Devil’s Lost Soul T5 - Par Kaori Yuki (trad. Djamel Rabahi) - Pika

23 mars 2015 0 commentaire
  • La cérémonie d'inauguration de la nouvelle tour de communication de Tokyo s'est changée en invocation du Seigneur de la Terreur ! Sorath parviendra-t-il à empêcher le mystérieux Etsurô d'arriver à ses fins... alors que notre héros l'avait pourtant tué de ses mains?

Série la plus récente de Kaori Yuki publiée en France, en attendant l’arrivée prochaine de son dernier-né, Kakei no Alice, Devil’s Lost Soul (2010-2013) propose tout ce qui fait le charme et le succès de la reine du manga gothique : démons, magie noire, jeu des chaises musicales entre âme et corps, dont un « homme » dans un corps de femme (grand classique de la mangaka), amours contrariés, trahisons, sacrifices et héros à l’identité trouble.

Devil's Lost Soul T5 - Par Kaori Yuki (trad. Djamel Rabahi) - Pika
Pas facile d’être père et héros !
© Kaori Yuki / Kodansha Ltd. / Pika

Tout débute à Tôkyô, après le grand tremblement de terre de 1923. Le jeune Sorath est retrouvé dans des décombres par Garan, fils du puissant et obscur Baron Kamichika. Amnésique, Sorath se met au service de Garan, se liant d’amitié avec ce dernier, ainsi qu’avec sa fiancée Kiyora.

Les trois jeunes se jurent une amitié éternelle, mais des secrets et des sentiments dissimulés vont amener ce serment à une issue tragique.... surtout lorsqu’une quatrième partie va s’y trouver mêlée : l’énigmatique Noëla, prisonnière du Baron.

Lors de la nuit de Walpurgis, au cours de laquelle le Baron cherche à invoquer le Seigneur de la Terreur pour acquérir fortune et ramener à la vie sa sœur, Sorath tue Garan tandis que les âmes de Noëla et Kiyora vont connaître un destin des plus hasardeux.

Pour couronner le tout, notre tragique héros découvre que le prince des enfers Méphistophélès, prisonnier du corps d’une femme se faisant appeler Wraith, attend un enfant de Garan ! Pour échapper aux démons qui les pourchassent, Sorath va fuir avec l’enfant nouveau-né et Wraith dans notre époque !

C’est donc dans le Tôkyô moderne, où règnent téléphones portables et réseaux sociaux, que notre héros va devoir lever le voile sur ses origines et empêcher la fin du monde annoncée, tout en protégeant la fille de Garan, avec l’aide de son improbable « mère » !

Des destins funestes frappent l’entourage de Sorath...
© Kaori Yuki / Kodansha Ltd. / Pika

Comme nous pouvons le constater, le récit apparaît rocambolesque et ténébreux au possible, avec cette pointe d’ironie toujours appréciable chez Kaori Yuki, comme celle qui consiste à transformer un prince des enfers en mère de famille !

Le tragique et le morbide ne sont jamais bien loin chez la mangaka qui explore comme souvent les thématiques de la jalousie et des problèmes de communication, en faisant tenir le rôle central à Internet et aux réseaux sociaux, nouveaux outils des démons pour manipuler et subjuguer les humains.

Sans doute moins original que d’autres de ses œuvres, Devil’s Lost Soul peut néanmoins compter sur un format « court » en six tomes, un récit dynamique riche en rebondissements, sans temps mort ou atermoiement, utilisant de façon astucieuse les merveilles du web 2.0. Le tout prend place au sein d’une narration graphique toujours aussi nerveuse et effrénée, faisant la part belle aux plans larges et préférant, pour habiller ses personnages, le gris au simple noir et blanc.

Avec des personnages attachants et étranges à la destinée tourmentée, ce nouveau récit de Kaori Yuki confirme le statut d’incontournable de la mangaka dans le genre Dark Fantasy.

Suite et fin dans le tome six !

Sorath et Wraith : parents malgré eux !
© Kaori Yuki / Kodansha Ltd. / Pika

(par Guillaume Boutet)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Devil’s Lost Soul T5. Par Kaori Yuki. Traduction Djamel Rabahi. Pika, collection "Shôjo". Sortie le 4 février 2015. 176 pages. 6,95 euros.

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