de dessiner et de raconter, sa joie de vivre qu’il nous faisait partager tout simplement.

    Je m’en voudrais de ne pas citer sa dernière création, Aldo Rémy, qui lui procurait un immense amusement !

    Nous avions prévu de le rencontrer prochainement, afin de pouvoir continuer à faire partager au public ses qualités aussi importantes que perpétuelles.

    Une fois de plus, la BD est orpheline.

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  • Très très triste de la disparition de ce grand Monsieur de la bande dessinée ; que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois, et dont la lecture de ses albums me procurait grand plaisir
    Mes pensées vont a sa famille.

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  • Pour moi, Tibet ne pouvait pas mourir ! Il était mon ami depuis plus de 30 ans ! La première fois que je l’ai vu, j’avais 10 ans ! J’habitais Reims, et je m’étais sauvé de chez ma grand-mère pour aller retrouver mon idole ! Deux plus tard, il m’apprenait à dessiner Ric Hochet. De 13 à 17, il corrigeait avec sa gentillesse mes planches.Il m’encourageait tout le temps. C’est grâce à lui si je fais ce difficile métier mais O combien passionnant. Il m’a appris la rigueur, le respect, rester humble et modeste, travailler toujours dans la sincérité. Il était mon second papa. Il le savait. D’ailleurs, je l’aimais plus que mon vrai père. Puis Tibet, avait été scout comme moi ! La dernière fois que nous nous sommes parlés, il y a à peine 1 semaine. Je lui demandais s’il avait reçu le cadeau de Noël que je lui avais envoyé ? Un livre sur la vie de philippe Noiret. C’était une personne de formidable, unique. Un vrai gentil. Je suis triste, je suis anéanti, effondré. Mes premières pensées vont vers Nicolas et Bibi. Pour moi Tibet ne pouvait pas mourir ! Les grands ne meurent jamais. Adieu Tibet, adieu mon ami.

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    • Répondu par hugues dayez le 3 janvier 2010 à  20:02 :

      J’ai passé ce dimanche après-midi à la RTBF à faire des montages radio et télé pour lui rendre hommage... Ce qui était formidable chez Tibet, c’était son sens de l’autodérision et sa générosité : il venait volontiers témoigner des auteurs qu’il adulait. J’ai fait trois émissions spéciales de trois heures en radio avec lui : sur Hergé, sur Peyo et sur Goscinny... A chaque fois, son témoignage était passionnant. " Si j’ai la chance qu’on m’invite" disait-il avec humour, "c’est parce que je suis vieux et que je leur ai survécu !" Sacré Tibet ! Qui plus est, son livre sut son enfance "Qui fait peur à maman" est une petite merveille ! Ce soir, je vais me replonger dans "Les spectres de la nuit", histoire de lui rendre hommage !

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      • Répondu par juju1 le 4 janvier 2010 à  15:46 :

        Et est-il possible de trouver ces trois émissions sur le net ? Merci !

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  • Un immense dessinateur et caricaturiste français dont l’oeuvre, au foisonnement, à la truculence et au trait typiquement belges, formait un trait d’union parfait entre les deux grandes nations de la BD.

    Un immense bonhomme, aussi, jovial et jouisseur, qui manquera à tous ceux qui l’ont croisé un jour.

    C’est à la fois inattendu et vraiment triste.

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  • Salut Tibet...
    3 janvier 2010 20:16, par Christelle Pissavy-Yvernault

    Auteur prolifique, sympa... oui, d’accord mais au delà de tout cela, sa gentillesse était immense. Bertrand et moi l’avions rencontré pour la première fois il y a vingt ans et depuis, c’était toujours avec la même chaleur qu’il nous accueillait. Chaque année, nous recevions ses inénarrables cartes de voeux, signées "Ticole" (contraction de Tibet et Nicole !) qu’il nous envoyait avec fidélité. On se demandait même ce qu’on avait bien pu lui faire pour qu’il nous donne autant d’amour !
    Dimanche dernier, nous avons diné ensemble. Comme pour notre aventure autour d’Yvan Delporte, cette fois encore, Tibet était l’un de nos premiers témoins pour nous parler du Spirou de son ami Franquin. On ne s’était plus revu depuis quelques années, et pourtant, toujours cette même chaleur. Il avait pour chacun, et pour tous, une générosité qui en imposait, qui vous renvoyait directement à votre propre capacité à aimer et à donner. Alors forcément, en retour, nous aussi, on l’aimait. Simplement. Et c’est avec envie, évidemment, qu’on lisait dans son regard et celui de Nicole tout l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. "C’est dingue comme ils s’aiment" s’est-on dit en les quittant joyeusement dimanche soir, en se promettant de les revoir prochainement...
    Hier soir, alors qu’il regardait la télé, moi, je lisais ses mémoires, "Qui fait peur à maman ," qu’il venait de nous offrir. "A des amis trop rares, que j’aime", voilà ce qu’il avait écrit au crayon, sur la page. Pour nous, rien que pour nous.
    Nous aussi, nous sommes tristes.
    Smack, Tibet.
    Plus que jamais.
    Christelle

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  • J’ai bien du lire la moitié des "Ric Hochet", pleurer de rire devant de nombreux "Chick Bill" et l’innénarrable duo "Kid Ordin et Dog Bull". Merci Tibet d’avoir pris une grande part dans ma passion pour la bande dessinée. Mes condoléances à toute sa famille et ses amis.

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  • Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
    4 janvier 2010 00:15, par Jocelyn Jalette, Québec

    Qu’ajouter de plus ? Une triste nouvelle. J’adorais relire les premiers Ric Hochet et son ambiance des années ’60. Un auteur comme son oeuvre : chaleureux !

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  • Quelle tristesse, un des derniers grands qui s’en va, on avait presque fini par le croire immortel.
    Au revoir l’artiste

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  • Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
    4 janvier 2010 10:35, par Jean-Pierre Destrebecq

    D’un coup, ces premiers jours de l’année prennent couleur de tristesse avec ton départ. On aurait tant voulu te garder quelques années encore, cher Tibet.
    Lors des séances de dédicaces, avec quelle gentillesse tu accueillais petits et… grands, te soumettant avec complaisance et une infinie patience au souhait de chacun, dans toute la mesure du possible car la file parfois était si longue… qu’on ne distinguait pas toujours où elle s’achevait.
    C’est un pan de notre jeunesse qui s’en va et beaucoup de rêve !
    De tout, merci, Tibet, et… à Dieu !

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  • Sincères condoléances à la famille. Même si je ne le connaissais que de vue, Tibet dégageait toujours une bonne humeur chaleureuse. Quand j’étais petit et que nous allions faire des courses au super marché, je repartais souvent avec un Kid Ordinn ou un Ric Hochet sous le bras, et un grand sourire aux lèvres. Merci pour ces moments là...

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  • Décès de Tibet, l’auteur de « Chick Bill » et de « Ric Hochet »
    4 janvier 2010 18:37, par Jean-Frédéric Minéry

    Un ami, un voisin, un maître pour tous les acteurs de notre profession, un monstre sacré toujours disponible pour son public, de nouveaux projets et pour la nouvelle garde. C’est tout un pan du neuvième art qui disparaît avec lui. Ma prochaine bière à Roquebrune-sur-Argens va avoir un goût amer sans toi, camarade.

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  • Mes sincères condoléances aux proches de cet immense artiste.

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  • Bon ! quelqu’un sait si les séries Chick Bill et Ric Hochet seront reprises ou si Tibet emporte ses personnages dans la tombe ?

    Bien sûr sincères condoléances !

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    • Répondu par Jean-Luc Cornette le 6 janvier 2010 à  12:08 :

      Cher Flocon,
      quatre jours après votre décès un quidam à qui on n’a rien demandé pourrait, publiquement et de la façon le plus impolie qui soit, lancer un appel pour savoir si oui ou non votre veuve compte se remarier ?
      Votre indécence me consterne !

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      • Répondu par BFH le 6 janvier 2010 à  16:43 :

        bien envoyé Jean-Luc !

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        • Répondu le 6 janvier 2010 à  21:26 :

          Monsieur Cornette,
          si l’intervention de Flocon n’est guère subtile, la vôtre est carrément obscène et hors de propos.
          La question que pose Flocon est (bien qu’un peu prématurée) tout à fait légitime, et pour ma part je pense qu’il faut laisser les héros mourir de leur belle mort, la série Chick Bill en particulier était tellement partie intégrante de Tibet qu’il serait vraiment inutile et même stupide de vouloir la continuer.

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          • Répondu par Flocon le 7 janvier 2010 à  11:58 :

            Je suis célibataire et non ça ne me dérangerait pas.
            The Show must go on !
            Je suis persuadé que Tibet et ses héritiers me comprennent.

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            • Répondu par Flocon le 11 janvier 2010 à  11:09 :

              Ah pour ceux que ça intéresse, je viens d’apprendre dans "métro" que les séries de Tibet devraient bien s’arrêter avec la disparition de Tibet,enfin, sauf changement d’avis des ayants droits.

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  • Que dire d’autre après tous ces hommages ?
    Encore un pan de notre jeunesse-BD qui s’en va.
    Putain de camion...
    Je vais me replonger dans les deux ouvrages de Gaumer consacrés aux deux comparses. Snif !

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  • Encore un peu de ma jeunesse qui s’en va... Gamin je n’ai cessé de m’identifier à Ric Hochet, formidable BD, surtout les premiers albums. J’ai eu la chance de rencontrer Tibet lors d’une séance de dédicace à Roquebrune-sur-Argens, là où il résidait. Un grand Monsieur !

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  • Flûte, c’est pas marrant tout ça. Le départ des anciens, je veux dire. Chacun son "âge d’or", je suppose : le mien, c’est "le journal Tintin" époque Greg en rédac chef : je me suis forgé aux Luc Orient, Bruno Brazil, Bernard Prince et bien sûr, Ric Hochet. Et je relis régulièrement, la cinquantaine passée... Non, je ne connaissais pas Tibet, j’ai juste vécu un peu avec lui, tous les mercredis, en me jettant chez le kiosquier avec mes 3 balles qui devaient me payer mon goûter. Merci pour tout, Tibet !

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  • Quand un talent nous quitte, quel tristesse ! Retrouvera-t-on un dessinateur capable de nous donner un album comme LES SPECTRES DE LA NUIT ?!! A mon avis, le plus sensationnel, mais toute son oeuvre serait à citer. J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille.

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  • « André-Paul Duchâteau nous témoigne » ? Le « nous » qui précède le verbe est fort peu grammatical... Il faudrait soit supprimer ce mot, soit écrire : « nous confie ».

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 décembre 2015 à  03:57 :

      C’est corrigé. Merci.

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